Uninhabited (2010) – Camper, c’est mourir un peu

Uninhabited est un film australien réalisé par Bill Bennett dans lequel deux amoureux décident de s’exiler sur une île « déserte » pendant 10 jours. Mauvaise idée.

Ah, l’Australie… C’est marrant comme plus le temps passe, moins j’arrive à croire à la possibilité que quelque chose de bon puisse sortir de ce pays. En dehors des films, j’veux dire. Parce que le cinéma d’horreur australien et moi, on est potes depuis Wolf Creek, et c’est pas près de s’arrêter là. Et finalement, ces films ne font que décupler le sentiment d’horreur que m’inspire ce pays. D’après mes propres statistiques, en naissant en Australie, on a 98% de mourir avant 30 ans. Dur, hein ?

Suicide Club Med

Bon, alors quand on sait ça, qu’est-ce qu’on fait ? Bah on évite de prendre des risques inutiles, déjà. Sauf quand on s’appelle Beth (en même temps, avec un nom pareil hein…). Beth est une jeune biologiste marine qui décidé d’embarquer son mec, Harry, camper sur une île déserte pendant dix jours. Alors avant même de parler des dangers de l’île, parlons de la connerie de cette idée : aller camper, c’est déjà une sacrée grosse idée de merde. Aller camper sur une île déserte, ça veut dire se faire conduire là-bas par un mec et lui donner rendez-vous dix jours plus tard. Donc ça veut dire qu’ils n’ont aucun moyen de quitter l’île rapidos, ils ont juste un petit téléphone satellite pour demander au mec de rappliquer au plus vite si y a un souci.

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Stay Alive (2006) – Le jeu vidéo qui tue des gens

Stay Alive, sorti en 2006 et réalisé par William Brent Bell, fait le choix audacieux de placer un jeu vidéo qui tue des gens au centre de l’intrigue, avec un casting de folie et un scénar à trous.

Dans Stay Alive, un film d’une grande qualité aujourd’hui encore inégalée, un jeune beta-testeur tombe sur un jeu vidéo qui tue des gens. Le jeu s’appelle Stay Alive, parce que c’est super dur de rester vivant quand on joue à un jeu qui rend mort, et en fait quand tu meurs dans le jeu, tu meurs dans la vraie vie – comme dans le jeu. Je crois que j’ai jamais autant dit « jeu » dans une phrase. Jeu. Voilà, ça c’est fait. Après cette intro pas du tout vertigineuse, penchons-nous un peu sur ce bijou sous-estimé du cinéma étazunien (indice : une micro-dose de sarcasme se cache dans cette phrase, sauras-tu la retrouver ?).

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Joy Ride (2001) – Fallait pas se moquer…

Deux frères qui font un canular à un routier un peu rancunier, ça donne une course poursuite infernale sur les routes des zétazunis, et ça s’intitule Joy Ride.

J’avais encore jamais vu Joy Ride de John Dahl parce que j’ai un peu de retard (onze ans quoi, une bagatelle), mais je ne regrette pas d’avoir attendu. Au moins j’ai pu avoir le plaisir de le découvrir ce week-end, et j’ai passé un assez bon moment. Faut dire que depuis quelque temps j’essaye de déterrer tous les films à tendance slasher/fou furieux qui traque des jeunes cons datant de la fin des 90’s au début des 00’s, alors j’étais bien contente.

Le canular qui tue des gens

Joy Ride, c’est l’histoire de deux frères, Lewis (Paul Walker) et Fuller (Steve Zahn) qui profitent d’un road trip pour faire joujou avec une vieille CB. Lewis est en route pour aller chercher Venna (Leelee Sobieski) sur le chemin de leur ville natale, et se retrouve à sortir son grand frère de prison au passage. Et comme Fuller est du genre fouteur de merde, tout part en vrille quand il décide de jouer une sale blague à un routier via CB – Rusty Nail. Il force Lewis à prendre une voix de femme et à dragouiller Rusty Nail en se faisant passer pour une certaine Candy Cane qui aimerait bien retrouver son interlocuteur dans une chambre d’hôtel pour faire des galipettes.

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La Cabane dans les Bois – La Revue (0% de spoilers)

La Cabane dans les Bois (The Cabin in the Woods en V.O., un poil plus classe) est un film réalisé par Drew Goddard et produit/co-écrit par Joss Whedon qui sort en France le 2 mai et qui pourrait bien révolutionner le cinéma de genre.

