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Evil Things (2009) – Le film qui était PRESQUE bien

Evil Things est un petit film indépendant réalisé par Dominic Perez dont on a entendu parler pour la première fois en 2009 mais qui n’est sorti en DVD qu’en juillet 2011. Après avoir passé deux ans à ne lire que du bien de ce film, j’ai enfin pu mettre la main dessus… et j’ai PRESQUE aimé ça.

Evil Things, c’est l’histoire de cinq jeunes qui se barrent passer un weekend dans une maison perdue au milieu de nulle part, en pleine forêt enneigée. Tout va bien, jusqu’au moment où ils réalisent… qu’ils ne sont plus seuls. On peut difficilement faire plus simple. L’un d’entre eux, Leo, décide de filmer l’expérience de A à Z, et c’est donc grâce à cette merveilleuse initiative que nous pouvons à notre tour voir ces images. Images qui, entre temps, ont été récupérées par le FBI, parce que Leo et ses potes ont… DISPARU ! Dun-dun-duuuuunnnn.

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Anthropophagous (1980)

Pour sa première contribution au Blog Horreur, Ross Stewart vous emmène faire un tour en 1980 au pays des cannibales, avec une revue rétro du classique de Joe D’Amato, Anthropophagous. Je compte sur vous pour lui réserver un accueil chaleureux, on n’est pas chez les sauvages ici.

Fan des vieux films d’horreur des années 80-90, je m’évertue encore aujourd’hui à dénicher de vieilles pépites qui viendront agrandir ma collection. Bien sûr dans le tas j’ai eu le droit à mon lot de perles et d’étrons (mais c’est aussi ça la vie d’aventurier du 7ème art).

Et disons le tout de suite, le film qui nous intéresse aujourd’hui, Anthropophagous appartient à la deuxième catégorie. Il a été réalisé par le très prolifique Joe D’Amato, réalisateur et scénariste Italien. De son vrai nom Aristide Massacesi, le cinéaste a utilisé un nombre incalculable de pseudonymes durant sa carrière et a inondé le marché des années 70 jusqu’aux années 90 de centaines et de centaines de métrages. Il a commencé par du western puis s’est tourné vers l’horreur (sans limite pour le gore, voire l’érotique, du moment que ça fait vendre), avant de terminer sa carrière en tournant des films pornographiques. (pour plus de détails je vous invite à allez voir sa biographie détaillée sur Nanarland)

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Belle Lurette présente ses affiches graphiques de films d’horreur

L’atelier créatif Belle Lurette s’est amusé à recréer des affiches de films d’horreur à l’occasion d’Halloween, et le résultat claque un peu sa maman*, donc moi généreuse, moi partager.

(*qui dit encore ça en 2011 ? QUI ? Pardonnez-moi.)

Chez Belle Lurette, ils sont designers de père en fils depuis 2010 (une lignée pareille, ça vous la coupe, je sais), soit depuis belle lurette (OH PUTAIN PRIX NOBEL DE LA VANNE DIRECT) et ils se sont mis en quatre pour vous offrir un Halloween graphique. SAUF QUE. Le 31 octobre, elle faisait quoi Bibi ? Elle était pas devant son mac, elle s’empiffrait de Scoubidou (DROGUE DURE) devant Les Contes de la Crypte. Du coup, elle a loupé le coche.

Mais comme les affiches sont cool quand même, ça vous empêche pas d’en profiter. Après tout, pour les gens comme nous, c’est Halloween toute l’année.

Et pour voir les autres, suivez le guide !*

(*MAIS BON SANG DE BOIS QUI DIT ENCORE SUIVEZ LE GUIDE EN 2011 ?)

(ET QUI DIT ENCORE BON SANG DE BOIS ?)

(JE VAIS MAL LES AMIS, MAL)

(MAIS C’EST PARCE QU’ON A FILMÉ LE TEST DE DANCE CENTRAL 2 AUJOURD’HUI AUSSI, ALORS JE SUIS UN PEU FATIGUÉE EN PLUS C’EST VENDREDI)

(…)

(IT’S FRIIIIIDAY, FRIIIIDAY, GOTTA GET DOWN ON FRIIIIDAY)

(BON WEEKEND BISOUS)

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Sélection de slashers pour Halloween

C’est Halloween ! Et à cette occasion, je vous ai concocté une petite sélection de slashers pour sublimer vos soirées popcorn & bonbons chimiques. Une sélection qui fait crier « MAIS IL EST CON LUI OU QUOIIII LÀÀÀ ? », « MAIS NON VOUS SÉPAREZ PAS BANDE D’IMBÉCILES ! » ou encore « MAIS T’ES GOGOLE OU QUOI ? IL EST DERRIÈRE TOI ! DERRIÈRE TOOOIIII !!! ».

