Bah oui, c’est pas le tout de vous mettre des photos et un titre, faut bien une bande-annonce pour se faire une idĂ©e aussi. Petit rappel de l’histoire : une petite Ă®le au large de la cĂ´te nord-amĂ©ricaine est envahie par les zombies. Seulement, tout le monde n’est pas pour l’idĂ©e de l’extermination des morts-vivants, puisqu’ils ont tous Ă©tĂ© Ă une Ă©poque des amis, parents, voisins etc. Certains prĂ©fèrent les parquer dans un coin en attendant de trouver un remède Ă leur condition, tandis que les autres persistent Ă vouloir tous les buter.
Revue: All The Boys Love Mandy Lane
« All The Boys Love Mandy Lane »
Réalisé par Jonathan Levine

Le titre est assez clair : tous les mecs kiffent Mandy Lane. Au point de faire un peu n’importe quoi. On en a la preuve dès le dĂ©but du film, lorsqu’un mec saute de son toit pour impressionner la blonde et virginale Mandy Lane (Amber Heard), pensant atterrir dans sa piscine. Sauf que ouais, mais pas en entier en fait, sa tĂŞte cogne contre le rebord et le bellâtre crève pour la raison la plus con du monde. Quelques mois plus tard, Mandy Lane est invitĂ©e Ă passer un weekend dans le ranch de Red (qui porte des bermudas avec des santiags, j’en reste traumatisĂ©e) avec sa bande de potes composĂ©e de trois mecs et deux nanas. Le but des mecs : se taper Mandy Lane en premier. Sauf qu’elle est pure la Mandy, elle ne mange pas de ce pain lĂ .

En fait pendant la première demi-heure, j’ai cru que je m’Ă©tais plantĂ©e et que j’Ă©tais devant un teen-movie de base, et pas le slasher que j’Ă©tais venue chercher. Mais quand tout le monde a commencĂ© Ă mourir, j’ai compris que je ne m’Ă©tais pas trompĂ©e. Sauf qu’au lieu de prendre mon pied en regardant des ados se faire zigouiller, j’me suis sentie un peu bernĂ©e. Le film pourrait se vanter d’avoir le charme d’un film d’exploitation, comme ceux qu’on mentionne en soirĂ©e pour se la pĂ©ter et faire genre on a une culture cinĂ©matographique trop underground. Sauf que non. Il lui manque un petit quelque chose pour qu’il puisse tenir la route. C’est lent, c’est chiant, du coup quand les meurtres arrivent on est mĂŞme pas Ă©moustillĂ©. J’ai mĂŞme pas essayĂ© de jouer Ă « mais qui est le tueur », ça m’a blasĂ©e d’avance, j’ai laissĂ© le film tourner devant mes yeux de mĂ©rou neurasthĂ©nique en attendant que ça se termine. En mĂŞme temps on dĂ©couvre l’identitĂ© du tueur tellement rapidement qu’on a mĂŞme pas le temps de faire semblant de deviner.

