En vrai je voulais vous offrir une sĂ©lection plus tĂ´t, plus fournie, et dĂ©livrĂ©e par petits bouts, mais ma sciatique en a dĂ©cidĂ© autrement, et puis NoĂ«l c’est dans 4 jours (5 si vous ĂŞtes nĂ©s avant 1950 et que vous ouvrez vos cadeaux le 25 au matin) alors c’est maintenant ou jamais.
1) Black Christmas (1974)

Toujours lors de mon merveilleux voyage dans le passĂ©, j’ai dĂ©cidĂ© de me refaire Black Christmas, d’abord parce que j’ai appris qu’il existait un remake et qu’avant de le mater je devais me remettre l’original en mĂ©moire, mais aussi parce que je me souviens l’avoir dĂ©testĂ©. Et quand je ne me souviens pas de la raison qui a fait que j’ai dĂ©testĂ© un film, je me sens obligĂ©e de le revoir. Pour le coup, j’ai bien fait, je devais ĂŞtre dans un mauvais jour la première fois.
Black Christmas se passe, vous l’avez devinĂ©, pendant la pĂ©riode de NoĂ«l sur un campus universitaire. La majoritĂ© du film se dĂ©roule dans une sororitĂ© un peu dĂ©sertĂ©e Ă cause des dĂ©parts en vacances. Un inconnu s’amuse Ă appeler les filles pour leur balancer des insanitĂ©s, souffler comme un bĹ“uf dans le tĂ©lĂ©phone et partir dans des dĂ©lires schizophrĂ©niques – le changement d’une voix Ă une autre, les cris et les pleurs m’ont un peu donnĂ© des frissons, j’avoue.
Le truc de Black Christmas, je vous le dit tout de suite, c’est qu’on ne dĂ©couvre jamais l’identitĂ© du tueur, on peut juste supposer qu’il s’appelle Billy. C’est un procĂ©dĂ© sur lequel beaucoup de spectateurs de la gĂ©nĂ©ration 2000 crachent allègrement, on est tellement habituĂ©s Ă avoir toutes les clĂ©s en main une fois la dernière minute du film passĂ©e qu’il peut ĂŞtre frustrant de se retrouver sans repères. Franchement, je dis pas qu’il faudrait faire ça plus souvent, mais dans le cas prĂ©sent ça fonctionne parfaitement, pas besoin d’en dire plus, et puis c’est bien plus dĂ©rangeant comme ça. J’ai cru comprendre que dans le remake ils avaient inventĂ© toute une histoire autour du tueur, qui explique tout sur sa vie et ses histoires de « Billy » et compagnie. Faut bien s’adapter au public de l’an 2000… (lĂ c’est ma minute y-a-plus-d’jeunesse) Mais en ce qui concerne l’original, l’effet est garanti, les coups de tĂ©lĂ©phone sont atroces, la sonnerie stridente suffit Ă mettre un coup de pression au spectateur et j’ai eu envie de crever mes enceintes par moment pour ne plus rien entendre. Rien de tel pour se mettre dans l’ambiance chaleureuse des fĂŞtes de fin d’annĂ©e !

2) Jack Frost (1996)

