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Atrocious (2010)

Atrocious est un film espagnol qui raconte l’histoire du massacre d’une famille, composé d’images recueillies par les caméras de deux frères et soeurs, qui enquêtent sur des légendes urbaines. Ça fout une bonne petite pression comme on les aime.

Atrocious, réalisé par Fernando Barreda Luna, utilise la technique infaillible (haha, ou pas) des images récupérées par la police et montées pour en faire un film qui fait peur – zéro crédibilité sur ce point, à moins qu’on nous fasse mater des snuff movies à notre insu, mais soit. Ça a très bien marché pour Blair Witch, donc tant que ça reste un minimum cohérent, on fait comme si on y croyait. Et Atrocious prouve encore une fois que le genre du found footage n’est pas mort, et n’est pas non plus à jeter. Il y a encore du bon, et tous ceux qui ont une bonne idée mais un budget qui se limite à trois euros et deux sandwiches triangle ont quand même leur chance.

July et Cristian ont une passion en commun : les légendes urbaines. Et comme ils ont aussi une caméra et une connexion internet, ils s’amusent régulièrement à enquêter sur différentes légendes et à poster le résultat en ligne. Ils profitent donc d’une semaine en famille dans leur maison de Sitges pour enquêter sur une légende locale : une jeune fille se serait perdue dans les bois en 1940, et apparaîtrait régulièrement pour montrer le chemin à ceux qui s’y perdent la nuit. L’occasion idéale d’aller jouer les Winchester, caméra à l’épaule. Mais comme nous le rappelle le début du film, ils ne survivront pas à cette aventure. Mais QUI ou QUOI a bien pu leur faire du bobo ? MYSTÈRE.

De l’art de maîtriser le Rien

A partir de là, vous vous doutez bien que je ne peux plus trop m’étendre sur les détails du film, sinon je vais me retrouver avec une foule en colère sous mes fenêtres et je serai lapidée sur la place publique (je vous connais). Mais je vais répondre tout de suite à la question qui vous brûle les lèvres : Atrocious est-il un film qui vaut le détour ? OUI. Oui mesdames, oui messieurs, si le found footage c’est votre came, prière de regarder ce film SUR LE CHAMP. Ouais bon dit comme ça on dirait que je vous présente le nouveau Blair Witch (quoi que, si j’en crois ceux qui ne l’ont vu que récemment « pfff, c’est nul, y s’passe que dalle, Paranormal Activity ça fait plus peur que ça hein« ), alors que non, Atrocious n’est pas sans défauts. Mais il est quand même vachement cool, il met bien la pression comme il faut, sans trop insister.

Le truc, c’est que ça se joue vraiment sur pas grand chose. Contrairement à Grave Encounters, par exemple, qui utilisait tous les trucs possible et imaginables pour terroriser le public, quitte à en faire un peu des caisses, Atrocious mise sur la subtilité. Vous allez clairement flipper pour pas grand chose, dans le sens ou non, il n’y a pas de comptines pour enfants, de fantômes en colère, d’apparitions brutales, de meubles qui volent dans tous les sens… Mais c’est le fait de ne RIEN savoir pendant tout le film qui risque de vous tuer. Ceux qui préfèrent les films qui jouent sur la pression psychologique plutôt que les effets visuels à outrance seront ravis.

Un film qui nous prend pas pour des cons

Le film prend le temps qu’il faut pour s’installer, poser le décor et l’ambiance, nous familiariser avec les lieux et les personnages. Et au moment où on commence à se sentir chez nous, et à se dire que « mouais, bon, dodo un peu là »… BIM. Pression. Et après ça, la tension monte de minute en minute jusqu’à nous crisper complètement. Et, tout en serrant votre couette dans vos petits poings en redoutant chaque virage pris par la caméra, vous vous demanderez « MAIS QU’EST-CE QUI SE PASSE BORDEL DE MERDE ? C’EST QUI ? C’EST QUOI ? C’EST OÙ ? POURQUOI ? » – mais il faudra attendre les toutes dernières minutes pour trouver la réponse.

Alors à un moment, j’me suis prise pour une experte du FBI et je me suis dit « pfff, nan mais ça va, c’est grillé là, je sais c’qui s’passe, arrêtez de me prendre pour une bite ». Et après j’me suis pris une petite claque dans la gueule parce que j’y étais pas du tout. Mais j’ai bien kiffé. Ça aurait été carrément moins drôle si j’avais eu raison (notez que je n’aime avoir tort que dans ce cadre là, sinon je tape des gens).

Donc oui, je vous recommande Atrocious, et je re-signe mon contrat de confiance avec les films d’horreur espagnols. Maintenant je vais appeler ma mère et pleurer doucement dans le combiné en la suppliant à voix basse de me laisser rentrer à la maison.

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A Horrible Way to Die (2010)

A Horrible Way to Die est un film presque réussi d’Adam Wingard, dans lequel un tueur en série s’évade pour partir à la recherche de son ancienne petite amie… Des acteurs excellents, un scénario qui tient la route, mais un léger soucis de réalisation (indice : Wingard a la tremblotte).


