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Revue: Bienvenue au Cottage

« Bienvenue au Cottage »

Réalisé par Paul Andrew Williams

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S’il y a bien une nation qui ne me déçoit quasiment jamais en matière de films d’horreur, c’est l’Angleterre. Chaque fois que je peux mettre la main sur un film anglais, c’est toute une préparation pour être sûre de le regarder dans de bonnes conditions et de l’apprécier dans les règles de l’art. Bienvenue au Cottage ne fait pas exception à la règle. Va juste falloir que les traducteurs  français m’expliquent pourquoi il faut absolument placer un « Bienvenue » dans tous les titres maintenant (le titre original étant simplement « The Cottage« ).

Deux frères kidnappent une jeune fille et l’emmènent dans un cottage isolé dans la campagne anglaise. Très vite, le plan part en sucette. Leur otage est loin d’être docile, le plus jeune frère, Peter, n’a pas l’étoffe d’un gangster et enchaîne les gaffes, leur complice n’en mène pas large non plus et le père de la jeune fille est bien décidé à leur faire payer leur imprudence, n’hésitant pas à lâcher deux tueurs asiatiques à leurs trousses pour leur régler leur compte. Bref, scénario catastrophe où tout le monde se croise et se chercher des poux dans la tête. Mais le soucis n’est pas là. Pour couronner le tout, il semblerait que quelqu’un d’autre rôde dans les environs et s’amuse à découper tout le monde sur son passage.

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Surfant sur la vague des films tels que La Colline a des Yeux ou Détour Mortel, mettant en scène des mutants congénitaux assoiffés de sang, Bienvenue au Cottage s’en sort relativement bien. Et surtout, comme c’est un film anglais, c’est drôle – très drôle même. Peter est à la fois insupportable et attendrissant, Tracey est un otage hors du commun avec une langue bien pendue et un caractère de garce au sang chaud et David, le grand frère, doit gérer tout ce petit monde en gardant son calme, ce qui n’est pas toujours évident. Surtout quand vient s’ajouter le troisième complice, un gros niais incompétent qui ne sait rien faire d’autre que des conneries.

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En fait c’est même l’humour qui sauve le film, qui sans ça n’aurait été qu’un banal DTV fadasse. Les meurtres n’ont rien d’original (excepté quelques détails), le tueur non plus d’ailleurs, sa tronche est à peu près la même que celle de tous les mutants qu’on a pu voir jusque là, rien de très novateur. D’ailleurs, on n’a même pas droit à un semblant d’histoire le concernant, on ne sait pas d’où il tient ce joli faciès ni ce qui le pousse à massacrer ceux qui osent s’aventurer sur son territoire. Les villageois ont l’air d’en savoir un peu plus mais évidemment ils se contentent d’un simple avertissement, un peu comme le vieux fou dans Vendredi 13.

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Bienvenue au Cottage est un bon divertissement, qui fait passer le temps certes, mais sans donner l’impression de le gâcher non plus. Bien qu’il ait été savaté par de nombreuses critiques un peu partout… Est-ce une raison pour ne pas me faire confiance ? Bonne question. Tout ce que je peux vous dire c’est que moi, j’ai bien kiffé, et que je serais même prête à le revoir s’il le faut, même si la fin m’a enervée (on est clairement pas dans un blockbuster hollywoodien et ça se sent jusqu’à la dernière seconde).

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Sélection de Noël : Le Top 3

En vrai je voulais vous offrir une sélection plus tôt, plus fournie, et délivrée par petits bouts, mais ma sciatique en a décidé autrement, et puis Noël c’est dans 4 jours (5 si vous êtes nés avant 1950 et que vous ouvrez vos cadeaux le 25 au matin) alors c’est maintenant ou jamais.

1) Black Christmas (1974)

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Toujours lors de mon merveilleux voyage dans le passé, j’ai décidé de me refaire Black Christmas, d’abord parce que j’ai appris qu’il existait un remake et qu’avant de le mater je devais me remettre l’original en mémoire, mais aussi parce que je me souviens l’avoir détesté. Et quand je ne me souviens pas de la raison qui a fait que j’ai détesté un film, je me sens obligée de le revoir. Pour le coup, j’ai bien fait, je devais être dans un mauvais jour la première fois.

Black Christmas se passe, vous l’avez deviné, pendant la période de Noël sur un campus universitaire. La majorité du film se déroule dans une sororité un peu désertée à cause des départs en vacances. Un inconnu s’amuse à appeler les filles pour leur balancer des insanités, souffler comme un bœuf dans le téléphone et partir dans des délires schizophréniques – le changement d’une voix à une autre, les cris et les pleurs m’ont un peu donné des frissons, j’avoue.

Le truc de Black Christmas, je vous le dit tout de suite, c’est qu’on ne découvre jamais l’identité du tueur, on peut juste supposer qu’il s’appelle Billy. C’est un procédé sur lequel beaucoup de spectateurs de la génération 2000 crachent allègrement, on est tellement habitués à avoir toutes les clés en main une fois la dernière minute du film passée qu’il peut être frustrant de se retrouver sans repères. Franchement, je dis pas qu’il faudrait faire ça plus souvent, mais dans le cas présent ça fonctionne parfaitement, pas besoin d’en dire plus, et puis c’est bien plus dérangeant comme ça. J’ai cru comprendre que dans le remake ils avaient inventé toute une histoire autour du tueur, qui explique tout sur sa vie et ses histoires de « Billy » et compagnie. Faut bien s’adapter au public de l’an 2000… (là c’est ma minute y-a-plus-d’jeunesse) Mais en ce qui concerne l’original, l’effet est garanti, les coups de téléphone sont atroces, la sonnerie stridente suffit à mettre un coup de pression au spectateur et j’ai eu envie de crever mes enceintes par moment pour ne plus rien entendre. Rien de tel pour se mettre dans l’ambiance chaleureuse des fêtes de fin d’année !

