The Collection (2012) : Attrapez-les tous !

The Collection, réalisé par Marcus Dunstan et suite directe du film The Collector, est une séquelle réussie et originale que je vous recommande chaudement.

thecollection

Avant de commencer cette revue, je vais être obligée d’écrire une micro-critique de The Collector – puisque The Collection en est la suite directe. Pourquoi The Collector n’a pas droit à son article à lui tout seul ? Parce que la première fois que je l’ai vu, j’ai tout bonnement détesté le film. Mais comme j’ai adoré The Collection et que j’ai envie d’en parler, ben je suis obligée de me farcir une petite revue de The Collector et je vous avouerais que ça m’enchante pas des masses – mais j’essaye de faire les choses correctement par ici alors j’ai pas le choix.

The Collector, serial piégeur

DONC. Dans The Collector (réalisé par Marcus Dunstan), Arkin (Josh Stewart), un jeune père en froid avec la mère de sa fille et en galère de thune décide de cambrioler la maison dans laquelle il bosse en tant qu’ouvrier. En le voyant agir, on comprend bien vite que les travaux ne sont qu’une petite couverture et que sa vraie vocation, c’est le crochetage de serrure. Le mec s’y connait pas trop mal en matière de cambriolage. Pas de bol pour lui, la maison qu’il a prise pour cible a également été repérée par un tueur en série surnommé Le Collectionneur (d’où le titre oui, bravo Sherlock) qui s’amuse à piéger les baraques de ses victimes et à les torturer. Parce que c’est rigolo. (non, c’est pas rigolo, c’est vilain et illégal, pose ce sécateur). Pourquoi ce surnom, alors ? Parce que pour chaque maison visitée, il emporte avec lui une personne qu’il enferme chez lui, probablement en espérant qu’elle tombe amoureuse de lui avant la chute du dernier pétale.

Arkin passe donc de vilain voleur à super-héros et se retrouve en plein milieu d’un gros bordel, forcé de faire de son mieux pour sauver la famille qu’il voulait dévaliser tout en évitant de se faire ratatiner par l’un des pièges du Collectionneur. Parce qu’au fond, Arkin est un mec bien, et il ne voulait voler ces gens que pour aider son ex et s’assurer que sa fille ne se retrouve pas à la rue (ou pire) donc en fait c’est mignon. Et donc là je vais être obligée de raconter la fin pour passer à la suite donc à la limite vous pouvez soit vous arrêter là et regarder The Collector avant de revenir lire le reste, soit vous faire spoiler grassement la tronche, c’est à vous de voir. Et donc en fait, à la fin, Arkin est super amoché mais parvient quand même à sauver la petite fille de la famille… avant de se faire enlever par le Collectionneur sous le nez des flics. Tout ça, pour ça. (Ayé c’est fini le spoiler, tu peux revenir).

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Comme je vous le disais, le premier visionnage était loin de m’avoir convaincue, mais comme j’ai adoré The Collection, j’ai décidé de redonner une chance à The Collector qui, au final, n’est pas aussi pourri que ce que j’avais cru. Il est cependant indispensable de le regarder si vous voulez biter quelque chose à The Collection (quoique, avec mon gros spoiler je sais même pas si c’est nécessaire, mais par principe c’est quand même plus cool). Voilà, passons aux choses sérieuses maintenant.

The Collection, le labyrinthe qui pique, qui brûle et qui coupe

Ah mais oui, mais attendez, je vais être obligée de re-spoiler The Collector, sinon je peux pas parler de The Collection, eh ouais, c’est le problème des suites. Bon, allez mater The Collector, on vous attend.