Dans A Horrible Way to Die, de Adam Wingard, un tueur en série s’échappe et tente de retrouver sa petite amie, partie reconstruire sa vie dans une petite ville. Les rôles principaux sont interprétés par A.J. Bowen et Amy Seimetz, tous les deux excellents, ce qui remonte un peu le niveau du film. Les autres acteurs ne sont pas mauvais dans l’ensemble, loin de là, et heureusement parce qu’avec un défaut comme celui dont je vais vous parler, si les acteurs avaient été mauvais le film serait passé à la poubelle directement.

Je ne peux pas attendre le milieu ou la fin de cette revue pour dire ce que j’ai sur le coeur : NOM DE DIEU QUE C’EST MAL FILMÉ. Putain mais les réalisateurs des années 2000 sont allergiques aux plans fixes ou bien ? Je ne regarde pas un film pour en ressortir avec l’impression qu’on m’a mis la tête dans une essoreuse à salade. Sans parler de l’abus de flou, avec un peu d’imagination ce film pourrait très bien vous donner l’impression d’être pété comme un coing. Voilà. Ça c’est fait. Sachez juste que la caméra bouge TOUT LE TEMPS. Comme si elle était montée sur ressorts. C’est moche et du coup c’est assez difficile de se concentrer. Mais passons. J’ai tenu le coup (même si ça m’a donné des pulsions de violence assez phénoménales).

Allez, pour le kiff, quelques exemples de plans fabuleusement orchestrés :

J’aurais pu en prendre mille autres et inventer un super jeu de « devine ce que je te montre ». Mais bon, j’ai pas que ça à foutre aussi hein.

A Horrible Way to Die, bien que je l’ai classé dans cette catégorie, n’est pas un slasher au sens classique du terme. Il y a bien un serial killer, des victimes et une final girl, mais l’histoire est bien plus creusée que dans un slasher « de base ». Ceux qui se sont lancés dans l’aventure en pensant y trouver un lot de jeunes filles horriblement découpées par un sadique seront bien déçus. Ceux qui déplorent l’absence de scénarios solides et d’acteurs décents dans le genre seront plus satisfaits. Mais les défauts du film sont trop énormes pour qu’on réussisse à se concentrer sur les aspects positifs. J’ai bien envie d’aller rendre une petite visite à Adam Wingard pour lui mettre une série de petits coups de cuillère en bois sur l’arrière du crâne. Il s’est auto-saboté comme un couillon en voulant jouer les David Lynch.

C'est de l'art abstrait, tu peux pas comprendre.

Le film alterne entre scènes du présent et scènes du passé entre Sarah (Seimetz) et Garrick (Bowen). Sarah tente de refaire sa vie, rencontre un type sympa lors d’une de ses réunions des Alcooliques Anonymes, Kevin, et s’offre le luxe de tenter sa chance avec un autre homme. Sachant que son ex s’est avéré être un dangereux psychopathe, on imagine que ça doit être un sacré défi. De son côté, Garrick évite les pièges tendus par les flics pour tenter de rejoindre sa bien aimée. Ce qui est très perturbant chez lui, c’est qu’il est très gentil, tendre, compréhensif envers ses victimes. C’est toujours plus perturbant qu’un gros méchant 100% sadique sans états d’âme.

Les choses ont commencé à devenir vraiment intéressantes dans la dernière demi-heure, mais j’avais vraiment envie de hurler sur mon écran tellement cette caméra épileptique m’a rendue dingue. Je me suis retenue une vingtaine de fois de couper le film et de tout envoyer chier. Pour tout vous dire, je suis restée jusqu’à la fin parce que je savais qu’il y aurait un twist final. Et ça, j’aime bien. Ça peut changer mon idée d’un film en quatre secondes.

Et hahaha, quel twist. Le dernier acte change effectivement la donne et nous apporte ce dont on avait besoin depuis le début. Si seulement ce couillon de Wingard s’était contenté de manier sa caméra correctement, on aurait pu avoir un vrai bon film. Mais non, il a fallu qu’il foute sa merde. Non, je ne lâcherai pas l’affaire. Mais bref, cette fin prouve que le scénario était bon, et que tout était réuni pour faire de A Horrible Way to Die un film intéressant. Doooommaaaage. Enfin, un bon twist, c’est toujours ça de pris.

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See No Evil (2006)

See No Evil est un slasher de Gregory Dark dans lequel un tueur géant déglingue ses victimes dans un hôtel désaffecté. On est d’accord, c’est hyper original, mais voyons quand même ce que ça donne…

Avant toute chose, un petit mot à propos de Gregory Dark : avant de nous pondre See No Evil, Monsieur Dark était producteur/réalisateur de films de cul. C’est important. See No Evil n’est pas un film de cul, mais un slasher comme je les aime, avec une bande de jeunes dans un endroit glauque et un gros psychopathe violent pas très bien éduqué (et un peu sale) (une petite manucure ne lui ferait pas de mal). Autre chose : vous souvenez-vous de la série Taina (Taaaiiiihiiihiiihiiiiinaaa-Tahiiiihiiihiihiiiinaaaa) ? C’était un peu nul nan ? Bon bah Christina Vidal, alias Taina, joue dedans. Et c’est une bonne évolution pour elle.

