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Urban Legend, triple dose de kiffouze

Axel Zita, qui officie habituellement sur Gentlemec, a découvert Urban Legend cette semaine. Du coup, il vous force aujourd’hui à revivre ça avec lui, et tente de vous expliquer pourquoi c’est une pure tuerie. (Rappel : si vous voulez écrire pour le blog horreur > jack@madmoizelle.com).

Tu as sans doute entendu parler de Urban Legend, ce film délicieusement vintage que l’on regarde lors de soirées bières/chips en rigolant grassement. La trilogie Urban Legend, c’est le genre de soirée DVD qui fait plaisir à l’approche d’Halloween. Le style de films qui fait pas (trop) peur, où ça gicle bien, avec des mises à morts plutôt sympatoches et des acteurs qui y touchent leurs premiers cachets. Forcément, c’est du classique ; forcément, c’est du pourri ; et forcément, c’est culte.

En ce qui concerne la saga Urban Legend, y a deux écoles : ceux qui trouvent ça encore plus pourri que Destination Finale (et qui n’ont rien compris, comme dirait Colonel Reyel à la fin d’Aurélie) ; et ceux qui le jugent à sa vraie valeur, et se délectent de la magistrale dégénérescence des épisodes de la trilogie.

Bon, avant que j’énumère les raisons pour lesquelles Urban Legend, ça défonce, jouons cartes sur table. Au début, je voulais balancer un top 10 des morts les plus lolantes, un peu comme celui que Mandy vous avait concocté avec Destination Finale. Mais comme YouTube est une biatch qui a décidé de contrecarrer mes plans, on devra faire sans certaines scènes qui m’ont fait recracher ma bière, et j’en suis profondément désolé. Mais on s’en fout, venons-en aux 3 big trucs qui font que vous ne pouvez pas louper Urban Legend.

1. Parce que bordel, les mises à morts sont hyper-cool

Que ce soit un chien dans un micro-ondes, une meuf qui se fait attaquer par des araignées qui sortent de son propre corps, ou un blaireau qui crame dans une cabine UV, on peut dire que les mecs chargés de compiler des légendes urbaines pour le film se sont fait plaisir. Et pour vous prouver que je vous dis pas des conneries, voici la scène bien crado qui fait vomir. Vous vous êtes déjà demandé ce que ça faisait de se réveiller dans une baignoire pleine de glaçons, et de voir qu’on vous a piqué un rein, en mode Charlie the Unicorn ? Ben ça a l’air de faire bizarre.

Ah ouais au fait, c’est un peu dur à regarder quand on vient de manger.

2. Parce qu’y a Freddy Krueger et Lex Luthor dedans

Oui, vous avez bien lu. Dans Urban Legend, y a Robert Englund, môssieur Freddy Krueger. Et y a aussi le Lex Luthor de Smallville, la biatch blonde d’American Pie et (attention les filles) JARED LETO. Oui, le premier épisode d’Urban Legend est truffé d’acteurs qui ont réussi à trouver du boulot après. Comme quoi, les slashers mènent à tout. Pour voir Lex Luthor avec des cheveux, regardez-moi cette bande-annonce qui déchire.

Dans le deuxième, y a aussi le Dr Cameron de House, et une Eva Mendès goudou. Rien que pour ça, le 2 est indispensable. Bon par contre, faut pas déconner, ils ont pas réussi à avoir du people pour le troisième. Mais c’est pas pour ça que c’est une grosse daube hein, ça c’est la faute aux effets spéciaux tout pourris.

3. Parce qu’après le premier, ça part complètement en vrille

Et ouais, après le premier, on commence doucement à rentrer dans le WTF. Urban Legend : Final Cut (traduit par Coup de grâce, allez savoir pourquoi) est un film assez relou, mais constellé de scènes complètement ouf et de punchline de malade comme « Lâche ce flingue, espèce de fils de pute psychotique ! ». Ouais, ça envoie du FAT, et avec le 3 ça ne s’arrange pas. On vire carrément dans le surnaturel, avec le fantôme d’une gonzesse qui a piqué son maquillage à la gamine de l’exorciste. Tout le budget du film est parti dans les mises à mort, alors vous vous doutez bien que question gore, on a mis le paquet. Entre le coup des araignées (attention, c’est méga dégueulasse) et le « Salut je te tabasse et je te tranche la gorge avec une bouteille cassée », y a de quoi partir aux toilettes pour rendre son dîner.

