Revue: Hatchet (aka Butcher – La Légende de Victor Crowley)

« Hatchet »

Réalisé par Adam Green

posterhatchet

En apprenant la sortie prochaine d’un Hatchet 2, et ayant gardé un souvenir plutôt agréable du premier, j’ai décidé de me le remettre en mémoire. Et depuis je gave tout mon entourage avec ça. Je sais pas encore où j’avais la tête lors de ma première tentative – mieux vaut ne pas le savoir – mais je n’étais sûrement pas très concentrée, puisque je ne me souvenais pas de grand chose si ce n’est que c’était chouette. Et si Hatchet a une si bonne réputation parmi les amateurs du genre, c’est pas pour rien. Les fans d’horreur sont bien connus pour monter au créneau au moindre affront et pour se réunir ou se diviser avec une dévotion sans pareille selon le film dont il est question (exemple récent : la franchise Saw, il y a les pour et les contre, et chacun défend son point de vue avec ardeur… bien que j’ai du mal à concevoir l’existence d’un argument « pour » valable mais moi j’dis ça, j’dis rien hein…). Tout ça pour dire qu’en ce qui concerne Hatchet, je suis fière de faire partie de ceux qui le classent au rang de culte sans rechigner et sans même prendre la peine d’essayer de paraître un tantinet objectif.

misty

Ca c'est pour capter votre attention.

Eh déjà, le cadre est cool : un bayou de la Nouvelle Orléans. Avec un scénario simple comme bonjour : un groupe de personnes aux particularités diverses (du couple de vieux aux actrices de soft-porn en passant par le héros fraîchement largué accompagné par son pote black) se retrouve perdu dans les marécages réputés hantés. On nous raconte la légende de Victor Crowley, né affreusement déformé, ayant vécu seul avec son père qui le cachait des gens qui passaient leur temps à se moquer de lui et à le martyriser. Un soir d’Halloween, des gamins voulant jouer un tour à Victor dont le père s’était absenté, balancent des pétards sur le porche de sa maison qui prend feu, coinçant le pauvre petit à l’intérieur. Son père voyant ça à son retour, se précipite vers la porte, coincée, alors que Victor tente désespérément de l’ouvrir de son côté. Le père saisit alors une hache et attaque la porte dans le but de la défoncer et de libérer son fils, sauf que comme il était juste derrière, il se la prend dans la tête. Et meurt. Et depuis, il paraîtrait qu’il passe le plus clair de son temps à dégommer tous ceux qui se perdent dans les marécages et qui s’aventurent sur son territoire.

benmarcus

Vous l’aurez compris, le but de Hatchet n’est pas de révolutionner le genre avec un concept inédit. C’est un film fait par des fans, pour des fans, et dont l’intention est plutôt de rendre hommage aux bons vieux slashers américains que nous chérissons tant, chef-d’œuvres et navets inclus. D’ailleurs, les habitués seront ravis de voir apparaître deux  guest stars dans les vingt premières minutes du film : Robert Englund et Tony Todd. J’avoue, quand je les ai vus, j’ai couiné. Il y a des seins, du sang, des tripes, éparpillées à l’aide de meurtres bien violents. Sans aller dans l’insoutenable, il m’a quand même été difficile de ne pas grimacer à plusieurs reprises – Victor Crowley est un barbare, et le générique nous apprendra qu’il est la troisième grosse guest star du film. Cette armoire à glace du nom de Kane Hodder à en effet porté le masque de Jason Voorhees à plusieurs reprises (Un Nouveau Défi, L’Ultime Retour, Jason en Enfer et Jason X).

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Pour ce qui est des personnages, bien que collant tous à des stéréotypes courants dans le genre, ils tiennent plus ou moins la longueur. Ma préférence ira à Misty (Mercedes McNab), bimbo blonde écervelée, et à Marcus (Deon Richmond), l’incontournable « noir rigolo » (de toute façon c’est soit ça, soit des pseudo bad boys au langage ordurier…). La scène où Ben (le pleurnichard – Joel Moore) tente de draguer Marybeth (la fille mystérieuse – Tamara Feldman) dans le minibus m’a fait rire pendant une demi-heure (bon, ceci dit, je suis un public facile). Une fois Victor Crowley sur place, les morts s’enchaînent, toutes relativement satisfaisantes et la course poursuite ne s’arrête pas. Et dans la série « quand c’est fini, ça recommence », on a droit à quelques rebondissements nécessaires à la continuité du film. Victor Crowley c’est un peu le cousin consanguin arriéré de Jason – son Crystal Lake, c’est le bayou. Et puis ceux qui déplorent le manque de gore dans la franchise Vendredi 13 pourront bien fermer leur bouche, parce que Victor c’est pas un guignol. La scène de retournage de cou me file encore des frissons dans les cervicales.

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Bon, pour ceux qui veulent vraiment chipoter, je suis sûre que vous trouverez plein de trucs à reprocher à Hatchet/Butcher (moi ce que je comprends pas c’est l’intérêt d’utiliser un autre mot anglais pour le titre français, mais ça hein…), mais moi je m’arrêterai à mon impression positive. Et j’attends le 2 au tournant !

Et parmi mes nouvelles résolutions pour cette années se trouve celle de vous mettre systématiquement un lien pour acheter le DVD dont je cause, et la bande-annonce pour vous donner une petite idée. Après, y a aussi celle de poster plus souvent mais on va pas non plus trop s’emballer.

Achetez Butcher: La Légende de Victor Crowley (enfin si vous voulez, j’vous force à rien tavu)

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5 réflexions sur “Revue: Hatchet (aka Butcher – La Légende de Victor Crowley)

  1. Je suis vraiment tout content d’avoir ce film dans ma collection… Un vrai petit bijou bis, avec des effets plateaux bien sanguinolents. Rien de numérique, que du latex, de l’énergie et des acteurs qui se donnent à fond. Et puis quel bonheur de revoir Kane Hodder dans le rôle d’un boogeyman !!!

  2. Je commence à poster des commentaires car faut rendre hommage au blog quant même c’est du bon boulot 🙂

    En ce qui concerne le film je suis d’accord il n’y a pas de mensonge, le film remplis bien son contrat !
    Les amateurs du genre et sûrement d’autres y trouveront leur compte, c’est fun, sanglant, c’est à la 80’s , ça me fais toujours verser une larme 😀

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