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Trailer: Piranha 3D

EDIT : Bon ok, il est plus lĂ , il avait rĂ©ussi Ă  passer mais la Weinstein Company est pas trop d’accord pour qu’on le voit tout de suite… Dès qu’il rĂ©apparait je vous fait signe.

Il est enfin lĂ  ! Alexandre Aja est enfin de retour après le fiasco de Mirrors qui nous avait tous fait très mal, surtout qu’on lui connaissait plus de talent, ayant conquis la planète entière avec Haute Tension et son remake de La Colline a des Yeux. En entendant parler du projet Piranha 3D, un autre remake, j’Ă©tais un peu sceptique, mais le trailer me redonne un peu d’espoir. Si Aja joue bien son coup, on devrait pas voir beaucoup de monde sur les plages cet Ă©tĂ©… Verdict le 5 mai prochain !

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Revue: Hatchet (aka Butcher – La LĂ©gende de Victor Crowley)

« Hatchet »

Réalisé par Adam Green

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En apprenant la sortie prochaine d’un Hatchet 2, et ayant gardĂ© un souvenir plutĂ´t agrĂ©able du premier, j’ai dĂ©cidĂ© de me le remettre en mĂ©moire. Et depuis je gave tout mon entourage avec ça. Je sais pas encore oĂą j’avais la tĂŞte lors de ma première tentative – mieux vaut ne pas le savoir – mais je n’Ă©tais sĂ»rement pas très concentrĂ©e, puisque je ne me souvenais pas de grand chose si ce n’est que c’Ă©tait chouette. Et si Hatchet a une si bonne rĂ©putation parmi les amateurs du genre, c’est pas pour rien. Les fans d’horreur sont bien connus pour monter au crĂ©neau au moindre affront et pour se rĂ©unir ou se diviser avec une dĂ©votion sans pareille selon le film dont il est question (exemple rĂ©cent : la franchise Saw, il y a les pour et les contre, et chacun dĂ©fend son point de vue avec ardeur… bien que j’ai du mal Ă  concevoir l’existence d’un argument « pour » valable mais moi j’dis ça, j’dis rien hein…). Tout ça pour dire qu’en ce qui concerne Hatchet, je suis fière de faire partie de ceux qui le classent au rang de culte sans rechigner et sans mĂŞme prendre la peine d’essayer de paraĂ®tre un tantinet objectif.

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Ca c'est pour capter votre attention.

Eh dĂ©jĂ , le cadre est cool : un bayou de la Nouvelle OrlĂ©ans. Avec un scĂ©nario simple comme bonjour : un groupe de personnes aux particularitĂ©s diverses (du couple de vieux aux actrices de soft-porn en passant par le hĂ©ros fraĂ®chement larguĂ© accompagnĂ© par son pote black) se retrouve perdu dans les marĂ©cages rĂ©putĂ©s hantĂ©s. On nous raconte la lĂ©gende de Victor Crowley, nĂ© affreusement dĂ©formĂ©, ayant vĂ©cu seul avec son père qui le cachait des gens qui passaient leur temps Ă  se moquer de lui et Ă  le martyriser. Un soir d’Halloween, des gamins voulant jouer un tour Ă  Victor dont le père s’Ă©tait absentĂ©, balancent des pĂ©tards sur le porche de sa maison qui prend feu, coinçant le pauvre petit Ă  l’intĂ©rieur. Son père voyant ça Ă  son retour, se prĂ©cipite vers la porte, coincĂ©e, alors que Victor tente dĂ©sespĂ©rĂ©ment de l’ouvrir de son cĂ´tĂ©. Le père saisit alors une hache et attaque la porte dans le but de la dĂ©foncer et de libĂ©rer son fils, sauf que comme il Ă©tait juste derrière, il se la prend dans la tĂŞte. Et meurt. Et depuis, il paraĂ®trait qu’il passe le plus clair de son temps Ă  dĂ©gommer tous ceux qui se perdent dans les marĂ©cages et qui s’aventurent sur son territoire.