C’est Halloween ! Tralalalala, tralalalalilala ! La meilleure période de l’année ! (non en vrai ce serait la meilleure si c’était en plein mois d’août, mais quelque chose me dit que l’ambiance ne serait pas tout à fait la même)

Pour éviter de me contenter de vous ressortir la sélection de films pour Halloween de l’année dernière, je me suis imposé un thème pour cette édition 2011 : les slashers. Et pas n’importe lesquels – ce serait trop facile. Même règle que l’année dernière : on ne s’occupe pas des classiques, parce que si je vous dis « ouais bah regardez Halloween, Les Griffes de la Nuit et Vendredi 13 et ciao », vous allez me dire que je vous prends pour des cons (mais si vous les avez vraiment pas vus, vous pouvez aussi en profiter pour y remédier) (à chaque fois j’me dis « tiens, faudrait faire une liste des classiques à ne surtout pas manquer », mais elle ferait 100km).

Bref. Faisons un petit tour des slashers moins connus et trop sous-estimés de ce monde, histoire de leur rendre un peu justice. Comme l’année dernière, cette liste sert aussi à la rubrique Comité de Défense des Films Pourris, parce qu’ils ont aussi besoin d’amour.

1. April Fool’s Day

April Fool’s Day, dont le titre français est « Week-end de Terreur« , parce qu’apparemment c’était trop dur de l’intituler Poisson d’Avril, est un slasher sorti en 1986 et réalisé par Fred Walton (qui nous a offert le merveilleux When A Stranger Calls, sorti en 1979 – à voir également). Neuf étudiants passent le weekend dans la maison de l’un d’entre eux, située sur une petite île au milieu de nulle part, et se font dégommer un par un. Arrêtez-moi si vous avez déjà entendu ça quelque part.

Raconté comme ça, forcément, ça fait pas plus envie qu’un autre slasher. Mais en plus d’offrir quelques morts bien sympathiques, April Fool’s Day est plein de petites surprises qui vous feront sautiller de joie. De plus, et c’est assez rare pour être souligné en rouge et en gras : les acteurs sont bons. Ouais je sais, ça parait dingue, mais c’est vrai. C’est un des éléments qui fait d’April Fool’s Day un film très réconfortant. Je vous le conseille pour Halloween, mais il est également parfait pour les dimanches de lose sous la couette. Un must-see pour les fans de slashers. (en revanche, ne vous arrêtez pas sur la version 2008 qui n’a rien à voir et qui ne vaut vraiment pas la peine).

2. Cherry Falls

Cherry Falls est un slasher sorti en 2000, et qui, à première vue, n’a rien d’exceptionnel. Une petite ville américaine, un maniaque en liberté et des lycéens qui tombent comme des mouches – ça c’est pour la première couche. En grattant un peu, on s’aperçoit que cette ville cache un terrible secret, une histoire vieille de 25 ans qui revient hanter les adultes de la ville – et qui décide de s’en prendre à leurs enfants (non, malgré les apparences, je ne parle pas des Griffes de la Nuit). Et là, ça se corse un peu : les meurtres se succédant jour après jour, on finit par se rendre compte que toutes les victimes étaient… vierges. Les lycéens réagissent alors de manière tout à fait logique en organisant une méga fête pour permettre à tous ceux qui ne l’ont pas encore fait de perdre leur virginité et ainsi sauver leur peau. Voilà. Cherry Falls, c’est l’histoire d’un tueur de puceaux.

On y retrouve Brittany Murphy en final girl, et c’est drôle. C’est un film qui ne se prend pas du tout au sérieux (en même temps, ce serait un peu compliqué) et qui vous plonge dans un état nostalgique des 90’s-début 00’s en vous berçant doucement du début à la fin.