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2) Jack Frost (1996)

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Attention : ne pas confondre le film d’horreur et la comédie familiale avec Michael Keaton. On m’a fait le coup une fois, et c’est loin d’être une bonne surprise. Bon, une fois que vous avez sélectionné le bon film, y a moyen de bien rigoler. Le simple fait d’imaginer un bonhomme de neige tueur suffit à mettre de la joie dans mon cœur. Il est évident qu’il s’agit d’une comédie horrifique, et qu’il vaut mieux prendre le film au millième degré pour l’apprécier. En même temps, si vous êtes capables de prendre Jack Frost au sérieux, c’est que vous avez un réel problème.

Jack Frost est un tueur en série condamné à mort pour avoir assassiné 38 personnes. Lors du voyage censé l’emmener sur le lieu de son exécution, le fourgon entre en collision avec un camion transportant une substance chimique quelconque (on va pas chipoter) : l’accident libère Jack, mais il se retrouve aspergé par la substance en question et fusionne avec la neige. Ainsi est né le premier bonhomme de neige psychopathe. Il a même des dents en stalactites (stalagmites ? bah les deux en fait, techniquement).

Et si vous n’êtes pas encore convaincus : Jack Frost se tape Shannon Elizabeth dans une baignoire. Ouais ouais, la Nadia d’American Pie, déjà à poil. Allez, pour ceux qui n’ont pas envie de se faire tout le film rien que pour voir Shannon toute nue, voici mon petit cadeau de Noël  de moi à vous :

(mais où est la carotte ?)

3) Silent Night, Deadly Night (1984)

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Ha ! Encore un classique absolu. Il n’a peut-être pas autant de panache que Black Christmas mais il a lui aussi son petit lot de fans. Les films d’horreur qui se déroulent pendant les fêtes, c’est déjà glauque, mais quand le tueur est déguisé en Père Noël, ça fout sacrément mal à l’aise.

Billy (eh oui, encore), le tueur en question a vu ses parents se faire tuer par un cambrioleur déguisé en Père Noël. Là où certaines personnes utilisent la mort de leurs parents comme motivation pour faire le bien (bonjour Batman), lui en a décidé autrement. Sa vision des fêtes de fin d’année en est toute faussée, et il a sa petite théorie sur la façon de punir ceux qui ont été vilains. Il grandit donc avec toute cette confusion en tête pour finalement craquer et enfiler le costume rouge et blanc pour purger le voisinage.

Silent Night, Deadly Night est un film glauque (sans déconner), qui prend le temps de poser le décor pour bien nous plonger dans l’ambiance et qui reste crédible (bon euh, jusqu’à un certain point, ça va de soi). On est donc loin des produits chimiques qui vous transforment en Bouli vénère. Si vous avez une âme de Grinch ou de Scrooge, vous allez vous régaler.

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BONUS : Les Horreurs de la Crypte (1972)

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Dans ce film d’anthologie, cinq touristes se retrouvent tour à tour confrontés au gardien de la crypte qui leur raconte de quelle façon ils mourront. La première histoire est celle de Joanne Clayton (Joan Collins), qui tue son mari le soir de Noël. Alors qu’elle se prépare à cacher le cadavre de son époux, elle entend un message à la radio signalant qu’un tueur est en fuite dans les environs. Elle se retrouve vite confrontée à lui, et dans l’incapacité d’appeler la police à cause de la dépouille encore chaude de son mari. Là encore, on peut trouver sa dose de tueur psychopathe déguisé en Père Noël, et le tout avec la petite touche « contes de la crypte » qui fait tout.

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Voilà les enfants ! Pour ceux qui en veulent plus, vous pouvez toujours aller faire un tour du côté de Christmas Evil, Santa’s Slay (ne serait-ce que pour voir Fran Drescher prendre feu), Santa Claws, ou même vous refaire Gremlins tiens ! En attendant je vous souhaite à tous un très joyeux noël plein de haches qui tournicotent et de barbes rougissantes.

♥ De l’amour sur vous mes petiots ♥

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Revue: Sleepaway Camp (1983)

« Sleepaway Camp »

Réalisé par Robert Hiltzik

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J’avoue ces derniers temps j’ai été un peu radine en matière de revues mais promis je vais tenter de me rattraper, histoire que ce blog ne devienne pas un recueil de news uniquement. Dernièrement j’ai décidé de voyager dans le temps et de revenir aux sources, aux premiers films d’horreur que j’ai vus quand j’étais encore accro aux biberons de chocolat chaud. Pour la plupart, ce sont des films des années 70-80 qui passaient sur des chaînes comme RTL9… Lors de ce fabuleux voyage intérieur, je suis retombée sur Sleepaway Camp et je me souviens avoir ressenti exactement la même chose en le voyant quinze ans plus tôt : une effusion de joie intense.