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Vous l’aurez compris, le but de Hatchet n’est pas de rĂ©volutionner le genre avec un concept inĂ©dit. C’est un film fait par des fans, pour des fans, et dont l’intention est plutĂ´t de rendre hommage aux bons vieux slashers amĂ©ricains que nous chĂ©rissons tant, chef-d’Ĺ“uvres et navets inclus. D’ailleurs, les habituĂ©s seront ravis de voir apparaĂ®tre deux  guest stars dans les vingt premières minutes du film : Robert Englund et Tony Todd. J’avoue, quand je les ai vus, j’ai couinĂ©. Il y a des seins, du sang, des tripes, Ă©parpillĂ©es Ă  l’aide de meurtres bien violents. Sans aller dans l’insoutenable, il m’a quand mĂŞme Ă©tĂ© difficile de ne pas grimacer Ă  plusieurs reprises – Victor Crowley est un barbare, et le gĂ©nĂ©rique nous apprendra qu’il est la troisième grosse guest star du film. Cette armoire Ă  glace du nom de Kane Hodder Ă  en effet portĂ© le masque de Jason Voorhees Ă  plusieurs reprises (Un Nouveau DĂ©fi, L’Ultime Retour, Jason en Enfer et Jason X).

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Pour ce qui est des personnages, bien que collant tous Ă  des stĂ©rĂ©otypes courants dans le genre, ils tiennent plus ou moins la longueur. Ma prĂ©fĂ©rence ira Ă  Misty (Mercedes McNab), bimbo blonde Ă©cervelĂ©e, et Ă  Marcus (Deon Richmond), l’incontournable « noir rigolo » (de toute façon c’est soit ça, soit des pseudo bad boys au langage ordurier…). La scène oĂą Ben (le pleurnichard – Joel Moore) tente de draguer Marybeth (la fille mystĂ©rieuse – Tamara Feldman) dans le minibus m’a fait rire pendant une demi-heure (bon, ceci dit, je suis un public facile). Une fois Victor Crowley sur place, les morts s’enchaĂ®nent, toutes relativement satisfaisantes et la course poursuite ne s’arrĂŞte pas. Et dans la sĂ©rie « quand c’est fini, ça recommence », on a droit Ă  quelques rebondissements nĂ©cessaires Ă  la continuitĂ© du film. Victor Crowley c’est un peu le cousin consanguin arriĂ©rĂ© de Jason – son Crystal Lake, c’est le bayou. Et puis ceux qui dĂ©plorent le manque de gore dans la franchise Vendredi 13 pourront bien fermer leur bouche, parce que Victor c’est pas un guignol. La scène de retournage de cou me file encore des frissons dans les cervicales.

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Bon, pour ceux qui veulent vraiment chipoter, je suis sĂ»re que vous trouverez plein de trucs Ă  reprocher Ă  Hatchet/Butcher (moi ce que je comprends pas c’est l’intĂ©rĂŞt d’utiliser un autre mot anglais pour le titre français, mais ça hein…), mais moi je m’arrĂŞterai Ă  mon impression positive. Et j’attends le 2 au tournant !

Et parmi mes nouvelles rĂ©solutions pour cette annĂ©es se trouve celle de vous mettre systĂ©matiquement un lien pour acheter le DVD dont je cause, et la bande-annonce pour vous donner une petite idĂ©e. Après, y a aussi celle de poster plus souvent mais on va pas non plus trop s’emballer.

Achetez Butcher: La LĂ©gende de Victor Crowley (enfin si vous voulez, j’vous force Ă  rien tavu)

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Trailer: Frozen

Il y a une chose que je hais plus que n’importe quoi, c’est la neige. La neige, et tout ce qui s’y rapporte, y compris les sports d’hiver. En deuxième position se trouvent les eaux profondes et toutes les merdes qui peuvent s’y trouver, mais un film s’est dĂ©jĂ  chargĂ© de faire de moi la plus grosse tapette de l’univers en milieu aquatique, et c’est Open Water (Les Dents de la Mer avait dĂ©jĂ  bien entamĂ© le boulot).

Bien que je n’ai pas la moindre intention de refoutre les pieds sur une piste de ski dans les 80 prochaines annĂ©es, je sens que Frozen va s’occuper de me convaincre de rester au chaud et renforcer mon aversion pour la neige, au cas oĂą j’aurais une poussĂ©e de folie d’ici lĂ . RĂ©alisĂ© par Adam Green, qui nous a pondu le très bon Hatchet (dont la suite sortira Ă©galement en 2010), Frozen raconte l’histoire de trois jeunes skieurs bloquĂ©s sur un tĂ©lĂ©siège pendant environ mille ans (non je n’exagère pas) et… c’est tout. Quand j’ai entendu parler du projet j’Ă©tais un peu perplexe, mais le trailer m’a un peu sĂ©duite, j’avoue. J’ai essayĂ© de rĂ©sister mais c’est pas Ă©vident. Surtout qu’il y a Shawn Ashmore au casting et que je l’aime bien lui, il est mignon.

