The Wild and Wonderful Whites of West Virginia – (L’Étrange Festival)

« The Wild and Wonderful Whites of West Virginia »

Réalisé par Julien Nitzberg

Une fois n’est pas coutume, cette fois c’est d’un documentaire dont je vais vous parler, et rien à voir avec les films d’horreur. Mais si vous aimez les films d’horreur, c’est que vous aimez peut-être la famille Firefly (La Maison des 1000 Morts, The Devil’s Rejects) – et si vous aimez la famille Firefly, vous craquerez peut-être pour la famille White. C’est une grande famille de criminels, une des plus connues des Etats-Unis, un vrai clan de hors-la-loi comme on n’en fait plus beaucoup, venu directement du fin fond de la Virgnie Occidentale. Et comme un des habitants de Boone County nous le dit au début du documentaire, malgré leur côté exécrable, il est difficile de ne pas s’attacher à eux… ne serait-ce qu’à travers un écran. Adoubé par les cinglés de Jackass, en particulier Johnny Knoxville, et produit par MTV, le documentaire nous invite à découvrir une famille complètement ravagée qui n’a pas fini de faire des siennes.

Si l’on devait classer ce film, ce serait dans la case Rednecksploitation, case que je trouve tristement vide et que des gens comme Nitzberg devraient se hâter de remplir. Les rednecks, hillbillies et autres bouseux du fin fond des Etats-Unis nous fascinent tous, et pour ceux qui n’ont pas envie de se risquer sur leur territoire, rares sont les moyens de se documenter sur les vrais phénomènes. Ils sont souvent caricaturés, exagérés au point d’en faire bien souvent des mutants consanguins dans les films d’horreur qui mettent en scène des jeunes au fin fond des bois ou de la cambrousse. Mais ces caricatures viennent bien de quelque part, et la famille White nous donne un petit aperçu de ce qu’est vraiment la vie de redneck. Ça donnerait limite envie, si j’étais pas aussi habituée au confort et à l’intimité.

Descendants de mineurs et de danseurs de claquettes, les White font trembler les habitants de Boone County, qui crachent sur leur mode de vie mais s’amusent de leurs frasques quand ça les arrange. Menés par le charismatique et très allumé Jesco White (aka Otis Firefly), star de la région qui a repris le  flambeau en enfilant les chaussures de danse de son père, ils se donnent en spectacle, se foutent de l’autorité, se complaisent dans un mode de vie auto-destructeur et se voient bien cramer en enfer quand leur heure viendra. Ils ont beau avoir la foi, ils ne se font pas d’illusions, pour eux leur route va droit en enfer et ils ne peuvent rien y changer – alors autant y descendre le sourire aux lèvres. Et en brandissant leurs majeurs.

Nitzberg aurait pu présenter la famille sous son plus mauvais jour, en faire un mauvais exemple pour les familles bien pensantes de ce monde, ou encore s’en servir comme arme de dénonciation, mais ce n’est rien de tout ça qui transparaît au final. Les White ouvrent leurs portes à des caméras et, entre provocation et naïveté, s’exposent dans leur totalité sans nous épargner les détails les plus croustillants. Drogues, sexe, tromperies, vols, trafics divers et peines de prison, ils ont tout pour déplaire, et c’est pourtant une famille soudée et pleine d’humour dont on fait connaissance. Malgré une hygiène douteuse, un langage ordurier, et des discours révoltants, on ne peut s’empêcher de leur trouver un « petit quelque chose » d’attirant. Ils vivent selon trois principes très simples : fous le bordel, bats-toi et fais la fête. Avec tout ce que ces trois choix impliquent…

Et quand on découvre de quelle façon sont morts tous les membres de la famille, on ne peut s’empêcher de croire à une espèce de malédiction, qui nous aide à comprendre le fatalisme dont font preuve ceux qui sont encore en vie. Et le documentaire ne nous montre pas que les aspects marrants de la vie des White, on traverse avec eux plusieurs épreuves difficiles qu’ils arrivent néanmoins à surmonter à leur façon. Il y a toujours une bonne raison de faire la fête, et ils en sont la preuve. Et une chose est sûre, les White vont vous faire mourir de rire, du plus jeune au plus vieux, il y en a toujours un pour sortir la perle de l’année et vous arracher un rire, que vous soyez dégoutés ou non. Et de toute façon les White n’en ont rien à carrer de ce que vous pouvez bien penser d’eux, alors lâchez-vous un peu.

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2 réflexions sur “The Wild and Wonderful Whites of West Virginia – (L’Étrange Festival)

  1. Bonsoir. 🙂 Je suis tombé ici en cherchant des sous titres, ça fait quelques semaines que je l’ai de coté mais j’ai peur de ne pas pouvoir totalement apprécier le film sans sous titres… Ça existe quelque part ?

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