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Grave Encounters (2011)

Réalisé par The Vicious Brothers

Confession du jour : found footage + Mandy = amour pour toujours. Depuis Blair Witch, je suis une grosse fan du genre « une bande de gens disparait, on retrouve leurs caméras après une durée indéterminée, on monte le tout, on ajoute parfois de la musique d’ambiance parce qu’on est vraisemblablement des gros tordus fans de snuff un peu perfectionnistes sur les bords et youplaboum on est bons ». J’adore ça. C’est une formule simple qui peut donner des films excellent, tels que Blair Witch ou [REC], mais également des films pas trop mal comme Grave Encounters. Ce n’est pas un film parfait, mais c’est la preuve qu’on peut encore et toujours pondre un film décent et divertissant avec un petit budget et une idée simple.

Grave Encounters reprend le concept des émissions américaines de chasseurs de fantômes (comme Ghost Hunters). Lance Preston et son équipe décident de tourner le 6ème épisode de leur émission, Grave Encounters, dans un asile psychiatrique désaffecté du Maryland, réputé pour être l’un des lieux les plus hantés des États-Unis. Pour mettre un peu de piment dans l’aventure, ils se font enfermer dans l’asile pour la nuit, en donnant l’ordre au gardien de revenir leur ouvrir à 6 heures du matin – pas avant. Brr brr brr, frissons, angoisse et sursauts à la clé, ouééé ! En plus, on a même droit à une petite histoire sur un docteur un peu foufou qui faisait des expériences bizarres dans les années 30-40… Mais c’est pas le Dr. Vannacutt. Peut-être un cousin.

On découvre bien vite que l’équipe se fout bien de toutes ces histoires de maisons hantées et de revenants, aucun d’entre eux n’y croit et tout le monde joue bien son rôle devant la caméra. Mention spéciale au médium orange, Houston Gray, tellement convaincant dans son rôle d’antenne parabolique des morts. Lance Preston n’hésite pas à payer un jardiner hispanique pour lui faire dire qu’il a effectivement vu des choses étranges dans l’asile, très convaincant lui aussi lorsqu’il récite son texte « yé vou oune fantôme, là-bas. yé eu tré tré peur ». Ça rappelle vaguement Le Dernier Exorcisme et son prêtre qui ne croit plus en rien.

Alors évidemment, comme vous vous en doutez, ils passent tous la nuit à se promener avec leurs caméras à faire semblant d’avoir peur et de chercher des fantômes et en fait ils trouvent rien alors ils rentrent chez eux prendre un petit dej’ devant Bob l’éponge avant d’aller dormir. HAHAHA. Non, ils font les blasés en se promenant un peu partout, et commencent à voir des trucs chelous. Une porte qui claque, une fenêtre qui s’ouvre, une mèche de cheveux qui se soulève dans les airs… mais ça n’est que le début ! Tout part vite en vrille et là, on sent que les Vicious Brothers avaient quelques idées en se lançant dans cette aventure. Et ils ont TOUT DONNÉ.

Peut-être un peu trop, parce que du coup, chaque scène entre les moments de flip semblent s’éterniser et n’être là que pour faire patienter le spectateur avant le prochain sursaut. On se fait pas non plus méga chier, j’ai pas passé le film à faire vingt trucs en même temps comme ça m’arrive quand je commence à m’emmerder, mais ça aurait peut-être pu être plus court (au moins il ne dure pas 2H45 comme tous les films qui sortent depuis quelques années) (non mais sans déconner, faut arrêter avec ça hein). Les effets spéciaux sont parfois un peu cheap, notamment au niveau de l’animation des visages, mais heureusement, ce n’est pas ce qu’on voit le plus souvent. La majorité des effets spéciaux restent quand même efficaces.

Big up à la visite détaillée et commentée du caméraman :

"Oooh, checkers of the dead"

"Glory hole !"