Alors, alors, quel prétexte Mr. Gregory Dark a-t-il trouvé pour mettre une bande de jeunes à la merci d’un gros chauve sanguinaire ? EASY. Il a pris une poignée de détenus mâles d’un côté, une poignée de détenues femelles de l’autre, et il les a placés dans un programme de réhabilitation ou je sais pas trop bien comment ça s’intitule, qui consiste à rénover un vieil hôtel pourri pour en faire un foyer pour SDF. Au moins, il ne s’est pas contenté de jeter des campeurs libidineux dans une cabane au fond des bois, on lui attribue donc un bonus de départ de 100 points.

Heartbreak Hotel

Les détenus s’installent donc dans leur merveilleux hôtel délabré, accompagné chacun par un membre du personnel de la prison parce que faudrait voir à ce que ça parte pas trop en couille non plus. Ajoutez à ça la petite vieille qui s’occupe de superviser les rénovations, et nous avons une parfaite brochette de victimes hétéroclite pour le plus grand plaisir du gros chauve sale. Jacob, le gros chauve sale est interprété par Kane, un catcheur américain de 2 mètres 13 et 147 kg. Ding ding ding, bonus de 50 points. Un psychopathe immense et large comme une baraque à frites, c’est pas toujours un mauvais choix de casting. (parmi les autres noms de scènes de Kane, vous trouverez des pépites telles que Bruiser Mastino, Jack Package ou encore Doomsday).

Bref, comme vous vous en doutez, tout le monde s’installe, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (surtout si c’est moi qui le dit, vous connaissez mon amour pour les phrases à rallonge et les parenthèses) (tenez, qu’est-ce que je vous disais), tout le monde commence à crever. Si certaines morts sont relativement banales, d’autres sont sacrément divertissantes. Ma préférée reste celle du téléphone, qui crée d’ailleurs un lien logique entre la carrière de pornographe de Dark et sa reconversion dans le cinéma d’horreur. Il y en a une ou deux qui sont assez violentes, mais je crois que ce que je préfère, c’est la façon dont Jacob tombe sur ses victimes. Il arrive généralement de nulle part – sans pour autant la jouer discretos hein, on parle quand même d’un type de 2 m 13 – et fait tournoyer un énorme crochet au bout d’une chaîne pour pêcher les malchanceux. Mucho bobo.

La calvitie, première étape avant le serial killing

En plus de ça, comme nous l’indiquent les flashbacks (mais surtout ses agissements présents hein, soyons honnêtes) Jacob a eu une enfance léééégèrement perturbante. On en arrive même à le comprendre, et à l’encourager. « Eeeeeh mais ça va pas nan ? Lâche cette hache tout de suite ! Quoi ? Ta mère te faisait vivre dans une cage ? Oh mon pauvre petit chauvounet, allez, retourne jouer va, j’vais te chercher des pépitos ». Mais bon, après faut pas avoir peur des scènes d’arrachage d’yeux quoi. D’où le titre. See No Evil. Pour pas voir de l’evil, il faut enlever ses yeux. Tout est une question de logique.

En dehors de ça, See No Evil n’est pas une révolution dans le genre, mais il possède ce petit quelque chose qui me donne envie d’y retourner quand j’ai le moral en baisse ou juste envie d’une petite dose de « bon vieux temps ». Un peu comme avec La Maison de l’Horreur par exemple, il y a quelque chose dans ces films qui sent bon la nostalgie. Mais mon attachement pour See No Evil n’égale en rien celui que j’ai pour La Maison de l’Horreur, donc la comparaison s’arrêtera là.

A voir quand même si vous avez cinq minutes (ouais okay, plutôt 1h30) et une légère envie de voir une bande d’innocents se faire dézinguer.

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Quarantine 2: Terminal (2011)

Quarantine 2 : Terminal est la suite de Quarantine (ça vous en bouche un coin, hein ?), qui est lui-même un remake de [REC]. Vous suivez toujours ? Et hop, revue.

LAISSEZ MOI SORTIIIIIIR

Quarantine 2: Terminal est la suite de Quarantine, qui était la copie conforme image par image de [REC], version américaine. Au lieu de faire la même connerie avec Quarantine 2 et de suivre le scénario de [REC]2, le réalisateur John Pogue a eu la présence d’esprit de partir dans une toute autre direction – à bord d’un piti navion.

Les évènements se déroulent après/pendant l’incident de l’immeuble mis en quarantaine à Los Angeles. Alors que l’avion vient tout juste de décoller, un gros patient vomit tout son dîner sur une jolie hôtesse de l’air, avant de devenir dingo et de foutre un bordel monstre. L’avion revient se poser à la maison, le gros monsieur est maîtrisé mais a eu le temps de faire un bisou avec les dents à la deuxième hôtesse. La contamination peut commencer. Une fois sortis de l’avion, les passagers et l’équipage croient être tirés d’affaire, avant de se rendre compte qu’ils viennent d’être mis… en quarantaine.

Quand j’ai entendu dire que l’action se déroulerait à bord d’un avion, je me suis demandée comment ils allaient bien pouvoir se démerder pour nous tourner un film de contamination dans un endroit aussi petit. Coup de bol, ils sont pas aussi gogoles qu’on pourrait le croire, du coup ça se passe entre l’avion et le terminal (d’où le titre, hohoho). Et vu qu’une des hôtesses a une belle morsure en plein milieu de la gueule, et que le gros bonhomme finit par se faire la malle, les possibilités sont multiples…

J’aurais quand même une petite question pour les experts en la matière : comment fait-on pour embarquer dans un avion avec un gun dans ses bagages ? Quelqu’un sait ? Qu’on m’explique merci.

