Scène Culte : Jamie Lee Curtis au bal de promo (Prom Night, 1980)

La scène la plus mémorable de Prom Night (1980) n’est pas une scène de mise à mort, mais bien une scène de danse en plein milieu d’un bal de promo, avec Jamie Lee Curtis au top de sa forme.

Prom Night, sorti en 1980 et réalisé par Paul Lynch, est un slasher un peu mou dans lequel six jeunes lycéens se font harceler (et, pour la plupart, massacrer, évidemment) par un tueur masqué qui compte bien leur faire payer pour le crime qu’ils ont commis quand ils étaient gosses. Prom Night est culte, certes, mais si on est honnête deux minutes, faut bien avouer qu’il a assez mal vieilli. Pour l’avoir revu il y a deux semaines, je peux vous assurer qu’il a pris un sacré coup de vieux. Mais comme il fait partie de ces films qui ont érigé Jamie Lee Curtis au rang de Scream Queen suprême, on l’aime bien quand même.

Ce qui rend ce film vachement plus cool, la cerise sur le cracker, c’est la scène de danse entre Jamie Lee Curtis et Casey Stevens, son petit-ami à l’écran, en plein bal de promo. Une scène que je ne me lasserai jamais de revoir, tant elle dégouline de perfection. C’est totalement hypnotisant.

Cette vidéo m’a un peu aidée à comprendre l’origine des chorégraphies étranges de ma mère. Et j’ai juré qu’un jour je trouverai quelqu’un d’assez décomplexé avec qui reproduire cette choré, en public, sans crever de honte avant la fin. (je vous tiendrai au courant).

Bref, rien que pour cette scène, Prom Night mérite d’être vu (je vous l’ai déjà dit ailleurs, mais vous pouvez largement passer à côté du remake de 2008 qui n’a absolument rien à voir avec la choucroute) (sauf si, comme moi, vous êtes très très très sensible au charme de Jonathon Schaech, là c’est une autre histoire, on gardera ça pour nous hein).

April Fool’s Day (1986) – Joyeux 1er avril !

En ce beau dimanche de 1er avril, je vous propose de (re)découvrir April Fool’s Day, un slasher un peu particulier réalisé par Fred Walton (When A Stranger Calls), dans lequel de beaux et riches jeunes cons se font joliment massacrer.

Au début j’voulais vous faire une blague de merde genre « J’QUITTE LES FILMS D’HORREUR POUR ME METTRE AUX COMÉDIES ROMANTIQUES » mais en fait j’me suis dit que vous méritez mieux que ça – alors voilà, pouf, revue de film.

Chaque fête, chaque évènement marquant de l’année se doit d’avoir son ou ses slashers attitrés – et il en va de même pour le 1er avril (j’attends encore le slasher sur le thème de l’année bisextile, j’ai déjà un script à proposer, écrit sur une serviette en papier, si y a des volontaires). Mais comment fait-on pour transposer cette journée placée sous le signe de la blagounette dans un univers un peu plus sanglant ? C’est très simple. On choisit une jeune fille de bonne famille (Muffy) possédant une maison de campagne située au milieu d’une île, loin de toute civilisation, on la fait organiser une super teuf pour ses p’tits potes, on fait deux trois p’tites blagues – et on lance un tueur mystérieux là-dedans, et BIM.

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Mask Maker/Maskerade (2011)

Mask Maker (ou Maskerade) est un slasher un peu très nul réalisé par Griff Furst qui a misé la moitié de son budget sur un écran vert (OKAY J’EXAGÈRE) et qui aurait presque pu être bien s’il n’avait pas été nul (j’ai un doctorat de Logique keskia).

(non, malgré les apparences, l’homme sur ce poster n’est pas Michael Myers)

Après une scène d’ouverture en flashback avec une histoire de femme française qui tue un bébé dans une bourgade des États-Unis pour sauver son garçon visiblement malade (mais on sait ni de quoi ni pourquoi), on revient en 2011 pour découvrir Jennifer et Evan, le couple le plus insupportable de l’histoire du cinéma (ok, il est possible que j’exagère). Mais je sais pas, dès le début je les sentais pas ces deux là. Pour vous prouver un peu leur degré d’intelligence : pour l’anniversaire de Jennifer, Evan l’emmène dans sa petite jeep pour lui montrer sa super surprise. Et c’est quoi cette surprise ? Une vieille baraque. Qu’Evan a achetée pour lui et Jennifer. Précision : Evan et Jennifer sont actuellement étudiants à l’université. Et monsieur dépense ses économies dans une vieille baraque déglinguée pour son amoureuse (qui apprécie moyennement mais finit par se faire à l’idée).