Sleepaway Camp commence dans un lac, avec un père qui s’amuse gaiement avec ses deux enfants – Peter et Angela. Mais une skieuse nautique vient bouleverser la petite vie de famille tranquille du trio en provoquant un horrible accident causant la mort du père et de l’un des gamins. Huit ans plus tard, on retrouve Angela le jour de son départ pour le camp Arawak en compagnie de son cousin Rick. Cette gamine a la tante la plus chelou de l’univers d’ailleurs. Au camp, tout le monde se fout de la gueule d’Angela parce qu’elle est extrêmement réservée, ne dit pas un mot et refuse de s’impliquer dans les activités communes. Mais son cousin n’hésite pas à jouer des poings pour prendre sa défense. Pour ajouter à cette joyeuse ambiance, un tueur rôde dans le coin et semble bien décidé à massacrer tous les campeurs et leurs superviseurs.

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Sleepaway Camp est ultra kitsch. Les acteurs sont horriblement mauvais, leur style vestimentaire est une véritable insulte au bon goût – si les mini-shorts et tops au-dessus du nombril étaient faits pour les hommes, ça se saurait – mais ça reste néanmoins un de mes slashers préférés. Les personnages sont tous d’énormes clichés sur pattes, du cuisto pédophile à la garce nymphomane, mais franchement si y a bien des gens qu’on a envie de voir mourir violemment, ce sont eux. Les meurtres sont d’ailleurs assez originaux dans l’ensemble, vu qu’il n’y a pas d’arme unique – un peu comme dans les premiers Vendredi 13, le tueur fait avec ce qu’il a. Et en 1983, tout ce qu’on demande à un slasher c’est du sang, du sexe, et des répliques ringardes. Certains penseront peut-être qu’il en faut peu pour me satisfaire, et dans ce cas là je dis tant mieux.

Dieu merci : les 80's, c'est fini.

Dieu merci : les 80's, c'est fini.

Judy et Meg sont les deux pestes de la colo, les deux salopes de service qui font bien chier Angela, et ce qui leur arrive n’est finalement que justice. Le jeu des acteurs a beau être mauvais, je vous assure qu’il y a bien pire, et dans le cas de Sleepaway Camp, ça ne pose pas de réel problème. Et puis j’ai tendance à être plus indulgente avec les films des années 80, j’ai l’impression qu’à l’époque on se devait d’être mauvais pour jouer dans un  film d’horreur (pour en revenir à Vendredi 13, la série comporte son lot d’acteurs ratés, et là encore ça n’enlève rien à son charme). Pareil pour la qualité de la pellicule, c’est une horreur, surtout maintenant qu’on a découvert les Blu-Ray, la HD et compagnie, mais quitte à se plonger dans l’ambiance rétro, autant y aller à fond. C’est comme retrouver une vieille cassette vidéo poussièreuse, ambiance nostalgique assurée.

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Un autre avantage des années 80 : la présence d’un véritable scénario. Là où aujourd’hui on se contente de survoler rapidement les personnages en attendant qu’ils se fassent massacrer, Sleepaway Camp n’hésite pas à forcer un peu sur les personnalités de chacun. On peut assister à une longue (trop longue pour certains) partie de baseball, et à d’autres scènes qui n’ont rien à voir avec les meurtres qui se déroulent au camp, comme des petites pauses qui nous font haïr de plus en plus les futures victimes du tueur. Au final, ça ajoute de l’authenticité au film, qu’on ne peut ressentir que lorsque l’on a pas du tout connu ces années là dans la vraie vie, parce qu’on peut très vite se persuader que ça se passait vraiment comme ça avant. Enfin, c’est comme ça que ça marche pour moi.

Et enfin, le meilleur moment du film, le truc qui fait qu’il a une place toute particulière dans mon coeur : la scène finale. Evidemment, je n’en dirai rien, j’suis pas une pute, mais rien que pour ça il faut le voir au moins une fois. Vous pouvez détester la totalité du film, je ne m’en indignerai pas (promis) mais putain la fin… la fin les mecs ! Cultissime, extraordinaire, j’en suis restée bouche-bée, sur le cul, incapable de réagir pendant 5 bonnes minutes. Après j’ai sauté partout dans la baraque en m’arrachant les cheveux et en poussant des hurlements hystériques mêlés à des éclats de rires venus tout droit de l’enfer. J’ai rarement ressenti ça à la fin d’un film. Plus le film avançait et plus je m’enfonçais confortablement dans ma couette, bercée par l’histoire et la suite de meurtres, attendant sagement le dénouement et BAM ! grosse claque dans la gueule. Je n’en avais aucun souvenir et je me demandais bien ce qui avait pu me marquer à ce point, et je ne m’attendais pas à un truc aussi énorme.

Sleepaway Camp est bel et bien un de mes films préférés de tous les temps, tout ça grâce à cette scène finale (bon, pas que, évidemment) et j’ai hâte de le faire découvrir à tous ceux qui croiseront ma route. Au moins pour filmer leur réaction à la fin du film.