En échange, je vais répondre à votre question : « Alors, Quarantine 2, c’est cool ou bien ? »…mmmmmmmmmmmmmmmm-pastroptrop. C’esr relou, un peu. Dans le genre « on met que des scènes pourries avec une tension en carton » en attendant la prochaine attaque/transformation, ça se pose. Y a des moments où on reprend espoir, où on se dit « aaaaah, enfiiin, ça décoooolle ! »… mais après on se tape 20 minutes de reloutise. Relou, relou, relou. Faut vraiment, vraiment aimer ce genre de films pour y trouver un peu de plaisir. Par exemple, j’aime TELLEMENT les slashers que je prends plaisir à regarder même les plus pourris d’entre eux. Si votre trip c’est les histoires de contamination, peut-être que ça vous divertira un peu, mais n’y comptez pas trop (après vous allez encore m’accuser de vous donner des conseils pourris).

Mais du coup, ils ont mis deux ou trois scènes choquantes par ci par là pour compenser, comme l’injection dans l’oeil – hohohohoho, nom de dieu, j’ai pas très bien kiffé. A un moment, ils se sont un peu cru dans l’Exorcisme d’Emily Rose aussi, j’ai pas très très bien compris. Bon, je pense sincèrement être un peu trop sévère – plus que d’habitude en tous cas, clairement – mais je n’ai pas réussi à vraiment apprécier Quarantine 2. Je ne peux qu’apprécier le fait qu’ils aient décidé de partir dans leur propre direction, les acteurs ne sont pas mauvais, le scénario n’est pas totalement débile… mais il manque quelque chose pour que ça me plaise vraiment.

Je ne peux pas vous dire « tenez-vous éloignés de cette immondice, malheureux ! », mais je ne peux pas vous dire non plus « OUAIS ! SIPAIRE ! TROP BIEN ! DÉPÊCHEZ-VOUS DE LE REGARDER C’EST TROP GÉNIAL ! ». Donc le mieux, c’est de vous faire votre propre avis. Eh ouais. Trop utile, je sais, je vous suis si précieuse. Pour ce que ça vaut, la dernière partie du film est beaucoup plus appréciable que le reste, mieux rythmée aussi peut-être. Et le petit George est trop mignon. Du coup ça passe mieux. Mais ça ne suffit pas à faire de Quarantine 2 un film incontournable. Surtout avec cette fin à la Godzilla.

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Grave Encounters (2011)

Réalisé par The Vicious Brothers

Confession du jour : found footage + Mandy = amour pour toujours. Depuis Blair Witch, je suis une grosse fan du genre « une bande de gens disparait, on retrouve leurs caméras après une durée indéterminée, on monte le tout, on ajoute parfois de la musique d’ambiance parce qu’on est vraisemblablement des gros tordus fans de snuff un peu perfectionnistes sur les bords et youplaboum on est bons ». J’adore ça. C’est une formule simple qui peut donner des films excellent, tels que Blair Witch ou [REC], mais également des films pas trop mal comme Grave Encounters. Ce n’est pas un film parfait, mais c’est la preuve qu’on peut encore et toujours pondre un film décent et divertissant avec un petit budget et une idée simple.

Grave Encounters reprend le concept des émissions américaines de chasseurs de fantômes (comme Ghost Hunters). Lance Preston et son équipe décident de tourner le 6ème épisode de leur émission, Grave Encounters, dans un asile psychiatrique désaffecté du Maryland, réputé pour être l’un des lieux les plus hantés des États-Unis. Pour mettre un peu de piment dans l’aventure, ils se font enfermer dans l’asile pour la nuit, en donnant l’ordre au gardien de revenir leur ouvrir à 6 heures du matin – pas avant. Brr brr brr, frissons, angoisse et sursauts à la clé, ouééé ! En plus, on a même droit à une petite histoire sur un docteur un peu foufou qui faisait des expériences bizarres dans les années 30-40… Mais c’est pas le Dr. Vannacutt. Peut-être un cousin.

On découvre bien vite que l’équipe se fout bien de toutes ces histoires de maisons hantées et de revenants, aucun d’entre eux n’y croit et tout le monde joue bien son rôle devant la caméra. Mention spéciale au médium orange, Houston Gray, tellement convaincant dans son rôle d’antenne parabolique des morts. Lance Preston n’hésite pas à payer un jardiner hispanique pour lui faire dire qu’il a effectivement vu des choses étranges dans l’asile, très convaincant lui aussi lorsqu’il récite son texte « yé vou oune fantôme, là-bas. yé eu tré tré peur ». Ça rappelle vaguement Le Dernier Exorcisme et son prêtre qui ne croit plus en rien.

