Joy Ride (2001) – Fallait pas se moquer…

Deux frères qui font un canular à un routier un peu rancunier, ça donne une course poursuite infernale sur les routes des zétazunis, et ça s’intitule Joy Ride.

J’avais encore jamais vu Joy Ride de John Dahl parce que j’ai un peu de retard (onze ans quoi, une bagatelle), mais je ne regrette pas d’avoir attendu. Au moins j’ai pu avoir le plaisir de le découvrir ce week-end, et j’ai passé un assez bon moment. Faut dire que depuis quelque temps j’essaye de déterrer tous les films à tendance slasher/fou furieux qui traque des jeunes cons datant de la fin des 90’s au début des 00’s, alors j’étais bien contente.

Le canular qui tue des gens

Joy Ride, c’est l’histoire de deux frères, Lewis (Paul Walker) et Fuller (Steve Zahn) qui profitent d’un road trip pour faire joujou avec une vieille CB. Lewis est en route pour aller chercher Venna (Leelee Sobieski) sur le chemin de leur ville natale, et se retrouve à sortir son grand frère de prison au passage. Et comme Fuller est du genre fouteur de merde, tout part en vrille quand il décide de jouer une sale blague à un routier via CB – Rusty Nail. Il force Lewis à prendre une voix de femme et à dragouiller Rusty Nail en se faisant passer pour une certaine Candy Cane qui aimerait bien retrouver son interlocuteur dans une chambre d’hôtel pour faire des galipettes.

Une fois le piège tendu, ils se rendent au motel du rendez-vous et attendent patiemment l’arrivée de Rusty Nail dans la chambre d’à côté. Oui mais voilà, le routier a moyennement apprécié de se faire accueillir par un vieux con au lieu de sa précieuse Candy Cane… l’humiliation, c’est pas tellement son truc, alors il décide de se venger tranquillos, en faisant vivre un enfer à Fuller et Lewis.

Les deux frères sont donc traqués sans relâche comme des petits agneaux sans défense – bien qu’on les ait crus tirés d’affaire à plusieurs reprises, Rusty Nail n’en démord pas et leur colle au cul avec son gros camion, en allant toujours plus loin dans le sadisme. Plutôt que de se contenter de leur foutre une grosse trouille avant de les envoyer dans un fossé, il choisit de les humilier, de les traumatiser, de les faire ramper à ses pieds et de tout détruire sur son passage. Le pitch du film n’a rien de bien original, mais la réalisation est plutôt bien foutue et m’a même arrachée quelques crampes de stress par moments. La poursuite dans le champ de maïs, la porte de motel piégée ou les divers face à face (pare-choc à pare-choc, en réalité) mettent une petite pression pas désagréable.

En revanche, si y a bien un truc que j’aime et que je déteste en même temps dans les films d’horreur, c’est les personnages à qui t’as envie de mettre une série de patates pendant tooouuut le film. Et alors là, le petit Fuller, laissez-moi vous dire que j’aimerais bien le choper par le fond du slip pour lui mettre la tête dans un seau de clous rouillés. D’abord parce que c’est sa faute si tout est parti en vrille, c’est lui qui a eu l’idée de faire cette petite blagounette potentiellement mortelle et qui a poussé son petit frère à participer. Ensuite, il s’est joyeusement détourné de toutes les portes de sortie qui se présentaient à eux – ils auraient très bien pu s’en sortir indemnes si il avait appris à fermer sa grosse bouche, mais non, il a continué à faire le malin jusqu’au bout. Dans le genre « Le danger ? Moi j’aaaime le danger ! Je me ris du danger, ha ha ha ! » il a fait fort ce petit bâtard. Du coup j’ai passé les trois quarts du film à me retenir de bombarder mon écran de projectiles divers, mais sinon c’était cool. Et puis bon, s’il avait pas fait le con, on aurait pas eu de film, alors je suppose que c’était le prix à payer.

Une formule simple et des cadeaux bonux

Petites choses marrantes : y a pas de nudité, ni de sexe, ce qui est quand même relativement exceptionnel pour ce genre de film. Niveau morts violentes, c’est pareil, si c’est ce que vous cherchez c’est même pas la peine. Mais même sans les deux éléments clé du film d’horreur de base – « SEXE ET VIOLEEEENCE, WOOO DES FESSES ET DES BOYAUX » – bah ça marche super bien. Comme quoi, hein. Et ça date de 2001 j’vous f’rais dire. Y en a qui devraient p’tet s’en inspirer vite fait, pour voir.

Et là ou ça devient encore mille fois plus cool, c’est quand on sait qui fait la voix du fameux Rusty Nail qui dit des choses très méchantes dans la CB. Il s’agit de Ted Levine, célèbre pour avoir interprété le très creepy Buffalo Bill dans Le Silence des Agneaux – soit l’un des meilleurs tueurs de l’histoire du cinéma quoi. Eeeeeeh ouais. Déjà que quand on sait pas ça, la voix de Rusty Nails fout un peu les boules, mais alors là ça décuple un peu le potentiel flippant du machin. On a également droit à une petite apparition de Jim Beaver, que les fans de Supernatural connaissent bien puisqu’il s’agit de notre bien aimé Bobby Singer – et ça aussi c’est plutôt coolos.

C’est ce genre de petits détails qui font que l’amour que je porte à un film peut doubler en l’espace de dix secondes. Autre chose à savoir aussi : John Dahl, le réalisateur de Joy Ride, semble s’être reconverti dans la réalisation d’épisodes de séries. En vrac, il a bossé pour Californication, Dexter, True Blood, ou encore Vampire Diaries – donc y a de grandes chances pour que vous l’ayez déjà vu à l’oeuvre. Donc si ça n’est pas déjà fait, jetez donc un oeil à Joy Ride, ça vous fera pas de mal.

Quant à moi, je vais me faire Joy Ride 2 d’ici peu, mais surtout parce qu’il y a Nick Zano dedans et que j’aimerais bien épouser cette personne dans la bouche – je vous en dirai des nouvelles, si ça en vaut la peine.

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3 réflexions sur “Joy Ride (2001) – Fallait pas se moquer…

  1. Je l’ai vu avec un pote sans savoir vraiment dans quoi on mettait les pieds et on a passé un bon moment. D’entrée, la voix du taré nous a interpellé et, après un détour par IMDB, paf Buffalo Bill himself dis donc. Ca m’a donné envie de le revoir tiens.

    Je ne savais pas qu’il existait un deuxième opus. Je note.

  2. Je déconseille le deuxième opus qui est vraiment très, très en dessous du 1er.Mieux vaut encore regarder « les bidasses en folie », c’est dire…

  3. Et bien merci ! Ca faisait un bail que ce film me guettait dans ma pile de DVD (pas loin de 2 ans keumem’ …) et je me suis décidé de le mater hier après midi, en faisant mon repassage(oui, l’homme moderne sait repasser ^^’ ). Vraiment pas mal, assez stressant par moment, et je te rejoins sur l’envie de foutre des baffes au grand frère ahah !

    J’ai vu qu’il existait 2 autres suites, apparemment, la 2ème est bof, quid du 3ème ?

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