En bonus, la bande-annonce :

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Revue: Zombieland

« Zombieland »

Réalisé par Ruben Fleischer

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Non, je refuse d’écrire le titre français, il me rappelle de mauvais souvenirs du Nord, avec des oreilles décollées et tout là… Bon bref on s’en fout c’est pas le sujet justement. J’ai vu Zombieland il y a une semaine et c’est que maintenant que je me décide à vous en parler mais j’ai plusieurs raisons plus ou moins valables :

  • J’avais pas le temps (menteuse)
  • J’avais la flemme (voilà qui est mieux)
  • Presque tout a déjà été dit (et alors ?)
  • J’ai pas du tout, mais pas du tout kiffé la séance.

Je m’explique, pas besoin de me jeter des cailloux. J’ai adoré le film. Je suis tombée amoureuse de Colombus (Jesse Eisenberg) et de Tallahassee (Woody Harrelson) en même temps, ça faisait un moment que j’attendais ce film, c’était un peu comme un rêve devenu réalité. Non, le problème ne venait pas du film, mais de la séance à proprement parler. Laissez moi vous dire que d’être installée pile sous la clim pendant 1h30 en plein mois de Novembre, ça a le don de pourrir votre groove en deux millisecondes. C’est con mais ça a suffit à gâcher mon plaisir (et celui de mes compadres) : on a commencé la séance à l’aise, et quand les lumières se sont rallumées on nous a tous regardés bizarrement parce qu’on avait enfilé écharpes, pulls et gants et qu’on se servait de nos manteaux comme couvertures. Mais comme je ne suis pas là pour raconter ma vie (je sais, on dirait quand même), passons à la revue.

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Je serai brève : Zombieland est un gros coup de coeur. J’ai tendance à me méfier des comédies horrifiques quand elles ne sont pas anglaises (ou néo-zélandaises, si vous voyez de quoi je parle…). Difficile d’échapper aux clichés quand il s’agit d’une comédie US : blagues graveleuses, au moins deux scènes se déroulant dans des toilettes, des problèmes d’intestin, trois ou quatre paires de nichons et un gros gars bourré qui dégueule sur une fille, avec un semblant d’histoire pour pas nous perdre. Mais Zombieland fait rire autrement – ça va pas non plus chercher très loin, mais ça suffit amplement et ça fait son petit effet. Y a qu’à voir les héros : entre Colombus, petit nerd agoraphobe puceau et maniaque et Tallahassee, gros balèze au coeur d’artichaut, j’étais emballée dès la première bande-annonce. Par contre, les personnages de Wichita et Little Rock m’ont moyennement fait kiffer, peut-être mon côté mysogine qui refait surface, allez savoir, mais je ne les ai pas trouvées si chouettes que ça (faut dire qu’elles sont fourbes les nanas).

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Un seul regret peut-être, le manque « d’intensité ». Une fois de plus, je m’explique (c’est dingue, je suis obligée de me justifier à chaque fois) : les scènes d’action sont assez courtes. Par exemple, lors de la scène finale dans le parc d’attraction, avec Tallahassee et ses deux flingues et Colombus dans son combat avec le clown, j’aurais bien aimé en avoir un peu plus. Mais bon, on va pas non plus trop chipoter. Zombieland est une tuerie, un petit vent frais sur l’univers putréfié du zombie flick (aujourd’hui je suis poète) et en cette fin d’année, ça fait vraiment du bien.Y a même une guest star qui dépote et qui change des petits caméos insipides qu’on a l’habitude de voir.

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Finalement j’en ai pas dit grand chose, j’ai surtout parlé de moi, j’aime bien ça, donc ce que je vous conseille c’est d’aller le voir vite vite avant qu’il ne soit plus à l’affiche, parce qu’il est difficile d’être déçu par ce film si on a un faible pour le genre. C’est beau, c’est très drôle, c’est même un peu tristounet par moments – j’avoue j’ai lâché une larmichette lors du flashback sur le passé de Tallahassee… Niveau films de zombies on a pas été super gâtés ces derniers temps, même le dernier Romero en a déçu plus d’un, et ça faisait longtemps qu’on avait pas reçu une telle claque. Zombieland est le film idéal pour passer un bon moment entre potes – juste, faites gaffe à la clim quoi.

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Revue: Wrong Turn 3 : Left For Dead

« Wrong Turn 3: Left For Dead »

Réalisé par Declan O’Brien

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Quoi de pire que la suite d’un mauvais film ? Le troisième volet DTV qui vient relever tous les défis. Le premier opus n’était pas le pire navet jamais créé (au moins y avait Eliza Dushku dedans) mais il est cependant difficile de le classer dans la catégorie des bons films. Quant au deuxième, on ne lui demande pas grand chose : une bande de crétins correspondant tous à un cliché précis perdus au milieu d’une forêt VS. une bande de mutants avec quelques cases en moins et un goût prononcé pour la chair humaine et bim, on obtient un bon film à popcorn prêt à être dégusté. Y a quand même moyen de bien rigoler, je l’ai déjà vu trois fois et je serai pas contre une quatrième.