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Smiley, la bande-annonce, avec un tueur au masque qui poutre

Smiley est un slasher réalisé par Michael Gallagher, qui devrait sortir courant 2012 dans le monde entier (en salles, VOD et DVD). Sa particularité ? Un nouveau tueur masqué entre dans l’arène, avec un masque absolument merveilleux et qui fout bien les boules.

Parmi les slashers les plus récents, il n’y en a pas beaucoup qui aient apporté un vent d’air frais du côté des masques qui font peur. Y a Chromeskull de Laid to Rest qui avait une bonne dégaine, et Babyface de The Hills Run Red qui défonçait bien sa mère, mais en dehors de ça, pas de grosse révolution. Alors bon, c’est p’tet pas aussi simple qu’on le croit de créer un masque qui glace le sang des spectateurs dès sa première apparition (j’devrais organiser un concours de création de masque de tueur tiens), mais bon. Lire la suite

Sélection de slashers pour Halloween

C’est Halloween ! Et à cette occasion, je vous ai concocté une petite sélection de slashers pour sublimer vos soirées popcorn & bonbons chimiques. Une sélection qui fait crier « MAIS IL EST CON LUI OU QUOIIII LÀÀÀ ? », « MAIS NON VOUS SÉPAREZ PAS BANDE D’IMBÉCILES ! » ou encore « MAIS T’ES GOGOLE OU QUOI ? IL EST DERRIÈRE TOI ! DERRIÈRE TOOOIIII !!! ».

C’est Halloween ! Tralalalala, tralalalalilala ! La meilleure période de l’année ! (non en vrai ce serait la meilleure si c’était en plein mois d’août, mais quelque chose me dit que l’ambiance ne serait pas tout à fait la même)

Pour éviter de me contenter de vous ressortir la sélection de films pour Halloween de l’année dernière, je me suis imposé un thème pour cette édition 2011 : les slashers. Et pas n’importe lesquels – ce serait trop facile. Même règle que l’année dernière : on ne s’occupe pas des classiques, parce que si je vous dis « ouais bah regardez Halloween, Les Griffes de la Nuit et Vendredi 13 et ciao », vous allez me dire que je vous prends pour des cons (mais si vous les avez vraiment pas vus, vous pouvez aussi en profiter pour y remédier) (à chaque fois j’me dis « tiens, faudrait faire une liste des classiques à ne surtout pas manquer », mais elle ferait 100km).

Bref. Faisons un petit tour des slashers moins connus et trop sous-estimés de ce monde, histoire de leur rendre un peu justice. Comme l’année dernière, cette liste sert aussi à la rubrique Comité de Défense des Films Pourris, parce qu’ils ont aussi besoin d’amour.

1. April Fool’s Day

April Fool’s Day, dont le titre français est « Week-end de Terreur« , parce qu’apparemment c’était trop dur de l’intituler Poisson d’Avril, est un slasher sorti en 1986 et réalisé par Fred Walton (qui nous a offert le merveilleux When A Stranger Calls, sorti en 1979 – à voir également). Neuf étudiants passent le weekend dans la maison de l’un d’entre eux, située sur une petite île au milieu de nulle part, et se font dégommer un par un. Arrêtez-moi si vous avez déjà entendu ça quelque part.

Raconté comme ça, forcément, ça fait pas plus envie qu’un autre slasher. Mais en plus d’offrir quelques morts bien sympathiques, April Fool’s Day est plein de petites surprises qui vous feront sautiller de joie. De plus, et c’est assez rare pour être souligné en rouge et en gras : les acteurs sont bons. Ouais je sais, ça parait dingue, mais c’est vrai. C’est un des éléments qui fait d’April Fool’s Day un film très réconfortant. Je vous le conseille pour Halloween, mais il est également parfait pour les dimanches de lose sous la couette. Un must-see pour les fans de slashers. (en revanche, ne vous arrêtez pas sur la version 2008 qui n’a rien à voir et qui ne vaut vraiment pas la peine).