"Kitchen of the dead... I SAID COOK MY DINNER, BITCH!"

Magique…

Je vous conseillerai quand même de regarder Grave Encounters le soir, toutes lumières éteintes. Mater ça sous la couette un samedi après-midi ensoleillé, ça minimise un peu l’effet des apparitions surprises. Pour ce qui est de la technique utilisée pour filmer, c’est un peu relou au début, on se dit que le mec est censé être un caméraman professionnel mais qu’il cadre comme un enfant de 6 ans qui jouerait avec les boutons, mais ça finit par se calmer. Ou alors on s’habitue. Mais ça donne un peu de substance au format du film, ça ne semble pas bizarre de les voir se trimballer leurs caméras partout, et comme elles prennent ensuite une autre utilité – pour l’éclairage – elles sont parfaitement intégrées dans l’intrigue. Le problème du found footage, c’est qu’on se demande parfois s’ils nous prennent pas un peu pour des cons avec leurs caméras, les effets, les réflexes étranges qui n’ont aucun sens dans ce genre de situation (non, quand tu es coursée par un type bizarre/un fantôme, ton premier réflexe n’est pas de lui offrir son premier gros plan). Là, ça passe, on se sent pas trop pris pour des blaireaux.

Je suis donc heureuse de vous annoncer que oui, je recommande Grave Encounters même si non, il ne vous traumatisera pas à vie et que vous lui trouverez sûrement quelques défauts.

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Revue DVD : Dexter Saison 5

Le coffret DVD de la saison 5 de Dexter est sorti, quelques semaines à peine avant le début de la saison 6 aux États-Unis, de quoi rattraper son retard ou s’en refaire une dose avant de repartir vers de nouvelles aventures…

Important : si vous n’avez pas vu la saison 5 de Dexter, faites gaffe aux spoilers !

La saison 5 reprend après le drame du season finale de la saison 4, avec la mort de Rita. Dexter est désormais père célibataire de trois enfants, ce qui complique légèrement la tâche concernant son activité nocturne de tueur en série. Ce gros retournement de situation apporte son lot de complications, soulève de grandes questions pour Dexter et bouleverse la vie de tous ceux qui l’entourent… Mais comme si ça ne suffisait pas, il fait une rencontre qui va encore plus perturber son quotidien. Alors qu’il s’occupe d’un autre tueur en série qui séquestre, viole et torture des femmes avant de les stocker dans des tonneaux, il fait la connaissance d’une de ses victimes encore en vie, Lumen. Elle a été témoin de ses agissements et il ne peut pas se permettre de faire comme si de rien n’était, et va donc être forcé de l’intégrer dans sa nouvelle vie déjà bien bancale. Et évidemment, il y a toujours quelques petits malins sur ses traces…

En plus de cette saison, vous trouverez dans ce coffret quelques bonus qui raviront les fans. Tout d’abord, un making of d’une scène détaillé par des membres de l’équipe qui nous plongent dans le processus créatif de la série. Ce qui leur passe par la tête, comment le script est créé, puis réalisé, avant d’être altéré… Comment les lieux de tournage sont choisis, quel message ils souhaitent faire passer, bref, tout un tas de petits secrets qui donnent une toute autre dimension aux scènes que nous voyons sans trop nous poser de questions.

Pour les amateurs d’effets spéciaux (genre moi, coucou !), il y a également un petit bonus qui nous emmène dans les coulisses de la création de bruitages d’éclaboussures. Teasing : il faut du céléri et un casque de football américain.

On nous propose également d’aller faire un tour dans la chambre mortuaire de Dexter, avec tout un tas d’explications sur sa création, son utilisation, ses origines, sa symbolique… Bref, on apprend encore une fois un paquet de trucs dont on ne se serait jamais doutés. On a tendance, en voyant le produit fini, à oublier qu’il faut un minimum de travail pour créer tout ce qui se déroule sous nos yeux. Les bonus sont là pour nous rappeler que ça demande beaucoup, beaucoup, beaucoup de taff.