Mais là, quand je dis que Wrong Turn 3 bat des records, y a qu’à voir le synopsis : quatre jeunes partent camper dans les bois, trois d’entre eux crèvent. On change de crèmerie pour atterrir dans un pénitencier où un néo-nazi et un gangster latino prévoient leur évasion. Direction les vestiaires des gardes où l’on fait la connaissance de Nate, qui s’apprête à entamer sa toute dernière journée dans cette prison. Et comme ça pouvait pas se passer tranquillement, le transfert qui devait avoir lieu une semaine plus tard est avancé et voici notre petit Nate à bord d’un bus rempli de détenus qui roule gaiement à travers les bois. Quels bois ? Je vous laisse deviner. Un accident et trois bastons plus tard, Alex (Janet Montgomery, vue dans The Hills Run Red), la survivante de la première scène se retrouve mêlée à la guerre entre gardes et prisonniers, tout ce petit lot étant bien évidemment traqué par les débiles-mutants (c’est pas le plus beau jeu de mot de l’univers ça ? sans déconner). Ah ouais : le mutant principal, survivant du deuxième volet, s’appelle Trois-Doigts (son fils s’appelle Trois-Orteils). Ça vaut le coup d’être signalé je trouve.

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A... A... A... A la queue leu leu...

Le résultat : des effets spéciaux très très moches, CGI abusive, des personnages trop nazes pour être crédibles mais pas assez pour être marrants, bref, grosse déception. Niveau dialogue, on s’en doute, pas d’étincelles non plus. Un enfant de neuf ans aurait pu les écrire tout seul. Oh et, des détenus qui s’assomment entre eux sans se tuer ? Bienvenue à Disneyland les enfants ! Le jour où un gros mastodonte avec un tatouage « SS » dans la nuque aura autant de self-control à la vue d’une petite minette effarouchée dans les bois après avoir passé des années en taule, vous m’appelez hein. Si vous cherchez un film dans lequel une bande de cons se bagarrent dans les bois pendant 90 minutes, achetez Wrong Turn 3. Si vous cherchez un film dans lequel une bande de cons se font massacrer la gueule par des cannibales consanguins, achetez plutôt le 1 ou le 2.

Fallait pas être roux.

Fallait pas être roux.

Conclusion : pas l’ombre d’un sursaut ou l’esquisse d’un sourire, c’est raté pour cette fois. Oh, et que dire de la fin… dans le genre effet de surprise « haha on vous a bien eus ! » j’ai rarement vu moins efficace. Un twist complètement inutile, limite frustrant.

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Revue: Jennifer’s Body

« Jennifer’s Body »

Réalisé par Karyn Kusama

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D’entrée de jeu, j’avais trois bonnes raisons de détester ce film avant même de l’avoir vu : 1) il est écrit par Diablo Cody, et j’ai détesté Juno 2) je veux du mal à Megan Fox 3) aucun des trailers/teasers & co ne m’avait donné envie. Comme je n’émet pas de jugement définitif avant d’avoir vu un film, j’ai profité d’une sortie ciné entre potes pour y jeter un oeil. Eh bah j’ai kiffé en fait.

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Sans être le film de l’année, Jennifer’s Body reste néanmoins largement regardable (bon en même temps y a quand même Megan Fox hein). Tiens en parlant d’elle, j’étais persuadée qu’elle serait nulle à pleurer, insupportable et pas convaincante pour un sou et en fait bah, ça passe. Ca m’a presque réconciliée avec elle. Jennifer est difficilement détestable en fait, malgré son penchant pour le cannibalisme. En même temps c’est pas sa faute, un démon a pris possession de son corps à cause d’un groupe de rock minable qui a voulu sacrifié une vierge. Sauf que Jennifer, ça fait longtemps qu’elle ne l’est plus… Du coup, pour rester en vie, elle se doit de bouffer tous les mâles qui lui tombent sous la main. Alors honnêtement, je m’attendais à plus de boucherie, mais le résultat n’en est pas totalement frustrant pour autant.

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Par contre, Adam Brody en chanteur emo des ténèbres, niveau crédibilité on a vu mieux. Mais comme le film est bourré de millième degré, c’est plus facile à digérer. C’est ça en fait, chaque hic du film s’accompagne d’un « mais » positif, ce qui rééquilibre le tout. Et Needy (Amanda Seyfried), la petite blondinette fadasse qui fait office de meilleure amie (faire-valoir ?) à la sulfureuse Megan Fox, est quand même pas mal stylée. Même si tout tourne au vinaigre pour elle, je trouve ça limite plus cool que si tout se passait comme dans un conte de fées. La fin est d’ailleurs franchement jouissive. En fait ouais, ça part un peu dans tous les sens, ça laissera peut-être un goût d’inachevé à certains, mais c’est tout de même assez efficace pour envisager d’acheter le DVD à sa sortie…

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Jennifer’s Body est un teen movie à la sauce horrifique, typiquement US, et c’est tout ce qu’on lui demande. Idéal pour une séance de ciné avec pop corn qui vole, rires gras et commentaires à voix haute qui font marrer toute la salle. Nous étions sept à assister à la séance, tous avec des goûts bien différents, et nous avons tous bien kiffé. Pour se marrer un coup, je le recommande vivement. Et puis bon, j’ai beau détester Megan, je vendrais quand même ma mère pour avoir sa plastique.

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Revue: Dance of the Dead

« Dance of the Dead« 

Réalisé par Gregg Bishop

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Oh mon dieu. Ca faisait un moment déjà que j’avais prévu de le mater, mais je suis pas trop dans une période zombies en ce moment, vous avez dû le remarquer, je suis plutôt slasher ces dernières semaines. Mais là j’pense que j’vais me refaire tous les classiques pour fêter ça. Pourquoi Dance of the Dead est un DTV ? Je ne le comprendrai jamais, ce film mérite largement d’être vu en salles. C’est un vrai petit bijou.

