Revue: Shrooms

« Shrooms »

Réalisé par Paddy Breathnach

shrooms

Comme je vous l’ai déjà dit, dans mes moments de perdition j’ai tendance à mater des films au hasard. Parfois ça donne des trucs sympa (cf. Cry_Wolf), et parfois pas. Dans ce cas, je dirai à Paddy Machinchose d’aller voir ailleurs si j’y suis. Non mais sans blague.

Une bande d’américains en mal de sensations fortes se rendent en Irlande pour camper et se taper des trips sous champignons hallucinogènes (alors déjà moi tu m’fais pas faire le tour du monde pour me caler dans une tente au milieu de la forêt, désolée). Accueillis par Jake, un autochtone (j’adore ce mot), les jeunes yankees apprennent bientôt qu’un truc sordide s’est passé dans les environs. Une histoire de pension pour mauvais garçons avec un vieux Catholique qui part en freestyle et qui fait des trucs bizarres aux pensionnaires, et l’un d’eux voulant venger la mort de son frère jumeau drogue le méchant catho qui finalement massacre tout le monde sauf un gamin qui vivait avec les chiens. Résultat des courses, ils sont trois à hanter les bois. Limpide comme histoire hein ?

shrooms_stills3(j’suis la seule à avoir eu « Walk Like an Egyptian » en tête en voyant ça ?)

Tara, jeune blonde chaste et pure comme toute bonne héroïne de film d’horreur, fait la connerie de manger LE champignon qu’il ne fallait pas toucher, celui qui donnait des super-pouvoirs aux druides dans le temps. Un gros bad trip s’ensuit, et on réalise bien vite que la petite s’est transformée en médium des bois, et qu’elle tombe régulièrement dans une espèce de transe pendant laquelle elle a des visions prémonitoires. Et les gens commencent à mourir. Ouais, c’est recherché hein. En fait Shrooms, ça te prend d’un coup, ça te fait espérer, et ça te lâche comme une merde en plein milieu pour aller voir ailleurs.

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Je dois vous avouer quelque chose – je suis quelqu’un d’honnête et d’intègre – j’ai eu peur. Pas peur genre « je ne dormirai plus jamais de ma vie, j’ai rampé dans le lit de ma mère pour réclamer un câlin, j’ai ressorti mes doudous et je pleure dans le noir » malheureusement (?), mais un peu peur quand même. Il faut dire que le Black Brother (le vilain catho qui pue) qui rôde dans les bois n’est pas le plus doué pour mettre les gens à l’aise. Il m’a foutu la chair de poule, mais en même temps, les Nazgûls m’ont fait le même effet dans Le Seigneur des Anneaux. Quant à l’homme-chien (le survivant), on le voit trois secondes et ça pourrait tout aussi bien être Mowgli, ça m’aurait fait pareil. Le jumeau-vengeur m’a rappelé le gamin dans l’Orphelinat de Juan Antonio Bayona, celui avec son sac en toile sur la tête, alors je faisais pas la fière. Mais au final, si on fait un peu le tri dans ce que je vous raconte, on se rend compte que Shrooms n’invente rien, qu’il n’a rien d’exceptionnel, et que j’ai eu peur parce que je suis un cas isolé un peu bancal (je ne suis pas une référence fiable, j’ai peur des boîtes à musique). En plus si j’me suis caché les yeux c’est parce que le film contient trois des éléments qui me rendent le plus hystérique : du vomi, des ongles pourris et des os cassés. Et puis, pour la petite anecdote, juste après avoir maté le film j’ai voulu rallumer la lumière et l’ampoule a pété, ça n’a pas arrangé mon état.

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Et comme apparemment plus personne ne peut s’empêcher de faire des films à feintes, il y a là aussi un twist final… que j’avais deviné au bout d’une demi-heure de film. Et là j’me vante pas genre « ouais non mais on m’la fait pas à moi hein », j’suis naze en devinettes normalement, mais là ça me paraissait teeeeeellement évident. Du coup je me suis dit que quand même, ce serait un peu tiré par les cheveux, qu’il fallait être raisonnable et que j’étais sûrement partie trop loin dans mon délire. Mais non mais non, j’avais raison. En conclusion, Shrooms, c’est presque pas trop pourri, mais finalement ça l’est complètement. Comme souvent, ça part d’un truc beaucoup trop compliqué et ça ne fait que survoler les éléments de l’histoire à tel point qu’on a ni le temps de comprendre quoique ce soit, ni de s’attacher aux personnages. Donc finalement, quand ils meurent, on s’en fout. Et ça moi j’aime pas, j’aime bien me dire « oh ben non pas lui, il était gentil » ou même « bien fait pour sa gueule à ce gros fils de pute » – mais là, juste, on s’en tape complètement. Et s’il y a bien un truc qui ne DOIT PAS me laisser indifférente, c’est bien les films d’horreur.

tara

Ah si, un point positif quand même : Jake il est trop sexoual. Mais c’est un peu le Colin Farrell du pauvre, et moi je préfère le vrai, alors ça fait maigre comme point positif.

jakeFais moi des bisous dans la bouche.
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