3. Hatchet

J’ai déjà fait une revue complète de Hatchet ici, mais je vais résumer rapidement pour ceux qui auraient la flemme de tout lire : réalisé par Adam Green (Frozen), Hatchet a connu un succès quasi-immédiat et presque unanime auprès des fans du genre. Certains s’accordent même à dire qu’il est déjà devenu culte (par contre, pour le 2, c’est vachement plus divisé). Ça se passe dans le bayou, en pleine période de Mardi Gras, y a Tony Todd et Robert Englund, un gros type déformé qui tue des gens et des victimes drôles jusqu’à leur mort. Difficile de ne pas aimer.

J’insiste lourdement sur les morts : elles sont COOL. Sales, violentes et douloureuses, mais COOL. Les effets spéciaux sont parfaits, la dernière fois que j’ai vu le film c’était en 2010 et j’ai encore vachement mal aux cervicales en repensant à une mort en particulier. Le duo Ben (Joel David Moore) et Marcus (Deon Richmond) est proche du duo comique, et c’est un plaisir de les voir tenter d’échapper au gros vilain Victor Crowley (incarné par le géant Kane Hodder, connu pour avoir incarné Jason Voorhees à quatre reprises). Bref, Hatchet, c’est du pur bonheur, une lettre d’amour aux fans de slashers, et une belle collection de morts mémorables.

4. Sleepaway Camp

Je vous ai également parlé de Sleepaway Camp ici, mais je vous fais la version courte : il faut à TOUT PRIX voir ce film. On ne peut pas être fan de films d’horreur, et plus précisément de slashers, et ne pas avoir vu ce film. C’est tout bonnement inenvisageable. Ouais je sais, ça fait un peu intégriste dit comme ça, surtout que je me suis récemment rendue compte que j’avais une légère tendance au premier degré hardcore quand il s’agit de cinéma d’horreur, mais j’insiste. Sleepaway Camp est pire que culte et il est indispensable. Bon, si je continue à vous le survendre vous allez vous attendre à un Psychose bis et me casser la gueule, mais c’est un risque à prendre.

Angela Baker vit chez sa tante avec son cousin Ricky depuis que son père et son frère ont été tués dans un accident de bateau. Pour les vacances d’été, elle et Ricky sont envoyés en camp de vacances – mais pour Angela, qui est réservée, timide et craintive, ça ne va pas être facile tous les jours. D’autant plus qu’un tueur rôde et s’amuse à déglinguer tout le monde, personnel de la colo et enfants, en faisant preuve de beaucoup d’imagination. En plus d’être consistant du début à la fin, d’offrir aux spectateurs un merveilleux aperçu de la mode dans les années 80 ainsi que des morts inventives, Sleepaway Camp se paye également le luxe de vous retourner le cerveau. Un putain de régal que je prends plaisir à revisiter aussi souvent que possible.

5. Clownhouse

Je vais être honnête avec vous : Clownhouse n’est pas un « bon » film. Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est normal, il n’a pas marqué grand monde. Mais si je ne vous recommandais que des bons films, ça se saurait, et je pense que Clownhouse a besoin de notre amour. Déjà, y a une histoire de clowns, et si vous faites partie de la génération Pennywise, vous n’êtes pas super fans de ces psychopathes bariolés. Donc bim, 50 points d’avance pour Clownhouse qui nous renvoie à une de nos plus grandes peurs.

Trois jeunes frères passent la nuit seuls chez eux pendant que leurs parents sont absents et sont attaqués par des psychopathes échappés d’un asile qui ont volé l’identité des clowns du cirque du coin. Point bonus : l’un des trois frères a déjà une peur bleue des clowns (et visiblement un karma de merde). Je sais pas pourquoi, mais les films des années 80 avec des enfants comme personnages principaux – encore plus quand ce sont des films d’horreur – me fascinent totalement. Ils dégagent quelque chose de spécial, et font également partie des films réconfortants dont je n’arrête pas de vous parler. Clownhouse est un des meilleurs exemples – l’ambiance 80’s, le grain du film, la bande-son, tout y est, c’est comme un vieux doudou sur pellicule.

Bref, Clownhouse est vraiment chouette.