Et côté interviews, vous trouverez celle de l’artiste Ty Mattson, le designer qui est à l’origine de ces posters, ainsi qu’un entretien avec les acteurs et l’équipe du tournage.

Ceux qui ont déjà vu la saison 5 prendront plaisir à regarder les bonus avant de se refaire la saison en entier, afin de regarder les épisodes d’un oeil nouveau, en sachant tout ce que les bonus leur ont appris.

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The Human Centipede 2 : trailer et poster

La bande-annonce de The Human Centipede 2 est tombée début septembre, mais j’étais occupée ailleurs alors je vous en ai pas parlé. Et là, comme le poster (HORRIBLE HORRIBLE HORRIBLE MAMAN HORRIBLE) vient de tomber, j’en profite.

Voici donc le poster pour commencer, qui fait vachement froid dans le dos l’air de rien. Imaginez la bestiole en mouvement… Bark.

 

Beuah.

Mais bon, du côté de la bande-annonce, c’est pas beaucoup plus rassurant… la gueule du nouveau tordu de service est environ 59786378638 fois plus flippante que celle du Dr. Heiter. Au moins.

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Top 5 des meilleures scènes de films de requins

A l’occasion de la sortie de Shark 3D ce mercredi 21 septembre, voici un petit top non exhaustif (et sans véritable classement, trop dur de choisir) des meilleures scènes de films de requins.

Les films de requins, c’est MEGA COOL. Ça fait peur même quand c’est un peu nul, parce que, qui n’a pas peur des requins dans ce monde ? qui ? celui qui répond « moi j’ai pas peur j’les kiffe trop j’veux trop aller les étudier dans la mer quand chrai grand » est un fou.

Allez, l’été est fini, on peut se faire des marathons de films de requins interminables sans trop souffrir des conséquences et on a un peu moins d’un an pour tout oublier, c’est maintenant ou jamais.

1. Les Dents de la Mer

Oui non parce que j’allais quand même pas commencer cette liste sans passer par LE film qui a donné naissance à tous les autres, celui qui a traumatisé vingt-cinq générations (oui, il est si vieux que ça) et qu’on nous repasse tous les étés, au cas où on aurait oublié de flipper cette fois ci.

La scène d’ouverture des Dents de la Mer me met toujours aussi mal à l’aise, même après l’avoir vue un million et demi de fois. L’isolation, l’obscurité, les attaques qui se font d’abord hésitantes puis franchement agressifs, la détresse la nana, et le fait que ça semble durer une éternité : AU SECOURS.

2. Mega Shark vs. Giant Octopus

…J’avais préparé un petit texte d’introduction, mais là je pense que ça se passe clairement de commentaire. Pensez-y la prochaine fois que vous prendrez l’avion.

http://www.youtube.com/watch?v=I16_8l0yS-g

3. Deep Blue Sea

On enchaîne avec ce qui est peut-être l’une de mes scènes préférées du monde entier de tout le cinéma de l’univers. La mort de Samuel L. Jackson dans Deep Blue Sea. Quand on ne s’y attend pas (et que personne ne vous gâche la surprise dans une liste à la con), elle a un effet extraordinaire sur le spectateur insouciant. On veut croire au discours victorieux de Tonton Sam, on veut voir ce requin réduit en rillettes, ON VEUT SURTOUT QUE CE FILM SE TERMINE. Mais rien que pour cette scène, pour Samuel L. Jackson, et pour LL Cool J et son perroquet, ça vaut quand même le coup.

4. Shark Attack 3 : Megalodon

Probablement le PIRE film de requins du monde entier, indétrônable, exceptionnel, extraordinaire, mythique et fabuleux. Si vous devez voir un film de requins pourri dans votre vie (préférablement avec le cerveau un peu à l’envers et une bande de potes à l’humour facile), c’est Megalodon. Ce film remporte le prix des meilleurs effets spéciaux du cosmos et réunit les plus grands acteurs de l’histoire du cinéma. Un vrai bonheur.