Je vous laisse juger :

La sortie US est prĂ©vue pour le 5 FĂ©vrier si on en croit IMDb. CĂ´tĂ© France, AlloCinĂ© nous l’annonce « prochainement ». A suivre, comme d’hab !

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Revue: Bienvenue au Cottage

« Bienvenue au Cottage »

Réalisé par Paul Andrew Williams

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S’il y a bien une nation qui ne me déçoit quasiment jamais en matière de films d’horreur, c’est l’Angleterre. Chaque fois que je peux mettre la main sur un film anglais, c’est toute une prĂ©paration pour ĂŞtre sĂ»re de le regarder dans de bonnes conditions et de l’apprĂ©cier dans les règles de l’art. Bienvenue au Cottage ne fait pas exception Ă  la règle. Va juste falloir que les traducteurs  français m’expliquent pourquoi il faut absolument placer un « Bienvenue » dans tous les titres maintenant (le titre original Ă©tant simplement « The Cottage« ).

Deux frères kidnappent une jeune fille et l’emmènent dans un cottage isolĂ© dans la campagne anglaise. Très vite, le plan part en sucette. Leur otage est loin d’ĂŞtre docile, le plus jeune frère, Peter, n’a pas l’Ă©toffe d’un gangster et enchaĂ®ne les gaffes, leur complice n’en mène pas large non plus et le père de la jeune fille est bien dĂ©cidĂ© Ă  leur faire payer leur imprudence, n’hĂ©sitant pas Ă  lâcher deux tueurs asiatiques Ă  leurs trousses pour leur rĂ©gler leur compte. Bref, scĂ©nario catastrophe oĂą tout le monde se croise et se chercher des poux dans la tĂŞte. Mais le soucis n’est pas lĂ . Pour couronner le tout, il semblerait que quelqu’un d’autre rĂ´de dans les environs et s’amuse Ă  dĂ©couper tout le monde sur son passage.

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Surfant sur la vague des films tels que La Colline a des Yeux ou DĂ©tour Mortel, mettant en scène des mutants congĂ©nitaux assoiffĂ©s de sang, Bienvenue au Cottage s’en sort relativement bien. Et surtout, comme c’est un film anglais, c’est drĂ´le – très drĂ´le mĂŞme. Peter est Ă  la fois insupportable et attendrissant, Tracey est un otage hors du commun avec une langue bien pendue et un caractère de garce au sang chaud et David, le grand frère, doit gĂ©rer tout ce petit monde en gardant son calme, ce qui n’est pas toujours Ă©vident. Surtout quand vient s’ajouter le troisième complice, un gros niais incompĂ©tent qui ne sait rien faire d’autre que des conneries.

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En fait c’est mĂŞme l’humour qui sauve le film, qui sans ça n’aurait Ă©tĂ© qu’un banal DTV fadasse. Les meurtres n’ont rien d’original (exceptĂ© quelques dĂ©tails), le tueur non plus d’ailleurs, sa tronche est Ă  peu près la mĂŞme que celle de tous les mutants qu’on a pu voir jusque lĂ , rien de très novateur. D’ailleurs, on n’a mĂŞme pas droit Ă  un semblant d’histoire le concernant, on ne sait pas d’oĂą il tient ce joli faciès ni ce qui le pousse Ă  massacrer ceux qui osent s’aventurer sur son territoire. Les villageois ont l’air d’en savoir un peu plus mais Ă©videmment ils se contentent d’un simple avertissement, un peu comme le vieux fou dans Vendredi 13.

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Bienvenue au Cottage est un bon divertissement, qui fait passer le temps certes, mais sans donner l’impression de le gâcher non plus. Bien qu’il ait Ă©tĂ© savatĂ© par de nombreuses critiques un peu partout… Est-ce une raison pour ne pas me faire confiance ? Bonne question. Tout ce que je peux vous dire c’est que moi, j’ai bien kiffĂ©, et que je serais mĂŞme prĂŞte Ă  le revoir s’il le faut, mĂŞme si la fin m’a enervĂ©e (on est clairement pas dans un blockbuster hollywoodien et ça se sent jusqu’Ă  la dernière seconde).