Voilà voilà, c’est tout pour cette année. J’ai choisi de m’arrêter à cinq films parce que sinon j’étais partie pour vous pondre une encyclopédie, mais comme il y a des chances pour que ce soit des films dont vous n’avez jamais entendu parler, ça ira. Si vous les avez déjà tous vus… revoyez-les. Et faites en profiter vos potes, bande d’égoïstes.

Et surtout, JOYEUX HALLOWEEN LES ENFANTS ! Envoyez-moi des bonbons pliz, j’commence déjà à manquer.

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Urban Legend, triple dose de kiffouze

Axel Zita, qui officie habituellement sur Gentlemec, a découvert Urban Legend cette semaine. Du coup, il vous force aujourd’hui à revivre ça avec lui, et tente de vous expliquer pourquoi c’est une pure tuerie. (Rappel : si vous voulez écrire pour le blog horreur > jack@madmoizelle.com).

Tu as sans doute entendu parler de Urban Legend, ce film délicieusement vintage que l’on regarde lors de soirées bières/chips en rigolant grassement. La trilogie Urban Legend, c’est le genre de soirée DVD qui fait plaisir à l’approche d’Halloween. Le style de films qui fait pas (trop) peur, où ça gicle bien, avec des mises à morts plutôt sympatoches et des acteurs qui y touchent leurs premiers cachets. Forcément, c’est du classique ; forcément, c’est du pourri ; et forcément, c’est culte.

En ce qui concerne la saga Urban Legend, y a deux écoles : ceux qui trouvent ça encore plus pourri que Destination Finale (et qui n’ont rien compris, comme dirait Colonel Reyel à la fin d’Aurélie) ; et ceux qui le jugent à sa vraie valeur, et se délectent de la magistrale dégénérescence des épisodes de la trilogie.

Bon, avant que j’énumère les raisons pour lesquelles Urban Legend, ça défonce, jouons cartes sur table. Au début, je voulais balancer un top 10 des morts les plus lolantes, un peu comme celui que Mandy vous avait concocté avec Destination Finale. Mais comme YouTube est une biatch qui a décidé de contrecarrer mes plans, on devra faire sans certaines scènes qui m’ont fait recracher ma bière, et j’en suis profondément désolé. Mais on s’en fout, venons-en aux 3 big trucs qui font que vous ne pouvez pas louper Urban Legend.

1. Parce que bordel, les mises à morts sont hyper-cool

Que ce soit un chien dans un micro-ondes, une meuf qui se fait attaquer par des araignées qui sortent de son propre corps, ou un blaireau qui crame dans une cabine UV, on peut dire que les mecs chargés de compiler des légendes urbaines pour le film se sont fait plaisir. Et pour vous prouver que je vous dis pas des conneries, voici la scène bien crado qui fait vomir. Vous vous êtes déjà demandé ce que ça faisait de se réveiller dans une baignoire pleine de glaçons, et de voir qu’on vous a piqué un rein, en mode Charlie the Unicorn ? Ben ça a l’air de faire bizarre.

Ah ouais au fait, c’est un peu dur à regarder quand on vient de manger.

2. Parce qu’y a Freddy Krueger et Lex Luthor dedans

Oui, vous avez bien lu. Dans Urban Legend, y a Robert Englund, môssieur Freddy Krueger. Et y a aussi le Lex Luthor de Smallville, la biatch blonde d’American Pie et (attention les filles) JARED LETO. Oui, le premier épisode d’Urban Legend est truffé d’acteurs qui ont réussi à trouver du boulot après. Comme quoi, les slashers mènent à tout. Pour voir Lex Luthor avec des cheveux, regardez-moi cette bande-annonce qui déchire.

Dans le deuxième, y a aussi le Dr Cameron de House, et une Eva Mendès goudou. Rien que pour ça, le 2 est indispensable. Bon par contre, faut pas déconner, ils ont pas réussi à avoir du people pour le troisième. Mais c’est pas pour ça que c’est une grosse daube hein, ça c’est la faute aux effets spéciaux tout pourris.