Alors évidemment, comme vous vous en doutez, ils passent tous la nuit à se promener avec leurs caméras à faire semblant d’avoir peur et de chercher des fantômes et en fait ils trouvent rien alors ils rentrent chez eux prendre un petit dej’ devant Bob l’éponge avant d’aller dormir. HAHAHA. Non, ils font les blasés en se promenant un peu partout, et commencent à voir des trucs chelous. Une porte qui claque, une fenêtre qui s’ouvre, une mèche de cheveux qui se soulève dans les airs… mais ça n’est que le début ! Tout part vite en vrille et là, on sent que les Vicious Brothers avaient quelques idées en se lançant dans cette aventure. Et ils ont TOUT DONNÉ.

Peut-être un peu trop, parce que du coup, chaque scène entre les moments de flip semblent s’éterniser et n’être là que pour faire patienter le spectateur avant le prochain sursaut. On se fait pas non plus méga chier, j’ai pas passé le film à faire vingt trucs en même temps comme ça m’arrive quand je commence à m’emmerder, mais ça aurait peut-être pu être plus court (au moins il ne dure pas 2H45 comme tous les films qui sortent depuis quelques années) (non mais sans déconner, faut arrêter avec ça hein). Les effets spéciaux sont parfois un peu cheap, notamment au niveau de l’animation des visages, mais heureusement, ce n’est pas ce qu’on voit le plus souvent. La majorité des effets spéciaux restent quand même efficaces.

Big up à la visite détaillée et commentée du caméraman :

"Oooh, checkers of the dead"

"Glory hole !"

"Kitchen of the dead... I SAID COOK MY DINNER, BITCH!"

Magique…

Je vous conseillerai quand même de regarder Grave Encounters le soir, toutes lumières éteintes. Mater ça sous la couette un samedi après-midi ensoleillé, ça minimise un peu l’effet des apparitions surprises. Pour ce qui est de la technique utilisée pour filmer, c’est un peu relou au début, on se dit que le mec est censé être un caméraman professionnel mais qu’il cadre comme un enfant de 6 ans qui jouerait avec les boutons, mais ça finit par se calmer. Ou alors on s’habitue. Mais ça donne un peu de substance au format du film, ça ne semble pas bizarre de les voir se trimballer leurs caméras partout, et comme elles prennent ensuite une autre utilité – pour l’éclairage – elles sont parfaitement intégrées dans l’intrigue. Le problème du found footage, c’est qu’on se demande parfois s’ils nous prennent pas un peu pour des cons avec leurs caméras, les effets, les réflexes étranges qui n’ont aucun sens dans ce genre de situation (non, quand tu es coursée par un type bizarre/un fantôme, ton premier réflexe n’est pas de lui offrir son premier gros plan). Là, ça passe, on se sent pas trop pris pour des blaireaux.

Je suis donc heureuse de vous annoncer que oui, je recommande Grave Encounters même si non, il ne vous traumatisera pas à vie et que vous lui trouverez sûrement quelques défauts.

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Cyrus: Mind of A Serial Killer (2010)

Réalisé par Mark Vadik

Il aura suffit de trois noms pour me donner envie de regarder Cyrus: Mind of A Serial Killer, ceux qu’on voit sur l’affiche. Danielle Harris et Lance Henriksen, vétérans bien aimés du genre, et Brian Krause. Brian Krause aka le gentil-mignon-tout-doux Leo de la série Charmed. Dans le rôle d’un tueur en série. Comment ne pas avoir envie de voir ça ? Je sais, je sais, vous en mourrez d’envie vous aussi.

Maria Sanchez (Danielle Harris), reporter pour une chaîne câblée, enquête sur la disparition de centaines de personnes dans un coin paumé des zétazunis. Elle fait la connaissance d’Emmett (Lance Henriksen) qui lui balance l’identité du tueur tout naturellement (il le connaissait bien, c’était son meilleur pote)… avant d’ajouter que son reportage ne fera que rouvrir de vieilles blessures, que les victimes et le tueurs ne sont plus là, et qu’il faut tourner la page. Après avoir insisté, Maria parvient à convaincre Emmett de lui raconter l’histoire de Cyrus Danser, tueur en série le plus prolifique de l’histoire des zétazunis.

Le film garde un format classique, entrecoupé de scènes du reportage de Maria, ce n’est pas un fauxcumentaire (oui, j’en ai marre de dire mockumentary, ON SE FRANCISE ICI) et c’est tant mieux. Comme le film repose essentiellement sur des flashbacks, illustrant l’histoire racontée par Emmett, ce n’était pas tellement envisageable autrement.

Malheureusement, c’est un film indépendant à petit budget, et ça se voit. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais je suis une connasse difficile qui aime bien quand les effets spéciaux sont jolis et ne font pas trop cheap. Là pour le coup, c’est moyen. Vous risquez d’avoir un peu de mal à rentrer dans le film, à cause de l’aspect caricatural des personnages et du côté cheap qui pique les yeux. Mais ne vous laissez pas décourager. Les choses s’arrangent une fois que Brian Krause apparaît. Et, petite note : quand je serai riche, je payerai Lance Henriksen pour qu’il me lise une histoire tous les soirs. Non, pour qu’il me lise tout ce que j’ai à lire au quotidien. Sa voix est magique.

Alors oui, bon, on se demande souvent comment il peut raconter des trucs auxquels ni lui, ni son pote Cyrus, ni personne de son entourage n’a assisté, mais soit.

