Valentine’s Day of the Dead – 8 Films pour la Saint-Valentin

En cette belle période de Saint-Valentin, Ross Stewart vous offre une sélection pas comme les autres. De quoi découvrir quelques bijoux du cinéma d’horreur, en amoureux ou avec son ours en peluche.

Jour sacré pour les amoureux et les fleuristes, la Saint-Valentin nous offre aussi une bonne occasion de parler d’amour entre morts et vivants !

1. DeadHeads – réalisé par Brett Pierce et Drew T. Pierce

Petite comédie bien sympatoche, DeadHeads c’est un peu le film de zombie à l’envers. Ici les héros sont deux morts-vivants qui ont gardé leur conscience, et ne sautent pas sur tout ce qui bouge pour le becter. Le scénario tient sur un post-it (l’un des deux zombies veut retrouver sa petite amie et l’autre lui vient en aide) et sert surtout de prétexte pour réunir un duo que tout oppose. Pas de surprise à ce niveau, celui qui cherche sa copine tient le rôle du boy scout, tandis que l’autre incarne le glandeur de service.

Même si on peut lui reprocher son manque d’audace et son côté gnangnan, ce road trip nous livre tout de même quelques scènes désopilantes, un paquet de bons sentiments, mais peu de gore. En clair, c’est pas au niveau de Shaun of the Dead mais ça mérite l’attention des zombophiles.

2. Zombie Honeymoon – réalisé par David Gebroe

Denise et Danny viennent de se marier – ils nagent dans le bonheur et comptent bien profiter de leur lune de miel. Dommage pour eux, entre deux bains de soleil au bord de l’eau, l’idylle tourne au drame. Sorti tout droit la mer, un mec visiblement pas très frais, les agresse et vomit dans la bouche de Danny. Comme vous vous en doutez, cette mésaventure va l’amener à se transformer lentement en zombie. Inconsciente de la situation dans un premier temps, Denise va devoir faire face à la douloureuse réalité : son mari ne se contrôle plus et a un grand besoin de chair fraîche.

Film à petit budget, Zombie Honeymoon impose au spectateur un rythme posé, collant parfaitement avec le drame que vit le jeune couple. D’ailleurs je tire mon chapeau à Mister Gebroe qui a su installer une atmosphère crédible et touchante malgré ses maigres moyens. Le résultat est plus que respectable même au niveau des effets spéciaux. Au final on se retrouve avec un cocktail plutôt bien ficelé, mélangeant une dose de gore pour deux doses de drame.

3. Zombie Lover – réalisé par les Deagol Brothers

Attention ne vous fiez pas à son titre français, ni à sa jaquette. Zombie Lover (alias « Make out with violence » en VO) n’est pas du tout une comédie trash. Avant d’être un film de mort-vivant, le film des Deagol Brothers traite des liens étroits unissant trois frères, Carol, Patrick et Beetle (ouais moi aussi je trouve ça bizarre d’appeler son gamin Beetle). Ce qu’il faut savoir c’est que Patrick est raide dingue de Wendy, qui elle sort avec Brian, qui a tapé dans l’oeil d’Addy, la meilleure amie de Wendy. Alors que c’est Carol qui est amoureux d’Addy, au grand dam d’Anne Haran, la copine d’internat d’Addy.

À lire comme ça on dirait plus les Feux de l’amour qu’un film de zombie, et c’est normal puisque cet aspect est finalement peu représenté dans le film. L’événement tragique qui va tout bouleverser c’est la disparition de Wendy. Nos trois frères vont la retrouver par hasard, et prendre soin de leur amie zombie à l’insu de tous. Avant tout dramatique, parfois drôle, rarement gore, Zombie Lover met en scène la morte vivante la plus mollassonne de l’histoire. Ne vous attendez pas à des flots d’hémoglobine mais plutôt à de longues scènes de blabla. Vous voilà prévenus ! Le film est vraiment bien réalisé, avec une bande de son nickel, mais la fin m’a déçu et m’a laissé sur ma faim (un comble quand même pour un film de zombie !).

4. Return of the Living Dead 3 – réalisé par Brian Yuzna

Brian Yuzna, la simple évocation de ce nom me plonge en transe, et je repense avec émotion à des films comme Society, Re-Animator 2 ou Le Dentiste, pour ne citer que ces trois là. Bon maintenant que j’ai versé ma petite larme, voyons ce que le père Yuzna nous a concocté dans Return of the Living Dead 3.

L’histoire est simple mais amplement suffisante pour le genre. Curt et Julie sont jeunes, beaux et ils s’aiment à la folie. De son côté, le père de Curt dirige un programme de recherche pour l’armée. Il souhaite créer un nouveau genre de soldat en ramenant des morts à la vie grâce à la Trioxine. Mais suite au fiasco de son projet, le paternel est réaffecté dans un autre État. Curt, lui, ne veut pas quitter Julie, et les deux tourtereaux décident donc de fuir ensemble vers une vie meilleure, faite de rock, de tequila, et d’allocations chômage. Ils n’auront pas le temps d’aller bien loin puisqu’un accident de la route met fin à leur petite escapade, et à la vie de Julie par la même occasion. Là, Curt a une idée de génie : utiliser la Trioxine pour sauver sa copine. Vu que c’est le fils du colonel et que la sécurité de la base c’est juste de la rigolade (même dans le film ils le disent ouvertement !), il s’introduit sans difficulté jusqu’au labo et ressuscite Julie. À la suite de quoi, les militaires partent à leur poursuite tandis que Curt réalise que sa brillante idée a un prix. Julie a faim, Julie mange des gens, Julie se fait mal pour ne pas devenir un monstre et résister à ses pulsions… en vain.