2. Cherry Falls

Cherry Falls est un slasher sorti en 2000, et qui, à première vue, n’a rien d’exceptionnel. Une petite ville américaine, un maniaque en liberté et des lycéens qui tombent comme des mouches – ça c’est pour la première couche. En grattant un peu, on s’aperçoit que cette ville cache un terrible secret, une histoire vieille de 25 ans qui revient hanter les adultes de la ville – et qui décide de s’en prendre à leurs enfants (non, malgré les apparences, je ne parle pas des Griffes de la Nuit). Et là, ça se corse un peu : les meurtres se succédant jour après jour, on finit par se rendre compte que toutes les victimes étaient… vierges. Les lycéens réagissent alors de manière tout à fait logique en organisant une méga fête pour permettre à tous ceux qui ne l’ont pas encore fait de perdre leur virginité et ainsi sauver leur peau. Voilà. Cherry Falls, c’est l’histoire d’un tueur de puceaux.

On y retrouve Brittany Murphy en final girl, et c’est drôle. C’est un film qui ne se prend pas du tout au sérieux (en même temps, ce serait un peu compliqué) et qui vous plonge dans un état nostalgique des 90’s-début 00’s en vous berçant doucement du début à la fin.

3. Hatchet

J’ai déjà fait une revue complète de Hatchet ici, mais je vais résumer rapidement pour ceux qui auraient la flemme de tout lire : réalisé par Adam Green (Frozen), Hatchet a connu un succès quasi-immédiat et presque unanime auprès des fans du genre. Certains s’accordent même à dire qu’il est déjà devenu culte (par contre, pour le 2, c’est vachement plus divisé). Ça se passe dans le bayou, en pleine période de Mardi Gras, y a Tony Todd et Robert Englund, un gros type déformé qui tue des gens et des victimes drôles jusqu’à leur mort. Difficile de ne pas aimer.

J’insiste lourdement sur les morts : elles sont COOL. Sales, violentes et douloureuses, mais COOL. Les effets spéciaux sont parfaits, la dernière fois que j’ai vu le film c’était en 2010 et j’ai encore vachement mal aux cervicales en repensant à une mort en particulier. Le duo Ben (Joel David Moore) et Marcus (Deon Richmond) est proche du duo comique, et c’est un plaisir de les voir tenter d’échapper au gros vilain Victor Crowley (incarné par le géant Kane Hodder, connu pour avoir incarné Jason Voorhees à quatre reprises). Bref, Hatchet, c’est du pur bonheur, une lettre d’amour aux fans de slashers, et une belle collection de morts mémorables.

4. Sleepaway Camp

Je vous ai également parlé de Sleepaway Camp ici, mais je vous fais la version courte : il faut à TOUT PRIX voir ce film. On ne peut pas être fan de films d’horreur, et plus précisément de slashers, et ne pas avoir vu ce film. C’est tout bonnement inenvisageable. Ouais je sais, ça fait un peu intégriste dit comme ça, surtout que je me suis récemment rendue compte que j’avais une légère tendance au premier degré hardcore quand il s’agit de cinéma d’horreur, mais j’insiste. Sleepaway Camp est pire que culte et il est indispensable. Bon, si je continue à vous le survendre vous allez vous attendre à un Psychose bis et me casser la gueule, mais c’est un risque à prendre.

Angela Baker vit chez sa tante avec son cousin Ricky depuis que son père et son frère ont été tués dans un accident de bateau. Pour les vacances d’été, elle et Ricky sont envoyés en camp de vacances – mais pour Angela, qui est réservée, timide et craintive, ça ne va pas être facile tous les jours. D’autant plus qu’un tueur rôde et s’amuse à déglinguer tout le monde, personnel de la colo et enfants, en faisant preuve de beaucoup d’imagination. En plus d’être consistant du début à la fin, d’offrir aux spectateurs un merveilleux aperçu de la mode dans les années 80 ainsi que des morts inventives, Sleepaway Camp se paye également le luxe de vous retourner le cerveau. Un putain de régal que je prends plaisir à revisiter aussi souvent que possible.

5. Clownhouse

Je vais être honnête avec vous : Clownhouse n’est pas un « bon » film. Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est normal, il n’a pas marqué grand monde. Mais si je ne vous recommandais que des bons films, ça se saurait, et je pense que Clownhouse a besoin de notre amour. Déjà, y a une histoire de clowns, et si vous faites partie de la génération Pennywise, vous n’êtes pas super fans de ces psychopathes bariolés. Donc bim, 50 points d’avance pour Clownhouse qui nous renvoie à une de nos plus grandes peurs.