Maintenant, vous savez ce qui vous reste à faire. Sur ce, je vous laisse avec Lex et son chien :

Bisous.

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A Horrible Way to Die (2010)

A Horrible Way to Die est un film presque réussi d’Adam Wingard, dans lequel un tueur en série s’évade pour partir à la recherche de son ancienne petite amie… Des acteurs excellents, un scénario qui tient la route, mais un léger soucis de réalisation (indice : Wingard a la tremblotte).


Dans A Horrible Way to Die, de Adam Wingard, un tueur en série s’échappe et tente de retrouver sa petite amie, partie reconstruire sa vie dans une petite ville. Les rôles principaux sont interprétés par A.J. Bowen et Amy Seimetz, tous les deux excellents, ce qui remonte un peu le niveau du film. Les autres acteurs ne sont pas mauvais dans l’ensemble, loin de là, et heureusement parce qu’avec un défaut comme celui dont je vais vous parler, si les acteurs avaient été mauvais le film serait passé à la poubelle directement.

Je ne peux pas attendre le milieu ou la fin de cette revue pour dire ce que j’ai sur le coeur : NOM DE DIEU QUE C’EST MAL FILMÉ. Putain mais les réalisateurs des années 2000 sont allergiques aux plans fixes ou bien ? Je ne regarde pas un film pour en ressortir avec l’impression qu’on m’a mis la tête dans une essoreuse à salade. Sans parler de l’abus de flou, avec un peu d’imagination ce film pourrait très bien vous donner l’impression d’être pété comme un coing. Voilà. Ça c’est fait. Sachez juste que la caméra bouge TOUT LE TEMPS. Comme si elle était montée sur ressorts. C’est moche et du coup c’est assez difficile de se concentrer. Mais passons. J’ai tenu le coup (même si ça m’a donné des pulsions de violence assez phénoménales).

Allez, pour le kiff, quelques exemples de plans fabuleusement orchestrés :

J’aurais pu en prendre mille autres et inventer un super jeu de « devine ce que je te montre ». Mais bon, j’ai pas que ça à foutre aussi hein.

A Horrible Way to Die, bien que je l’ai classé dans cette catégorie, n’est pas un slasher au sens classique du terme. Il y a bien un serial killer, des victimes et une final girl, mais l’histoire est bien plus creusée que dans un slasher « de base ». Ceux qui se sont lancés dans l’aventure en pensant y trouver un lot de jeunes filles horriblement découpées par un sadique seront bien déçus. Ceux qui déplorent l’absence de scénarios solides et d’acteurs décents dans le genre seront plus satisfaits. Mais les défauts du film sont trop énormes pour qu’on réussisse à se concentrer sur les aspects positifs. J’ai bien envie d’aller rendre une petite visite à Adam Wingard pour lui mettre une série de petits coups de cuillère en bois sur l’arrière du crâne. Il s’est auto-saboté comme un couillon en voulant jouer les David Lynch.

C'est de l'art abstrait, tu peux pas comprendre.

Le film alterne entre scènes du présent et scènes du passé entre Sarah (Seimetz) et Garrick (Bowen). Sarah tente de refaire sa vie, rencontre un type sympa lors d’une de ses réunions des Alcooliques Anonymes, Kevin, et s’offre le luxe de tenter sa chance avec un autre homme. Sachant que son ex s’est avéré être un dangereux psychopathe, on imagine que ça doit être un sacré défi. De son côté, Garrick évite les pièges tendus par les flics pour tenter de rejoindre sa bien aimée. Ce qui est très perturbant chez lui, c’est qu’il est très gentil, tendre, compréhensif envers ses victimes. C’est toujours plus perturbant qu’un gros méchant 100% sadique sans états d’âme.

Les choses ont commencé à devenir vraiment intéressantes dans la dernière demi-heure, mais j’avais vraiment envie de hurler sur mon écran tellement cette caméra épileptique m’a rendue dingue. Je me suis retenue une vingtaine de fois de couper le film et de tout envoyer chier. Pour tout vous dire, je suis restée jusqu’à la fin parce que je savais qu’il y aurait un twist final. Et ça, j’aime bien. Ça peut changer mon idée d’un film en quatre secondes.

Et hahaha, quel twist. Le dernier acte change effectivement la donne et nous apporte ce dont on avait besoin depuis le début. Si seulement ce couillon de Wingard s’était contenté de manier sa caméra correctement, on aurait pu avoir un vrai bon film. Mais non, il a fallu qu’il foute sa merde. Non, je ne lâcherai pas l’affaire. Mais bref, cette fin prouve que le scénario était bon, et que tout était réuni pour faire de A Horrible Way to Die un film intéressant. Doooommaaaage. Enfin, un bon twist, c’est toujours ça de pris.