Attention : ne pas confondre le film d’horreur et la comĂ©die familiale avec Michael Keaton. On m’a fait le coup une fois, et c’est loin d’ĂŞtre une bonne surprise. Bon, une fois que vous avez sĂ©lectionnĂ© le bon film, y a moyen de bien rigoler. Le simple fait d’imaginer un bonhomme de neige tueur suffit Ă mettre de la joie dans mon cĹ“ur. Il est Ă©vident qu’il s’agit d’une comĂ©die horrifique, et qu’il vaut mieux prendre le film au millième degrĂ© pour l’apprĂ©cier. En mĂŞme temps, si vous ĂŞtes capables de prendre Jack Frost au sĂ©rieux, c’est que vous avez un rĂ©el problème.
Jack Frost est un tueur en sĂ©rie condamnĂ© Ă mort pour avoir assassinĂ© 38 personnes. Lors du voyage censĂ© l’emmener sur le lieu de son exĂ©cution, le fourgon entre en collision avec un camion transportant une substance chimique quelconque (on va pas chipoter) : l’accident libère Jack, mais il se retrouve aspergĂ© par la substance en question et fusionne avec la neige. Ainsi est nĂ© le premier bonhomme de neige psychopathe. Il a mĂŞme des dents en stalactites (stalagmites ? bah les deux en fait, techniquement).
Et si vous n’ĂŞtes pas encore convaincus : Jack Frost se tape Shannon Elizabeth dans une baignoire. Ouais ouais, la Nadia d’American Pie, dĂ©jĂ Ă poil. Allez, pour ceux qui n’ont pas envie de se faire tout le film rien que pour voir Shannon toute nue, voici mon petit cadeau de NoĂ«l de moi Ă vous :
(mais oĂą est la carotte ?)
3) Silent Night, Deadly Night (1984)

Ha ! Encore un classique absolu. Il n’a peut-ĂŞtre pas autant de panache que Black Christmas mais il a lui aussi son petit lot de fans. Les films d’horreur qui se dĂ©roulent pendant les fĂŞtes, c’est dĂ©jĂ glauque, mais quand le tueur est dĂ©guisĂ© en Père NoĂ«l, ça fout sacrĂ©ment mal Ă l’aise.
Billy (eh oui, encore), le tueur en question a vu ses parents se faire tuer par un cambrioleur dĂ©guisĂ© en Père NoĂ«l. LĂ oĂą certaines personnes utilisent la mort de leurs parents comme motivation pour faire le bien (bonjour Batman), lui en a dĂ©cidĂ© autrement. Sa vision des fĂŞtes de fin d’annĂ©e en est toute faussĂ©e, et il a sa petite thĂ©orie sur la façon de punir ceux qui ont Ă©tĂ© vilains. Il grandit donc avec toute cette confusion en tĂŞte pour finalement craquer et enfiler le costume rouge et blanc pour purger le voisinage.
Silent Night, Deadly Night est un film glauque (sans dĂ©conner), qui prend le temps de poser le dĂ©cor pour bien nous plonger dans l’ambiance et qui reste crĂ©dible (bon euh, jusqu’Ă un certain point, ça va de soi). On est donc loin des produits chimiques qui vous transforment en Bouli vĂ©nère. Si vous avez une âme de Grinch ou de Scrooge, vous allez vous rĂ©galer.

BONUS : Les Horreurs de la Crypte (1972)

Dans ce film d’anthologie, cinq touristes se retrouvent tour Ă tour confrontĂ©s au gardien de la crypte qui leur raconte de quelle façon ils mourront. La première histoire est celle de Joanne Clayton (Joan Collins), qui tue son mari le soir de NoĂ«l. Alors qu’elle se prĂ©pare Ă cacher le cadavre de son Ă©poux, elle entend un message Ă la radio signalant qu’un tueur est en fuite dans les environs. Elle se retrouve vite confrontĂ©e Ă lui, et dans l’incapacitĂ© d’appeler la police Ă cause de la dĂ©pouille encore chaude de son mari. LĂ encore, on peut trouver sa dose de tueur psychopathe dĂ©guisĂ© en Père NoĂ«l, et le tout avec la petite touche « contes de la crypte » qui fait tout.

VoilĂ les enfants ! Pour ceux qui en veulent plus, vous pouvez toujours aller faire un tour du cĂ´tĂ© de Christmas Evil, Santa’s Slay (ne serait-ce que pour voir Fran Drescher prendre feu), Santa Claws, ou mĂŞme vous refaire Gremlins tiens ! En attendant je vous souhaite Ă tous un très joyeux noĂ«l plein de haches qui tournicotent et de barbes rougissantes.
♥ De l’amour sur vous mes petiots ♥