5. Zombi 2

Un zombie et un requin ? C’EST NOËL ! Un zombie qui se bat au fond de l’océan contre un requin ? Meilleure scène du monde (nan j’me répète pas, arrêtez). Ok, c’est pas un film de requin donc techniquement je triche un peu (complètement, même), mais je ne pouvais pas ne pas vous offrir cette merveille. Lucio Fulci bat tous les records d’originalité avec ce combat de l’extrême entre un zombie aquatique et un squale. Olé !

Et en cadeau bonux, la meilleur mort de requin. Merci Les Dents de la Mer 4 (apparemment je m’ai trompée, c’était pas le 3, merci pour vos corrections) pour cette scène EXTRAORDINAIRE qui mériterait 25 Oscars à elle toute seule, rien que pour ce requin qui RUGIT.

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Cyrus: Mind of A Serial Killer (2010)

Réalisé par Mark Vadik

Il aura suffit de trois noms pour me donner envie de regarder Cyrus: Mind of A Serial Killer, ceux qu’on voit sur l’affiche. Danielle Harris et Lance Henriksen, vétérans bien aimés du genre, et Brian Krause. Brian Krause aka le gentil-mignon-tout-doux Leo de la série Charmed. Dans le rôle d’un tueur en série. Comment ne pas avoir envie de voir ça ? Je sais, je sais, vous en mourrez d’envie vous aussi.

Maria Sanchez (Danielle Harris), reporter pour une chaîne câblée, enquête sur la disparition de centaines de personnes dans un coin paumé des zétazunis. Elle fait la connaissance d’Emmett (Lance Henriksen) qui lui balance l’identité du tueur tout naturellement (il le connaissait bien, c’était son meilleur pote)… avant d’ajouter que son reportage ne fera que rouvrir de vieilles blessures, que les victimes et le tueurs ne sont plus là, et qu’il faut tourner la page. Après avoir insisté, Maria parvient à convaincre Emmett de lui raconter l’histoire de Cyrus Danser, tueur en série le plus prolifique de l’histoire des zétazunis.

Le film garde un format classique, entrecoupé de scènes du reportage de Maria, ce n’est pas un fauxcumentaire (oui, j’en ai marre de dire mockumentary, ON SE FRANCISE ICI) et c’est tant mieux. Comme le film repose essentiellement sur des flashbacks, illustrant l’histoire racontée par Emmett, ce n’était pas tellement envisageable autrement.

Malheureusement, c’est un film indépendant à petit budget, et ça se voit. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais je suis une connasse difficile qui aime bien quand les effets spéciaux sont jolis et ne font pas trop cheap. Là pour le coup, c’est moyen. Vous risquez d’avoir un peu de mal à rentrer dans le film, à cause de l’aspect caricatural des personnages et du côté cheap qui pique les yeux. Mais ne vous laissez pas décourager. Les choses s’arrangent une fois que Brian Krause apparaît. Et, petite note : quand je serai riche, je payerai Lance Henriksen pour qu’il me lise une histoire tous les soirs. Non, pour qu’il me lise tout ce que j’ai à lire au quotidien. Sa voix est magique.

Alors oui, bon, on se demande souvent comment il peut raconter des trucs auxquels ni lui, ni son pote Cyrus, ni personne de son entourage n’a assisté, mais soit.

Quoiqu’il en soit, Brian Krause en serial killer, j’y croyais pas des masses mais au final, j’adhère. Mon gros problème maintenant, c’est le côté « je fantasme sur un personnage immonde », mais bon, je commence à avoir un peu l’habitude. Je sais qu’il n’a pas joué que le rôle de Leo dans sa vie, mais c’est quand même pour ça qu’on le connait. Heureusement, on oublie trèèèès vite le gentil petit être de lumière tout bisounours. Une performance solide nous éloigne de tout rôle passé. Brian Krause est très bon dans le rôle de Cyrus. Convaincant, flippant, attendrissant par moments (non mais faut le voir pour le croire aussi, me prenez pas pour une dingo) – bref, impeccable.