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SĂ©lection de NoĂ«l : Le Top 3

En vrai je voulais vous offrir une sĂ©lection plus tĂ´t, plus fournie, et dĂ©livrĂ©e par petits bouts, mais ma sciatique en a dĂ©cidĂ© autrement, et puis NoĂ«l c’est dans 4 jours (5 si vous ĂŞtes nĂ©s avant 1950 et que vous ouvrez vos cadeaux le 25 au matin) alors c’est maintenant ou jamais.

1) Black Christmas (1974)

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Toujours lors de mon merveilleux voyage dans le passĂ©, j’ai dĂ©cidĂ© de me refaire Black Christmas, d’abord parce que j’ai appris qu’il existait un remake et qu’avant de le mater je devais me remettre l’original en mĂ©moire, mais aussi parce que je me souviens l’avoir dĂ©testĂ©. Et quand je ne me souviens pas de la raison qui a fait que j’ai dĂ©testĂ© un film, je me sens obligĂ©e de le revoir. Pour le coup, j’ai bien fait, je devais ĂŞtre dans un mauvais jour la première fois.

Black Christmas se passe, vous l’avez devinĂ©, pendant la pĂ©riode de NoĂ«l sur un campus universitaire. La majoritĂ© du film se dĂ©roule dans une sororitĂ© un peu dĂ©sertĂ©e Ă  cause des dĂ©parts en vacances. Un inconnu s’amuse Ă  appeler les filles pour leur balancer des insanitĂ©s, souffler comme un bĹ“uf dans le tĂ©lĂ©phone et partir dans des dĂ©lires schizophrĂ©niques – le changement d’une voix Ă  une autre, les cris et les pleurs m’ont un peu donnĂ© des frissons, j’avoue.

Le truc de Black Christmas, je vous le dit tout de suite, c’est qu’on ne dĂ©couvre jamais l’identitĂ© du tueur, on peut juste supposer qu’il s’appelle Billy. C’est un procĂ©dĂ© sur lequel beaucoup de spectateurs de la gĂ©nĂ©ration 2000 crachent allègrement, on est tellement habituĂ©s Ă  avoir toutes les clĂ©s en main une fois la dernière minute du film passĂ©e qu’il peut ĂŞtre frustrant de se retrouver sans repères. Franchement, je dis pas qu’il faudrait faire ça plus souvent, mais dans le cas prĂ©sent ça fonctionne parfaitement, pas besoin d’en dire plus, et puis c’est bien plus dĂ©rangeant comme ça. J’ai cru comprendre que dans le remake ils avaient inventĂ© toute une histoire autour du tueur, qui explique tout sur sa vie et ses histoires de « Billy » et compagnie. Faut bien s’adapter au public de l’an 2000… (lĂ  c’est ma minute y-a-plus-d’jeunesse) Mais en ce qui concerne l’original, l’effet est garanti, les coups de tĂ©lĂ©phone sont atroces, la sonnerie stridente suffit Ă  mettre un coup de pression au spectateur et j’ai eu envie de crever mes enceintes par moment pour ne plus rien entendre. Rien de tel pour se mettre dans l’ambiance chaleureuse des fĂŞtes de fin d’annĂ©e !

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2) Jack Frost (1996)

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Attention : ne pas confondre le film d’horreur et la comĂ©die familiale avec Michael Keaton. On m’a fait le coup une fois, et c’est loin d’ĂŞtre une bonne surprise. Bon, une fois que vous avez sĂ©lectionnĂ© le bon film, y a moyen de bien rigoler. Le simple fait d’imaginer un bonhomme de neige tueur suffit Ă  mettre de la joie dans mon cĹ“ur. Il est Ă©vident qu’il s’agit d’une comĂ©die horrifique, et qu’il vaut mieux prendre le film au millième degrĂ© pour l’apprĂ©cier. En mĂŞme temps, si vous ĂŞtes capables de prendre Jack Frost au sĂ©rieux, c’est que vous avez un rĂ©el problème.

Jack Frost est un tueur en sĂ©rie condamnĂ© Ă  mort pour avoir assassinĂ© 38 personnes. Lors du voyage censĂ© l’emmener sur le lieu de son exĂ©cution, le fourgon entre en collision avec un camion transportant une substance chimique quelconque (on va pas chipoter) : l’accident libère Jack, mais il se retrouve aspergĂ© par la substance en question et fusionne avec la neige. Ainsi est nĂ© le premier bonhomme de neige psychopathe. Il a mĂŞme des dents en stalactites (stalagmites ? bah les deux en fait, techniquement).

