Stake Land (2011)

Réalisé par Jim Mickle

Ça m’avait déjà fait le coup avec les zombies, et c’est désormais au tour des vampires de perdre tout intérêt à mes yeux. Trop c’est trop, on peut remercier Twilight pour tout ce bordel (ouais, j’fais pas dans l’originalité, je fais partie de ceux qui crachent allègrement sur Twilight sans même avoir vu un film/lu un livre) (mais j’assume).

Bref, c’est avec très peu d’enthousiasme que j’accueille chaque nouveau film de vampires, parce qu’on est bien loin du pic atteint fin 90’s/début 00’s (entre Blade, Buffy, La Reine des Damnés, Entretien Avec Un Vampire, Dracula 2000 et compagnie, on a eu pas mal de films un peu cool, un peu nazes, totalement rock ‘n’ roll, et même que c’était l’bon vieux temps, tout ça) (nan j’sais pas, j’suis la seule à avoir surkiffé cette tendance ?). Enfin bref, récemment, quand un film de vampires sort c’est, au choix :

  • Une histoire romantique, sombre et pleine de dilemmes (est-ce vraiment si mal de niquer un cadavre de 300 ans ?)
  • Une comédie/parodie
  • Un truc ultra sérieux qui se veut réaliste et qui se place dans un futur proche – souvent dans un cadre post-apocalyptique, et qui soulève tout un tas de questions d’ordre moral, politique ou éthique.

Pas joyeux-joyeux, mais y a quand même du bon (à ce propos : TRUE BLOOD A REPRIS HIER HIII AAAHH OOHH ERIIIIC AAAAH).

Stake Land se place donc plutôt dans la troisième catégorie, avec un traitement du sujet ultra sombre, pas marrant pour un sou, et s’impose un peu comme le penchant vampirique de The Road (en un peu moins déprimant quand même, faut pas déconner).

Le film démarre très rapidement, avec Martin (Connor Paolo, aka Eric dans Gossip Girl) qui voit sa famille se faire déglinguer par des vampires (et qui reste étonnamment calme face au spectacle, je tiens à le souligner). Il est sauvé par un certain Mister (Nick Damici), qui fait office de Mr. Miyagi et qui lui apprend à manier le pieu (au lieu du nunchaku), et qui le prend sous son aile. Le but de l’aventure : rejoindre New Eden, l’inévitable havre de paix propre à tout film à scénario post-apocalyptique.

Dans Stake Land, les vampires sont plus proches des zombies modernes (ceux qui sont très énervés et qui courent très vite) que des aristocrates poudrés et sophistiqués, ce qui peut éventuellement déboussoler ceux qui cherchaient du vampire plus classique. Une fois qu’on s’est fait à cette idée, ça passe un peu mieux, mais faut pas oublier que le changement perturbe beaucoup trop les gens, faut faire attention (cf. Twilight : je ne suis pas encore prête à accepter ces nouveaux vampires végétariens qui brillent au soleil, désolée) (non mais en vrai j’exagère un peu hein) (sauf pour Twilight).

Niveau ambiance, imaginez un gros mélange de Zombieland et de The Road, et ça devrait vous donner une idée à peu près correcte de la chose. Plus sombre et plus poisseux que Zombieland, mais carrément moins déprimant que The Road. D’ailleurs, dans Zombieland, on avait un clown-zombie, et là Stake Land nous offre un père noël vampire :

L’ambiance générale est chouette, la musique est cool, c’est le genre d’atmosphère qui fait rêver les européens et qui donnent naissance à des délires “ouaiiiis nan mais quand j’aurai fini mes études j’prends un sac à dos, un billet d’avion et j’pars sur les routes des stazunis”. (oui, je fais partie de ces gens là, et je le vis bien et surtout : un jour je le ferai, pouet). Bon, les vampires sont un peu gogoles sur les bords, en dehors d’un méchant vilain (qui rappelle un peu Jared Nomak de Blade II, mais en moins cool), mais comme j’attends plus grand chose des films de vampires, c’est passé tranquille. Sinon, ça surfe pas mal sur la tendance over-américaine du mélodrame, des questionnements profonds (toujours ces histoires de morale) sur le traitement de ses congénères et des vampires, sur la « bonne » chose à faire – mais on commence à connaître la chanson.