Quoiqu’il en soit, Brian Krause en serial killer, j’y croyais pas des masses mais au final, j’adhère. Mon gros problème maintenant, c’est le côté « je fantasme sur un personnage immonde », mais bon, je commence à avoir un peu l’habitude. Je sais qu’il n’a pas joué que le rôle de Leo dans sa vie, mais c’est quand même pour ça qu’on le connait. Heureusement, on oublie trèèèès vite le gentil petit être de lumière tout bisounours. Une performance solide nous éloigne de tout rôle passé. Brian Krause est très bon dans le rôle de Cyrus. Convaincant, flippant, attendrissant par moments (non mais faut le voir pour le croire aussi, me prenez pas pour une dingo) – bref, impeccable.

Big up de cristal à la scène d’allaitement qui m’a donné envie de sauter dans le premier train pour Paris pour aller rejoindre ma mère en pleurant dans sa robe de chambre. C’était pas très très rigolo mais un peu quand même à la fois, dans le genre « je rigole pour pas vomir partout ». Et comme je suis une petite nature, les scènes de Cyrus enfant m’ont brisé le coeur, SANS PARLER DU CHIEN BORDEL DE MERDE. Oui, je fais partie de ces gens (78% de la population) qui ont plus de peine pour les animaux morts dans les films que pour les humains.

Et puis à un moment, on se dit « Tiens, c’est chiant un peu ». Alors Cyrus entend notre appel et se bouge le derche. Et ça redevient un peu cool. Et y a certaines visions dont j’aurais bien aimé me passer, mauvaise ambiance visuelle garantie. C’est cheesy, les plus blasés d’entre vous vont jouer les relous je le sais, mais calmez vos races un peu, merde. (en vrai je me parle un peu à moi-même là, parce que j’ai été tentée de faire ma pute sur ce film parce qu’il ne m’a pas totalement fascinée).

Côté glauque, ça y va par petites doses. Le contraste entre la voix super calme d’Emmett et ce qu’il raconte a un côté perturbant, dans le sens où on écoute comme si c’était Papy qui nous racontait une histoire, mais du coup on passe un peu à côté de l’horreur de l’histoire. Un décalage un peu chelou mais intéressant. Ça part un peu dans le délire torture porn par moments par contre, et ça, comme c’est pas mon genre de prédilection, ça m’a saoulée. Mais ça reste léger, et l’équilibre est rapidement rétabli, donc ça passe.

Et puis la fin arrive, avec ses gros sabots. Alors non, c’est pas le twist du siècle non plus, et ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attendait, on est quand même surpris – on gagnera pas notre carte de membre du club des petits détectives sur ce coup. Mais à la fin, tralala, la boucle est bouclée, on a bien rigolé, on s’est un peu ennuyé par moments, mais on a bien kiffé. Me demandez pas pourquoi je suis passée à la troisième personne d’un coup, j’ai voulu parler au nom du peuple et je me suis emmêlé les pinceaux.

Bref, jetez-y un oeil, ça vaut quand même le coup, même s’il ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Je pense que ça reste un film de fans/pour fans, comme beaucoup de petits films indépendants. Par contre j’exige des explications pour le « based on true events », parce que ça commence à bien faire d’utiliser cette mention pour tout et n’importe quoi.

Pssst, membres mâles du lectorat, n’oubliez pas d’aller vous incruster sur le forum du Blog Horreur !

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The Silent House (2010)

Réalisé par Gustavo Hernández

Je vous avais déjà parlé de The Silent House lorsque j’ai annoncé sa sortie au cinéma (pour une fois qu’on parle d’un film qui sort en France sur ce blog, merde hein). J’avais assez hâte de voir ce que ça donnait, rapport au concept original du film : filmé entièrement au 5D, en un seul plan séquence de 78 minutes. Je suis très friande de nouveaux concepts – bien que toujours adepte des formules vieilles comme le monde – donc forcément hein, ça a titillé ma curiosité. Sauf que je suis jamais allée voir ce film, faute de temps (comprendre : j’ai eu la flemme une fois, puis deux fois, puis trois fois, puis j’ai abandonné l’idée). Maintenant que j’ai rattrapé mon retard, on va pouvoir causer sérieux deux minutes.

Laura et son père s’installent dans une vieille baraque délabrée très charmante (non) et absolument pas angoissante (si si) afin de la rénover pour une mise en vente prochaine. A peine arrivés, ils se couchent dans des fauteuils, le daron s’endort illico, mais Laura entend des bruits chelous. Après avoir réveillé son père pour la deuxième fois, il accepte d’aller jeter un oeil à l’étage pour que sa fille ferme sa gueule. Laura tend l’oreille, entend des bruits sourds, un cri venant de son père, et plus rien. SUSPENSE. OÙ EST SON PAPA ? QUE LUI EST-IL ARRIVÉ ? MYSTÈRE ET BOULE DE GOMME.

