Trailer : Big Legend – Bigfoot revient, et il est pas content

Quand je ne suis pas en train de travailler ou de regarder des films d’horreur, on peut généralement me trouver sur des sites conspirationnistes à tendance paranormale en train de dévorer tous les articles avec des titres du genre de « Un fantôme capturé en vidéo dans un lycée abandonné ! »  et autres « Ils croyaient filmer un coyote, mais la réalité est bien plus effrayante !!! » parce qu’au fond je reste plus Mulder que Scully et que j’aime croire que le monde est plein de créatures étranges tapies dans les ténèbres. Et évidemment, j’ai une passion pour la cryptozoologie, parce que j’adore les animaux, alors l’idée qu’il en existe des dizaines d’autres pas encore totalement découverts et limite monstrueux me rend folle de joie.

Tout ça pour dire que quand j’entends parler d’un nouveau film sur Bigfoot, bah forcément, je tends l’oreille.

Voici donc le trailer de Big Legend, écrit et réalisé par Justin Lee, dans lequel on découvre la triste histoire de Tyler qui est un peu chafouin depuis la disparition de sa fiancée, et qui décide d’aller percer ce mystère une bonne fois pour toutes. Il retourne donc dans la forêt de l’incident, où il croise bien évidemment le chemin d’un gros monstre poilu et pas content du tout qui a bien l’intention de le renvoyer chez sa mère, et fissa.

Le trailer ne m’a pas rendue folle de joie, soyons honnêtes, mais qui sait, on pourrait tout à fait avoir une bonne surprise.

Sortie prévue le 1er juillet aux États-Unis.

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Stung : le trailer

Stung est un film bourré d’abeilles-guêpes-mutantes-tueuses qui n’a l’air de rien comme ça mais dont la bande-annonce est extrêmement alléchante.

stung

Woah, ben dites donc, ça faisait un bout que j’avais pas été excitée par la sortie d’un film à base d’insectes tueurs. Depuis que l’âge d’or des téléfilms pleins de créatures mutantes a commencé, j’ai un peu lâché l’affaire. Comme avec les films de zombies, vu qu’il en sort à peu près 8 par semaine (quoique, ça a l’air de s’être calmé un peu là, j’ai l’impression) (forcément, vu que maintenant on préfère les tornades de requins et les créatures mi-pieuvre mi-gazelle qui mangent des acteurs de seconde zone sur le retour).

Mais là, je suis excitée, titillée, intriguée, et j’ai bien envie de voir ce que Stung de Benni Diez (qui signe ici son premier long) va donner.

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Cyrus: Mind of A Serial Killer (2010)

Réalisé par Mark Vadik

Il aura suffit de trois noms pour me donner envie de regarder Cyrus: Mind of A Serial Killer, ceux qu’on voit sur l’affiche. Danielle Harris et Lance Henriksen, vétérans bien aimés du genre, et Brian Krause. Brian Krause aka le gentil-mignon-tout-doux Leo de la série Charmed. Dans le rôle d’un tueur en série. Comment ne pas avoir envie de voir ça ? Je sais, je sais, vous en mourrez d’envie vous aussi.

Maria Sanchez (Danielle Harris), reporter pour une chaîne câblée, enquête sur la disparition de centaines de personnes dans un coin paumé des zétazunis. Elle fait la connaissance d’Emmett (Lance Henriksen) qui lui balance l’identité du tueur tout naturellement (il le connaissait bien, c’était son meilleur pote)… avant d’ajouter que son reportage ne fera que rouvrir de vieilles blessures, que les victimes et le tueurs ne sont plus là, et qu’il faut tourner la page. Après avoir insisté, Maria parvient à convaincre Emmett de lui raconter l’histoire de Cyrus Danser, tueur en série le plus prolifique de l’histoire des zétazunis.

Le film garde un format classique, entrecoupé de scènes du reportage de Maria, ce n’est pas un fauxcumentaire (oui, j’en ai marre de dire mockumentary, ON SE FRANCISE ICI) et c’est tant mieux. Comme le film repose essentiellement sur des flashbacks, illustrant l’histoire racontée par Emmett, ce n’était pas tellement envisageable autrement.

