13 Sins (2014)

13 défis, beaucoup d’argent à la clé mais aussi beaucoup d’emmerdes et une grosse course contre la montre, c’est la recette du 13 Sins de Daniel Stamm.

13SINS

Comme je vous le disais quand je vous ai partagé la bande-annonce, 13 Sins est un remake du film thaïlandais 13 Beloved, réalisé par Chukiat Sakveerakul. Dans cette nouvelle version, réalisée par Daniel Stamm (Le Dernier Exorcisme), on retrouve Mark Webber dans le rôle d’Elliott Brindle, un jeune homme plein de bonnes intentions qui se retrouve sans emploi, endetté jusqu’au cou, à quelques jours de son mariage avec sa fiancée enceinte, forcé d’accueillir sous son toit son frère handicapé mental et son père raciste. Grosse ambiance, gros moral, bref, la vie semble pleine de possibilités et de bonnes choses.

Alors qu’il se trouve seul dans sa voiture, arrêté à un feu rouge, Elliott reçoit un appel mystérieux – au bout du fil, un homme lui propose de participer à un jeu qui pourrait faire de lui un millionnaire. Pour participer, il lui suffira de compléter 13 défis. Le premier ? Tuer la mouche qui se trouve dans sa voiture. Le second ? Manger la mouche qu’il vient de tuer. Face à tant de facilité et d’emmerdes, Elliott accepte de participer, et évidemment, ça se retourne assez vite contre lui lorsqu’il réalise à quel point les défis deviennent de plus en plus fous, dangereux et malsains.

Pendant ce temps là, Ron Perlman tape l’incruste dans le rôle flic chevronné qui tente de mettre la main sur le taré qui met la ville à feu et à sang avec son cirque – et comme les organisateurs du jeu ont promis à Elliott que toutes les poursuites contre lui seraient abandonnées s’il parvenait à remporter tous les défis, il a plutôt intérêt à se magner le cul avant qu’Hellboy lui mette la main dessus.

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Comme vous pouvez vous en douter, ça devient vite le bordel, et Elliott s’enfonce de plus en plus vite dans une merde noire vraisemblablement sans fond et sans issue. Côté adrénaline, les plus sensibles en prendront pour leur grade – on assiste à de bonnes montées en pression qui nous laissent le souffle court et si on a, comme moi, une grosse tendance control freak, ça fonctionne à merveille. Forcément, quand on est obsédé-e par l’idée de tout contrôler, ce genre de scénario fonctionne à la perfection sur nos petits nerfs fragiles. Personnellement, je ne supporte pas de voir des personnages prendre mauvaise décision sur mauvaise décision et se rouler dans leur propre caca en embarquant tout le monde dans leur tourbillon chaotique. Ça me rend folle.

Donc sur ce point, 13 Sins a fonctionné. Y a de très bons éléments, de bons coups de pression, des idées intéressantes et des performances assez convaincantes de la part de tout le cast pour soutenir tout ça – et le changement de personnalité d’Elliott au cours du film est intéressant à observer.

En revanche, j’ai fini par péter un boulard au cours de la séance quand j’ai réalisé que la caméra bougeait absolument TOUT LE TEMPS même sur les plans fixes comme si Stamm n’avait pas fait le deuil du format found footage qui l’a fait connaître et ça m’a fait bouillir de rage de l’intérieur. Parce que je suis une grosse névrosée et qu’un rien peut me faire vriller.

bathtub

Ensuite, en ce qui concerne le facteur « crédibilité », ça part assez vite en sucette – des décisions prises par Elliott, aux réactions de son entourage en passant par la fin du film, le scénario comporte suffisamment de trous pour nous laisser avec un arrière-goût de défaite à la fin du film. Ce qui est dommage, parce qu’il y avait vraiment de bons éléments et que j’étais prête à pardonner tout un tas de trucs, mais la note finale était vraiment de trop. À la sortie j’ai passé dix minutes à lister les plot holes et les incohérences avec mon pote et à tout recouper pour essayer de remettre les choses dans le bon sens – en vain.

Mais même s’il ne tient pas la distance, 13 Sins reste intéressant, pas trop mal foutu et suffisamment divertissant pour mériter le détour. C’est bien joué, la photo est belle, les FX sont cool, certains des défis sont vraiment intéressants et assez tordus pour arracher quelques rires mi-gênés mi-excités au public, et c’est pour ça que je le recommande malgré tous ses défauts.

Il parait que Cheap Thrills d’E.L. Katz (que je n’ai pas encore vu, mais ça ne saurait tarder), sorti plus tôt cette année, repose à peu près sur le même concept et se démerde mille fois mieux – donc si vous voulez vous offrir une soirée à thème, je vous recommande de tenter les deux.

Et ça tombe plutôt pas trop mal, vu que 13 Sins sort aujourd’hui en DVD – donc c’est le moment où jamais de tenter le coup.

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5 réflexions sur “13 Sins (2014)

  1. Je l’ai regardé sur tes conseils et il est vraiment TOP! Ca me fait penser à Urban Legends avec des scènes, ici les défis, un poil tordu.
    J’ai adoré. Après c’est sur, niveau scénario tout n’est pas cohérent mais bon, cela tu l’avais déjà fait remarqué.

  2. Deux ans après avoir vu ce film, je me souviens toujours du scénario où l’intrigue était bien amenée. C’était un long-métrage très captivant et original. Le jeu d’acteur était tout à fait excellent.

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