Trois jeunes frères passent la nuit seuls chez eux pendant que leurs parents sont absents et sont attaqués par des psychopathes échappés d’un asile qui ont volé l’identité des clowns du cirque du coin. Point bonus : l’un des trois frères a déjà une peur bleue des clowns (et visiblement un karma de merde). Je sais pas pourquoi, mais les films des années 80 avec des enfants comme personnages principaux – encore plus quand ce sont des films d’horreur – me fascinent totalement. Ils dégagent quelque chose de spécial, et font également partie des films réconfortants dont je n’arrête pas de vous parler. Clownhouse est un des meilleurs exemples – l’ambiance 80’s, le grain du film, la bande-son, tout y est, c’est comme un vieux doudou sur pellicule.

Bref, Clownhouse est vraiment chouette.

Voilà voilà, c’est tout pour cette année. J’ai choisi de m’arrêter à cinq films parce que sinon j’étais partie pour vous pondre une encyclopédie, mais comme il y a des chances pour que ce soit des films dont vous n’avez jamais entendu parler, ça ira. Si vous les avez déjà tous vus… revoyez-les. Et faites en profiter vos potes, bande d’égoïstes.

Et surtout, JOYEUX HALLOWEEN LES ENFANTS ! Envoyez-moi des bonbons pliz, j’commence déjà à manquer.

Urban Legend, triple dose de kiffouze

Axel Zita, qui officie habituellement sur Gentlemec, a découvert Urban Legend cette semaine. Du coup, il vous force aujourd’hui à revivre ça avec lui, et tente de vous expliquer pourquoi c’est une pure tuerie. (Rappel : si vous voulez écrire pour le blog horreur > jack@madmoizelle.com).

Tu as sans doute entendu parler de Urban Legend, ce film délicieusement vintage que l’on regarde lors de soirées bières/chips en rigolant grassement. La trilogie Urban Legend, c’est le genre de soirée DVD qui fait plaisir à l’approche d’Halloween. Le style de films qui fait pas (trop) peur, où ça gicle bien, avec des mises à morts plutôt sympatoches et des acteurs qui y touchent leurs premiers cachets. Forcément, c’est du classique ; forcément, c’est du pourri ; et forcément, c’est culte.

En ce qui concerne la saga Urban Legend, y a deux écoles : ceux qui trouvent ça encore plus pourri que Destination Finale (et qui n’ont rien compris, comme dirait Colonel Reyel à la fin d’Aurélie) ; et ceux qui le jugent à sa vraie valeur, et se délectent de la magistrale dégénérescence des épisodes de la trilogie.

Bon, avant que j’énumère les raisons pour lesquelles Urban Legend, ça défonce, jouons cartes sur table. Au début, je voulais balancer un top 10 des morts les plus lolantes, un peu comme celui que Mandy vous avait concocté avec Destination Finale. Mais comme YouTube est une biatch qui a décidé de contrecarrer mes plans, on devra faire sans certaines scènes qui m’ont fait recracher ma bière, et j’en suis profondément désolé. Mais on s’en fout, venons-en aux 3 big trucs qui font que vous ne pouvez pas louper Urban Legend.

1. Parce que bordel, les mises à morts sont hyper-cool

Que ce soit un chien dans un micro-ondes, une meuf qui se fait attaquer par des araignées qui sortent de son propre corps, ou un blaireau qui crame dans une cabine UV, on peut dire que les mecs chargés de compiler des légendes urbaines pour le film se sont fait plaisir. Et pour vous prouver que je vous dis pas des conneries, voici la scène bien crado qui fait vomir. Vous vous êtes déjà demandé ce que ça faisait de se réveiller dans une baignoire pleine de glaçons, et de voir qu’on vous a piqué un rein, en mode Charlie the Unicorn ? Ben ça a l’air de faire bizarre.

Ah ouais au fait, c’est un peu dur à regarder quand on vient de manger.