Et si vous n’ĂŞtes pas encore convaincus : Jack Frost se tape Shannon Elizabeth dans une baignoire. Ouais ouais, la Nadia d’American Pie, dĂ©jĂ  Ă  poil. Allez, pour ceux qui n’ont pas envie de se faire tout le film rien que pour voir Shannon toute nue, voici mon petit cadeau de NoĂ«l  de moi Ă  vous :

(mais oĂą est la carotte ?)

3) Silent Night, Deadly Night (1984)

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Ha ! Encore un classique absolu. Il n’a peut-ĂŞtre pas autant de panache que Black Christmas mais il a lui aussi son petit lot de fans. Les films d’horreur qui se dĂ©roulent pendant les fĂŞtes, c’est dĂ©jĂ  glauque, mais quand le tueur est dĂ©guisĂ© en Père NoĂ«l, ça fout sacrĂ©ment mal Ă  l’aise.

Billy (eh oui, encore), le tueur en question a vu ses parents se faire tuer par un cambrioleur dĂ©guisĂ© en Père NoĂ«l. LĂ  oĂą certaines personnes utilisent la mort de leurs parents comme motivation pour faire le bien (bonjour Batman), lui en a dĂ©cidĂ© autrement. Sa vision des fĂŞtes de fin d’annĂ©e en est toute faussĂ©e, et il a sa petite thĂ©orie sur la façon de punir ceux qui ont Ă©tĂ© vilains. Il grandit donc avec toute cette confusion en tĂŞte pour finalement craquer et enfiler le costume rouge et blanc pour purger le voisinage.

Silent Night, Deadly Night est un film glauque (sans dĂ©conner), qui prend le temps de poser le dĂ©cor pour bien nous plonger dans l’ambiance et qui reste crĂ©dible (bon euh, jusqu’Ă  un certain point, ça va de soi). On est donc loin des produits chimiques qui vous transforment en Bouli vĂ©nère. Si vous avez une âme de Grinch ou de Scrooge, vous allez vous rĂ©galer.

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BONUS : Les Horreurs de la Crypte (1972)

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Dans ce film d’anthologie, cinq touristes se retrouvent tour Ă  tour confrontĂ©s au gardien de la crypte qui leur raconte de quelle façon ils mourront. La première histoire est celle de Joanne Clayton (Joan Collins), qui tue son mari le soir de NoĂ«l. Alors qu’elle se prĂ©pare Ă  cacher le cadavre de son Ă©poux, elle entend un message Ă  la radio signalant qu’un tueur est en fuite dans les environs. Elle se retrouve vite confrontĂ©e Ă  lui, et dans l’incapacitĂ© d’appeler la police Ă  cause de la dĂ©pouille encore chaude de son mari. LĂ  encore, on peut trouver sa dose de tueur psychopathe dĂ©guisĂ© en Père NoĂ«l, et le tout avec la petite touche « contes de la crypte » qui fait tout.

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VoilĂ  les enfants ! Pour ceux qui en veulent plus, vous pouvez toujours aller faire un tour du cĂ´tĂ© de Christmas Evil, Santa’s Slay (ne serait-ce que pour voir Fran Drescher prendre feu), Santa Claws, ou mĂŞme vous refaire Gremlins tiens ! En attendant je vous souhaite Ă  tous un très joyeux noĂ«l plein de haches qui tournicotent et de barbes rougissantes.

♥ De l’amour sur vous mes petiots ♥

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Revue: Sleepaway Camp (1983)

« Sleepaway Camp »

Réalisé par Robert Hiltzik

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J’avoue ces derniers temps j’ai Ă©tĂ© un peu radine en matière de revues mais promis je vais tenter de me rattraper, histoire que ce blog ne devienne pas un recueil de news uniquement. Dernièrement j’ai dĂ©cidĂ© de voyager dans le temps et de revenir aux sources, aux premiers films d’horreur que j’ai vus quand j’Ă©tais encore accro aux biberons de chocolat chaud. Pour la plupart, ce sont des films des annĂ©es 70-80 qui passaient sur des chaĂ®nes comme RTL9… Lors de ce fabuleux voyage intĂ©rieur, je suis retombĂ©e sur Sleepaway Camp et je me souviens avoir ressenti exactement la mĂŞme chose en le voyant quinze ans plus tĂ´t : une effusion de joie intense.

