Carrie (2013) : J’irai cracher sur vos classiques

Après de longs mois de déni, j’ai enfin décidé de donner une chance au remake de Carrie. Eh ben j’aurais p’tet pas dû.

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Vous commencez à le savoir depuis le temps : je ne suis pas fondamentalement opposée au concept de remake, même quand ça touche à des gros classiques – j’ai par exemple beaucoup, beaucoup aimé le remake d’Evil Dead. Et pourtant, dans le genre « je pars dans une direction diamétralement opposée à celle de l’original« , il se plaçait pas trop mal. Du coup, même s’il m’arrive de râler à l’annonce de certains remakes (genre là par exemple je serre les fesses pour Poltergeist, parce que le film me paraît relativement parfait et qu’on a pas besoin d’aller le refaire pour offrir une histoire de fantômes au public, la preuve, James Wan s’en sort très bien avec ses concepts originaux), je suis toujours partante pour leur donner une chance, histoire de ne pas mourir idiote.

Sais-tu danser la Carrie-oca ? (PARDON JE SUIS FATIGUÉE BORDEL)

Dans le cas de Carrie, je ne me suis pas ruée au cinéma à sa sortie, pour deux raisons :

  1. Parce qu’après des mois et des mois de promo intensive à l’échelle internationale avec teasers, posters, vidéos virales et tout le bordel, bizarrement, tout le monde a fermé sa gueule une semaine avant sa sortie, on en entendait plus parler nulle part et, du coup, je l’ai un peu oublié.
  2. Parce que je vais finalement assez peu au cinéma (c’est pas faute d’avoir une carte UGC) parce que je suis une grosse feignasse, et que quand j’y vais j’essaye de viser les films qui ont le plus de chance de me faire passer un bon moment.

MAIS BON.

Je ne pouvais pas décemment me permettre de faire l’autruche éternellement, ayant une toute petite petite réputation à sauver, et j’en avais marre de répondre « j’l’ai pas vu » d’un air blasé à tous ceux qui me demandaient mon avis. Car telle est ma mission.

BREF.

Elle est longue cette intro, hein ? Putain je vous plains.

DONC.

J’ai effectivement fini par le regarder. Et trois semaines plus tard, je me décide enfin à vous en parler. Parce que je suis une GROSSE FEIGNASSE DE MERDE. (Et que j’ai un boulot aussi hein, faut pas déconner) (Tiens, je vous ai dit que j’étais la nouvelle rédactrice en chef de Golden Moustache ? Non ? Bah je suis la nouvelle rédactrice en chef de Golden Moustache) (ça fait un mois) (c’est cool, hein ?) (oui je trouve aussi) (ça me change de… BREF TA GUEULE PUTAIN ENCHAÎNE CONNASSE ON S’EN BRANLE).

Bon alors, maintenant que t’as fini de raconter ta vie, ÇA DONNE QUOI ?

Dès le premier quart d’heure, j’ai su que j’allais en chier. En vrai, dès la première bande-annonce, j’ai su que ça n’allait pas me plaire, mais j’ai pas été élevée comme ça, mes parents m’ont toujours appris à goûter avant de dire que j’aimais pas un truc, alors c’est ce que je fais, parce que j’ai du temps à perdre et des avis argumentés à donner.

Je m’en suis vite voulue de ne pas réussir à croire en ce projet, parce que les noms qui y sont attachés sont loin de faire de la peine. La réalisatrice, Kimberly Peirce, nous a offert le fabuleux, bien que tragique, Boys Don’t Cry en 1999, qui a valu un Oscar largement mérité à Hilary Swank. Chloë Grace Moretz, qui reprend le rôle de Carrie, a également bien fait ses preuves et fait partie des actrices les plus appréciées du moment, côté public et côté industrie. En plus, pour une fois qu’une adolescete joue le rôle d’une adolescente, on devrait être contents. Le problème, c’est qu’elle est bien trop jolie pour être crédible – ils ont bien tenté de l’enlaidir en lui mettant des jupes trop longues (qui s’arrêtent SOUS LE GENOU, ouhlala) et une perruque pseudo-moche, mais elle a juste l’air tout à fait normale et toujours aussi jolie. Et quand on sait que Kimberly Peirce l’a envoyée visiter des refuges pour sans-abris pour la mettre face à des gens qui ont vraiment vécu une vie de merde, dans le but de la préparer à son rôle, on se dit que c’est décidément un sacré putain de gâchis. Rien de tout ça ne transparaît dans sa performance.