3. Parce qu’après le premier, ça part complètement en vrille

Et ouais, après le premier, on commence doucement à rentrer dans le WTF. Urban Legend : Final Cut (traduit par Coup de grâce, allez savoir pourquoi) est un film assez relou, mais constellé de scènes complètement ouf et de punchline de malade comme « Lâche ce flingue, espèce de fils de pute psychotique ! ». Ouais, ça envoie du FAT, et avec le 3 ça ne s’arrange pas. On vire carrément dans le surnaturel, avec le fantôme d’une gonzesse qui a piqué son maquillage à la gamine de l’exorciste. Tout le budget du film est parti dans les mises à mort, alors vous vous doutez bien que question gore, on a mis le paquet. Entre le coup des araignées (attention, c’est méga dégueulasse) et le « Salut je te tabasse et je te tranche la gorge avec une bouteille cassée », y a de quoi partir aux toilettes pour rendre son dîner.

Maintenant, vous savez ce qui vous reste à faire. Sur ce, je vous laisse avec Lex et son chien :

Bisous.

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Insidious (2011)

Insidious, réalisé par James Wan, est sorti en DVD hier mercredi 26 octobre – juste à temps pour Halloween. Je vous conseille de vous jeter dessus avant le 31 octobre, pour en faire profiter vos potes, puisqu’il colle parfaitement à l’ambiance de la saison et risque de faire sursauter un paquet de monde.

Je n’attendais rien d’Insidious, parce que j’ai été trop souvent déçue ces derniers temps. J’ai préféré me dire que ça me ferait sursauter deux ou trois fois, et ignorer les revues sur le ton « OMG C’EST LE FILM LE PLUS FLIPPANT DEPUIS 1982 ! » – on nous avait fait le coup pour Paranormal Activity, et c’était pas passé. Du coup je suis allée le voir avec mon meilleur pote en lui disant vaguement « paraît qu’il fait peur, mais bon… ». On ne se doutait pas encore de la claque qu’on allait se manger en pleine face. Parce que oui, Insidious nous a fait peur. Très très peur.

Après The Tunnel qui, je vous le répète, m’a flanqué une trouille assez géniale, je ne m’attendais pas à flipper à nouveau, et dix fois plus, en un si court laps de temps. J’ai l’habitude d’avoir vraiment peur environ une fois par an, alors bonjour la surprise hein. Insidious est venu ressusciter le genre de la maison hantée et des esprits frappeurs, et pour une fois, c’est réussi. Réalisé par James Wan et écrit par Leigh Whannell, les deux compères australiens qui ont lancé la franchise Saw (qui s’est, comme nous le savons tous, bien vite cassé la gueule) et produit par ceux qui nous ont amené Paranormal Activity, on avait à la fois de quoi se réjouir et de quoi s’inquiéter.

Josh (Patrick Wilson) et Renai (Rose Byrne) (oui oui, Renai, comme quand on parle en gogole en hurlant J’AI TOUT CASSAI) emménagent dans une nouvelle maison avec leurs trois enfants. Après une aventure dans le grenier qui lui vaut une chute et quelques égratignures, leur fils Dalton va se coucher… et ne se réveille pas. Il tombe dans un coma qui reste inexpliqué par les médecins, qui ne savent plus quoi faire. Dalton reste alité chez lui après son séjour à l’hôpital, toujours profondément endormi, et des trucs bien chelou commencent à se produire dans la maison. Renai y passe le plus clair de son temps pour veiller sur leur dernière née et composer de la musique, tandis que Josh est au boulot. C’est donc Renai qui se mange tout dans la gueule quand les choses commencent à partir sévèrement en vrille.

Un Paranormal Activity sous stéroïdes, mixé avec une ambiance Poltergeist, Insidious revient aux « sources » et agit comme une réponse à ceux qui réclament un « vrai » film d’horreur depuis des années, lassés d’être déçus par les grosses productions. L’arrivée de la médium dans le troisième acte du film va certainement diviser les fans, mais ceux qui resteront dedans jusqu’au bout passeront un excellent moment. Il suffira d’y croire jusqu’au bout et de ne rien lâcher pour vraiment apprécier Insidious de bout en bout. Et quand on croit en avoir fini avec les apparitions qui nous arrête le coeur, ça continue – et ça ne s’arrête pas. J’entendais mon meilleur pote murmurer « bon, ça suffit là, j’en ai marre, faut arrêter maintenant » alors qu’il s’enfonçait les ongles dans les paumes pour résister à l’envie de hurler. Je ne dis pas que c’est LE film le plus terrifiant de la décennie, mais y a moyen de bien flipper sa race, tout dépend de votre niveau de résistance.

