Dream Home – (L’Étrange Festival)

« Dream Home »

Réalisé par Pang Ho-Cheung

Avec Josie Ho, Anthong Wong Cheu-Sang, Eason Chan

J’aime profondément les slashers et je suis amoureuse du cinéma de genre asiatique, ça me fait donc deux excellentes raisons de faire l’éloge de ce concentré de violence et d’humour qui rafraîchit un peu. J’ai pas arrêté de râler toute la semaine (non parce que je ne vous ai pas tout dit, j’essaye de me contrôler un peu quand même), du coup voir Le Dernier Exorcisme puis Dream Home juste après, ça m’a bien fait fermer ma gueule. Et c’est tant mieux hein.

Cheng Lai-sheung a un rêve : s’offrir un appartement dans l’immeuble situé au n°1 de Victoria Street. C’est dans cet immeuble, en face duquel elle habitait, que vivait son copain Jimmy quand elle était petite. Mais le gouvernement, s’alliant à des gens pas super fréquentables, a tout fait pour forcer les habitants du quartier à s’en aller, n’hésitant pas à utiliser la violence pour les extirper de leurs foyers, afin de pouvoir tout raser et reconstruire par-dessus. Les prix de l’immobilier à Hong Kong sont parmis les plus élevés du monde, c’est donc l’occasion pour le réalisateur de nous pondre une petite satire sur fond de slasher en plantant une idée fixe dans l’esprit de son héroïne. L’obsession qu’elle nourrit n’a pas de limites, et elle ira jusqu’au bout pour atteindre son but. Et si la violence dans les slashers vous manquait un peu, réjouissez-vous ! Du sang, des tripes et pas la moindre pincée de pitié pour les victimes, de quoi nous rassasier un peu.

Le point faible du film, c’est peut-être ces incessants retours dans le passé, l’histoire est ponctuée de flashbacks et l’action bascule sans arrêt d’avant en arrière. C’est un procédé qui est pourtant bien connu pour taper sur les nerfs des spectateurs, mais il y en a toujours un pour retenter le coup. Qu’il soit nécessaire ou non de remonter aux sources des névroses de Cheung, ça peut se discuter, mais la façon dont le tout est orchestré a son lot de failles – mais ça ne nuit pas pour autant à la qualité du film. C’est un léger handicap qui aurait pu être corrigé mais qu’on doit quand même se farcir, parce qu’on n’a pas vraiment le choix. Mais la partie « horreur » du film, elle, ne déçoit pas. Les meurtres sont artistiques, inventifs, et du coup, particulièrement jouissifs. C’est beau, ça claque, ça craque, ça tranche, ça coule et surtout, ça se marre comme des baleines dans le public.

Ce n’est pas l’humour facile et grossier des américains (que j’aime quand même hein, je vais pas non plus cracher dans la soupe), c’est vraiment très drôle. Non mais j’insiste, parce que vraiment, j’ai presque ri aux larmes, j’arrêtais pas de m’esclaffer en tentant de me retenir de taper dans mes mains comme une débile, et finalement c’est le reste de la salle qui n’a pas arrêté d’applaudir les plus belles scènes. Je ne sais pas si le film sortira en France un jour, ou même en DVD, mais je l’espère vraiment parce que j’ai bien l’intention de le revoir. Et de prêcher la bonne parole sur mon chemin en le conseillant à la planète entière.

Un film qui fait mal, mais que ça fait du bien un peu quand même. Et qui fait que j’parle plus super bien la France apparemment.

Bande-annonce :

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8 réflexions sur “Dream Home – (L’Étrange Festival)

  1. La photo a l’air léchée en plus de ça ! J’espère qu’il passera notre frontière d’une manière ou d’une autre car il a vraiment l’air sympa (par contre le scénar a l’air un peu léger non ? D’un côté c’est un slasher.. :p) !

  2. Très léchée ! C’est super beau, du début à la fin. Le scénar part dans tous les sens en fait, j’ai préféré en dire plutôt peu que trop, mais c’est pas « juste » un slasher, c’est un peu plus que ça quand même.

  3. Pingback: Tweets that mention Dream Home – (L’Étrange Festival) | Le Blog Horreur -- Topsy.com

  4. « Ce n’est pas l’humour facile et grossier des américains (que j’aime quand même hein, je vais pas non plus cracher dans la soupe), c’est vraiment très drôle. Non mais j’insiste, parce que vraiment, j’ai presque ri aux larmes, j’arrêtais pas de m’esclaffer en tentant de me retenir de taper dans mes mains comme une débile, et finalement c’est le reste de la salle qui n’a pas arrêté d’applaudir les plus belles scènes. »
    Tout à fait ce qu’il faut pour me foutre ma soirée en l’air quand je vais au ciné voir un « slasher ».

  5. Pingback: Dream House, au cinéma aujourd'hui | Le Blog Horreur

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