2. Parce qu’y a Freddy Krueger et Lex Luthor dedans

Oui, vous avez bien lu. Dans Urban Legend, y a Robert Englund, môssieur Freddy Krueger. Et y a aussi le Lex Luthor de Smallville, la biatch blonde d’American Pie et (attention les filles) JARED LETO. Oui, le premier épisode d’Urban Legend est truffé d’acteurs qui ont réussi à trouver du boulot après. Comme quoi, les slashers mènent à tout. Pour voir Lex Luthor avec des cheveux, regardez-moi cette bande-annonce qui déchire.

Dans le deuxième, y a aussi le Dr Cameron de House, et une Eva Mendès goudou. Rien que pour ça, le 2 est indispensable. Bon par contre, faut pas déconner, ils ont pas réussi à avoir du people pour le troisième. Mais c’est pas pour ça que c’est une grosse daube hein, ça c’est la faute aux effets spéciaux tout pourris.

3. Parce qu’après le premier, ça part complètement en vrille

Et ouais, après le premier, on commence doucement à rentrer dans le WTF. Urban Legend : Final Cut (traduit par Coup de grâce, allez savoir pourquoi) est un film assez relou, mais constellé de scènes complètement ouf et de punchline de malade comme « Lâche ce flingue, espèce de fils de pute psychotique ! ». Ouais, ça envoie du FAT, et avec le 3 ça ne s’arrange pas. On vire carrément dans le surnaturel, avec le fantôme d’une gonzesse qui a piqué son maquillage à la gamine de l’exorciste. Tout le budget du film est parti dans les mises à mort, alors vous vous doutez bien que question gore, on a mis le paquet. Entre le coup des araignées (attention, c’est méga dégueulasse) et le « Salut je te tabasse et je te tranche la gorge avec une bouteille cassée », y a de quoi partir aux toilettes pour rendre son dîner.

Maintenant, vous savez ce qui vous reste à faire. Sur ce, je vous laisse avec Lex et son chien :

Bisous.

A Horrible Way to Die (2010)

A Horrible Way to Die est un film presque réussi d’Adam Wingard, dans lequel un tueur en série s’évade pour partir à la recherche de son ancienne petite amie… Des acteurs excellents, un scénario qui tient la route, mais un léger soucis de réalisation (indice : Wingard a la tremblotte).


Dans A Horrible Way to Die, de Adam Wingard, un tueur en série s’échappe et tente de retrouver sa petite amie, partie reconstruire sa vie dans une petite ville. Les rôles principaux sont interprétés par A.J. Bowen et Amy Seimetz, tous les deux excellents, ce qui remonte un peu le niveau du film. Les autres acteurs ne sont pas mauvais dans l’ensemble, loin de là, et heureusement parce qu’avec un défaut comme celui dont je vais vous parler, si les acteurs avaient été mauvais le film serait passé à la poubelle directement.

Je ne peux pas attendre le milieu ou la fin de cette revue pour dire ce que j’ai sur le coeur : NOM DE DIEU QUE C’EST MAL FILMÉ. Putain mais les réalisateurs des années 2000 sont allergiques aux plans fixes ou bien ? Je ne regarde pas un film pour en ressortir avec l’impression qu’on m’a mis la tête dans une essoreuse à salade. Sans parler de l’abus de flou, avec un peu d’imagination ce film pourrait très bien vous donner l’impression d’être pété comme un coing. Voilà. Ça c’est fait. Sachez juste que la caméra bouge TOUT LE TEMPS. Comme si elle était montée sur ressorts. C’est moche et du coup c’est assez difficile de se concentrer. Mais passons. J’ai tenu le coup (même si ça m’a donné des pulsions de violence assez phénoménales).

Allez, pour le kiff, quelques exemples de plans fabuleusement orchestrés :

J’aurais pu en prendre mille autres et inventer un super jeu de « devine ce que je te montre ». Mais bon, j’ai pas que ça à foutre aussi hein.

A Horrible Way to Die, bien que je l’ai classé dans cette catégorie, n’est pas un slasher au sens classique du terme. Il y a bien un serial killer, des victimes et une final girl, mais l’histoire est bien plus creusée que dans un slasher « de base ». Ceux qui se sont lancés dans l’aventure en pensant y trouver un lot de jeunes filles horriblement découpées par un sadique seront bien déçus. Ceux qui déplorent l’absence de scénarios solides et d’acteurs décents dans le genre seront plus satisfaits. Mais les défauts du film sont trop énormes pour qu’on réussisse à se concentrer sur les aspects positifs. J’ai bien envie d’aller rendre une petite visite à Adam Wingard pour lui mettre une série de petits coups de cuillère en bois sur l’arrière du crâne. Il s’est auto-saboté comme un couillon en voulant jouer les David Lynch.

