L’horreur et la danse : dix scènes cultes des années 80

Les films d’horreur, c’est pas que de la tripaille et du sang, c’est aussi de la tendresse, de l’amour, des blagues et des numéros de danse complètement ridicules. La preuve par dix.

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La danse et les années 80, c’est une grande histoire d’amour dont les conséquences se font encore sentir de nos jours, lorsqu’on atteint un certain taux d’alcoolémie en soirée et qu’on décide de danser comme des gros ringards pour faire marrer les copains. Rien dans les chorégraphies de cette décennie n’est à garder, mais on est quand même bien contents que tout ça soit arrivé, parce qu’aujourd’hui on peut s’en moquer sans retenue.

Et je ne sais pas si vous vous en étiez déjà rendus compte, mais les films d’horreur des années 80 regorgent de belles scènes de danse ringardes à souhait, qui font le bonheur des amateurs de kitsch et de bon goût (vu que les coupables finissent bien souvent découpés en morceaux, bien fait). La preuve en dix exemples.

1. Prom Night, de Paul Lynch (1980)

Comme j’en ai déjà parlé plus longuement il y a quelque temps, on va passer rapidement sur la scène de danse de Prom Night, qui rassemble Jamie Lee Curtis et Casey Stevens dans un numéro endiablé qui me rend presque triste de ne pas avoir été ado au début des années 80. Presque. J’attends toujours de trouver la personne qui acceptera de reproduire cette chorégraphie en public avec moi, ceci dit. Quelque chose me dit que je vais attendre encore longtemps (mais j’ai toujours été d’un naturel optimiste).

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Les Tueurs de L’Éclipse (Bloody Birthday)

Ross Stewart est de retour avec une nouvelle revue ! Cette fois, il s’attaque aux Tueurs de L’Éclipse, réalisé par Ed Hunt, avec des enfants pas très sages.

Ils sont petits, sournois et sans scrupule. Privez-les de Bob l’éponge et ils vous étoufferont durant votre sommeil. S’ils vous demandent de jouer avec eux, ça sera sans doute à Docteur Maboul. Leur fourberie n’a d’égale que la fausse candeur qui habite leur yeux… Et oui, aujourd’hui nous parlons des psychopathes des cours de récré avec Les Tueurs de l’Éclipse, un film qui prouve à lui seul que 3 gosses ingénieux et malveillants peuvent faire autant de dégâts que le trio de frangins dégénérés de Détour Mortel !

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Scène Culte : Jamie Lee Curtis au bal de promo (Prom Night, 1980)

La scène la plus mémorable de Prom Night (1980) n’est pas une scène de mise à mort, mais bien une scène de danse en plein milieu d’un bal de promo, avec Jamie Lee Curtis au top de sa forme.

Prom Night, sorti en 1980 et réalisé par Paul Lynch, est un slasher un peu mou dans lequel six jeunes lycéens se font harceler (et, pour la plupart, massacrer, évidemment) par un tueur masqué qui compte bien leur faire payer pour le crime qu’ils ont commis quand ils étaient gosses. Prom Night est culte, certes, mais si on est honnête deux minutes, faut bien avouer qu’il a assez mal vieilli. Pour l’avoir revu il y a deux semaines, je peux vous assurer qu’il a pris un sacré coup de vieux. Mais comme il fait partie de ces films qui ont érigé Jamie Lee Curtis au rang de Scream Queen suprême, on l’aime bien quand même.

Ce qui rend ce film vachement plus cool, la cerise sur le cracker, c’est la scène de danse entre Jamie Lee Curtis et Casey Stevens, son petit-ami à l’écran, en plein bal de promo. Une scène que je ne me lasserai jamais de revoir, tant elle dégouline de perfection. C’est totalement hypnotisant.

Cette vidéo m’a un peu aidée à comprendre l’origine des chorégraphies étranges de ma mère. Et j’ai juré qu’un jour je trouverai quelqu’un d’assez décomplexé avec qui reproduire cette choré, en public, sans crever de honte avant la fin. (je vous tiendrai au courant).

Bref, rien que pour cette scène, Prom Night mérite d’être vu (je vous l’ai déjà dit ailleurs, mais vous pouvez largement passer à côté du remake de 2008 qui n’a absolument rien à voir avec la choucroute) (sauf si, comme moi, vous êtes très très très sensible au charme de Jonathon Schaech, là c’est une autre histoire, on gardera ça pour nous hein).

April Fool’s Day (1986) – Joyeux 1er avril !

En ce beau dimanche de 1er avril, je vous propose de (re)découvrir April Fool’s Day, un slasher un peu particulier réalisé par Fred Walton (When A Stranger Calls), dans lequel de beaux et riches jeunes cons se font joliment massacrer.

Au début j’voulais vous faire une blague de merde genre « J’QUITTE LES FILMS D’HORREUR POUR ME METTRE AUX COMÉDIES ROMANTIQUES » mais en fait j’me suis dit que vous méritez mieux que ça – alors voilà, pouf, revue de film.

Chaque fête, chaque évènement marquant de l’année se doit d’avoir son ou ses slashers attitrés – et il en va de même pour le 1er avril (j’attends encore le slasher sur le thème de l’année bisextile, j’ai déjà un script à proposer, écrit sur une serviette en papier, si y a des volontaires). Mais comment fait-on pour transposer cette journée placée sous le signe de la blagounette dans un univers un peu plus sanglant ? C’est très simple. On choisit une jeune fille de bonne famille (Muffy) possédant une maison de campagne située au milieu d’une île, loin de toute civilisation, on la fait organiser une super teuf pour ses p’tits potes, on fait deux trois p’tites blagues – et on lance un tueur mystérieux là-dedans, et BIM.

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Rabid Grannies (1988)

Rabid Grannies est un gros nanard belge sorti en 1988 et réalisé par Emmanuel Kervyn qui traite de cannibales du troisième âge. Imagine que ta grand-mère te prenne pour un gros travers de porc un beau matin. Ross Stewart vous livre sa revue du film en exclusivité intergalactique.

Tourné en Belgique avec un budget de 150 000 $, Rabid Grannies (ou les mémés cannibales en VF) fait parti de ces films issus de la belle époque des années 80. Sorti en 1988, il a remporté le prix des effets gore au 18ème Festival du Film Fantastique de Paris et a tapé dans l’oeil de la Troma* qui en a acheté les droits de diffusion. Rabid Grannies nous présente deux vieilles tantes, Victoria et Elizabeth Remington, qui fêtent tous les ans leur anniversaire dans leur superbe demeure. Cette année encore, pour leur 92 ans, elles ont prévu de recevoir leurs proches en grande pompe. Tandis que les cuisinières s’affairent pour préparer le repas, leur conversation nous brosse un portrait peu reluisant du reste de la famille ; une bande de vautours attirés uniquement par l’argent !

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