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Dans la série « le bal de promo part en couille » celui-ci bat des records lorsque les morts commencent à sortir de leurs tombes. Et pour cause, la petite ville a sa propre petite usine nucléaire qui fuit légèrement. Résultat, les nerds du lycée vont devoir faire équipe avec le bad boy, les rockers et les pompom girls pour venir à bout de cette invasion de zombies. Un scénario simple, et difficile à rater certes, mais là il décolle carrément à fond. Les acteurs sont tous bons, les personnages sont convaincants, il y a ceux qu’on veut voir mourir et ceux dont on déplore la perte, on s’attache facilement à eux et ça, ça se fait rare. En plus je suis tombée amoureuse au moins mille fois (Jimmy ! Nash ! Jensen ! Même Kyle tiens !). Le film ne tombe pas dans les clichés faciles du zombie flick, et franchement, les scènes de zigouillage de mort-vivants sont gé-niales, il y a de tout, des trucs que j’avais jamais vu ou même imaginé avant – bref c’est une petite brise fraîche dans une ambiance légèrement putréfiée.

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Niveau gore, c’est léger mais néanmoins satisfaisant. Preuve qu’on est pas toujours obligés d’avoir le plan sur les entrailles qui se déversent sur le sol ou qu’on mâchouille nonchalamment sur un coin de pelouse pour réussir un bon film. L’humour n’est pas gras et débile, c’est même plutôt mignon. Forcément, quand on met une bande de nerds en vedette, difficile de ne pas s’attendrir. Le club de science-fiction ne m’a jamais semblé aussi intéressant. Il y a de l’amour, de la vengeance, des tartes dans la gueule, de l’amitié, c’est beau, c’est frais, c’est jeune quoi. En tous cas moi j’ai vraiment pris mon pied. Ca m’a presque donné envie de vivre une petite attaque de zombies juste pour les déglinguer avec des gens comme eux. Non parce que faut pas déconner, le jour où les morts nous prendront pour des côtelettes, c’est chez les geeks qu’il faudra aller chercher de l’aide, eux ils sauront quoi faire.

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J’avais jamais vu des zombies sortir de leur tombe en sautant, ni de grenouille zombie ou encore de zombie sex : Dance of the Dead s’en est chargé. Et le must, les ados sont joués par des vrais ados, et pas des trentenaires à la ramasse qui se raccrochent au genre qui les a lancés. Pire, ils jouent bien ! Ouais je l’ai déjà dit, mais c’est assez exceptionnel pour être souligné. Je me suis pas emmerdée une demi-seconde, j’ai bien rigolé (et pas le rire intérieur hein, je me suis esclaffée comme il se doit) et je vais évidemment le conseiller à tout le monde autour de moi et le garder bien précieusement pour le revoir encore, et encore, et encore.

dance-o-dead_07Nash ♥ ! Oui, comme toute fille qui se respecte j’ai un faible pour les bad boys. Même les plus cons.

A prévoir pour une soirée DVD spéciale Halloween. Ou Noël. Ou Pâques. Ou n’importe quand en fait.

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Revue: The Hills Run Red

« The Hills Run Red« 

Réalisé par Dave Parker

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Ah, je l’ai attendu ce film. Toujours prête à tomber en adoration devant un nouveau slasher, j’étais au taquet ! Assister à la naissance d’un nouveau super-vilain masqué est toujours un plaisir. Dans ce cas précis, il s’agit de Babyface, le héros d’un film d’horreur légendaire dont il ne reste que la bande-annonce et quelques photos. Tyler, un passionné légèrement excessif est obsédé par ce film perdu et passe tout son temps à essayer d’en retrouver la trace. Cette quête le mènera jusqu’à la fille du réalisateur, Alexa, une strip-teaseuse camée jusqu’aux cheveux qui les emmènera lui, sa meuf, et son meilleur pote, sur les lieux du tournage. Tout ça pour réaliser qu’en réalité, le tournage du film ne s’est jamais achevé et qu’il n’a jamais été question d’effets spéciaux, Babyface existe bel et bien et massacre joyeusement tout ce qui passe devant la caméra.

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Déjà : Sophie Monk, qui interprète le rôle de la strip-teaseuse/fille de réalisateur est plutôt bluffante. De prime abord on pense « ok, toi t’es la bimbo de service, on te demande pas grand chose à part de montrer tes nibards toutes les quinze minutes » (ce qu’elle fait, ceci dit). Mais en fait je l’ai trouvée plutôt convaincante. Elle se démarque un peu des autres acteurs qui restent relativement banals. Evidemment, il y a quelques détails gênants qui font un peu tiquer les plus attentifs d’entre nous – l’histoire de l’âge d’Alexa expliqué par une simple phrase, c’était un peu trop facile – mais dans l’ensemble, il y a du bon. Je pense notamment à la scène d’ouverture qui restera gravée dans mon esprit comme l’une des scènes d’auto-mutilation les plus bâtardes de l’univers. Loin d’être totalement insoutenable, elle est quand même sacrément tordue et la bande son (une comptine chantée par une voix bien flippante) monte le niveau d’un cran.