Big up de cristal à la scène d’allaitement qui m’a donné envie de sauter dans le premier train pour Paris pour aller rejoindre ma mère en pleurant dans sa robe de chambre. C’était pas très très rigolo mais un peu quand même à la fois, dans le genre « je rigole pour pas vomir partout ». Et comme je suis une petite nature, les scènes de Cyrus enfant m’ont brisé le coeur, SANS PARLER DU CHIEN BORDEL DE MERDE. Oui, je fais partie de ces gens (78% de la population) qui ont plus de peine pour les animaux morts dans les films que pour les humains.

Et puis à un moment, on se dit « Tiens, c’est chiant un peu ». Alors Cyrus entend notre appel et se bouge le derche. Et ça redevient un peu cool. Et y a certaines visions dont j’aurais bien aimé me passer, mauvaise ambiance visuelle garantie. C’est cheesy, les plus blasés d’entre vous vont jouer les relous je le sais, mais calmez vos races un peu, merde. (en vrai je me parle un peu à moi-même là, parce que j’ai été tentée de faire ma pute sur ce film parce qu’il ne m’a pas totalement fascinée).

Côté glauque, ça y va par petites doses. Le contraste entre la voix super calme d’Emmett et ce qu’il raconte a un côté perturbant, dans le sens où on écoute comme si c’était Papy qui nous racontait une histoire, mais du coup on passe un peu à côté de l’horreur de l’histoire. Un décalage un peu chelou mais intéressant. Ça part un peu dans le délire torture porn par moments par contre, et ça, comme c’est pas mon genre de prédilection, ça m’a saoulée. Mais ça reste léger, et l’équilibre est rapidement rétabli, donc ça passe.

Et puis la fin arrive, avec ses gros sabots. Alors non, c’est pas le twist du siècle non plus, et ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attendait, on est quand même surpris – on gagnera pas notre carte de membre du club des petits détectives sur ce coup. Mais à la fin, tralala, la boucle est bouclée, on a bien rigolé, on s’est un peu ennuyé par moments, mais on a bien kiffé. Me demandez pas pourquoi je suis passée à la troisième personne d’un coup, j’ai voulu parler au nom du peuple et je me suis emmêlé les pinceaux.

Bref, jetez-y un oeil, ça vaut quand même le coup, même s’il ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Je pense que ça reste un film de fans/pour fans, comme beaucoup de petits films indépendants. Par contre j’exige des explications pour le « based on true events », parce que ça commence à bien faire d’utiliser cette mention pour tout et n’importe quoi.

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The Silent House (2010)

Réalisé par Gustavo Hernández

Je vous avais déjà parlé de The Silent House lorsque j’ai annoncé sa sortie au cinéma (pour une fois qu’on parle d’un film qui sort en France sur ce blog, merde hein). J’avais assez hâte de voir ce que ça donnait, rapport au concept original du film : filmé entièrement au 5D, en un seul plan séquence de 78 minutes. Je suis très friande de nouveaux concepts – bien que toujours adepte des formules vieilles comme le monde – donc forcément hein, ça a titillé ma curiosité. Sauf que je suis jamais allée voir ce film, faute de temps (comprendre : j’ai eu la flemme une fois, puis deux fois, puis trois fois, puis j’ai abandonné l’idée). Maintenant que j’ai rattrapé mon retard, on va pouvoir causer sérieux deux minutes.