Alors déjà, un mot sur la technique du plan séquence éternel : si ça nous permet de nous mettre plus facilement à la place de Laura – ou du moins, à ses côtés – c’est quand même une technique fatigante. L’avantage du montage, quand il est bien fait, c’est qu’il permet de reprendre son souffle, de se reposer deux minutes, d’équilibrer le tout ou, au contraire, de foutre une pression monumentale. Là, c’est non-stop, et c’est un peu chiant parfois. Si la caméra est assez mobile, ça ne l’empêche pas d’offrir un plan assez monotone la plupart du temps. Dix minutes de plan sur Laura qui se balade avec sa lampe, un sursaut facile, puis dix minutes de plan chiant à nouveau, c’est pas super entraînant comme rythme.

A ce propos, Laura, un petit mot ? Viens voir Tata Mandy deux minutes, j’ai une petite question à te poser… POURQUOI T’AS PAS COURU HORS DE LA MAISON DÈS LES PREMIERS SIGNES BIZARRES ? HM ? T’ENTENDS UN VIEIL ENREGISTREMENT DE COMPTINES POUR ENFANTS, DES VOIX ÉTRANGES, TU TE FAIS AGRESSER PAR DES PIGEONS, ET TU RESTES LÀ-DEDANS ? OKAY.

Oui, je persiste à insulter les personnages quand ils font ça, même si je sais que s’ils m’écoutaient, il n’y aurait jamais de films d’horreur. C’est mon petit plaisir à moi. En vrai, je préfère quand les personnages restent parce qu’ils n’ont pas le choix, comme ça j’suis gentille avec eux. Que ceux qui peuvent s’échapper s’échappent, et que les autres meurent dans des circonstances atroces et injustes, et tout ira bien.

Par contre, autre remarque sur le plan séquence : je ne peux m’empêcher d’imaginer la dernière minute de tournage, sabotée par un gros bug technique/un oubli de texte. « COUPEZ ! C’ÉTAIT NUL, ON REFAIT TOUT ! ». Ou alors le caméraman qui s’pète la gueule en courant après l’actrice. Ça, ça aurait été cool.

Mais du coup, je me dois également d’accorder un big up géant à Florencia Colucci qui, à défaut d’être une parente de Coluche, parvient quand même à garder son personnage en un plan séquence. Ça doit pas être super évident. Garder le rythme, se souvenir du peu de texte qu’on a, avoir les réactions demandées, retenir tout un parcours en une traite, ça demande un minimum de talent. Et pour ça, big up. Alors oui, certes, des sceptiques (je ne citerai personne, HUMHUM) me disent qu’on s’est fait arnaquer et qu’il n’y a en réalité pas qu’un plan séquence, mais un montage habilement dissimulé dans les plans obscurs. Certes. Mais bon, moi j’ai pas de preuves, alors je vais pas m’emballer dans mes accusations.

Ça n’empêche que c’est un film assez chiant. Et que s’ils nous ont vraiment arnaqués, et qu’ils n’ont pas pu tenir leur promesse de plan séquence, bah ils auraient carrément dû abandonner l’idée et se contenter d’un format classique. Mais p’tet qu’on en aurait pas autant parlé si ça avait été le cas. Bref, concrètement on s’en branle, le film est tel qu’il est et on va la jouer cool en acceptant de croire au plans séquence unique, sinon on s’en sort plus.

Niveau trouille, on reste dans le grand classique de base. Parquet qui grince, portes qui claquent, Polaroid qui laisse entrevoir des trucs chelou, comptines d’enfants qui résonnent dans la maison, poupées flippantes disséminées dans la maison et petites filles en chemises de nuit qui apparaissent sans prévenir. Pas de quoi s’emballer. Ça reste efficace si, comme moi, on est un peu mauviette sur les bords, mais ça ne va pas vous traumatiser à vie. Forcément, quand on vous met un flash-noir-flash-noir-flash-petite fille en chemise de nuit-noir, on fait un bond.

Sachez en revanche qu’apparemment, tomber sur un mur couvert de Polaroids tout à fait normaux (une femme et son mec, une femme en lingerie, des gens en soirées…), c’est TERRIFIANT. Du moins si on en croit la réaction de Laura. Bon ok, après on la comprend vaguement, mais sur le coup, pas tellement. Mais j’insiste quand même sur « on la comprend VAGUEMENT ». Parce que, très vite, on comprend PLUS RIEN DU TOUT.

Puis vient le twist. On le sent déjà venir gros comme un mammouth monté sur un T-Rex, mais on reste prudent quand même. On se dit que « naaaan, ils vont pas faire çaaaa quand mêêêême ». Et puis si. Alors, camarades uruguayens, je vous le demande : combien de films d’horreur avez-vous vu dans votre vie ? hm ? PARCE QUE LÀ QUAND MÊME MERDE HEIN. Pondre un concept original pour le foutre en l’air et venir y rajouter un twist vu, revu, re-re-vu et mille fois revu, c’est quand même gros. C’est vraiment foutre un twist de fin pour foutre un twist de fin, dans l’espoir de donner un peu de consistance à un film qui en manque cruellement.

Nul nul nul. Je suis muy muy désappointée. Si vous voulez un vrai bon film d’horreur en plan séquence, tournez-vous vers Slashers. Un jour je vous parlerai de mon amour immodéré pour ce chef d’oeuvre, promis. (ahaaa vous pensiez que je vous parlerai de La Corde d’Hitchcock heiiin ?! C’EST BIEN MAL ME CONNAÎTRE).

