Rubber – (L’Étrange Festival)

« Rubber »

Réalisé par Quentin Dupieux

Et voici le film qui va diviser la population en deux parties : ceux qui ont adoré, et ceux qui ont détesté. Avec une troisième petite catégorie dans laquelle je me place : ceux qui ont bien aimé dans l’ensemble mais en fait on sait pas trop donc on va pas trop l’ouvrir tant qu’on sera pas au clair. Une façon tordue de vous dire que cette revue sera courte et floue, et que vous êtes en droit de me couvrir de goudron rien que pour ça. En même temps je dis ça mais on en reparle à la fin de l’article, me connaissant je serais capable de m’étendre sur un sujet auquel je n’ai rien compris, alors bon. C’est parti.

Pour ceux qui n’en ont pas encore entendu parler, Rubber c’est l’histoire d’un pneu, qui tue des gens. (j’aimerais pouvoir pirater vos webcams pour voir vos têtes là maintenant). Mais comme on parle d’un film de Dupieux (Mr. Oizo pour ceux qui dorment au fond), ça va évidemment au-delà de ça. Le public du film se trouve dans la salle (c’est vous) mais également à l’écran (ça c’est pas vous) (ça va vous suivez ?). Un groupe de spectateurs suit l’action depuis le désert à l’aide de paires de jumelles, fournies par un grand type maigrichon avec des grosses lunettes qui se déplace à bicyclette. J’avoue, je fais exprès de vous embrouiller un peu, mais dans les grandes lignes c’est ça. On assiste donc au réveil du pneu, qui fait ses premiers « pas » non sans difficulté avant de se mettre en route pour un voyage sanglant.

C’est avec l’esprit graaaaand ouvert qu’il faut se rendre à la séance, sous peine d’en sortir très énervé. Et il faut faire très attention au discours prononcé par le flic qui sort du coffre en début de film, et tenter de le garder en tête pendant toute la séance. Ça vous servira de fil rouge et vous en aurez besoin, croyez-moi. Et comme dirait l’un des spectateurs (côté film, pas côté salle), c’est bien la première fois que je m’identifie à un pneu. Robert (le pneu) prend vie sous nos yeux et, oh surprise, on finit même par s’y attacher – plus rapidement qu’on pourrait le croire d’ailleurs. Robert a des sentiments, et du coup, on ressent des choses pour Robert.

Au final on a des morts surprenantes (mais violentes) (quoiqu’un poil decevantes pour une raison que je ne peux pas évoquer sans spoiler un peu) (c’est con hein), beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP d’humour et surtout une grosse dose d’absurde qui peut froisser quelques neurones au passage. Mais rien de grave, on s’en remet très bien. Je pense cependant que ce film mérite d’être revu et étudié (dans la mesure du possible), parce qu’il est difficile de se faire un avis définitif dès le premier coup.

Donc voilà, c’était la revue inutile de la semaine, merci d’être passés, je vous fais des bisous. Et allez voir Rubber. On en reparlera après. Comme ça vous pourrez me dire si c’est moi qui suis dingue, ou si le motel qu’on voit dans Rubber est le même que dans The Devil’s Rejects, j’ai sauté sur tout le monde après la séance pour trouver quelqu’un qui me donnerait raison mais personne n’a su me répondre. Sauvez-moi. Je souffre terriblement. Je ne dors plus la nuit. Au secours. En vous remerciant, avec tout mon amour, ciao.

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9 réflexions sur “Rubber – (L’Étrange Festival)

  1. Plus il fermente dans ma tête, plus j’aime ce film, je me rend compte de pas mal de clin d’oeil !!
    J’étais certain d’avoir reconnu Gaspard Augé de Justice quand le gamin à vélo rencontre le mec qui marche au bord de la route, confirmation c’est bien lui 😀
    Pour le motel, tu as raison, Lancaster en Californie 😀
    Pour Rubber: http://en.wikipedia.org/wiki/Rubber_%282010_film%29
    Pour The Devil’s Reject (et bien d’autres): http://www.movie-locations.com/movies/d/DevilsRejects.html

    Tu passeras de meilleures nuits maintenant hein 😀

  2. Pour gagner un peu plus en assurance dans ton avis, tu pourrais t’en remettre au fait que les spectateurs de l’Etrange Festival ont aimé puisqu’ils ont applaudi (mollement) à la fin du film mais comme ils applaudissent à tous les films …

  3. Je pense que les spectateurs dont moi ont applaudi mollement parce que le film n’est pas mal mais surtout vain et facile.. en plus les références des références, quel est l’intérêt de reconnaitre un mec de Justice qui est pote du réalisateur et qui passe 2 secondes dans le film..ça fait plaisir à qq fans mais n’est pas Tarantino (cinéaste référent des références) qui veut…

  4. J’arrive un peu tard mais j’ai vu ce film il y a peu. Il m’intriguait beaucoup et j’ai été un peu déçue. J’ai trouvé ça drôle mais beaucoup trop mou du cul, les morts ne sont pas franchement spectaculaires et par moment je me suis ennuyée… En même temps on peut pas en demander trop à un pneu, déjà faire éclater un corbeau à distance c’est pas mal…
    Ça vaut tout de même le coup d’oeil rien que pour l’originalité du film et les traces de pneu sur les draps qui m’ont beaucoup fait rire.

  5. Pingback: The Silent House : Au cinéma le 16 mars ! | Le Blog Horreur

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