Laura et son père s’installent dans une vieille baraque délabrée très charmante (non) et absolument pas angoissante (si si) afin de la rénover pour une mise en vente prochaine. A peine arrivés, ils se couchent dans des fauteuils, le daron s’endort illico, mais Laura entend des bruits chelous. Après avoir réveillé son père pour la deuxième fois, il accepte d’aller jeter un oeil à l’étage pour que sa fille ferme sa gueule. Laura tend l’oreille, entend des bruits sourds, un cri venant de son père, et plus rien. SUSPENSE. OÙ EST SON PAPA ? QUE LUI EST-IL ARRIVÉ ? MYSTÈRE ET BOULE DE GOMME.

Alors déjà, un mot sur la technique du plan séquence éternel : si ça nous permet de nous mettre plus facilement à la place de Laura – ou du moins, à ses côtés – c’est quand même une technique fatigante. L’avantage du montage, quand il est bien fait, c’est qu’il permet de reprendre son souffle, de se reposer deux minutes, d’équilibrer le tout ou, au contraire, de foutre une pression monumentale. Là, c’est non-stop, et c’est un peu chiant parfois. Si la caméra est assez mobile, ça ne l’empêche pas d’offrir un plan assez monotone la plupart du temps. Dix minutes de plan sur Laura qui se balade avec sa lampe, un sursaut facile, puis dix minutes de plan chiant à nouveau, c’est pas super entraînant comme rythme.

A ce propos, Laura, un petit mot ? Viens voir Tata Mandy deux minutes, j’ai une petite question à te poser… POURQUOI T’AS PAS COURU HORS DE LA MAISON DÈS LES PREMIERS SIGNES BIZARRES ? HM ? T’ENTENDS UN VIEIL ENREGISTREMENT DE COMPTINES POUR ENFANTS, DES VOIX ÉTRANGES, TU TE FAIS AGRESSER PAR DES PIGEONS, ET TU RESTES LÀ-DEDANS ? OKAY.

Oui, je persiste à insulter les personnages quand ils font ça, même si je sais que s’ils m’écoutaient, il n’y aurait jamais de films d’horreur. C’est mon petit plaisir à moi. En vrai, je préfère quand les personnages restent parce qu’ils n’ont pas le choix, comme ça j’suis gentille avec eux. Que ceux qui peuvent s’échapper s’échappent, et que les autres meurent dans des circonstances atroces et injustes, et tout ira bien.

Par contre, autre remarque sur le plan séquence : je ne peux m’empêcher d’imaginer la dernière minute de tournage, sabotée par un gros bug technique/un oubli de texte. « COUPEZ ! C’ÉTAIT NUL, ON REFAIT TOUT ! ». Ou alors le caméraman qui s’pète la gueule en courant après l’actrice. Ça, ça aurait été cool.

Mais du coup, je me dois également d’accorder un big up géant à Florencia Colucci qui, à défaut d’être une parente de Coluche, parvient quand même à garder son personnage en un plan séquence. Ça doit pas être super évident. Garder le rythme, se souvenir du peu de texte qu’on a, avoir les réactions demandées, retenir tout un parcours en une traite, ça demande un minimum de talent. Et pour ça, big up. Alors oui, certes, des sceptiques (je ne citerai personne, HUMHUM) me disent qu’on s’est fait arnaquer et qu’il n’y a en réalité pas qu’un plan séquence, mais un montage habilement dissimulé dans les plans obscurs. Certes. Mais bon, moi j’ai pas de preuves, alors je vais pas m’emballer dans mes accusations.

Ça n’empêche que c’est un film assez chiant. Et que s’ils nous ont vraiment arnaqués, et qu’ils n’ont pas pu tenir leur promesse de plan séquence, bah ils auraient carrément dû abandonner l’idée et se contenter d’un format classique. Mais p’tet qu’on en aurait pas autant parlé si ça avait été le cas. Bref, concrètement on s’en branle, le film est tel qu’il est et on va la jouer cool en acceptant de croire au plans séquence unique, sinon on s’en sort plus.