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See No Evil (2006)

See No Evil est un slasher de Gregory Dark dans lequel un tueur géant déglingue ses victimes dans un hôtel désaffecté. On est d’accord, c’est hyper original, mais voyons quand même ce que ça donne…

Avant toute chose, un petit mot à propos de Gregory Dark : avant de nous pondre See No Evil, Monsieur Dark était producteur/réalisateur de films de cul. C’est important. See No Evil n’est pas un film de cul, mais un slasher comme je les aime, avec une bande de jeunes dans un endroit glauque et un gros psychopathe violent pas très bien éduqué (et un peu sale) (une petite manucure ne lui ferait pas de mal). Autre chose : vous souvenez-vous de la série Taina (Taaaiiiihiiihiiihiiiiinaaa-Tahiiiihiiihiihiiiinaaaa) ? C’était un peu nul nan ? Bon bah Christina Vidal, alias Taina, joue dedans. Et c’est une bonne évolution pour elle.

Alors, alors, quel prétexte Mr. Gregory Dark a-t-il trouvé pour mettre une bande de jeunes à la merci d’un gros chauve sanguinaire ? EASY. Il a pris une poignée de détenus mâles d’un côté, une poignée de détenues femelles de l’autre, et il les a placés dans un programme de réhabilitation ou je sais pas trop bien comment ça s’intitule, qui consiste à rénover un vieil hôtel pourri pour en faire un foyer pour SDF. Au moins, il ne s’est pas contenté de jeter des campeurs libidineux dans une cabane au fond des bois, on lui attribue donc un bonus de départ de 100 points.

Heartbreak Hotel

Les détenus s’installent donc dans leur merveilleux hôtel délabré, accompagné chacun par un membre du personnel de la prison parce que faudrait voir à ce que ça parte pas trop en couille non plus. Ajoutez à ça la petite vieille qui s’occupe de superviser les rénovations, et nous avons une parfaite brochette de victimes hétéroclite pour le plus grand plaisir du gros chauve sale. Jacob, le gros chauve sale est interprété par Kane, un catcheur américain de 2 mètres 13 et 147 kg. Ding ding ding, bonus de 50 points. Un psychopathe immense et large comme une baraque à frites, c’est pas toujours un mauvais choix de casting. (parmi les autres noms de scènes de Kane, vous trouverez des pépites telles que Bruiser Mastino, Jack Package ou encore Doomsday).

Bref, comme vous vous en doutez, tout le monde s’installe, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (surtout si c’est moi qui le dit, vous connaissez mon amour pour les phrases à rallonge et les parenthèses) (tenez, qu’est-ce que je vous disais), tout le monde commence à crever. Si certaines morts sont relativement banales, d’autres sont sacrément divertissantes. Ma préférée reste celle du téléphone, qui crée d’ailleurs un lien logique entre la carrière de pornographe de Dark et sa reconversion dans le cinéma d’horreur. Il y en a une ou deux qui sont assez violentes, mais je crois que ce que je préfère, c’est la façon dont Jacob tombe sur ses victimes. Il arrive généralement de nulle part – sans pour autant la jouer discretos hein, on parle quand même d’un type de 2 m 13 – et fait tournoyer un énorme crochet au bout d’une chaîne pour pêcher les malchanceux. Mucho bobo.

La calvitie, première étape avant le serial killing

En plus de ça, comme nous l’indiquent les flashbacks (mais surtout ses agissements présents hein, soyons honnêtes) Jacob a eu une enfance léééégèrement perturbante. On en arrive même à le comprendre, et à l’encourager. « Eeeeeh mais ça va pas nan ? Lâche cette hache tout de suite ! Quoi ? Ta mère te faisait vivre dans une cage ? Oh mon pauvre petit chauvounet, allez, retourne jouer va, j’vais te chercher des pépitos ». Mais bon, après faut pas avoir peur des scènes d’arrachage d’yeux quoi. D’où le titre. See No Evil. Pour pas voir de l’evil, il faut enlever ses yeux. Tout est une question de logique.

