Revue: 4Bia aka Phobia

« 4Bia »


4bia

4Bia est un film thaïlandais composé de quatre histoires plus ou moins flippantes. Chacune étant réalisée par un type différent, elles n’ont qu’un point commun : ce sont des histoires de fantômes. En même temps, c’est asiatique, y avait de grandes chances. J’aime les films thaïlandais autant que je les hais, parce qu’ils me traumatisent tous. Voyons voir si celui-ci échappe à la règle.

1. Loneliness, réalisé par Youngyooth Thongkonthun :

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Les numéros cachés ont tendance à me rendre parano, par principe. Quand on a été élevée aux slashers, c’est un peu normal. Mais en général, c’est quand on m’appelle que je me fais des films, pas quand on m’envoie des textos. Loneliness a réglé ce problème là, me fachant définitivement avec toute forme de communication passant par un téléphone portable. Une jeune fille cloîtrée chez elle à cause d’une jambe plâtrée reçoit un sms de la part d’un inconnu, et se lance dans une petite session chat avec lui. Youpiiii, un être humain qui communique avec elle, et mâle de surcroît ! Bah la prochaine fois que quelqu’un me drague par texto, j’appelle le FBI. J’ai quand même beaucoup rigolé quand elle s’est mise à pleurer dans le noir, mais comme ma maman me l’a toujours dit, c’est mal de se moquer. Du coup j’ai été punie : j’ai sursauté de trouille et renversé ma tasse de camomille brûlante sur mes cuisses (en vrai j’ai 83 ans).

2. Deadly Charm, réalisé par Paween Purikitpanya :

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Une bande de jeunes rebelles font la misère au petit intello de la classe parce qu’ils ont été punis à cause de lui. Classique. Sauf qu’à force de le malmener, ils finissent par le faire tomber d’une voiture en marche en plein milieu de la route. Leçon n°1 : on fait pas chier les fumeurs de oinj thaïlandais. Comme ils sont jeunes et qu’ils ont encore un peu de sensibilité en eux, ils sont un peu choqués et se demandent si le gamin est encore vivant. On se rend vite compte que oui, mais qu’en fait il aurait mieux valu qu’il crève parce qu’il est foutrement en colère, du coup il a jeté un sort sur la bande. Leçon n°2 : on ne fait pas chier le petit intello de la classe surtout quand il touche sa bille en magie noire. Le reste est totalement bordélique, les effets spéciaux semblent tout droit sortis de Resident Evil 1 sur PS1, et apparemment les thaïlandais ne sont pas seulement drôles quand ils pleurent, mais quand ils rigolent aussi.

3. In The Middle, réalisé par Banjong Pisanthanakun :

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Au début j’ai cru que c’était le retour de la revanche de l’attaque du fantôme aux longs cheveux noirs et gras, épisode 1000. En fait, c’est un million de fois mieux. Quatre jeunes campent au milieu des bois et l’un d’entre eux raconte l’inévitable histoire de fantômes façon légende urbaine. Sur le coup je me suis dit qu’en fait en Asie y avait que des femmes au longs cheveux noirs et gras qui mourraient. Mais l’un d’entre eux m’a fait bondir de joie en faisant un speech sur tous ces films d’horreur qui jouent là-dessus, et j’ai failli faire des bisous à mon écran quand il a mentionné Shutter en guise d’exemple [H.S. : Shutter est un autre film d’horreur thaïlandais qui m’a traumatisée il y a quelques années. Un remake est sorti aux Etats-Unis, avec Joshua Jackson dans le rôle principal, et c’est une bouse sans nom]. En plus, cette histoire est un festival de spoilers. Shutter, Titanic, Sixième Sens, Les Autres : si vous n’avez pas vu ces films, ils vont les ruiner pour vous, mais avec humour. Au début, c’est franchement drôle. Au milieu aussi, j’ai pas arrêté de ricaner. Puis de moins en moins, c’est quand même censé foutre les pétoches à la base hein. Et finalement, même la fin est drôle. En plus, un des mecs porte ce t-shirt, sur lequel je fantasme depuis des millénaires (au moins), alors je suis tombée amoureuse.

4. The Last Flight, réalisé par Parkpoom Wongpoon :

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Au. Secours. En voyant le nom du réalisateur, j’aurais dû me méfier : c’est le vil créateur de Shutter. Comme je vous l’ai dit, je ne me suis jamais vraiment remise du choc provoqué par ce film. Mais comme je suis une grosse débile, j’ai tenté le coup. Un début chiant comme la mort m’a bercée d’illusions, je me suis dit qu’il avait perdu son talent et qu’il était devenu nul, mais non, il a juste gardé le meilleur pour la fin, qui m’a foutu une pression de pute. J’ai failli enfoncer mon stylo dans mon nez tellement j’ai eu peur (ouais, je vis dangereusement). Mais alors le coup du fantôme qui gerbe, PLUS JAMAIS. Je me suis caché les yeux comme un enfant de 6 ans. Mais je retiens bien la leçon, je ne convoiterai plus jamais l’homme d’une autre. Jamais. Et je ne pourrai plus jamais dormir non plus.

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5 réflexions sur “Revue: 4Bia aka Phobia

  1. Impossible de trouver un DVD avec les sous-titres Français (ou je ne suis pas douée, ou ça n’existe pas), mon anglais n’étant pas assez bon, et pour le Thai n’en parlons pas… Comment l’as tu vu? Aurais tu d’avantages d’infos?

  2. Je l’ai regardé avec les sous-titres anglais justement, je n’ai malheureusement pas de solution à offrir pour les non-anglophones pour l’instant. Mais bon, les sous-titres sont faits par des Thaï donc c’est relativement simple à comprendre (et il n’y a pas énormément de dialogues), tu pourrais peut-être tenter le coup quand même ! Si j’en apprend plus sur une éventuelle sortie française, je posterai une info !

  3. Pingback: Sélection de films à tendance paranormale | Le Blog Horreur

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