C'est de l'art abstrait, tu peux pas comprendre.

Le film alterne entre scènes du présent et scènes du passé entre Sarah (Seimetz) et Garrick (Bowen). Sarah tente de refaire sa vie, rencontre un type sympa lors d’une de ses réunions des Alcooliques Anonymes, Kevin, et s’offre le luxe de tenter sa chance avec un autre homme. Sachant que son ex s’est avéré être un dangereux psychopathe, on imagine que ça doit être un sacré défi. De son côté, Garrick évite les pièges tendus par les flics pour tenter de rejoindre sa bien aimée. Ce qui est très perturbant chez lui, c’est qu’il est très gentil, tendre, compréhensif envers ses victimes. C’est toujours plus perturbant qu’un gros méchant 100% sadique sans états d’âme.

Les choses ont commencé à devenir vraiment intéressantes dans la dernière demi-heure, mais j’avais vraiment envie de hurler sur mon écran tellement cette caméra épileptique m’a rendue dingue. Je me suis retenue une vingtaine de fois de couper le film et de tout envoyer chier. Pour tout vous dire, je suis restée jusqu’à la fin parce que je savais qu’il y aurait un twist final. Et ça, j’aime bien. Ça peut changer mon idée d’un film en quatre secondes.

Et hahaha, quel twist. Le dernier acte change effectivement la donne et nous apporte ce dont on avait besoin depuis le début. Si seulement ce couillon de Wingard s’était contenté de manier sa caméra correctement, on aurait pu avoir un vrai bon film. Mais non, il a fallu qu’il foute sa merde. Non, je ne lâcherai pas l’affaire. Mais bref, cette fin prouve que le scénario était bon, et que tout était réuni pour faire de A Horrible Way to Die un film intéressant. Doooommaaaage. Enfin, un bon twist, c’est toujours ça de pris.

See No Evil (2006)

See No Evil est un slasher de Gregory Dark dans lequel un tueur géant déglingue ses victimes dans un hôtel désaffecté. On est d’accord, c’est hyper original, mais voyons quand même ce que ça donne…

Avant toute chose, un petit mot à propos de Gregory Dark : avant de nous pondre See No Evil, Monsieur Dark était producteur/réalisateur de films de cul. C’est important. See No Evil n’est pas un film de cul, mais un slasher comme je les aime, avec une bande de jeunes dans un endroit glauque et un gros psychopathe violent pas très bien éduqué (et un peu sale) (une petite manucure ne lui ferait pas de mal). Autre chose : vous souvenez-vous de la série Taina (Taaaiiiihiiihiiihiiiiinaaa-Tahiiiihiiihiihiiiinaaaa) ? C’était un peu nul nan ? Bon bah Christina Vidal, alias Taina, joue dedans. Et c’est une bonne évolution pour elle.

Alors, alors, quel prétexte Mr. Gregory Dark a-t-il trouvé pour mettre une bande de jeunes à la merci d’un gros chauve sanguinaire ? EASY. Il a pris une poignée de détenus mâles d’un côté, une poignée de détenues femelles de l’autre, et il les a placés dans un programme de réhabilitation ou je sais pas trop bien comment ça s’intitule, qui consiste à rénover un vieil hôtel pourri pour en faire un foyer pour SDF. Au moins, il ne s’est pas contenté de jeter des campeurs libidineux dans une cabane au fond des bois, on lui attribue donc un bonus de départ de 100 points.

Heartbreak Hotel

Les détenus s’installent donc dans leur merveilleux hôtel délabré, accompagné chacun par un membre du personnel de la prison parce que faudrait voir à ce que ça parte pas trop en couille non plus. Ajoutez à ça la petite vieille qui s’occupe de superviser les rénovations, et nous avons une parfaite brochette de victimes hétéroclite pour le plus grand plaisir du gros chauve sale. Jacob, le gros chauve sale est interprété par Kane, un catcheur américain de 2 mètres 13 et 147 kg. Ding ding ding, bonus de 50 points. Un psychopathe immense et large comme une baraque à frites, c’est pas toujours un mauvais choix de casting. (parmi les autres noms de scènes de Kane, vous trouverez des pépites telles que Bruiser Mastino, Jack Package ou encore Doomsday).