Sleepaway Camp commence dans un lac, avec un père qui s’amuse gaiement avec ses deux enfants – Peter et Angela. Mais une skieuse nautique vient bouleverser la petite vie de famille tranquille du trio en provoquant un horrible accident causant la mort du père et de l’un des gamins. Huit ans plus tard, on retrouve Angela le jour de son dĂ©part pour le camp Arawak en compagnie de son cousin Rick. Cette gamine a la tante la plus chelou de l’univers d’ailleurs. Au camp, tout le monde se fout de la gueule d’Angela parce qu’elle est extrĂŞmement rĂ©servĂ©e, ne dit pas un mot et refuse de s’impliquer dans les activitĂ©s communes. Mais son cousin n’hĂ©site pas Ă  jouer des poings pour prendre sa dĂ©fense. Pour ajouter Ă  cette joyeuse ambiance, un tueur rĂ´de dans le coin et semble bien dĂ©cidĂ© Ă  massacrer tous les campeurs et leurs superviseurs.

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Sleepaway Camp est ultra kitsch. Les acteurs sont horriblement mauvais, leur style vestimentaire est une vĂ©ritable insulte au bon goĂ»t – si les mini-shorts et tops au-dessus du nombril Ă©taient faits pour les hommes, ça se saurait – mais ça reste nĂ©anmoins un de mes slashers prĂ©fĂ©rĂ©s. Les personnages sont tous d’Ă©normes clichĂ©s sur pattes, du cuisto pĂ©dophile Ă  la garce nymphomane, mais franchement si y a bien des gens qu’on a envie de voir mourir violemment, ce sont eux. Les meurtres sont d’ailleurs assez originaux dans l’ensemble, vu qu’il n’y a pas d’arme unique – un peu comme dans les premiers Vendredi 13, le tueur fait avec ce qu’il a. Et en 1983, tout ce qu’on demande Ă  un slasher c’est du sang, du sexe, et des rĂ©pliques ringardes. Certains penseront peut-ĂŞtre qu’il en faut peu pour me satisfaire, et dans ce cas lĂ  je dis tant mieux.

Dieu merci : les 80's, c'est fini.

Dieu merci : les 80's, c'est fini.

Judy et Meg sont les deux pestes de la colo, les deux salopes de service qui font bien chier Angela, et ce qui leur arrive n’est finalement que justice. Le jeu des acteurs a beau ĂŞtre mauvais, je vous assure qu’il y a bien pire, et dans le cas de Sleepaway Camp, ça ne pose pas de rĂ©el problème. Et puis j’ai tendance Ă  ĂŞtre plus indulgente avec les films des annĂ©es 80, j’ai l’impression qu’Ă  l’Ă©poque on se devait d’ĂŞtre mauvais pour jouer dans un  film d’horreur (pour en revenir Ă  Vendredi 13, la sĂ©rie comporte son lot d’acteurs ratĂ©s, et lĂ  encore ça n’enlève rien Ă  son charme). Pareil pour la qualitĂ© de la pellicule, c’est une horreur, surtout maintenant qu’on a dĂ©couvert les Blu-Ray, la HD et compagnie, mais quitte Ă  se plonger dans l’ambiance rĂ©tro, autant y aller Ă  fond. C’est comme retrouver une vieille cassette vidĂ©o poussièreuse, ambiance nostalgique assurĂ©e.

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Un autre avantage des annĂ©es 80 : la prĂ©sence d’un vĂ©ritable scĂ©nario. LĂ  oĂą aujourd’hui on se contente de survoler rapidement les personnages en attendant qu’ils se fassent massacrer, Sleepaway Camp n’hĂ©site pas Ă  forcer un peu sur les personnalitĂ©s de chacun. On peut assister Ă  une longue (trop longue pour certains) partie de baseball, et Ă  d’autres scènes qui n’ont rien Ă  voir avec les meurtres qui se dĂ©roulent au camp, comme des petites pauses qui nous font haĂŻr de plus en plus les futures victimes du tueur. Au final, ça ajoute de l’authenticitĂ© au film, qu’on ne peut ressentir que lorsque l’on a pas du tout connu ces annĂ©es lĂ  dans la vraie vie, parce qu’on peut très vite se persuader que ça se passait vraiment comme ça avant. Enfin, c’est comme ça que ça marche pour moi.