Cours, Mandy Lane, cooouurs ! … et ne reviens JAMAIS !
Et alors lĂ , oh la la ! Un twist inattendu ! Qui aurait cru que ça se finirait comme ça ? J’en sais rien, et je m’en branle. A ce stade lĂ , ça m’a tellement gavĂ©e que le twist final ne m’a mĂŞme pas fait rĂ©agir. Le rĂ©sultat est trop surfait, quitte Ă jouer dans le film dĂ©calĂ©, autant creuser un peu et nous donner de quoi nous tordre un peu les neurones. Ou au moins je sais pas, une histoire qui tient la route, un pourquoi du comment intĂ©ressant. Mais non, rien de tout ça. Et les personnages sont d’un creux… okay, je veux bien croire qu’on soit con, droguĂ©, alcoolique et sans aucun intĂ©rĂŞt quand on est ado, mais quand mĂŞme ! Le rĂ©sultat : un film prĂ©tentieux qui semble tout droit sorti de l’imagination d’un Ă©tudiant en cinĂ© pseudo-marginal, trop superficiel pour ĂŞtre convaincant. Ah si, un point positif : j’aime bien l’affiche. Woohoo o/
Alors, tous les mecs kiffent peut-ĂŞtre Mandy Lane, mais pas moi.
Mash-Up du Jour : Films d’horreur + Michael Jackson
Une vidĂ©o qui rĂ©unit deux de mes plus grandes passions (oui je suis une fan de MJ depuis mes 5 ans, et je l’assume pleinement). Ca sert un peu Ă rien sauf Ă revoir des passages de films d’horreurs bien cool tout en se dandinant sur Thriller. Et ça suffit Ă Ă©gayer ma journĂ©e. En plus, c’est vachement bien foutu, ils se sont pas contentĂ©s de mettre des images bout Ă bout, y a un vrai travail de montage et ça m’a fait bien rigoler.
Trailer: Trick ‘r Treat
La première date de sortie annoncĂ©e Ă©tait Octobre 2007. Puis on nous a dit Octobre 2008. Alors quand ils nous ont balancĂ© « non non, cette fois c’est vraiment pour Octobre 2009 », j’ai pas sautĂ© de joie, j’en avais un peu marre de me faire arnaquer. Mais il semblerait que cette fois soit la bonne : Trick ‘r Treat, rĂ©alisĂ© par Michael Dougherty, sortira en DVD le 6 Octobre 2009, ce qui nous laissera juste assez de temps pour le commander en ligne et le regarder le soir d’Halloween.
Le film nous prĂ©sentera 5 histoires d’Halloween, toutes mises en relation par la prĂ©sence d’un certain Sam, un mystĂ©rieux petit bonhomme dĂ©guisĂ© (qui me file les pĂ©toches rien que sur l’affiche). Il fera une apparition dans chaque histoire pour bien nous rappeler qu’il ne faut jamais, jamais briser les traditions d’Halloween. De plus, Anna Paquin nous gratifiera de sa prĂ©sence, dĂ©guisĂ©e en petit chaperon rouge, et si ça vous donne pas envie, je ne vous comprends pas.
Et euh, Sam c’est lui :

Le nouveau Romero a enfin un titre !
Ca faisait des mois qu’on l’appellait simplement « …of the Dead », et que pas mal de gens Ă©taient persuadĂ©s qu’il s’intitulerait « Island of the Dead », puisque ça se passe sur une Ă®le… eh bah nan ! Le titre sera finalement : Survival of the Dead. Il fera ses dĂ©buts ce mois-ci lors du Toronto International Film Festival, ainsi qu’au Venice Film Festival oĂą il aura des chances de remporter un Golden Lion, la plus grosse rĂ©compense jamais visĂ©e par Romero. Après ça, le film se dirigera tranquillement vers nos cinĂ©mas, et d’ici lĂ , je compte les jours… Quelques images pour vous faire patienter :


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Revue: Cry_Wolf
« Cry_Wolf »
Réalisé par Jeff Wadlow
(en fait le type a gagnĂ© un million de dollars lors d’une competition organisĂ©e par Chrysler grâce Ă un de ses court-mĂ©trages, et voilĂ ce qu’il a pondu avec son pactole)

En ce qui concerne les films d’horreur, je suis pas regardante. Je suis prĂŞte Ă regarder tout et n’importe quoi, du plus obscure au plus commercial. Il m’en faut peu pour me convaincre d’essayer. Pour Cry_Wolf, j’ai mĂŞme pas lu le rĂ©sumĂ©. Il m’a suffit de voir que Jared Padalecki Ă©tait au casting et c’Ă©tait rĂ©glĂ©, je me suis jetĂ©e dessus (quand j’aime, je fais pas les choses Ă moitiĂ© moi, j’suis prĂŞte Ă tout j’vous dis). Je m’attendais Ă un slasher DTV de base Ă budget rĂ©duit, eh bah j’me suis un peu pris une claque. J’irai pas jusqu’Ă dire que c’est un pur chef-d’oeuvre, mais c’Ă©tait une agrĂ©able surprise.