En dehors de ça, See No Evil n’est pas une révolution dans le genre, mais il possède ce petit quelque chose qui me donne envie d’y retourner quand j’ai le moral en baisse ou juste envie d’une petite dose de « bon vieux temps ». Un peu comme avec La Maison de l’Horreur par exemple, il y a quelque chose dans ces films qui sent bon la nostalgie. Mais mon attachement pour See No Evil n’égale en rien celui que j’ai pour La Maison de l’Horreur, donc la comparaison s’arrêtera là.

A voir quand même si vous avez cinq minutes (ouais okay, plutôt 1h30) et une légère envie de voir une bande d’innocents se faire dézinguer.

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Cyrus: Mind of A Serial Killer (2010)

Réalisé par Mark Vadik

Il aura suffit de trois noms pour me donner envie de regarder Cyrus: Mind of A Serial Killer, ceux qu’on voit sur l’affiche. Danielle Harris et Lance Henriksen, vétérans bien aimés du genre, et Brian Krause. Brian Krause aka le gentil-mignon-tout-doux Leo de la série Charmed. Dans le rôle d’un tueur en série. Comment ne pas avoir envie de voir ça ? Je sais, je sais, vous en mourrez d’envie vous aussi.

Maria Sanchez (Danielle Harris), reporter pour une chaîne câblée, enquête sur la disparition de centaines de personnes dans un coin paumé des zétazunis. Elle fait la connaissance d’Emmett (Lance Henriksen) qui lui balance l’identité du tueur tout naturellement (il le connaissait bien, c’était son meilleur pote)… avant d’ajouter que son reportage ne fera que rouvrir de vieilles blessures, que les victimes et le tueurs ne sont plus là, et qu’il faut tourner la page. Après avoir insisté, Maria parvient à convaincre Emmett de lui raconter l’histoire de Cyrus Danser, tueur en série le plus prolifique de l’histoire des zétazunis.

Le film garde un format classique, entrecoupé de scènes du reportage de Maria, ce n’est pas un fauxcumentaire (oui, j’en ai marre de dire mockumentary, ON SE FRANCISE ICI) et c’est tant mieux. Comme le film repose essentiellement sur des flashbacks, illustrant l’histoire racontée par Emmett, ce n’était pas tellement envisageable autrement.

Malheureusement, c’est un film indépendant à petit budget, et ça se voit. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais je suis une connasse difficile qui aime bien quand les effets spéciaux sont jolis et ne font pas trop cheap. Là pour le coup, c’est moyen. Vous risquez d’avoir un peu de mal à rentrer dans le film, à cause de l’aspect caricatural des personnages et du côté cheap qui pique les yeux. Mais ne vous laissez pas décourager. Les choses s’arrangent une fois que Brian Krause apparaît. Et, petite note : quand je serai riche, je payerai Lance Henriksen pour qu’il me lise une histoire tous les soirs. Non, pour qu’il me lise tout ce que j’ai à lire au quotidien. Sa voix est magique.

Alors oui, bon, on se demande souvent comment il peut raconter des trucs auxquels ni lui, ni son pote Cyrus, ni personne de son entourage n’a assisté, mais soit.

Quoiqu’il en soit, Brian Krause en serial killer, j’y croyais pas des masses mais au final, j’adhère. Mon gros problème maintenant, c’est le côté « je fantasme sur un personnage immonde », mais bon, je commence à avoir un peu l’habitude. Je sais qu’il n’a pas joué que le rôle de Leo dans sa vie, mais c’est quand même pour ça qu’on le connait. Heureusement, on oublie trèèèès vite le gentil petit être de lumière tout bisounours. Une performance solide nous éloigne de tout rôle passé. Brian Krause est très bon dans le rôle de Cyrus. Convaincant, flippant, attendrissant par moments (non mais faut le voir pour le croire aussi, me prenez pas pour une dingo) – bref, impeccable.

Big up de cristal à la scène d’allaitement qui m’a donné envie de sauter dans le premier train pour Paris pour aller rejoindre ma mère en pleurant dans sa robe de chambre. C’était pas très très rigolo mais un peu quand même à la fois, dans le genre « je rigole pour pas vomir partout ». Et comme je suis une petite nature, les scènes de Cyrus enfant m’ont brisé le coeur, SANS PARLER DU CHIEN BORDEL DE MERDE. Oui, je fais partie de ces gens (78% de la population) qui ont plus de peine pour les animaux morts dans les films que pour les humains.