Et enfin, le meilleur moment du film, le truc qui fait qu’il a une place toute particulière dans mon coeur : la scène finale. Evidemment, je n’en dirai rien, j’suis pas une pute, mais rien que pour ça il faut le voir au moins une fois. Vous pouvez dĂ©tester la totalitĂ© du film, je ne m’en indignerai pas (promis) mais putain la fin… la fin les mecs ! Cultissime, extraordinaire, j’en suis restĂ©e bouche-bĂ©e, sur le cul, incapable de rĂ©agir pendant 5 bonnes minutes. Après j’ai sautĂ© partout dans la baraque en m’arrachant les cheveux et en poussant des hurlements hystĂ©riques mĂŞlĂ©s Ă  des Ă©clats de rires venus tout droit de l’enfer. J’ai rarement ressenti ça Ă  la fin d’un film. Plus le film avançait et plus je m’enfonçais confortablement dans ma couette, bercĂ©e par l’histoire et la suite de meurtres, attendant sagement le dĂ©nouement et BAM ! grosse claque dans la gueule. Je n’en avais aucun souvenir et je me demandais bien ce qui avait pu me marquer Ă  ce point, et je ne m’attendais pas Ă  un truc aussi Ă©norme.

Sleepaway Camp est bel et bien un de mes films prĂ©fĂ©rĂ©s de tous les temps, tout ça grâce Ă  cette scène finale (bon, pas que, Ă©videmment) et j’ai hâte de le faire dĂ©couvrir Ă  tous ceux qui croiseront ma route. Au moins pour filmer leur rĂ©action Ă  la fin du film.

En bonus, la bande-annonce :

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Trailer: Cabin Fever 2

Woot woot les copains, le trailer nouveau est arrivé ! Voici en exclusivité le premier trailer de Cabin Fever 2: Spring Fever !

Il n’est Ă©videmment pas rĂ©alisĂ© par Eli Roth mais par Ti West qui nous a offert le très rĂ©tro House of the Devil cette annĂ©e (que je vous conseille fortement). Dans cette suite, le virus fait son grand retour lors d’un bal de promo oĂą des Ă©tudiants pomponnĂ©s et enfroufroutĂ©s se retrouvent infectĂ©s par du punch contaminĂ©. Rider Strong sera de retour le temps de faire le lien entre le premier et le second volet et pour le reste du casting on retrouvera Noah Segan, Alexander Isaiah Thomas, Giuseppe Andrews et Alexi Wasser.

La sortie se fera directement en DVD le 16 Février 2010.

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Revue: Zombieland

« Zombieland »

Réalisé par Ruben Fleischer

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Non, je refuse d’Ă©crire le titre français, il me rappelle de mauvais souvenirs du Nord, avec des oreilles dĂ©collĂ©es et tout lĂ … Bon bref on s’en fout c’est pas le sujet justement. J’ai vu Zombieland il y a une semaine et c’est que maintenant que je me dĂ©cide Ă  vous en parler mais j’ai plusieurs raisons plus ou moins valables :

  • J’avais pas le temps (menteuse)
  • J’avais la flemme (voilĂ  qui est mieux)
  • Presque tout a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit (et alors ?)
  • J’ai pas du tout, mais pas du tout kiffĂ© la sĂ©ance.

Je m’explique, pas besoin de me jeter des cailloux. J’ai adorĂ© le film. Je suis tombĂ©e amoureuse de Colombus (Jesse Eisenberg) et de Tallahassee (Woody Harrelson) en mĂŞme temps, ça faisait un moment que j’attendais ce film, c’Ă©tait un peu comme un rĂŞve devenu rĂ©alitĂ©. Non, le problème ne venait pas du film, mais de la sĂ©ance Ă  proprement parler. Laissez moi vous dire que d’ĂŞtre installĂ©e pile sous la clim pendant 1h30 en plein mois de Novembre, ça a le don de pourrir votre groove en deux millisecondes. C’est con mais ça a suffit Ă  gâcher mon plaisir (et celui de mes compadres) : on a commencĂ© la sĂ©ance Ă  l’aise, et quand les lumières se sont rallumĂ©es on nous a tous regardĂ©s bizarrement parce qu’on avait enfilĂ© Ă©charpes, pulls et gants et qu’on se servait de nos manteaux comme couvertures. Mais comme je ne suis pas lĂ  pour raconter ma vie (je sais, on dirait quand mĂŞme), passons Ă  la revue.