Au début, je voulais me contenter de quelques mots pour cette revue, et ça aurait donné quelque chose comme « WOW. PUTAIN. WOW. JE. WOW. ALLEZ LE VOIR. CIAO. », mais après je me suis dit que vous méritiez quand même un peu mieux que ça. J’ai donc laissé la nuit me porter conseil, le temps de commencer à atterrir après cette immense claque, et je me suis mise au boulot. Mais si avant même de lire cette revue vous vous êtes dit « rien à foutre, de toute façon, j’vais le voir » alors fermez cette fenêtre. Ne lisez pas ma revue, ne rematez pas les bandes-annonces et clips divers, contentez-vous du peu que vous savez pour le moment et allez le voir – après vous aurez le droit de revenir. Mais moins on en sait sur La Cabane dans les Bois, mieux c’est.

Pour les autres, les désobéissants et les impatients, commençons donc cette revue qui, je le rappelle, contient absolument ZÉRO spoiler – je ne parle strictement pas de l’intrigue, donc vous pouvez quand même y aller tranquille.

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ATM (2012) – La Revue

ATM est un film de David Brooks dans lequel trois collègues se retrouvent bloqués dans une jolie cabine en verre au milieu de la nuit, sur un parking désert, et traqués par un psychopathe encapuché.

En fait j’ai dit « jolie cabine en verre » pour résumer parce qu’ATM est un film qui risque de faire bien chier les traducteurs si jamais il quitte le circuit étazunien pour se propager vers chez nous. En effet, un ATM en anglais, c’est un distributeur automatique de billets – jusque là, rien de bien compliqué. Mais va expliquer aux gens comment trois personnes se retrouvent bloquées dans un distributeur automatique sans passer pour un con. Parce que par chez nous, les cabines perdues au milieu de nulle part, ouvertes 24h/24, avec des distributeurs de billets dedans, ça existe pas trop. Nous nos distributeurs on les fout dehors, encastrés dans les murs des banques, et on en parle plus. C’est donc un concept difficilement exportable.

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Frozen (2010)

Réalisé par Adam Green

Depuis que j’ai vu Hatchet, j’ai pris la décision de surveiller Adam Green de très près. Sauf que nous vivons en France, et que la plupart des films d’horreur intéressants qui sortent aux États-Unis ne passent jamais par notre beau pays (ou sortent en DVD pendant qu’on a le dos tourné, sans aucune pub, histoire qu’on ne soit jamais au courant). Du coup, j’entends parler de Frozen depuis cet été et la date de sortie française est toujours fixée à « prochainement » (comprendre : « jamais, mais continue à espérer petit papillon« ). J’ai donc remué ciel et terre (au moins) pour me procurer ce film à propos duquel je n’arrêtais pas de lire du bien, et je ne regrette rien. Mon âme est souillée à jamais, mais ça je peux vivre avec.

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Buried – (L’Étrange Festival)

« Buried »

Réalisé par Rodrigo Cortes

Ils l’ont fait ! Enfin, Rodrigo Cortes l’a fait ! Il a réussi à faire tenir son film sur 1h30 avec un seul acteur à l’écran et une petite boite en bois. On a tous attendu, espéré, appréhendé, on a prié les dieux d’Hollywood de donner une chance à ce film et notre prière a été exaucée (non j’en fais pas trop, laisse moi tranquille). Et c’est l’occasion d’offrir notre pardon à Ryan Reynolds et de mettre de côté Blade: Trinity et Amityville car voici enfin une putain de prestation de la part de Mr. Scarlett Johansson qui mérite qu’on le salue bien bas.

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Monsters – (L’Étrange Festival)

« Monsters »

Réalisé par Gareth Edwards

Ouuuuh le film qu’on attendait tous ! Que vous attendez encore pour la plupart d’entre vous ! Ouuuuh la grosse déception latérale en pleine face ! Pour une fois, je ne m’attendais à rien. J’ai bien retenu la leçon et j’ai arrêté de me faire des idées dans tous les sens sur des films que je n’ai pas encore vus. J’y suis allée l’esprit vierge de toute attente, même si j’ai vaguement entendu dire qu’on avait là le successeur de District 9 et le film qui allait mettre un uppercut à Cloverfield, alors forcément, la déception était inévitable.

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