Le Jour des Morts-Vivants (1985) – Adieu Capitaine Rhodes [Thanatologie]

Quoi ? Encore une nouvelle rubrique ? Oui, je sais, je suis incroyable. Revisitons ensemble les plus belles morts du cinéma d’horreur !

captainrhodes

Regarder régulièrement des films d’horreur, c’est aussi accepter le fait de se réjouir régulièrement du sort rencontré par de pauvres victimes innocentes qui n’ont rien demandé à personne mais qui crèvent salement dans des circonstances pas marrantes du tout. C’est probablement ce qu’il y a de plus difficile à expliquer en tant que fan, quand on nous demande « mais pourquoi donc prends-tu autant de plaisir à voir des pauvres gens se faire découper en morceaux ? ». Mais il faut bien admettre que certaines de ces morts fictives – la grosse majorité, pour être honnête – sont totalement jouissives.

Voici donc une nouvelle rubrique, intitulée Thanatologie non pas par amour des mots compliqués mais parce que j’ai passé trois heures à chercher un titre court et efficace et que c’est tout ce que j’ai trouvé, alors vous ferez avec et le premier qui râle je lui râpe la plante des pieds. Rappel pour ceux du fond qui dorment : la Thanatologie, c’est l’étude de la mort – et comme cette rubrique nous permettra d’explorer les plus belles morts du cinéma de genre, je pense qu’on pourra pas faire mieux. Et puis merde hein, j’me casse le cul à chercher des façons d’innover un peu et d’apporter de la fraîcheur au blog et vous vous râlez, c’est quand même dingue, vous êtes jamais contents. Ça me fait mal, vous savez.

BREF.

Entrons dans le vif du sujet : au programme pour cette première édition, la mort du Capitaine Rhodes dans Le Jour des Morts-Vivants de George A. Romero.

Troisième volet de la grande saga des morts-vivants de Mr. Romero, Le Jour des Morts-Vivants se déroule dans une vieille base militaire dans laquelle une poignée de scientifiques travaille jour et nuit pour tenter de trouver un moyen de régler le petit problème de contamination qui fout la merde sur notre belle planète. Ils multiplient donc les expériences et les tests sur des zombies qu’ils gardent bien en sécurité avec eux – jusqu’à ce que tout parte en couille, que la majorité de la base se retrouve contaminée et que ce soit globalement bien la merde pour tout le monde.

Parmi les victimes de ce massacre se trouve le Capitaine Rhodes, un gros fils de pute de première catégorie, primé au concours international de la fils-de-puterie-de-première-catégorie à qui on aimerait bien distribuer une centaine de petite gifles, et plus si affinités. Fort heureusement, après avoir supporté son caractère de merde pendant les trois quarts du film, on se délecte enfin de la confrontation finale entre Bub – zombie « intelligent », capable de ressentir des émotions tout à fait humaines et de faire la différence entre gentil et gros-fils-de-pute-de-ces-dames – et Rhodes, qui va payer pour sa connerie.

Alors qu’il pensait avoir une chance de s’en sortir, il se fait tirer dessus par Bub et entrainer par une horde de zombies qui lui déchiquètent les intérieurs sans vergogne, et on pense tous « HA-HAAAA ! BIEN FAIT POUR SA G… aaah, c’est dégueulasse… BIEN FAIT POUR SA GUEUUUULE, OUÉÉÉÉ ! »

Mais pourquoi donc avoir choisi cette scène, alors qu’elle est concrètement présente dans tout film de zombie qui se respecte, souvent en mieux, même ? J’aurais pu prendre celle de Shaun of the Dead (attention, vidéo de grande qualité) ou celle de Dead Snow (qui est quand même assez magique), mais non, j’ai choisi cette vieille scène de 1985 comme une saloperie de puriste.

La vraie raison est très simple : si vous regardez bien, les entrailles du Capitaine Rhodes cachent un merveilleux trésor. En effet Tom Savini et Greg Nicotero s’étant trouvés un peu en galère de viscères et trouvant que le résultat final manquait cruellement de matière, ils ont eu l’idée merveilleuse d’ajouter… un poulet cru. Remettez la scène au début et regardez bien, un des zombies sort un putain de poulet du bide du Capitaine Rhodes.

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Le reste étant composé d’entrailles et de sang de porc, ça vous donne une idée de l’ambiance dans laquelle l’équipe du film a dû travailler (sans compter que le frigo dans lequel étaient stockées les entrailles a été débranché pendant le tournage et que tout a commencé à pourrir, rendant tout le monde bien malade au passage).

Un détail qu’on ne voit pas vraiment tant qu’on ne le sait pas, mais qu’on ne peut plus ignorer une fois la révélation faite. Grâce à moi, vous ne verrez donc plus Le Jour des Morts-Vivants comme avant.

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