DĂ©jĂ , l’histoire vise un peu au-dessus du basique « je mets un couteau dans la main d’un tueur masquĂ© très mĂ©chant et une bande d’ados libidineux Ă sa portĂ©e ». Petit nouveau dans une Ă©cole privĂ©e pour gosses de riches, Owen (Julian Morris) prend vite sa place dans un petit groupe dirigĂ© par la mystĂ©rieuse Dodger (Lindy Booth), une pro de la manipulation. La bande se retrouve dans une chapelle en pleine nuit pour jouer au jeu du Loup, qui consiste Ă dĂ©signer un loup au milieu des moutons, qui devra conserver son alibi aussi longtemps que possible et faire accuser tous les moutons sans se faire repĂ©rer. Très vite, une nouvelle se rĂ©pand : un meurtre a eu lieu dans la forĂŞt voisine, l’occasion rĂŞvĂ©e pour toute cette volĂ©e de sales gosses de rendre leur jeu plus intĂ©ressant. Ils dĂ©cident de crĂ©er un tueur en sĂ©rie de toutes pièces. Ils lui crĂ©ent un nom, « The Wolf », un accoutrement de chasseur (masque de ski orange et veste militaire) et un passĂ© bien chargĂ©. Très vite la rumeur se propage. Mais leur petit canular se retourne contre eux lorsque quelqu’un prĂ©tendant ĂŞtre le vrai tueur commence Ă les faire tourner en bourrique…

Si vous vous attendez Ă voir un slasher dĂ©bile oĂą un cadavre tombe toutes les trois minutes, passez votre chemin. C’est exactement ce Ă quoi je m’attendais, je priais mĂŞme pour que Tom (Jared Padalecki) ne crève pas en premier, pour le voir plus longtemps Ă l’Ă©cran. Ca joue sur le principe du whodunit (j’la fais en bilingue tavu) oĂą on passe tout le film Ă se dire « Non mais obligĂ© c’est lui. Ah nooon, c’est elle. Attends, c’est elle ET lui. Ou alors c’est lui p’tet… » et oĂą on arrive Ă la fin du film avec une tĂŞte de con parce qu’on s’est bien fait baisĂ© tellement c’Ă©tait pas ce Ă quoi on s’attendait. Bon Ă la toute fin je commençais Ă m’en douter mais ça a quand mĂŞme tenu assez longtemps pour me retourner le cerveau. Une très bonne surprise donc, vu ce Ă quoi je m’attendais… Le film a rĂ©ussi Ă me tenir en haleine jusqu’au bout, ce qui est dĂ©jĂ pas mal. Bon c’est un PG-13 donc faut pas s’attendre Ă la grosse trouille du siècle ou Ă des effusions de sang, mais d’un cĂ´tĂ© ça n’aurait rien ajoutĂ© au film qui, bien que peu stressant, s’en sort quand mĂŞme avec les honneurs
Et à droite je vous présente Jared, le futur père de mes enfants.
Je vous le conseille donc vivement, si vous pouvez mettre la main dessus n’hĂ©sitez pas, y a moyen de passer un moment sympa.
Un poster pour Zombieland
Gngngn. Je suis de plus en plus impatiente, je sens que le pop corn et les Ă©clats de rire bien gras vont voler d’ici quelques mois.