Je récapitule : une histoire qui ne se perd pas en longueurs inutiles, un scénario tiré par les cheveux avec son lot d’incohérences (j’adore la base militaire et sa sécurité aussi utile qu’un pansement sur une jambe de bois), des effets spéciaux old-shool qui déchirent, du gore et en prime le sex appeal de Mindy Clark. Que demander de plus ? Pur produit des années 90, Return of the Living Dead 3 est un incontournable pour tous les amateurs de films de série B.

5. Fido – réalisé par Andrew Currie

Fido, c’est la rencontre improbable des Desperate Housewives et de nos amis morts-vivants, le tout dans une ambiance  »années 50 » très décalée. Une pluie d’astéroïdes a engendré la résurrection des morts et une guerre, où les vivants sont parvenus à les repousser dans un No Man’s Land, puis à contrôler leurs pulsions grâce à un collier électronique. Ainsi les zombies sont devenus les domestiques des vivants et il n’est pas rare qu’une famille fortunée en ait deux ou trois à son service.

Le film d’Andrew Currie nous présente une famille bourgeoise en crise, avec un père de famille angoissé par son travail, une femme au foyer qui se morfond et un  gamin délaissé. Mais tout va changer avec l’arrivée de Fido. Zombie attentionné et bienveillant, il deviendra un fidèle compagnon pour le gosse et une oreille attentive pour la mère qui finira par le considérer autrement que comme un simple zombie domestique… Fido est une comédie de moeurs bourrée d’ironie et de bonnes idées, qui laisse de côté le gore pour un humour satirique plutôt propre sur lui.

6. Frankenhooker – réalisé par Frank Henenlotter

Suite à un tragique accident de tondeuse à gazon, Jeffrey Franken perd sa fiancée, Elizabeth. Mais il ne se laisse pas abattre pour autant, il récupère la tête de la défunte et part à la recherche d’un corps pour la ramener à la vie. Mais pourquoi se contenter d’un seul corps, quand on peut en assembler plusieurs pour créer la femme parfaite ? Et oui, il est pas con Jeffrey ! Il va donc dénicher les plus belles prostituées du coin pour offrir à l’élue de son coeur un corps digne de ses fantasmes. Mais la nouvelle Elizabeth est bien différente de ce qu’elle était, son nouveau corps ayant gardé de vieilles habitudes.

Henenlotter nous sert ici un OVNI où humour et horreur se mêlent avec brio, une comédie déjantée, absurde, et donc complètement indispensable !

7. Dead Girl – réalisé par Marcel Sarmiento et Gadi Harel

Alors qu’ils sèchent les cours et explorent un hôpital désaffecté, Rickie et JT tombent sur une jeune femme morte attachée à une table. Bien que le bâtiment semble abandonné depuis plusieurs années, la demoiselle n’est pourtant pas vraiment morte. JT veut sauter sur l’occasion (et pas que sur l’occasion) pour céder à ses plus bas instincts, au désespoir de Rickie qui ne parviendra pas à l’arrêter. S’en suit une longue descente aux enfers pour les deux ados, et une histoire franchement glauque pour le spectateur.

Le calvaire de cette pauvre zombie est parfois insoutenable. Racoleur, viscéral, choquant, voire carrément malsain, Dead Girl n’est pas à mettre entre toute les mains. Certainement pas le genre de film qu’on regarde le dimanche après midi pour se détendre.

8. C.H.U.D. 2 – réalisé par David Irving

Pratiquant un virage à 180 degrés par rapport au premier, C.H.U.D. 2 est une comédie familiale vaguement horrifique. Deux étudiants volent un corps dans une clinique afin de l’utiliser comme cobaye pour leurs cours d’anatomie. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que le corps qu’ils ont ramené a servi de cobaye pour un projet cherchant a créer des soldats zombies. Bien sûr Bud (c’est le petit nom du zombie), se fait la malle, créant dans son sillage une armée de morts-vivants.


Pourquoi l’inclure dans la sélection ? Tout simplement parce que Bud tombe amoureux de la copine d’un des deux étudiants. Nanar à voir uniquement au 36ème degré, et sans doute avec autant de degré d’alcool dans le sang, pour être apprécié.

 

– Par Ross Stewart

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15 réflexions sur “Valentine’s Day of the Dead – 8 Films pour la Saint-Valentin

  1. Bon sur les 8, j’en ai vu 3 ! Fido que j’ai adoré, Zombie Honeymoon qui m’a un peu traumatisé (c’est quand je n’arrivais pas à regarder des films de zombie) et Frankenhooker, qui m’a fait rire.

  2. Pourquoi l’envie de m’autochallenger en regardant Dead girl me titille alors que je sais que je ne tiendrais pas le coup? Moi qui pleure quand la maman de némo se fait bouffer par un anaconda, je vais plutot regarder un Mortelle St Valentin bien pourri de derrière les fagots.

  3. Moi, j’ai vu Dead Girl, je me souviens même plus de la fin. Je suis sure que j’ai préféré l’effacer de ma mémoire.
    Et Fido, j’ai adoré.

  4. Frankenhooker ! FRANKENHOOKER !
    J’ai vu Dead Heads y a pas longtemps, bof à mon avis, Mais marrant.
    Et Dead Girl : fascination/répulsion, faut que je le vois.

  5. Pingback: Dis Google, pourquoi les profs...?

  6. Je pense que Dead Girl fait partie des films les plus dérangeants de l’histoire.
    J’ai adoré mais j’ose jamais le conseiller, de peur qu’on me fasse interner.

    • tu n’as donc pas vu Melancholie der Engel c’est un film terrifiant, très malsain et perturbant. Je n’ai même pas tenu 1 minute tellement c’est dérangeant

  7. Pingback: Saint-Valentin : la solution pour réussir le weekend ! ‹ Run or Die

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