Revue: Kill Theory (After Dark Horrorfest)

« Kill Theory »

Réalisé par Chris Moore

Retour chez les ados en rut avec un pseudo slasher flick qui surfe sur la vague des psychopathes qui laissent les gens se tuer entre eux (Jigsaw & Co bonjour !). Pas encore de grande nouveauté donc, mais y a des jours où je m’en fous, et au cinquième film de l’ADH en 24 heures, je m’en bats gentiment les couilles. Je n’avais pas d’attentes particulières, à vrai dire j’en avais pas du tout, c’est peut-être pour ça que ça m’a pas tant déplu que ça. De là à dire que j’ai kiffé ma race, faudrait pas trop s’emballer non plus, mais je me suis pas complètement emmerdée, c’est déjà une bonne chose.

Mise en situation. Au bout de ses trois ans d’enfermement dans un hôpital psychiatrique, un mec à qui le réalisateur n’a même pas pris le temps de donner un nom autre que « Le Tueur », se voit offrir une année de conditionnelle. La raison de son enfermement est simple : lors d’une petite partie d’escalade qui a mal tourné, il a pris la décision de couper la corde qui le reliait à ses trois potes pendouillant dans le vide pour sauver sa peau. Et selon lui, n’importe qui aurait agit de la sorte dans une telle situation. Encore faudrait-il le prouver… ah bah tiens, quelle chance, une bande d’ados en fin d’année scolaire passait justement par là pour aller fêter ça dans une baraque à 100 km de toute civilisation ! L’occasion parfaite pour lancer sa petite expérience : les jeunes ont trois heures pour s’entretuer façon Battle Royale et si à six heures du matin il reste plus d’une personne debout, tout le monde crève. Miséricorde !

Encore une fois on y retrouve un petit lot de stéréotypes avec au choix, Brent, le gosse de riche infidèle et mégalo (interprété par Teddy Dunn, un de mes amours de jeunesse, vu dans Veronica Mars), Michael (Patrick Flueger, des 4400), le gentil beau gosse romantique tendre et héroïque, ou encore Freddy (Daniel Franzese), le gros puceau pro de l’hyperventilation. Niveau meuf ça tape évidemment dans la bimbo blonde et ça va de la gentille fifille bien rangée à la traînée accro aux médocs, et finalement elles avaient tellement la même gueule que j’ai eu beaucoup de mal à les différencier. Mais passons, après tout on regarde un slasher pour voir des gens tomber comme des mouches, manquerait plus qu’on fasse l’effort de leur donner une personnalité intéressante.

En dehors des problèmes évidents comme le manque d’originalité, les mauvais acteurs, le célèbre cadre 100% pénombre qui fait qu’on voit pas grand chose, Kill Theory se défend pas trop mal dans sa catégorie. Pour tout vous dire, ce qui m’a le plus tapé sur les nerfs, c’est le gros Freddy qui a passé tout son temps à gueuler comme une fillette, et passer tout le film accrochée à ma télécommande pour baisser le son toutes les cinq secondes, ça m’amuse moyennement. Une des pires performances qu’il m’ait été donné de voir. Mais si l’on fait abstraction de ses défauts, c’est un film qui plaira aux gens qui, comme moi, apprécient les bons vieux slashers sans être trop pointilleux sur la qualité de la réalisation.

Même la fin a réussi à me surprendre, j’en avais vu venir une partie mais au final ceux qui restent ne sont pas toujours ceux auxquels on avait pensé. On a même droit à un petit twist bonus de dernière minute qui, sans avoir l’effet dévastateur d’un… hmm… The Mist par exemple (NOM DE DIEU), a néanmoins réussi à me surprendre. Mais, et c’est le plus important, c’est amené en toute légèreté, sans la lourdeur habituelle, la musique d’ambiance et la certitude que ça va nous scotcher à nos fauteuils. C’est sûrement pour ça que ça marche à peu près. Et puis c’est CGI-free, et rien que pour ça je me prosterne.

A consommer comme un reste de pizza, dans le confort d’un lit ou d’un canapé lors d’un dimanche pluvieux, un truc dans le genre. Ou entre potes avec plein de cochonneries à bouffer. Vous pourrez même lancer un jeu à boire : prenez une gorgée dès qu’un personnage prononce le mot « mort ». Grosse mine assurée.

Bande-Annonce :

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Une réflexion sur “Revue: Kill Theory (After Dark Horrorfest)

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