Donc. Dans The Collection (également réalisé par Marcus Dunstan), on retrouve Arkin en bien mauvaise posture, qui parvient quand même à s’échapper du repaire du Collectionneur et donc on est contents, ouéééé, il est sauvéééé, coooool ! …Sauf qu’en fait bah non, parce qu’Elena, la fille d’un mec très important et très riche, s’est faite enlever par le psychopathe aux pièges et qu’Arkin est le seul à être sorti du labyrinthe vivant alors il faut qu’il y retourne pour guider l’équipe de sauvetage et récupérer la fille en un morceau. Le karma, cette pute.

elena

Et plutôt que de la jouer soft et subtile en s’attaquant à une famille au milieu de nulle part, le Collectionneur a décidé de faire monter la pression en organisant – on ne sait comment – une super fête dans un lieu tenu secret où des centaines de jeunes libidineux viennent se trémousser sur de la musique nulle. Pourquoi ? Pour pouvoir tester ses gros pièges de destruction massive et en tuer tout plein d’un coup. Une fois le ménage fait, il ne lui reste plus qu’à récupérer la seule survivante pour sa collection (la fille du mec riche et important, donc) et hop, c’est plié, il a bien retourné le cerveau de tout le monde, il est content.

Et lorsqu’Arkin et la bande de mercenaires du mec-riche-et-important pénètrent dans le repaire du tueur, on comprend qu’il a vraiment 1) beaucoup, beaucoup trop de temps libre et 2) un sacré nombre de cases en moins. Chaque millimètre de terrain est piégé, les pièces s’enchaînent mais ne se ressemblent pas, et il est pratiquement impossible de se repérer dans tout ce bordel sans se perdre – en sortir vivant relève donc du miracle. Rien que pour le boulot qui a été fait sur le repaire du Collectionneur, le film vaut le détour – Marcus Dunstan ayant bossé comme scénariste sur le franchise Saw, on comprend d’où vient son engouement pour les pièges. Il y a du subtil, du crado, du super-sadique, du très basique, et globalement pas mal de créativité dans les différents obstacles et les mises à mort.

Petit plus qui a contribué à mon bonheur : plutôt que de nous servir de la demoiselle en détresse vue et revue sur un plateau, The Collection nous offre une héroïne aux ovaires d’acier, qui flippe peut-être bien sa mère au début, mais qui refuse catégoriquement de se laisser mourir. Le troisième acte est donc doublement jouissif, et le duo Arkin/Elena fonctionne à merveille contre le vilain tueur muet. Esthétiquement parlant, le film place la barre plus haut que dans le premier volet et permet aux pièges de prendre une dimension quasi-artistique qui rappelle vaguement les efforts fournis par des films du genre de La Maison de l’Horreur. Au lieu de suivre le modèle Saw et de jouer la carte du glauque/sombre/crasseux, The Collection met les instruments de torture en couleur et en lumière, et c’est joli. Flippant, mais joli. Et ça fait du bien, mine de rien.

Récapitulons :

  1. Le tueur est cool
  2. Le repaire du tueur est SUPER cool
  3. Le héros est cool
  4. L’héroïne est cool

Bilan : The Collection est un film plutôt cool. Pour tout vous dire, ça faisait longtemps que je m’étais pas retrouvée devant un film en me disant que ce serait chouette s’il ne finissait jamais. (depuis y a eu Iron Man 3) (Iron Man 3 est SI BIEN). Donc allez-y, foncez, si vous voulez du bon slasher qui coupe fort avec des pièges de fifou et des gens qui meurent beaucoup, c’est cool.

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10 réflexions sur “The Collection (2012) : Attrapez-les tous !

  1. Un grand merci ! Je ne savais pas qu’il y avait une suite 🙂
    J’ai vu le premier et contrairement à toi j’ai bien aimé … J’était sur le cul à la fin !
    Je me suis dit  » Ouais ! La petite fille est sauvé 😀  » Bah en faite, non 😥
    Donc merci pour cette info et malgré l’heure et parceque je peut pas résisté à un film pareil je vais le voire tout de suite avant de partir passé mon Bac :’)

  2. Pas trop compliqué a voir que c’est une fille @sarah ,rien que dans la 1ère phrase : »je vais être obligéE » voila « ée c’est une fille c’est pas une impression 🙂
    vous parlez plus haut d’un 3ème volet j’ai du mal a y croire et je n’ai rien trouvé

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