Trailer: The Descent Part 2
Le film reprendra au moment oĂą le premier s’est achevĂ© (du moins dans la version amĂ©ricaine puisque chez nous c’Ă©tait une fin assez tragique). En gros, Sarah (Shauna Macdonald) a rĂ©ussi Ă s’Ă©chapper de la grotte, mais est soupçonnĂ©e par le Sheriff d’ĂŞtre complètement tarĂ©e. Du coup, il la force Ă redescendre dans la grotte pour l’aider Ă localiser le reste du groupe. PiĂ©gĂ©e par un Ă©boulement, l’Ă©quipe de sauvetage se retrouve Ă son tour coincĂ©e au milieu du nid de ces espèces d’albinos gluants et très très moches dont on a fait la connaissance dans le premier opus. Ils se sont pas creusĂ© la tĂŞte longtemps pour trouver une raison de faire redescendre tout le monde, mais qui sait, peut-ĂŞtre que ça payera. Ou peut-ĂŞtre qu’on aura juste un The Descent bis, ce qui est Ă©videmment plus probable parce que je vois pas trop quel genre de nouveautĂ©s ils pourraient apporter au scĂ©nario. Une bande de gens coincĂ©s dans une grotte, check. Une bande de mutants pas contents, check. Et euh… ah bah c’est tout. Affaire Ă suivre, donc. Je me souviens de l’effet dĂ©vastateur qu’a eu le premier sur moi, au cinĂ© c’Ă©tait juste une putain de torture, j’ai hĂ©sitĂ© plusieurs fois Ă sortir tellement ça m’a rendue ouf. J’espère qu’ils rĂ©ussiront Ă me faire ressentir ça une deuxième fois, parce que bon, c’est le but quoi.
Allez, trĂŞve de parlotte, place aux images :
Sortie prévue le 14 Octobre 2009.
Trailer: The Wolfman
Benicio Del Toro en loup-garou ? J’achète !
Ce remake du classique sorti en 1941 viendra nous mettre une claque en FĂ©vrier 2010 (du moins, aux États-Unis). On y retrouvera donc le fabuleux Benicio Del Toro, ainsi que Sir Anthony Hopkins, Emily Blunt, Hugo Weaving ou encore Geraldine Chaplin. Le scĂ©nario reste le mĂŞme que pour l’original : Lauwrence Talbot (Benicio Del Toro) retrouve son père (Anthony Hopkins) suite Ă la mort de son frère. Et bon, pour faire court, en recherchant l’assassin de son frère, il se retrouve sur la piste du loup-garou, qui lui transmettra sa saletĂ© de condition pourrie.
Pour vos beaux yeux, et parce que mon résumé pue un peu, le trailer :
Revue: Ils
« Ils«
Réalisé par Xavier Palud et David Moreau

Le cinĂ©ma français souffre de beaucoup d’Ă prioris, et quand on aborde le sujet des films d’horreur alors lĂ , on passe gĂ©nĂ©ralement pour des guignols. Mais depuis quelques annĂ©es, la donne a changĂ©. Le cinĂ©ma d’horreur français met une paire de claques au cinĂ©ma Hollywoodien et se fraye un chemin au milieu des blockbusters US. Le rĂ©alisateur Alexandre Aja est encensĂ© depuis Haute Tension et son remake de La Colline a des Yeux, des films comme Martyrs (de Pascal Laugier), Frontière(s) (de Xavier Gens) ou A L’intĂ©rieur (de Julien Maury) ont profondĂ©mment marquĂ© les amateurs du genre qui ne cessent d’en parler depuis leur sortie. Pour ce qui est des trois derniers citĂ©s, c’est surtout leur violence qui marque. En effet, le cinĂ©ma d’horreur français repousse les limites et a tendance Ă se vautrer dans la tripaille et l’hĂ©moglobine Ă grand renfort d’os brisĂ©s et de membres arrachĂ©s. Personnellement, ce n’est pas ce que je prĂ©fère (le titre de ce blog, c’est de la publicitĂ© mensongère en fait), loin de lĂ . Mais les amĂ©ricains eux adorent ça, et se rĂ©galent devant la brutalitĂ© de ces films.
Bien que je ne pense pas qu’Ils soit une rĂ©fĂ©rence (j’ai largement prĂ©fĂ©rĂ© Haute Tension), c’est un des rares films que j’ai eu l’occasion de voir lors de sa sortie au cinĂ© et que j’ai pu apprĂ©cier Ă sa juste valeur. Quand je l’ai vu pour la deuxième fois, je l’ai trouvĂ© limite chiant… mais au cinĂ©ma, c’Ă©tait autre chose. Encore une fois, le scĂ©nario est simple. Un couple de français (incarnĂ©s par Olivia Bonamy et Michael Cohen) s’installe en Roumanie (quelle idĂ©e) dans une immense maison au milieu de nulle part. Et quand je dis immense c’est genre rien que dans le grenier, 5 serial killers pourraient y vivre sans jamais se rencontrer. Bien installĂ©s dans leur baraque comme dans leur vie de couple, Lucas et ClĂ©mentine voient leur petite routine tranquille partir en couille sĂ©vère quand des intrus viennent jouer avec leurs nerfs en pleine nuit. Le tĂ©lĂ©phone qui dĂ©conne, la voiture qui change de place, et puis bientĂ´t, des bruits bizarres dans la maison, bref, le cauchemar. Ils ne sont plus seuls… (t’as vu ça un peu le suspense de ouf ?)