Malheureusement, c’est un film indépendant à petit budget, et ça se voit. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais je suis une connasse difficile qui aime bien quand les effets spéciaux sont jolis et ne font pas trop cheap. Là pour le coup, c’est moyen. Vous risquez d’avoir un peu de mal à rentrer dans le film, à cause de l’aspect caricatural des personnages et du côté cheap qui pique les yeux. Mais ne vous laissez pas décourager. Les choses s’arrangent une fois que Brian Krause apparaît. Et, petite note : quand je serai riche, je payerai Lance Henriksen pour qu’il me lise une histoire tous les soirs. Non, pour qu’il me lise tout ce que j’ai à lire au quotidien. Sa voix est magique.

Alors oui, bon, on se demande souvent comment il peut raconter des trucs auxquels ni lui, ni son pote Cyrus, ni personne de son entourage n’a assisté, mais soit.

Quoiqu’il en soit, Brian Krause en serial killer, j’y croyais pas des masses mais au final, j’adhère. Mon gros problème maintenant, c’est le côté « je fantasme sur un personnage immonde », mais bon, je commence à avoir un peu l’habitude. Je sais qu’il n’a pas joué que le rôle de Leo dans sa vie, mais c’est quand même pour ça qu’on le connait. Heureusement, on oublie trèèèès vite le gentil petit être de lumière tout bisounours. Une performance solide nous éloigne de tout rôle passé. Brian Krause est très bon dans le rôle de Cyrus. Convaincant, flippant, attendrissant par moments (non mais faut le voir pour le croire aussi, me prenez pas pour une dingo) – bref, impeccable.

Big up de cristal à la scène d’allaitement qui m’a donné envie de sauter dans le premier train pour Paris pour aller rejoindre ma mère en pleurant dans sa robe de chambre. C’était pas très très rigolo mais un peu quand même à la fois, dans le genre « je rigole pour pas vomir partout ». Et comme je suis une petite nature, les scènes de Cyrus enfant m’ont brisé le coeur, SANS PARLER DU CHIEN BORDEL DE MERDE. Oui, je fais partie de ces gens (78% de la population) qui ont plus de peine pour les animaux morts dans les films que pour les humains.

Et puis à un moment, on se dit « Tiens, c’est chiant un peu ». Alors Cyrus entend notre appel et se bouge le derche. Et ça redevient un peu cool. Et y a certaines visions dont j’aurais bien aimé me passer, mauvaise ambiance visuelle garantie. C’est cheesy, les plus blasés d’entre vous vont jouer les relous je le sais, mais calmez vos races un peu, merde. (en vrai je me parle un peu à moi-même là, parce que j’ai été tentée de faire ma pute sur ce film parce qu’il ne m’a pas totalement fascinée).

Côté glauque, ça y va par petites doses. Le contraste entre la voix super calme d’Emmett et ce qu’il raconte a un côté perturbant, dans le sens où on écoute comme si c’était Papy qui nous racontait une histoire, mais du coup on passe un peu à côté de l’horreur de l’histoire. Un décalage un peu chelou mais intéressant. Ça part un peu dans le délire torture porn par moments par contre, et ça, comme c’est pas mon genre de prédilection, ça m’a saoulée. Mais ça reste léger, et l’équilibre est rapidement rétabli, donc ça passe.

Et puis la fin arrive, avec ses gros sabots. Alors non, c’est pas le twist du siècle non plus, et ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attendait, on est quand même surpris – on gagnera pas notre carte de membre du club des petits détectives sur ce coup. Mais à la fin, tralala, la boucle est bouclée, on a bien rigolé, on s’est un peu ennuyé par moments, mais on a bien kiffé. Me demandez pas pourquoi je suis passée à la troisième personne d’un coup, j’ai voulu parler au nom du peuple et je me suis emmêlé les pinceaux.

Bref, jetez-y un oeil, ça vaut quand même le coup, même s’il ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Je pense que ça reste un film de fans/pour fans, comme beaucoup de petits films indépendants. Par contre j’exige des explications pour le « based on true events », parce que ça commence à bien faire d’utiliser cette mention pour tout et n’importe quoi.

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