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Les meurtres ne sont pas des innovations absolues, mais ils sont cependant assez satisfaisant, parfois rapides, parfois lents, plutôt classiques ou carrément sanglants, Babyface se promène un peu dans toutes les catégories. La scène dans la forêt avec la meuf accrochée avec du film barbelé m’a fait très mal par exemple. Encore une fois, il est possible que les habitués du genre devinent assez rapidement le twist final, mais ça ne gâche rien. Pour ma part, j’en avais deviné une partie, mais je doute que quiconque soit capable de prédire jusqu’où Dave Parker est allé pour nous pondre cette histoire tordue.

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En conclusion, The Hills Run Red est un film sympathique. Pour ce qui est de Babyface, c’est un peu comme si c’était le petit frère débile de Leatherface et Jason Voorhees (qui eux même sont loin d’être des lumières). Pataud dans sa façon d’être mais précis lorsqu’il tue, il est partout et nulle part, quand tu crois l’avoir berné, tu te fais couiller, bref, il assure. A ce propos, je voudrais porter un toast à Serina (Janet Montgomery) qui fait preuve d’une paire de couilles monstrueuse lorsqu’elle se retrouve traquée par Babyface, à sa place je ne sais pas si je serais allée aussi loin, mais putain, big up quoi.

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Revue: Shrooms

« Shrooms »

Réalisé par Paddy Breathnach

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Comme je vous l’ai déjà dit, dans mes moments de perdition j’ai tendance à mater des films au hasard. Parfois ça donne des trucs sympa (cf. Cry_Wolf), et parfois pas. Dans ce cas, je dirai à Paddy Machinchose d’aller voir ailleurs si j’y suis. Non mais sans blague.

Une bande d’américains en mal de sensations fortes se rendent en Irlande pour camper et se taper des trips sous champignons hallucinogènes (alors déjà moi tu m’fais pas faire le tour du monde pour me caler dans une tente au milieu de la forêt, désolée). Accueillis par Jake, un autochtone (j’adore ce mot), les jeunes yankees apprennent bientôt qu’un truc sordide s’est passé dans les environs. Une histoire de pension pour mauvais garçons avec un vieux Catholique qui part en freestyle et qui fait des trucs bizarres aux pensionnaires, et l’un d’eux voulant venger la mort de son frère jumeau drogue le méchant catho qui finalement massacre tout le monde sauf un gamin qui vivait avec les chiens. Résultat des courses, ils sont trois à hanter les bois. Limpide comme histoire hein ?

shrooms_stills3(j’suis la seule à avoir eu « Walk Like an Egyptian » en tête en voyant ça ?)

Tara, jeune blonde chaste et pure comme toute bonne héroïne de film d’horreur, fait la connerie de manger LE champignon qu’il ne fallait pas toucher, celui qui donnait des super-pouvoirs aux druides dans le temps. Un gros bad trip s’ensuit, et on réalise bien vite que la petite s’est transformée en médium des bois, et qu’elle tombe régulièrement dans une espèce de transe pendant laquelle elle a des visions prémonitoires. Et les gens commencent à mourir. Ouais, c’est recherché hein. En fait Shrooms, ça te prend d’un coup, ça te fait espérer, et ça te lâche comme une merde en plein milieu pour aller voir ailleurs.

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Je dois vous avouer quelque chose – je suis quelqu’un d’honnête et d’intègre – j’ai eu peur. Pas peur genre « je ne dormirai plus jamais de ma vie, j’ai rampé dans le lit de ma mère pour réclamer un câlin, j’ai ressorti mes doudous et je pleure dans le noir » malheureusement (?), mais un peu peur quand même. Il faut dire que le Black Brother (le vilain catho qui pue) qui rôde dans les bois n’est pas le plus doué pour mettre les gens à l’aise. Il m’a foutu la chair de poule, mais en même temps, les Nazgûls m’ont fait le même effet dans Le Seigneur des Anneaux. Quant à l’homme-chien (le survivant), on le voit trois secondes et ça pourrait tout aussi bien être Mowgli, ça m’aurait fait pareil. Le jumeau-vengeur m’a rappelé le gamin dans l’Orphelinat de Juan Antonio Bayona, celui avec son sac en toile sur la tête, alors je faisais pas la fière. Mais au final, si on fait un peu le tri dans ce que je vous raconte, on se rend compte que Shrooms n’invente rien, qu’il n’a rien d’exceptionnel, et que j’ai eu peur parce que je suis un cas isolé un peu bancal (je ne suis pas une référence fiable, j’ai peur des boîtes à musique). En plus si j’me suis caché les yeux c’est parce que le film contient trois des éléments qui me rendent le plus hystérique : du vomi, des ongles pourris et des os cassés. Et puis, pour la petite anecdote, juste après avoir maté le film j’ai voulu rallumer la lumière et l’ampoule a pété, ça n’a pas arrangé mon état.