Bref, comme vous vous en doutez, tout le monde s’installe, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (surtout si c’est moi qui le dit, vous connaissez mon amour pour les phrases à rallonge et les parenthèses) (tenez, qu’est-ce que je vous disais), tout le monde commence à crever. Si certaines morts sont relativement banales, d’autres sont sacrément divertissantes. Ma préférée reste celle du téléphone, qui crée d’ailleurs un lien logique entre la carrière de pornographe de Dark et sa reconversion dans le cinéma d’horreur. Il y en a une ou deux qui sont assez violentes, mais je crois que ce que je préfère, c’est la façon dont Jacob tombe sur ses victimes. Il arrive généralement de nulle part – sans pour autant la jouer discretos hein, on parle quand même d’un type de 2 m 13 – et fait tournoyer un énorme crochet au bout d’une chaîne pour pêcher les malchanceux. Mucho bobo.

La calvitie, première étape avant le serial killing

En plus de ça, comme nous l’indiquent les flashbacks (mais surtout ses agissements présents hein, soyons honnêtes) Jacob a eu une enfance léééégèrement perturbante. On en arrive même à le comprendre, et à l’encourager. « Eeeeeh mais ça va pas nan ? Lâche cette hache tout de suite ! Quoi ? Ta mère te faisait vivre dans une cage ? Oh mon pauvre petit chauvounet, allez, retourne jouer va, j’vais te chercher des pépitos ». Mais bon, après faut pas avoir peur des scènes d’arrachage d’yeux quoi. D’où le titre. See No Evil. Pour pas voir de l’evil, il faut enlever ses yeux. Tout est une question de logique.

En dehors de ça, See No Evil n’est pas une révolution dans le genre, mais il possède ce petit quelque chose qui me donne envie d’y retourner quand j’ai le moral en baisse ou juste envie d’une petite dose de « bon vieux temps ». Un peu comme avec La Maison de l’Horreur par exemple, il y a quelque chose dans ces films qui sent bon la nostalgie. Mais mon attachement pour See No Evil n’égale en rien celui que j’ai pour La Maison de l’Horreur, donc la comparaison s’arrêtera là.

A voir quand même si vous avez cinq minutes (ouais okay, plutôt 1h30) et une légère envie de voir une bande d’innocents se faire dézinguer.

Scream 4 (0% de spoilers) (2011)

Réalisé par Wes Craven

Oh nom de dieu. Jamais de ma vie je n’avais attendu un film avec autant d’espoir et d’impatience. Jamais je n’avais eu autant envie d’aimer un film, ni ressenti autant d’appréhension. J’ai refusé les projections presses et avant-premières parce que je voulais vivre ça avec tout le monde, pas en snob seule dans une salle. Je me savais ultra-fan de Scream, mais j’ai découvert aujourd’hui à quel point j’étais atteinte. C’était le plus beau jour de ma vie. Wes Craven et Kevin Williamson ne m’ont pas abandonnée. Il y a encore de l’espoir pour le cinéma d’horreur, le cliché de la suite pourrie s’est pris une claque et j’ai passé un des plus beaux moments de ma vie (j’déconne à moitié en plus, c’est vous dire).

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Sélection de films pour Halloween

Halloween, c’est surtout fait pour se gaver de bonbons et s’habiller comme une chaudasse de l’enfer une fois dans l’année sans passer pour la dernière des traînées, le tout en avalant des cocktails qui font de la fumée. Mais il existe encore quelques adeptes de la soirée DVD à l’ancienne, avec quelques potes, un grand saladier de popcorn et une multitude de bonbons chimiques à portée de main. Comme il arrive également que la soirée DVD survienne après la soirée débauche en costume de Freddy-pute ou Diablesse en chaleur, ce n’est pas le moment idéal pour sortir les grands classiques qui méritent concentration et réflexion. C’est pour cette raison que j’ai choisi de vous faire une sélection de navets, de slashers simplistes, de comédies horrifiques et autres plaisirs simples. De quoi faire marrer les copains et emmerder les voisins à force de crier « VA PAS DANS LA COUISIIIIINE ! » ou « COMMENT IL L’A DÉ-FON-CÉÉÉ ». Cette sélection sert également à la rubrique Comité de Défense des Films Pourris et inversement.

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