Pssst, membres mâles du lectorat, n’oubliez pas d’aller vous incruster sur le forum du Blog Horreur !

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Behind The Mask: The Rise of Leslie Vernon (2006)

Réalisé par Scott Glosserman

J’entends parler de Behind the Mask depuis sa sortie en 2006… mais ce n’est qu’hier que je me suis décidée à le regarder (je me tue à vous répéter que je suis à la masse, en voici la preuve). Je n’ai lu pratiquement que des bonnes critiques de ce film un peu particulier, je n’avais donc aucune raison valable de passer à côté. Mais j’sais pas. Ça m’inspirait pas. Mais hier, après avoir commencé une liste de projets pour le Blog Horreur (rendez-vous à la rentrée, ça va bouger un peu) (normalement), je me suis dit qu’il était grand temps que je fasse une revue. Du coup, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de donner une chance à Leslie Vernon.

Un point sur lequel on ne pourra pas revenir, c’est l’originalité du film. Une bande d’étudiants réalise un documentaire sur l’ascension d’un nouveau tueur masqué, Leslie Vernon, avec sa complicité. On assiste donc à tout le processus de création et de préparation du tueur, avec ses explications et ses petits secrets. Il nous explique comment il va s’y prendre pour créer sa propre légende, comment il choisit ses victimes, comment il prépare la maison dans laquelle il va les piéger… tout ce qu’on ne voit pas dans les autres slashers. On découvre alors l’envers du décor, comme un making of complètement taré du slasher de base.

Dès les trois premières minutes, on nous parle de Jason Voorhees, Freddy Krueger et Michael Myers comme de vrais tueurs qui ont terrorisé des vrais gens, dans une réalité un peu tordue. Les personnages en font mention deux ou trois fois à travers le film, dont une fois en parlant de « Jay, Fred et Mike » – c’est con, mais c’est jouissif. Je pense que Behind the Mask s’adresse en priorité aux fans du genre, qui s’y connaissent un minimum pour capter quelques références – qui ne sont pas si nombreuses mais qu’on a plaisir à comprendre quand elles apparaissent.

Le fait de faire la connaissance de Leslie Vernon en tant que civil, pour commencer, a un côté perturbant. Il nous parle de son « métier » comme s’il était charpentier ou styliste. Il se comporte comme un gosse de 5 ans la veille de Noël, ne tient pas en place et se frotte les mains à l’idée de commencer à tailler dans la chair. Il est aussi attendrissant qu’il est perturbant.

Le film est loin d’être parfait, et même s’il se paye le luxe de rajouter un twist final pour nous secouer la gueule, la résultat est un peu abrupt. On aurait peut-être aimé que la tension s’installe un peu plus subtilement, plus tôt aussi. C’est loin d’être un film parfait, mais son concept est assez original pour être satisfaisant. C’était assez audacieux comme idée, et ça tient debout jusqu’à la fin, malgré quelques défauts. Combien de fois a-t-on vu des films avec un putain de concept s’écrouler après le premier quart d’heure ? A ce propos, va vraiment falloir que je revoie Laid to Rest avant la sortie du 2… histoire de comprendre pourquoi tout le monde semble l’aimer et pas moi, malgré un concept qui défonce.

Côté casting, vous aurez le plaisir de retrouver Zelda Rubinstein et Robert Englund (dans le rôle d’un Dr. Loomis bis), ainsi qu’un petit cameo de Kane Hodder. Quand je vous dis que c’est un film de fans.

En gros, Behind the Mask est un film fait par des fans d’horreur, pour des fans d’horreur, qui vous donnera le sourire sans pour autant vous transcender, mais qui fait bien plaisir quand même. En plus, une suite serait en préparation, alors c’est l’occasion ou jamais de faire comme moi et de rattraper votre retard.

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Le Retour des Morts Vivants (1985)

Réalisé par Dan O’Bannon

Revue spéciale nostalgie aujourd’hui ! Le Retour des Morts Vivants occupe une place toute particulière dans mon coeur, parce qu’il s’agit du tout premier film d’horreur dont je me souvienne. Si ce n’est pas le tout premier film d’horreur que j’ai vu (j’étais trop jeune pour me souvenir des premiers), il reste mon premier souvenir. Je me revois à 3-4 ans, assiste par terre devant une petite télé, complètement morte de rire devant la scène du cadavre-sans-tête. Pendant longtemps, quand je revisitais ce souvenir, j’y voyais non pas un cadavre, mais un mannequin en plastique, réanimé et sans tête. C’est pour ça que j’ai mis quelques années avant de remettre la main sur le film et de l’identifier. Depuis, je m’y replonge assez régulièrement, et toujours avec le même plaisir. Parce qu’en dehors de sa valeur sentimentale, Le Retour des Morts Vivants est aussi un putain de bon film. Lire la suite

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Stake Land (2011)

Réalisé par Jim Mickle

Ça m’avait déjà fait le coup avec les zombies, et c’est désormais au tour des vampires de perdre tout intérêt à mes yeux. Trop c’est trop, on peut remercier Twilight pour tout ce bordel (ouais, j’fais pas dans l’originalité, je fais partie de ceux qui crachent allègrement sur Twilight sans même avoir vu un film/lu un livre) (mais j’assume). Lire la suite