Top 5 des films de loups-garous

Vous vous sentez un peu chafouin en cette nuit de pleine lune ? Il est peut-être temps de réviser vos classiques pour mieux identifier vos symptômes.

aawil

C’est la pleine lune et vous ne vous sentez pas trop dans votre assiette ? Votre pilosité n’en fait qu’à sa tête, vos articulations vous font souffrir et votre estomac ne semble plus se satisfaire de vos repas habituels ? Deux solutions : soit vous avez 85 ans, soit vous auriez dû faire examiner cette petite morsure de chien sauvage d’un peu plus près.

Histoire de bien vous mettre dans l’ambiance et de vous aider dans vos recherches pour mieux comprendre ce qui vous arrive, je vous invite donc à dépoussiérer les grands classiques du genre à travers une petite sélection (non-exhaustive et sans ordre de préférence parce que c’est trop méchant). Vous y trouverez plusieurs cas de figure qui vous aideront peut-être à identifier votre problème et à trouver deux ou trois solutions efficaces.

1. Le Loup-Garou de Londres (An American Werewolf in London) – John Landis, 1981

La perfection faite film, signée John Landis.

Dans Le Loup-Garou de Londres, Jack et David, deux américains en pleine balade dans la campagne britannique se font attaquer par une bête sauvage. Jack décède salement, tandis que David est envoyé illico dans un hôpital de Londres pour soigner une vilaine blessure qui fera bien plus que lui laisser une ou deux cicatrices. En plus d’être torturé par des visions de son pote crevé et tout putréfié, David devra également gérer deux ou trois légers changements physiques et psychologiques en tentant de garder sa santé mentale intacte et d’éviter de manger tous ceux qui l’entourent.

Nous sommes en 2014, le film est donc sorti il y a 33 ans, et on n’a toujours pas fait mieux en matière de scène de transformation depuis. Je suis complètement obsédée par cette scène et je pense que je cultiverai cette obsession jusqu’à la fin de mes jours. La preuve, je vous en ai déjà parlé ici.

2. Hurlements (The Howling) – Joe Dante, 1981

La même année, nous avons également eu droit à la sortie de Hurlements, de Joe Dante (le papa des Gremlins). Il s’agit de l’adaptation du roman du même nom de Gary Brandner, qui raconte l’histoire de Karen White (Dee Wallace), une journaliste harcelée par un tueur en série qui accepte de jouer les appâts pour permettre aux forces de l’ordre de le mettre hors d’état de nuire une bonne fois pour toutes. Le plan fonctionne à merveille mais laisse Karen dans un état légèrement traumatique – ce qui pousse son psy à l’envoyer se mettre au vert avec son mari dans une petite retraite au milieu des bois, avec d’autres de ses patients.

Évidemment, le voyage s’avère être tout sauf reposant puisque de sales bestioles trainent dans les parages et s’amusent à foutre le boxon partout sur leur passage et empêchent la pauvre Karen de se reconstruire en paix.

Côté FX, c’est Rob Botin qui est aux commandes – à l’origine, c’était Rick Baker qui devait s’en charger, mais il a quitté la production pour aller s’occuper des créatures de John Landis sur Le Loup-Garou de Londres.

3. Dog Soldiers – Neil Marshall, 2002

Neil Marshall a connu la gloire grâce à The Descent, mais son premier film était déjà loin de faire de la peine.

Dans Dog Soldiers, ce sont des soldats de l’armée britannique qui se retrouvent coincés dans les bois avec des loups-garous au cul – et le résultat est forcément complètement badass. Et il y en a pour tout le monde : de la comédie, de l’amûûûûr, des moments d’émotion intenses, des personnages détestables, des personnages auxquels on aimerait bien ressembler, et bien sûr, des grosses bêtes poilues (j’ai dit BÊTES), des hurlements et des viscères.

Oh, et des explosions aussi.

4. Ginger Snaps – John Fawcett, 2000

Je pourrais écrire une thèse complète sur Ginger Snaps tant je suis amoureuse de ce film. En plus d’être un très bon film de loup-garou, il offre une merveilleuse métaphore de la puberté côté meufs, et forcément hein, ça me parle. Rapport à la présence d’un utérus et d’une paire d’ovaires dans mon corps, tout ça. Toutes celles qui ont déjà eu la chance de recevoir la visite des crampes menstruelles apprécieront cette petite remarque de Ginger (j’hésite à m’en faire un poster, pour être honnête) :

Brigitte: Are you *sure* it’s just cramps?
Ginger: Just so you know… The words "just" and "cramps," they don’t go together.

Et si vous aimez Katharine Isabelle (de toute façon si vous ne l’aimez pas c’est que vous ne méritez ni mon attention ni mon amour, c’est aussi simple que ça), sachez que vous pouvez la retrouver dans Freddy vs. Jason, dans American Mary et très bientôt dans la nouvelle saison d’Hannibal. Parce que la vie est bien faite. Quant à Emily Perkins, les fans de Supernatural seront ravis d’apprendre que c’est elle qui incarne la charmante (mais légèrement tarée) Becky Rosen. Parce que la vie est bien chouette.

5. Peur Bleue (Silver Bullet) – Daniel Attias, 1985

Les fans de Stephen King, de Corey Haim et des histoires d’ado des années 80 trouveront très probablement leur bonheur avec Silver Bullet de Daniel Attias.

Un loup-garou sème la panique dans une petite bourgade du fin fond du Maine (bah oui hein, c’est Stephen King) et c’est à Marty Coslaw que revient la tâche de lui botter le derrière. Problème : Marty est en fauteuil roulant. Solution : son oncle, incarné par Gary Busey, s’amuse à pimper son fauteuil pour en faire un véritable bolide. Ce qui permet donc à Marty de foutre le camp à la vitesse de l’éclair quand les choses commencent à puer du cul.

Le résultat est touchant, stressant, marrant, et globalement très très cool et le casting est loin de faire de la peine puisqu’on retrouve également Everett McGill (Twin Peaks, Le Sous-Sol de la Peur) et Terry O’Quinn (Le Beau-Père, Lost).

Et en cadeau bonus, voici une petite playlist pour accompagner votre métamorphose et vous défouler un peu entre deux films.

 

Voilà, avec tout ça, vous êtes parés pour affronter cette nouvelle phase lunaire.

12 réflexions sur “Top 5 des films de loups-garous

    • Alors non, parce que je ne fais pas de vidéo, mon truc c’est l’écriture – ça demande un effort de lecture, mais c’est le concept du blog ;)

  1. Bonjour Jack. ^^
    A quand une chronique video de l’horreur sur les "Contes de la crypte" ou sur les "horrors shows" passés, présents et a venir ? Passez un bon weekend de Pâques. ;)

  2. Je dois dire que j’aime les 5 films. Dès qu’ils passent, je les regardent encore et encore. "Le loup garou de Londres", j’en suis amoureuse de ce film. Je ne pourrais expliquer pourquoi mais je le trouve beau. De plus, la scène de la transformation est la plus remarquable. ça fait tellement réel, qu’on a l’impression que le comédien se transforme réellement. Merci à Rick Baker, j’adore ce qu’il fait.

    • Merci pour ton commentaire. Quel dommage cependant que tu sois aussi prompt-e à coller des étiquettes aussi définitives et stéréotypées sur les gens ! Un vrai gâchis !

  3. J’ai vu la transformation dans Temps X tout gamin … toujours aussi efficace. J’ai vu récemment Wer, un peu série Z mais j’ai malgré tout bien kiffé.

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