Niveau trouille, on reste dans le grand classique de base. Parquet qui grince, portes qui claquent, Polaroid qui laisse entrevoir des trucs chelou, comptines d’enfants qui résonnent dans la maison, poupées flippantes disséminées dans la maison et petites filles en chemises de nuit qui apparaissent sans prévenir. Pas de quoi s’emballer. Ça reste efficace si, comme moi, on est un peu mauviette sur les bords, mais ça ne va pas vous traumatiser à vie. Forcément, quand on vous met un flash-noir-flash-noir-flash-petite fille en chemise de nuit-noir, on fait un bond.

Sachez en revanche qu’apparemment, tomber sur un mur couvert de Polaroids tout à fait normaux (une femme et son mec, une femme en lingerie, des gens en soirées…), c’est TERRIFIANT. Du moins si on en croit la réaction de Laura. Bon ok, après on la comprend vaguement, mais sur le coup, pas tellement. Mais j’insiste quand même sur « on la comprend VAGUEMENT ». Parce que, très vite, on comprend PLUS RIEN DU TOUT.

Puis vient le twist. On le sent déjà venir gros comme un mammouth monté sur un T-Rex, mais on reste prudent quand même. On se dit que « naaaan, ils vont pas faire çaaaa quand mêêêême ». Et puis si. Alors, camarades uruguayens, je vous le demande : combien de films d’horreur avez-vous vu dans votre vie ? hm ? PARCE QUE LÀ QUAND MÊME MERDE HEIN. Pondre un concept original pour le foutre en l’air et venir y rajouter un twist vu, revu, re-re-vu et mille fois revu, c’est quand même gros. C’est vraiment foutre un twist de fin pour foutre un twist de fin, dans l’espoir de donner un peu de consistance à un film qui en manque cruellement.

Nul nul nul. Je suis muy muy désappointée. Si vous voulez un vrai bon film d’horreur en plan séquence, tournez-vous vers Slashers. Un jour je vous parlerai de mon amour immodéré pour ce chef d’oeuvre, promis. (ahaaa vous pensiez que je vous parlerai de La Corde d’Hitchcock heiiin ?! C’EST BIEN MAL ME CONNAÎTRE).

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[REC] 3 GENESIS : le teaser

Le premier teaser de REC 3 est arrivé ! J’ai du retard ! Comme d’habitude ! Oué ! Joyeux Lundi ! Bisous !

Loin de l’immeuble en quarantaine, le virus recommence à foutre sa merde, au sein d’un mariage cette fois, parce que c’est tellement plus mieux de pourrir le plus beau jour de la vie d’un couple quand même. ‘Fin chai pas, si j’étais un virus, c’est c’que j’ferais.

Le réalisateur reste le même, Monsieur Paco Plaza DANS LA PLA… nan j’vais pas la faire quand même… PACO PLAZA DANS LA PLAZA HAHAHA. Ciao.

Le film sortira en mars 2012 en Espagne, donc on est pas encore tout à faire près de voir le résultat, mais j’approuve quand même. Parce que normalement ça devrait sortir genre au printemps. Et genre le printemps c’est genre trop la saison des mariages quoi. Donc genre normalement bah vous aurez des mariages p’tet tavu à cette période et p’tet vous allez flipper vos mères après tavu. ‘Fin chai pas, si j’étais un film d’horreur sur un mariage, j’sortirais au printemps.

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Trailer : Fright Night, au cinéma le 14 septembre

Et le remake du jour s’intituuuuule… *suspeeeense*… ouais bon, ok, c’est dans le titre mais merde quoi, si on peut plus la jouer blogueur mystérieux des ténèbres qui délivre de terribles secrets à ses lecteurs, MAIS OÙ VA LE MONDE ?!