Insidious fait flipper de jour comme de nuit, avec des apparitions parfois brèves et discrètes qui nous font nous demander si on a complètement halluciné ou pas, et d’autres qui nous arrivent en pleine gueule et qui nous grimpe dessus pour nous secouer pendant cinq minutes. J’ai passé les trois quarts de la séance à laminer le bras de mon pote avec une main plaquée sur ma bouche. Même quand on sait pertinemment quand ça va faire peur, qu’on sent que ça vient et qu’on se dit « bon ça va là, on sait, ça va arriver par derrière et on va tous sursauter, ouaiiis », le film parvient quand même à nous surprendre et à nous faire l’effet qu’on sentait pourtant venir.

En plus, l’un des fantômes/esprits/démon est un peu l’enfant illégitime de Freddy Krueger et de Darth Maul alors bon, c’est que du bonheur. Pas de CGI, pas d’effets spéciaux pourris, pas de gore inutile, Insidious est vraiment un putain de bon film comme on en voit trop rarement ces derniers temps. James Wan et Leigh Whannell devraient être soudés l’un à l’autre pour ne jamais se séparer et nous pondre encore des merveilles comme celle-ci.

Le film est sorti en DVD mercredi 26 octobre, et je vous conseille vraiment de tenter l’expérience. Côté bonus, ça reste malheureusement trop léger : un entretien avec James Wan et Leigh Whannell  et un making of de 24 minutes – c’est pas non plus la dèche ultime, mais on aurait aimé en voir un peu plus.

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American Horror Story : ça vaut le coup ou pas ?

American Horror Story est une série horrifique – l’une des raaares du genre – diffusée sur FX, chaîne américaine, depuis le 5 octobre. Mélange de maison hantée, de meurtres et de mystères aux accents glauques, nous sommes nombreux à avoir misé dessus. Mais est-ce que la série tient vraiment ses promesses ?

J’ai préféré attendre de voir au moins les trois premiers épisodes d’American Horror Story avant de vous en parler, histoire de ne pas m’emporter ou la descendre sans avoir vu plus loin que le pilote. Depuis la diffusion du premier épisode, vous avez été une petite poignée à me demander d’en parler, ou simplement si ça en valait la peine. Du coup, moi gentille, je m’exécute aujourd’hui (et là je me visualise en train d’actionner moi-même la guillotine pour me décapiter devant une foule en délire, et j’rigole bien).

American Horror Story, de quoi ça raconte ?

(j’ai aussi décidé de mettre mon français correct à la poubelle pour fêter l’arrivée du weekend).
American Horror Story, c’est l’histoire d’un couple, Ben (Dylan McDermott), psychiatre, Vivien (Connie Britton) et leur fille Violet (Taissa Farmiga), qui emménagent dans une vieille maison à Los Angeles pour sauver leur couple. A Boston, Vivien a subit une horrible fausse couche et a surpris Ben en train de coucher avec une de ses élèves en psycho. Plutôt que de se mettre violemment sur la gueule et de saccager un tribunal au cours d’un divorce houleux, ils ont préféré déménager et tenter de ranimer la flamme. Après un bordel pareil, vous vous doutez bien que ça ne va pas être super évident.

Mais comme si on en restait là, ça ne serait qu’une simple série dramatique sur la tentative de reconstruction d’une famille brisée, il y a pire. La maison dans laquelle ils ont emménagé a été le théâtre d’un drame sanglant. Les deux propriétaires précédents, un couple gay aux pratiques sexuelles légèrement BDSM, sont tous les deux morts dans la cave – l’un a tué l’autre avant de retourner l’arme contre lui. Ils acceptent néanmoins d’acheter la maison, probablement rassurés par l’enthousiasme de leur fille devant une telle histoire. Oui, parce que Violet est une ado en crise, attirée par tout ce qui est glauque et malsain, qui fume en cachette et se bat avec les pétasses de son école. Sinon c’est moins drôle.