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Je serai brève : Zombieland est un gros coup de coeur. J’ai tendance Ă  me mĂ©fier des comĂ©dies horrifiques quand elles ne sont pas anglaises (ou nĂ©o-zĂ©landaises, si vous voyez de quoi je parle…). Difficile d’Ă©chapper aux clichĂ©s quand il s’agit d’une comĂ©die US : blagues graveleuses, au moins deux scènes se dĂ©roulant dans des toilettes, des problèmes d’intestin, trois ou quatre paires de nichons et un gros gars bourrĂ© qui dĂ©gueule sur une fille, avec un semblant d’histoire pour pas nous perdre. Mais Zombieland fait rire autrement – ça va pas non plus chercher très loin, mais ça suffit amplement et ça fait son petit effet. Y a qu’Ă  voir les hĂ©ros : entre Colombus, petit nerd agoraphobe puceau et maniaque et Tallahassee, gros balèze au coeur d’artichaut, j’Ă©tais emballĂ©e dès la première bande-annonce. Par contre, les personnages de Wichita et Little Rock m’ont moyennement fait kiffer, peut-ĂŞtre mon cĂ´tĂ© mysogine qui refait surface, allez savoir, mais je ne les ai pas trouvĂ©es si chouettes que ça (faut dire qu’elles sont fourbes les nanas).

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Un seul regret peut-ĂŞtre, le manque « d’intensitĂ© ». Une fois de plus, je m’explique (c’est dingue, je suis obligĂ©e de me justifier Ă  chaque fois) : les scènes d’action sont assez courtes. Par exemple, lors de la scène finale dans le parc d’attraction, avec Tallahassee et ses deux flingues et Colombus dans son combat avec le clown, j’aurais bien aimĂ© en avoir un peu plus. Mais bon, on va pas non plus trop chipoter. Zombieland est une tuerie, un petit vent frais sur l’univers putrĂ©fiĂ© du zombie flick (aujourd’hui je suis poète) et en cette fin d’annĂ©e, ça fait vraiment du bien.Y a mĂŞme une guest star qui dĂ©pote et qui change des petits camĂ©os insipides qu’on a l’habitude de voir.

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Finalement j’en ai pas dit grand chose, j’ai surtout parlĂ© de moi, j’aime bien ça, donc ce que je vous conseille c’est d’aller le voir vite vite avant qu’il ne soit plus Ă  l’affiche, parce qu’il est difficile d’ĂŞtre déçu par ce film si on a un faible pour le genre. C’est beau, c’est très drĂ´le, c’est mĂŞme un peu tristounet par moments – j’avoue j’ai lâchĂ© une larmichette lors du flashback sur le passĂ© de Tallahassee… Niveau films de zombies on a pas Ă©tĂ© super gâtĂ©s ces derniers temps, mĂŞme le dernier Romero en a déçu plus d’un, et ça faisait longtemps qu’on avait pas reçu une telle claque. Zombieland est le film idĂ©al pour passer un bon moment entre potes – juste, faites gaffe Ă  la clim quoi.

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Une nouvelle photo du nouveau Freddy Krueger

Alors que dans la bande-annonce diffusĂ©e il y a quelques mois on dĂ©couvrait sa tĂŞte d’alien/nid-de-guĂŞpes, voici qu’on nous fournit de quoi nous inquiĂ©ter d’avantage. Je sais, j’ai un cĂ´tĂ© intĂ©griste quand il s’agit des films d’horreur, j’ai un problème avec la nouveautĂ©. Mais honnĂŞtement, quand on a passĂ© 20 ans avec Robert Englund, difficile d’accepter le changement. Surtout pour un roux (hihihi). M’enfin, comme je le dis toujours (un peu trop ces derniers temps : attendons de voir…)

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(Source : Shock Till You Drop)

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Amityville : un re-remake ?

Bon au dĂ©but ça me faisait rigoler de venir vous annoncer un remake chaque semaine mais lĂ  ça commence Ă  me rendre un peu dingue. Dimension Films et la Weinstein Company ont, apparemment, l’intention de refaire un remake d’Amityville. On se souvient du très chiant remake de 2005, avec Melissa George et Ryan Reynolds, qui a plu Ă  certains, dĂ©plu Ă  beaucoup d’autres (je me suis endormie profondĂ©ment). Il semblerait qu’un rĂ©alisateur ait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© choisi. Chouette alors !

Allez, juste pour Ryan Reynolds :

(Source: Bloody Disgusting)