Behind The Mask: The Rise of Leslie Vernon (2006)

Réalisé par Scott Glosserman

J’entends parler de Behind the Mask depuis sa sortie en 2006… mais ce n’est qu’hier que je me suis décidée à le regarder (je me tue à vous répéter que je suis à la masse, en voici la preuve). Je n’ai lu pratiquement que des bonnes critiques de ce film un peu particulier, je n’avais donc aucune raison valable de passer à côté. Mais j’sais pas. Ça m’inspirait pas. Mais hier, après avoir commencé une liste de projets pour le Blog Horreur (rendez-vous à la rentrée, ça va bouger un peu) (normalement), je me suis dit qu’il était grand temps que je fasse une revue. Du coup, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de donner une chance à Leslie Vernon.

Un point sur lequel on ne pourra pas revenir, c’est l’originalité du film. Une bande d’étudiants réalise un documentaire sur l’ascension d’un nouveau tueur masqué, Leslie Vernon, avec sa complicité. On assiste donc à tout le processus de création et de préparation du tueur, avec ses explications et ses petits secrets. Il nous explique comment il va s’y prendre pour créer sa propre légende, comment il choisit ses victimes, comment il prépare la maison dans laquelle il va les piéger… tout ce qu’on ne voit pas dans les autres slashers. On découvre alors l’envers du décor, comme un making of complètement taré du slasher de base.

Dès les trois premières minutes, on nous parle de Jason Voorhees, Freddy Krueger et Michael Myers comme de vrais tueurs qui ont terrorisé des vrais gens, dans une réalité un peu tordue. Les personnages en font mention deux ou trois fois à travers le film, dont une fois en parlant de « Jay, Fred et Mike » – c’est con, mais c’est jouissif. Je pense que Behind the Mask s’adresse en priorité aux fans du genre, qui s’y connaissent un minimum pour capter quelques références – qui ne sont pas si nombreuses mais qu’on a plaisir à comprendre quand elles apparaissent.

Le fait de faire la connaissance de Leslie Vernon en tant que civil, pour commencer, a un côté perturbant. Il nous parle de son « métier » comme s’il était charpentier ou styliste. Il se comporte comme un gosse de 5 ans la veille de Noël, ne tient pas en place et se frotte les mains à l’idée de commencer à tailler dans la chair. Il est aussi attendrissant qu’il est perturbant.

Le film est loin d’être parfait, et même s’il se paye le luxe de rajouter un twist final pour nous secouer la gueule, la résultat est un peu abrupt. On aurait peut-être aimé que la tension s’installe un peu plus subtilement, plus tôt aussi. C’est loin d’être un film parfait, mais son concept est assez original pour être satisfaisant. C’était assez audacieux comme idée, et ça tient debout jusqu’à la fin, malgré quelques défauts. Combien de fois a-t-on vu des films avec un putain de concept s’écrouler après le premier quart d’heure ? A ce propos, va vraiment falloir que je revoie Laid to Rest avant la sortie du 2… histoire de comprendre pourquoi tout le monde semble l’aimer et pas moi, malgré un concept qui défonce.

Côté casting, vous aurez le plaisir de retrouver Zelda Rubinstein et Robert Englund (dans le rôle d’un Dr. Loomis bis), ainsi qu’un petit cameo de Kane Hodder. Quand je vous dis que c’est un film de fans.

En gros, Behind the Mask est un film fait par des fans d’horreur, pour des fans d’horreur, qui vous donnera le sourire sans pour autant vous transcender, mais qui fait bien plaisir quand même. En plus, une suite serait en préparation, alors c’est l’occasion ou jamais de faire comme moi et de rattraper votre retard.

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