Connor Paolo s’en tire pas trop mal, je trouve son personnage ultra insipide dans Gossip Girl (en même temps, ils le sont tous), mais il se démerde assez bien dans Stake Land. Il a même réussi à me faire chialer dix minutes avant la fin (ne vous fiez pas à mes larmes, j’ai pleuré pendant 45 minutes non-stop après How to Train Your Dragon). C’est donc le troisième acteur de Gossip Girl à gagner une place dans mon coeur, avec Taylor Momsen et Jessica Szohr (qui était vachement cool dans Piranha 3D). C’était l’information utile de la semaine, de rien. Oh, et puis y a aussi Danielle Harris dedans, toujours aussi bonne (actrice hein, pour le coup).

Pour conclure, je vous recommande Stake Land, qui fait du bien par où il passe et qui, sans être une révolution dans le genre, redonne un peu d’espoir. Même si la fin m’a arraché une grimace d’incompréhension. Que vous soyez branchés vampires ou non, tenez le coup, et au pire, si vraaaaaiment vous n’avez pas aimé, vous pouvez toujours revenir me casser la gueule.

(eh nan j’déconne hein, pas de violence, peace, j’vous aime)

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8 réflexions sur “Stake Land (2011)

  1. Merci pour cette présentation, c’est vrai que ça donne l’impression de « The Road », même l’affiche y fait penser (enfin pour moi).
    C’est vrai que ces vampires là, ne font pas dans la dentelle. On n’a pas trop envie de les cottoyer (je ne sais plus si il y a un T ou deux) et on ne tombe pas du tout sous leur charme.
    Comme quoi, on a tous une vision différente de ces suceurs de sang. Certains peuvent sortir la journée, d’autres non, certains brillent, d’autres sont comme nous, d’autres changent de tronches ou ressemblent à une chauve souris horrible et grande.

    Je suis curieuse de le voir. Parce que les humains doivent survivre dans ce monde mais aussi éviter de se faire pomper par Draculito qui passent par là.

    (Je te rassure, je suis comme toi, je ne suis pas en admiration devant Twilight. J’ai essayé de lire le livre mais rien que le début me faisait dormir. J’ai regardé le deuxième volet car on était dans l’avion qui nous emmené au Canada. J’ai pas du tout aimé, je me suis ennuyée. Bref, c’était une petite parenthèse… Mais comme on dit, il en faut pour tous les goûts.)

    • (je tenais juste à te dire que je crève de rire à chaque fois que je vois ton avatar, c’est systématique. donc merci haha)

  2. C’est le caméléon de Raiponce dans le dessin animé de Disney du même nom.
    Je t’avoue que je rigole dès que je mets un com. Mais je le trouve trop mimi,

    • Oui oui, je sais bien, c’est pour ça que je rigole ! Meilleur personnage Disney depuis des lustres, il m’a complètement tuée.

  3. ptdr blade2…Les goûts et les couleurs hein…
    alors là je tiens a pévenir :
    **********SPOILER**********
    Film intéressant car à la différence de beaucoup, il est sombre, sans pitié, on voi dés le début un bébé se faire bouffer par un vampire…Puis une fillette qui dépasse d’un drap et enfin la meuf enceinte qui crève…film sans pitié…
    La fin ma vraiment troublé, dans le sens ou le mentor du jeune, s’en vas sans laisser de traçes, cela ne ma pas laissé indifférents…
    Je pense qu’il a conclus que le jeune n’avais plus rien à apprendre de lui? (quand il le voi sortir trankillou dehors en pleine nuit dézinguer un zombie) Et donc le laisse voler de ses propres ailes? Mais bon c’était un peu comme son deuxième père, donc je comprend pas, sa « fuite » est un peu triste dans le film…Mais bon ça donne de l’émotion ^^
    Globalement un bon film 🙂

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