Et puis à un moment, on se dit « Tiens, c’est chiant un peu ». Alors Cyrus entend notre appel et se bouge le derche. Et ça redevient un peu cool. Et y a certaines visions dont j’aurais bien aimé me passer, mauvaise ambiance visuelle garantie. C’est cheesy, les plus blasés d’entre vous vont jouer les relous je le sais, mais calmez vos races un peu, merde. (en vrai je me parle un peu à moi-même là, parce que j’ai été tentée de faire ma pute sur ce film parce qu’il ne m’a pas totalement fascinée).

Côté glauque, ça y va par petites doses. Le contraste entre la voix super calme d’Emmett et ce qu’il raconte a un côté perturbant, dans le sens où on écoute comme si c’était Papy qui nous racontait une histoire, mais du coup on passe un peu à côté de l’horreur de l’histoire. Un décalage un peu chelou mais intéressant. Ça part un peu dans le délire torture porn par moments par contre, et ça, comme c’est pas mon genre de prédilection, ça m’a saoulée. Mais ça reste léger, et l’équilibre est rapidement rétabli, donc ça passe.

Et puis la fin arrive, avec ses gros sabots. Alors non, c’est pas le twist du siècle non plus, et ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attendait, on est quand même surpris – on gagnera pas notre carte de membre du club des petits détectives sur ce coup. Mais à la fin, tralala, la boucle est bouclée, on a bien rigolé, on s’est un peu ennuyé par moments, mais on a bien kiffé. Me demandez pas pourquoi je suis passée à la troisième personne d’un coup, j’ai voulu parler au nom du peuple et je me suis emmêlé les pinceaux.

Bref, jetez-y un oeil, ça vaut quand même le coup, même s’il ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Je pense que ça reste un film de fans/pour fans, comme beaucoup de petits films indépendants. Par contre j’exige des explications pour le « based on true events », parce que ça commence à bien faire d’utiliser cette mention pour tout et n’importe quoi.

Pssst, membres mâles du lectorat, n’oubliez pas d’aller vous incruster sur le forum du Blog Horreur !

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Behind The Mask: The Rise of Leslie Vernon (2006)

Réalisé par Scott Glosserman

J’entends parler de Behind the Mask depuis sa sortie en 2006… mais ce n’est qu’hier que je me suis décidée à le regarder (je me tue à vous répéter que je suis à la masse, en voici la preuve). Je n’ai lu pratiquement que des bonnes critiques de ce film un peu particulier, je n’avais donc aucune raison valable de passer à côté. Mais j’sais pas. Ça m’inspirait pas. Mais hier, après avoir commencé une liste de projets pour le Blog Horreur (rendez-vous à la rentrée, ça va bouger un peu) (normalement), je me suis dit qu’il était grand temps que je fasse une revue. Du coup, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de donner une chance à Leslie Vernon.

Un point sur lequel on ne pourra pas revenir, c’est l’originalité du film. Une bande d’étudiants réalise un documentaire sur l’ascension d’un nouveau tueur masqué, Leslie Vernon, avec sa complicité. On assiste donc à tout le processus de création et de préparation du tueur, avec ses explications et ses petits secrets. Il nous explique comment il va s’y prendre pour créer sa propre légende, comment il choisit ses victimes, comment il prépare la maison dans laquelle il va les piéger… tout ce qu’on ne voit pas dans les autres slashers. On découvre alors l’envers du décor, comme un making of complètement taré du slasher de base.

Dès les trois premières minutes, on nous parle de Jason Voorhees, Freddy Krueger et Michael Myers comme de vrais tueurs qui ont terrorisé des vrais gens, dans une réalité un peu tordue. Les personnages en font mention deux ou trois fois à travers le film, dont une fois en parlant de « Jay, Fred et Mike » – c’est con, mais c’est jouissif. Je pense que Behind the Mask s’adresse en priorité aux fans du genre, qui s’y connaissent un minimum pour capter quelques références – qui ne sont pas si nombreuses mais qu’on a plaisir à comprendre quand elles apparaissent.

Le fait de faire la connaissance de Leslie Vernon en tant que civil, pour commencer, a un côté perturbant. Il nous parle de son « métier » comme s’il était charpentier ou styliste. Il se comporte comme un gosse de 5 ans la veille de Noël, ne tient pas en place et se frotte les mains à l’idée de commencer à tailler dans la chair. Il est aussi attendrissant qu’il est perturbant.