Ça fait déjà beaucoup, et pourtant ce n’est pas tout. Ajoutez à ça une voisine complètement tarée (interprétée par l’excellente Jessica Lange, horriblement crédible dans ce rôle) et sa fille trisomique qui passe son temps à squatter leur baraque, une domestique borgne au passé trouble (interprétée par Frances Conroy, vue dans Six Feet Under et toujours aussi bluffante), un homme au visage cramé qui suit Ben partout, et un jeune patient aux pulsions meurtrières qui tourne autour de Violet… et vous n’obtenez que le quart des personnages d’American Horror Story.

Un pot-pourri horrifique

J’ai hésité entre pot-pourri et muesli, j’étais pas sûre de ce qui était le plus évocateur, mais comprenez bien ceci : American Horror Story, c’est un sacré bordel. Ça part dans tous les sens, de nouveaux personnages apparaissent toutes les cinq minutes, les intrigues se multiplient à la vitesse de la lumière, ça va très vite et très loin. C’est aussi pour ça que je voulais attendre avant de vous en parler, j’étais pas sûre de la direction qu’ils allaient prendre pour la suite, et finalement c’est très simple : toutes. Si une porte s’ouvre, bim, on rentre. Si quelqu’un sous-entend quelque chose, on n’en restera pas là. Tout est travaillé, tout se tient, tout est lié, et évidemment, on se sent complètement perdu au milieu de tout ça.

On a l’impression de tomber dans le terrier du lapin d’Alice au Pays des Merveilles. Le meurtre/suicide des deux propriétaires précédents n’est finalement qu’un chapitre dans l’histoire de la maison. Plus on remonte dans le temps, plus on en apprend sur cette maison, qui semble maudite. On finit par ne plus savoir ce qui est réel, qui existe vraiment, ce que les personnages ont vécu ou imaginé, et on se retrouve happé par cet étrange univers.

Alors, ça vaut le coup ?

Bon, clairement, quelle que soit ma réponse, vous ne serez pas tous d’accord avec moi. Sinon ça voudrait dire que je serais le Maître Incontesté de l’Univers, et ça ça n’arrivera pas avant 2019. Mais puisque certains d’entre vous m’ont demandé mon avis, je vais me faire un plaisir de vous le donner (oui parce quand on me demande rien, je m’abstiens totalement d’ouvrir ma gueule, c’est bien connu).

De ce que j’ai vu pour l’instant – c’est à dire trois épisodes – j’ai bien envie d’y croire. J’ai bien envie de dire que oui, pour l’instant en tous cas, ça vaut le coup. C’est toujours aussi prometteur. On sent que cette volonté de partir dans tous les sens est peut-être plus maîtrisée que ce qu’on croyait au début. Ça donnait l’impression d’être face à une bande de fans du genre qui voulaient tout faire en même temps. Et en fait, tout a l’air d’être bien ficelé. On n’est pas à l’abri d’un gros revirement de situation, mais pour l’instant ça tient la route.

En bref, si vous aimez les séries et l’horreur, je ne vois pas de raison de vous tenir éloigné d’American Horror Story. Au pire, on sera déçus, au mieux, on aura été témoins du retour de l’horreur de qualité à la télévision. C’est un bon risque à prendre.

Et si vous n’êtes pas d’accord, comme d’hab, venez donc chez moi avec des fourches et des torches et on règle ça à l’ancienne. J’irai me réfugier dans un moulin et vous finirez par me tuer, et tout le monde se sentira coupable et ce sera bien cool.

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The Devil Inside, la bande-annonce

The Devil Inside est un nouveau film d’exorcisme réalisé par William Brent Bell, qui sortira en France le 14 mars 2012. Si Le Rite et Le Dernier Exorcisme ne vous ont pas satisfait (et je vous comprendrais), voici une nouvelle occasion de redorer le blason des histoires de possession (du coup j’fais des rimes, rien ne va plus).

Allez, je vous balance le synopsis, et vous me dite à quel moment ça vous rappelle un truc : Isabella Rossi est une jeune fille bien sous tout rapport, dont la mère a tué trois personnes au cours d’un exorcisme qui a mal tourné. Maintenant qu’elle est adulte et responsable, elle décide d’aller faire un tour en Italie, où est internée sa mère, pour enquêter sur cette mystérieuse affaire. (oui alors forcément, on parle d’exorcisme et d’Italie, vous pensez Le Rite tout de suite, c’est normal). Mais comme on est en 2011 et qu’il devient de plus en plus difficile de discréditer la science – mais que c’est toujours mal vu de cracher sur la religion – ces deux forces vont s’allier pour tenter de comprendre ce qui se passe.