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Et comme apparemment plus personne ne peut s’empêcher de faire des films à feintes, il y a là aussi un twist final… que j’avais deviné au bout d’une demi-heure de film. Et là j’me vante pas genre « ouais non mais on m’la fait pas à moi hein », j’suis naze en devinettes normalement, mais là ça me paraissait teeeeeellement évident. Du coup je me suis dit que quand même, ce serait un peu tiré par les cheveux, qu’il fallait être raisonnable et que j’étais sûrement partie trop loin dans mon délire. Mais non mais non, j’avais raison. En conclusion, Shrooms, c’est presque pas trop pourri, mais finalement ça l’est complètement. Comme souvent, ça part d’un truc beaucoup trop compliqué et ça ne fait que survoler les éléments de l’histoire à tel point qu’on a ni le temps de comprendre quoique ce soit, ni de s’attacher aux personnages. Donc finalement, quand ils meurent, on s’en fout. Et ça moi j’aime pas, j’aime bien me dire « oh ben non pas lui, il était gentil » ou même « bien fait pour sa gueule à ce gros fils de pute » – mais là, juste, on s’en tape complètement. Et s’il y a bien un truc qui ne DOIT PAS me laisser indifférente, c’est bien les films d’horreur.

tara

Ah si, un point positif quand même : Jake il est trop sexoual. Mais c’est un peu le Colin Farrell du pauvre, et moi je préfère le vrai, alors ça fait maigre comme point positif.

jakeFais moi des bisous dans la bouche.
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Revue: The Hole

« The Hole »

Réalisé par Nick Hamm

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La première fois que j’ai vu ce film, c’était lors de sa sortie en DVD, j’avais 13 ou 14 ans et c’était un lendemain de soirée. On avait tous trop bu pour avoir la force de rentrer chez nous, du coup on s’est étalés comme des clochards dans le salon d’une amie pour mater ce film. J’avais pas trop suivi l’histoire, je me souvenais juste que j’étais rentrée chez moi en me sentant encore plus sale et vaseuse qu’au réveil, j’ai dû prendre une douche d’une heure pour commencer à me sentir mieux. Comme c’était tout qui m’était resté du premier visionnage, j’ai retenté le coup dimanche soir, la veille de ma rentrée. Oui, je vous l’ai déjà dit, je suis un peu con comme fille. Bah à la fin, il avait beau être 1 heure du matin, je suis quand même allée reprendre une douche.

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The Hole est un film d’horreur/thriller britannique qui raconte l’histoire de quatre jeunes lycéens qui, pour échapper au voyage scolaire, montent un plan infaillible et se planquent dans un vieux bunker pour le weekend. Sauf qu’ils se retrouvent coincés dans leur trou et disparaissent pendant dix-huit jours. Le film passe du passé au présent à travers le récit que Liz (Thora Birch) fait au Dr. Philippa Horwood (Embeth Davidtz), bien qu’elle ait du mal à discerner le vrai du faux tant elle a été traumatisée par son expérience. Cette technique nous fait donc passer du bunker à l’air libre tout au long du film et ça donne un peu l’impression de faire de l’apnée. Les scènes en intérieur sont relativement oppressantes et si vous n’êtes pas encore claustrophobe, vous inquiétez pas ça va venir.

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Toutes les scènes dans le bunker sont cauchemardesques. Déjà faut être con pour entrer là-dedans, j’préfère m’emmerder comme un rat pendant tout un weekend lors d’un voyage scolaire plutôt que de mettre un pied dans ce trou à rats. Mais non, eux ça les amuse, ils se préparent des petits lits douillets, Liz a ramené de la bouffe pour tout le monde du coup on s’fait plaisir avec des petites saucisses grillées, bref, un weekend de rêve quoi. Sauf que les jours passent, qu’ils n’ont qu’une fente dans la porte du bunker pour le leur indiquer, que personne ne vient à leur secours et qu’ils n’ont aucun moyen de communiquer avec l’extérieur. Paranoïa, engueulades, faim, soif, tensions diverses, bref, plus le temps passe plus l’ambiance se détériore (sans déconner !).

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Niveau casting, on peut voir Keira Knightley dans un de ses premiers rôles au cinéma. Elle incarne le personnage de Frankie, une bimbo blonde et boulimique, amie de Liz malgré leur différence de classe sociale (Frankie est populaire, Liz est invisible). Autre visage familier, celui de Mike, interprété par Desmond Harrington qu’on retrouve actuellement dans Dexter mais qui a aussi eu un petit rôle dans Gossip Girl (il jouait l’oncle de Chuck Bass). Mike est le beau gosse du bahut, celui devant qui toutes les filles se pâment – y compris Liz. C’est d’ailleurs son attirance pour lui qui a amené cette dernière à passer le weekend enfermé dans un vieux bunker qui pue. Pour elle c’est la chance de sa vie, elle va pouvoir se retrouver en quasi tête à tête avec lui et tenter un rapprochement stratégique. Sauf que bon, il a franchement une coupe de merde le bonhomme, mais enfin moi j’dis ça, j’dis rien hein…

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Sans vous en dire trop, le film joue dans la catégorie « attention : twist final qui fait mal ». Bien que tout soit déjà assez confus dès le début, c’est de pire en pire en avançant, et je pense que c’est ça qui m’avait bloqué lors de ma première tentative. C’est franchement pas le genre de film a regarder quand on a de la buée dans le cerveau, vaut mieux être au clair (et avoir accès à une salle de bain, j’insiste). J’irais pas non plus jusqu’à dire qu’il faut le regarder seul avec un calepin pour prendre des notes, c’est pas non plus le scénario le plus compliqué du siècle, mais il vaut mieux être concentré.

Maintenant que je l’ai revu, et compris, je ne peux que vous le conseiller, c’est vraiment un très bon film qui tient la route jusqu’au bout et qui ne m’a pas ennuyée une seconde.