Le film est loin d’être parfait, et même s’il se paye le luxe de rajouter un twist final pour nous secouer la gueule, la résultat est un peu abrupt. On aurait peut-être aimé que la tension s’installe un peu plus subtilement, plus tôt aussi. C’est loin d’être un film parfait, mais son concept est assez original pour être satisfaisant. C’était assez audacieux comme idée, et ça tient debout jusqu’à la fin, malgré quelques défauts. Combien de fois a-t-on vu des films avec un putain de concept s’écrouler après le premier quart d’heure ? A ce propos, va vraiment falloir que je revoie Laid to Rest avant la sortie du 2… histoire de comprendre pourquoi tout le monde semble l’aimer et pas moi, malgré un concept qui défonce.

Côté casting, vous aurez le plaisir de retrouver Zelda Rubinstein et Robert Englund (dans le rôle d’un Dr. Loomis bis), ainsi qu’un petit cameo de Kane Hodder. Quand je vous dis que c’est un film de fans.

En gros, Behind the Mask est un film fait par des fans d’horreur, pour des fans d’horreur, qui vous donnera le sourire sans pour autant vous transcender, mais qui fait bien plaisir quand même. En plus, une suite serait en préparation, alors c’est l’occasion ou jamais de faire comme moi et de rattraper votre retard.

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Scream 4 (0% de spoilers) (2011)

Réalisé par Wes Craven

Oh nom de dieu. Jamais de ma vie je n’avais attendu un film avec autant d’espoir et d’impatience. Jamais je n’avais eu autant envie d’aimer un film, ni ressenti autant d’appréhension. J’ai refusé les projections presses et avant-premières parce que je voulais vivre ça avec tout le monde, pas en snob seule dans une salle. Je me savais ultra-fan de Scream, mais j’ai découvert aujourd’hui à quel point j’étais atteinte. C’était le plus beau jour de ma vie. Wes Craven et Kevin Williamson ne m’ont pas abandonnée. Il y a encore de l’espoir pour le cinéma d’horreur, le cliché de la suite pourrie s’est pris une claque et j’ai passé un des plus beaux moments de ma vie (j’déconne à moitié en plus, c’est vous dire).

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F (2010)

Réalisé par Johannes Roberts

F est un film anglais, ce qui est déjà assez bon signe en général, « inspiré de faits réels », qui raconte l’histoire d’un prof de lycée déchu. Après avoir donné un F à un élève, il se prend un coup de boule de la part du garçon mécontent, et se fait suspendre, pour éviter quelques petits soucis légaux à l’école. Onze mois plus tard, il est à nouveau prof dans le même lycée, mais complètement amorphe, alcoolique, incapable de se faire respecter par ses élèves (dont sa fille fait partie), bref, du bon gros loser comme on les aime (pas trop). Il en est réduit à donner des heures de colle à sa fille pour pouvoir passer du temps avec elle. Alors qu’ils savourent leur petit tête à tête forcé dans un lycée quasi désert, une bande de jeunes à capuches décide de venir remuer un peu tout ça, tuant personnel et profs sur leur passage.

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Chain Letter (2010)

Réalisé par Deon Taylor

Alors voilà, comme promis je reviens avec des revues, mais de films nuls – en attendant de revenir avec des trucs qui vont vous retourner la tête. Et si je vous fais partager ça c’est parce que 1) c’est pas parce que moi je trouve ça nul que vous aussi vous allez détester et 2) j’ai regardé ces films après avoir lu des critiques qui disaient « attention film de merde, passez votre chemin et ne perdez pas votre temps », parce qu’en réalité, j’adore les films de merde.

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Hatchet 2 (2010)

Réalisé par Adam Green

Bah merde alors.

Adam Green, pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi m’envoies-tu au tapis avec Frozen, me poussant à chanter tes louanges, pour ensuite me mettre un coup de pelle dans la carotide ? Moi qui te soutiens depuis toujours. Moi qui avait tellement envie d’aimer ce tant attendu Hatchet 2. En te voyant gerber tes tripes dans la scène d’ouverture j’ai senti que quelque chose n’allait pas. J’aurais pourtant aimé me tromper.

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The Maze (2010)

Réalisé par Steve Shimek

Parmi mes résolutions pour 2011 figure celle de poster plus de revues (ça fait 20 fois que je vous la fais celle-là, je sais), même quand c’est pour dire que j’ai pas aimé un film. Un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités, il est de mon devoir de vous mettre en garde contre les navets qui vous font de l’oeil dans le bac à promos poussiéreux du rayon DVD. De plus, si comme moi vous éprouvez parfois un plaisir honteux à vous pourrir le bulbe devant un film atrocement nul, ça vous donnera des idées.

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