Un scĂ©nario donc pas très original mais bien mieux ficelĂ© que la plupart des films du mĂŞme genre. DĂ©jĂ la Roumanie, chai pas vous mais moi rien que ça, ça me fait peur, mais alors la façon dont les intrus jouent avec les nerfs des deux frenchies, bonjour l’angoisse. C’est un film simple, propre, pas bourrĂ© d’effets spĂ©ciaux et d’histoires tarabiscotĂ©es, avec une ambiance stressante bien gĂ©rĂ©e. Et pour une fois, quand les scènes se passent dans l’obscuritĂ©, on ne devine pas la prĂ©sence d’Ă©normes spots, et on ne tombe pas non plus dans le noir total que certains films utilisent et qui font qu’en rĂ©alitĂ© on comprend rien de rien Ă ce qui se passe. Olivia Bonamy a d’ailleurs confiĂ© qu’elle avait bien flippĂ© sa maman en tournant les scènes, et sentir la peur des acteurs aide vachement Ă se foutre dans l’ambiance. Après, je ne sais pas si c’est la diffĂ©rence cinĂ©/DVD ou le fait de connaĂ®tre le dĂ©nouement de l’histoire qui a fait que j’ai moins apprĂ©ciĂ© la deuxième fois, mais peut-ĂŞtre que ça ne concerne que moi.
Il faut dire que le dĂ©nouement fait vachement froid dans le dos, ça m’a mis une claque sĂ©vère… et c’est seulement Ă la fin que j’ai appris qu’il s’agissait d’un film inspirĂ© de faits rĂ©els. Ca fait toujours son petit effet, comme avec le cĂ©lèbre Massacre Ă la Tronçonneuse qui a fait son coup de pub sur cette petite accroche, alors qu’en rĂ©alitĂ©, c’Ă©tait de la pure fiction. On est nombreux Ă « souffrir » de cette petite touche de curiositĂ© morbide qui rend certains films bien plus attirants… Un film d’horreur, c’est fait pour faire peur, et c’est encore plus facile de flipper quand on peut transposer ces images dans le « monde rĂ©el ». C’est pas pour rien si j’ai la trouille des pays de l’Est moi maintenant hein, on sait qui accuser. L’effet inverse est possible aussi, un film peut inspirer un malade mental (cf. Scream, qui aurait soi disant poussĂ© plusieurs adolescents Ă commettre des meurtres en portant la panoplie du parfait petit Ghostface), et donner un coup de pied au cul des ventes de DVD ou des places de cinĂ© pour le film « responsable » de ce coup de folie.

Pour conclure, Ils fait partie de ces petits films sans prĂ©tention qui marquent (ou pas) et qui permettent au cinĂ©ma français de s’exporter bien plus facilement et de connaĂ®tre un succès international. De plus, le cinĂ©ma d’horreur français a une petite touche particulière qui le diffĂ©rencie bien de la vague US. Un cĂ´tĂ© plus authentique, avec une esthĂ©tique moins travaillĂ©e qui donne un aspect plus rĂ©aliste et donc plus angoissant au film. Ils est la version soft du cinĂ©ma de genre moderne fabrication française, destinĂ©e Ă ceux qui veulent avoir leur dose de frissons sans tomber dans l’insoutenable, qui veulent sursauter un coup sans avoir envie de vomir leurs tripes ou de prendre douze mille douches. Ce n’est pas un film pour mauviettes non plus, mais ceux qui sont habituĂ©s Ă pire trouveront le film un peu chiant, voire fade, et resteront sans doute sur leur faim.