Science + Religion = amour pour toujours et résolution de crimes commis par des démons qui vivent dans des gens.

Pays étranger aux moeurs bizarres, check. Femme qui se prend pour un Rubik’s Cube, check. Chemise de nuit crade et cheveux gras, check. Insultes et paroles mystiques énoncées par une voix venue d’outre tombe, double-check. Tout est bon, on peut y aller.

Mais comme on est prudents, on va jeter un oeil à la filmographie de William Brent Bell et, OH SURPRISE, Stay Alive, c’était lui. Je sais pas si vous l’avez vu, mais si vous voulez voir Frankie Muniz flipper sa daronne à cause d’un jeu vidéo démoniaque qui s’immisce dans la vie des joueurs pour les tueeeeer, bah allez-y, c’est un film génial.

(nan j’déconne) (nan mais en vrai c’est drôle un peu, si vous vous emmerdez un dimanche)

Bref, ça sort le 14 mars 2012, et j’irai le voir parce que je suis une grande optimiste.

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Piranha 3DD – Le premier teaser

Le teaser de la suite de Piranha 3D d’Alexandre Aja est enfin arrivé, bien que la date de sortie du film ait été repoussée par les vilains méchants de chez Dimension (PANPAN CUCUL LES DISTRIBUTEURS HEIN) – et y a euh… surtout du gros néné.

Piranha 3DD, réalisé par John Gulager, était censé sortir cette saison, mais comme on vit dans un monde injuste et cruel, il faudra attendre 2012 pour… le voir en salles ? MÊME PAS SÛR. A ce rythme là, il y a fort à parier qu’on aura droit qu’à un DTV qui nous passera sous le nez à la vitesse de l’éclair sans même prévenir de son arrivée. MONDE POURRI. Heureusement, nous sommes des jeunes pleins de ressources, et c’est pas ça qui nous empêchera de jeter un oeil à cette suite déjà bien attendue.

Du coup, on peut bien jeter un oeil au teaser, qui a été dévoilé, semble-t-il, lors des Spike Scream Awards. Et cette fois, ce sont les visiteurs d’un parc aquatique qui vont se faire dépiauter en tout piti piti morceaux.

OUÉÉÉÉÉ DES GROS NÉNÉS PARTOUUUUT YOUPIIII. Et David Hasselhoff a retrouvé du travail, ouéééé !

J’espère, Mr. Gulager, que vous avez prévu des trucs UN PEU PLUS grand public quand même parce que c’est pas que j’ai pas envie de me faire assommer par des nichons en 3D pendant 1H30, mais j’ai pas très très envie.

PS : DD étant un bonnet en langage étazunien (double D’s) (et pas de ceux qui tiennent chaud au crâne) (oh, quoique), on applaudit bien fort le jeu de mots ouééééé.

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The Woman In Black : le trailer

The Woman In Black est un remake du film du même nom, réalisé par James Watkins avec Daniel Radcliffe dans le rôle principal, qui sortira en France courant mars 2012. Voici la version britannique de la bande-annonce, avec du Daniel qui flippe sa mère et des apparitions qui font sursauter.

A l’origine, The Woman in Black est un téléfilm britannique diffusé en 1989, et réalisé par Herbert Wise, qui a depuis acquis le statut de film culte. Les scènes d’apparition de la fameuse femme en noir ont traumatisé un paquet de téléspectateurs, et continuent aujourd’hui à faire frissonner les retardataires. D’ailleurs, pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, en voici un petit avant-goût :

Et puis en 2012, on découvrira le remake réalisé par James Watkins, avec Daniel Radcliffe dans le rôle principal. Ce remake, d’après ce qu’on peut voir dans la bande-annonce, va évidemment multiplier les sursauts, apparitions, images subliminales – parce que c’est comme ça que ça marche à notre belle époque. Heureusement, on sait que Daniel Radcliffe n’est pas un mauvais acteur, donc ça devrait aller. Peut-être. J’en sais rien. On verra bien.

Comme d’hab.

De toute façon, il faudra attendre mars 2012 pour se faire un avis.