Bref. La bande-annonce officielle de Fright Night vient de tomber et c’est l’heure du premier verdict. Fright Night est donc un remake du film du même nom sorti en 1985 sous le titre de Vampire, Vous Avez Dit Vampire ? dans notre chère patrie. Il s’agit de l’histoire d’un adolescent qui découvre que la maison voisine est habitée par… un vampire. Mieux encore, un vampire répondant au doux nom de… Jerry. Ouais, ça donne envie, je sais. Évidemment, personne ne le croit, et évidemment, il va devoir s’en occuper tout seul pour protéger ses proches des crocs acérés du suceur de sang d’à côté. La routine.

Côté original, le vampire était interprété par Chris Sarandon qui avait cette dégaine là à l’époque :

…Je ne suis pas particulièrement émoustillée par les ambiances 80’s mais encore aujourd’hui, cette scène me fait toujours un petit effet pas désagréable.

Et côté remake, c’est Mr. Colin Farrell qui reprend le rôle de Jerry, ce qui n’est pas toootalement pour me déplaire, car oui, je fais partie de celles qui ont un faible pour les bad boys irlandais. Et surtout parce que je n’ai pas bavé sur un vampire depuis quelques années (merci Twilight, beau boulot, bien joué), alors hein, je vais pas me priver.

Oh oui Colin, fais moi des gros suçons qui piquent.

Enfin voilà, Fright Night sortira en France le 14 septembre 2011, et on y retrouvera également Anton Yelchin, Christopher Mintz-Plasse et Toni Collette.

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Demons Never Die, la bande-annonce

Je vous l’ai déjà dit, je voue un amour inconditionnel au cinéma d’horreur britannique. Du coup, en entendant parler de Demons Never Die, et en apprenant qu’il était produit par Idris Elba (qu’on peut voir actuellement dans la série Luther), j’ai sautillé un peu dans ma tête (je suis au bureau, j’essaye de me contenir) (ok, c’est faux).

EN PLUS, on y retrouvera Robert Sheehan, qu’on a découvert dans le rôle de Nathan dans la série Misfits. Et EN PLUS… c’est un film d’horreur anglais. Label de qualitay.

Un jeune qui se suicide, des camarades qui font un pacte pour le suivre… et un tueur qui vient foutre sa merde. Parfois, pas besoin d’aller chercher trop loin, un bon scénario n’a pas besoin de 25 000 détours. Enfin, pas toujours.

C’est le premier film d’Arjun Rose, et il sortira le 28 octobre en Angleterre – pas encore de date française, mais je croise les doigts.

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American Horror Story, la série de la rentrée

American Horror Story est une nouvelle série de genre, dont la diffusion commencera le 5 octobre aux États-Unis… et qui marque donc le retour de l’horreur sur le petit écran.

Bonjour mes agneaux,

Je vous apporte la bonne nouvelle : L’HORREUR REVIENT À LA TÉLÉ COUCOU YOUPI CIAO.

(oui, cette affiche ressemble vaguement à celle d’un porno fétichiste très étrange)

Plusieurs projets proches du genre se préparent pour cette nouvelle année, mais on va commencer avec American Horror Story. Le scénario est simple : une famille emménage dans une maison hantée à Los Angeles. Et ça nous vient des co-créateurs de Glee. OUAIS JE SAIS, dit comme ça, ça fait peur.

Mais jetez donc un oeil au teaser.

Hm.

Ça a pour l’instant l’air de reprendre tous les éléments typiques des histoires de maison hantée, et d’être plein de tout et de n’importe quoi… mais comme ça va s’étaler sur toute une série, peut-être que ça nous semblera moins fouillis. J’ai peur de m’enthousiasmer, à vrai dire, mais je suis quand même bien contente que l’horreur revienne se faire une place sur nos petits écrans (ouais, en 2011, j’ai toujours un PETIT écran, et même cathodique figurez-vous) (je suis tellement has been).

La diffusion commencera le 5 octobre prochain sur la chaîne FX aux États-Unis.