Creepshow – Les Indispensables d’Halloween #3

Dans les Indispensables d’Halloween, comment ne pas parler de Creepshow, le meilleur film d’anthologie jamais réalisé ? 

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Halloween, c’est l’occasion parfaite de se raconter des histoires qui font peur – au coin du feu si on peut, mais puisqu’on a pas tous la chance de pouvoir enflammer son jardin ou le champ du voisin, on peut se contenter de lancer cette vidéo et de miser sur son imagination.

C’est bon, vous êtes prêts ? Vous avez votre petite soupe au potiron ou votre pumpkin spice latte entre les mains ? Alors installez-vous confortablement, parce qu’on ne va pas parler d’une seule histoire, mais de cinq. Eh ouais, ici on est comme ça, on fait des prix de gros et on joue la carte de la générosité.

Pour ce troisième film de la sélection 2015 d’Halloween, nous allons donc nous pencher sur Creepshow, classique parmi les classiques dont j’envie terriblement la découverte aux novices. (mais même après l’avoir vu dix fois ça fonctionne toujours, rassurez-vous).

Ce film d’anthologie, réalisé par George A. Romero sur un scénario de Stephen King ne contient donc pas une, mais bien cinq histoires indépendantes les unes des autres, qui raviront tous les fans du genre et qui créeront de chouettes débats sur le classement des segments dans le coeur de chacun. Inspirées par les comics des années 50 (comme Les Contes de la Crypte), ces histoires allient humour noir, morale de fin et crasse absolue – de quoi vous arracher quelques cris de joie et de dégoût, soit exactement ce qu’on cherche quand on va voir un film d’horreur.

Dans l’ordre, nous avons : un père qui revient d’entre les morts pour assouvir sa vengeance, un plouc qui découvre une météorite et qui fait l’erreur de la toucher, un mari cocu qui décide de prendre les choses en main, un prof d’université qui découvre un mystérieux coffre contenant une créature un poil féroce et un riche connard obsédé par l’hygiène qui fait la chasse aux cafards…

Seul point commun de ces cinq histoires : un cendrier en marbre qui, si vous observez bien, se retrouve dans chaque segment. Ça c’est pour le coté chasse au trésor (qui convient peut-être mieux à un second visionnage, histoire de ne pas se gâcher le film à le chercher non-stop au lieu de suivre l’intrigue) (mais bon, c’est vous qui gérez).

Et comme si tout ça ne suffisait pas à réveiller votre enthousiasme, le casting devrait finir de vous ravir : nous retrouvons notamment l’acteur comique Leslie Nielsen, que vous connaissez sûrement plus pour son rôle dans Y a-t-il un pilote dans l’avion ? par exemple. Sachez par ailleurs que, s’il était très sérieux lorsqu’il s’agissait de tourner ses scènes, il se baladait toujours avec sa boîte à prouts pour faire marrer les collègues.

Nous avons également Stephen King en personne dans le rôle principal du deuxième segment, qui incarne à merveille le plouc mal tombé. Sans oublier Ed Harris, dans le premier segment, et Adrienne Barbeau dans le quatrième, que les fans connaissent bien et aiment si fort depuis si longtemps (et qui était encore mariée à John Carpenter à l’époque). Quant au petit garçon qu’on voit en début de film pour introduire tout ce bordel, ce n’est autre que Joe Hill, le fils de Stephen King, devenu romancier lui aussi (son roman Horns a récemment été adapté au cinéma avec Daniel Radcliffe).

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Creepshow est, vous vous en doutez, un film blindé d’humour (très noir), de second degré et de cynisme – n’espérez pas y voir trop de fins heureuses, puisque comme le veut la tradition de ces vieilles histoires des 50’s, les vilains sont toujours au centre de l’intrigue et payent toujours le prix de leurs erreurs à la fin.

Côté FX, ça tient toujours la route 33 ans après, grâce à la magie des effets pratiques et des doigts de fée de Tom Savini, qui assure toujours comme un putain de chef et dont on aime retrouver la patte à travers tous ces classiques. En gros, vous vous offrez 120 minutes de gros gros kiff à moindre coût et vous en prenez tellement plein la gueule d’un coup qu’un second visionnage est quasiment inévitable (et en général, on ne s’arrête pas non plus à deux tellement ce film est parfait et regorge de petits détails à explorer).

Si vous aimez les histoires courtes mais intenses, les gags potaches mais drôlement bien orchestrés, les belles couleurs et les beaux plans au milieu d’un sacré bordel et le gore pâte-à-modeler couleur néon, vous allez forcément aimer Creepshow. Ça reste un de mes films cultes par excellence, dont je ne me lasse pas et que j’aime toujours revoir une fois qu’octobre arrive (et le reste de l’année aussi, j’avoue).

 

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Une réflexion sur “Creepshow – Les Indispensables d’Halloween #3

  1. Je viens de finir de regarder Les Indispendables d’Halloween (quoi ? comment ça c’était avant hier ? c’est tous les jours chez moi.) et… Je t’aime Jack. Je ne sais jamais quoi regarder quand je cherche des films, encore plus d' »horreur », et tes goûts, en plus de me correspondre, me guident sans me laisser de doute. Tu es la lumière de mes soirées passées à me dire « Je regarde quoi..? ».
    Merci et bonne continuation ! /o/

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