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Quant à Julianne Moore, qui joue le rôle de sa mère Margaret, inutile de la présenter ou de faire son éloge, sa carrière parle d’elle-même. Et pourtant, là aussi j’ai été déçue. Elle est à mille bornes d’être aussi flippante que Piper Laurie l’était en 1976 – c’était d’ailleurs probablement l’élément le plus flippant du film, en réalité. J’ai des frissons à chaque fois que j’y repense, et la performance de Julianne Moore me rend juste triste – un peu comme son passage dans Hannibal. N’est pas Clarice Starling ou Margaret White qui veut, surtout quand des gens ont déjà fait le taff dix fois mieux que vous juste avant.

Seule Judy Greer, qui décidément se démerde aussi bien dans le registre tragique que dans le registre comique, se démerde à merveille dans la misère ambiante. Ok, je suis peut-être un peu dure, mais merde, le Carrie de Brian De Palma était parfait et n’avait absolument pas besoin d’être remis au goût du jour. Il est tout à fait possible d’écrire des histoires sur des personnages similaires sans pour autant raconter la même chose encore et encore – la preuve avec May de Lucky McKee, par exemple.

Une production « Prends-moi bien pour un con, va !« 

Dans le cas de Carrie, on connait déjà l’histoire. On la connait tous, par coeur. Même ceux qui n’ont pas vu le film ou lu le livre la connaissent. Personne ne l’a oubliée, comme le laissait sous entendre la tagline du film (« You will know her name« / »Vous n’oublierez jamais son nom« ). Tout le monde connait son nom et tout le monde connait son destin – ce n’est pas un vieux classique poussiéreux qu’on aurait sorti de sa tombe pour lui redonner un peu de fraîcheur. Ce n’est pas non plus un navet oublié au bon scénario maltraité par un réalisateur mal avisé qui aurait besoin d’être réhabilité.

Et non seulement on connait l’histoire, mais on connait TOUTE l’histoire. S’il y a bien un truc dont les gens se souviennent, que les gens connaissent sans même l’avoir vu, c’est bien le grand final dans le sang et les flammes. D’autant qu’il s’agit déjà du deuxième remake, puisqu’un autre avait déjà été réalisé en 2002 pour le petit écran.

Quel est donc l’intérêt ? Que peut-on apporter de plus à un film qui avait déjà tout ce qu’il fallait ?

Eh ben pas grand chose – si ce n’est quelques scènes de télékinésie supplémentaires et pas vraiment indispensables, qui nous donnent l’impression d’avoir atterri dans l’univers des X-Men sans la bienveillance du Professeur Xavier. Pour le reste, je suis plutôt d’avis à fermer ma gueule – n’ayant pas lu le roman de Stephen King (je sais, je sais), je ne peux pas trop me prononcer sur certaines différences vis à vis du film de De Palma, de peur de dénoncer des différences qui se rapprochent plus du roman que du blasphème total.

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Mais j’ai quand même deux-trois trucs à dire.

En premier lieu, et c’est peut-être une connerie mais tant pis, aujourd’hui j’ose tout, j’avoue que j’ai du mal à croire à la scène de la douche en 2014. Je sais qu’elle est importante et que c’est la première scène culte du film, mais j’ai beaucoup de mal à croire que Carrie ignore tout de la magie des menstruations au 21ème siècle. Alors ok, elle a pas Internet, ni de téléphone, et elle ne sait pas se servir d’un ordinateur – mais à son âge elle aurait déjà dû passer par les merveilleux cours de bio du lycée qui couvrent largement ce sujet. Après bon, c’est pas le truc le moins crédible de la Terre, certes, elle a peut-être pu échapper au flot d’informations, de pubs, de conversations, d’allusions, de rayons de supermarchés blindés du sol au plafond de protections périodiques, MAIS, j’ai plus de mal à y croire que dans la version de 1976.

Mais c’est peut-être une grosse connerie de ma part, et peut-être que je surestime la place des règles dans le quotidien des lycéens américains, c’est tout à fait possible.

Ensuite, et j’insiste sur ce point : Chloë Moretz est loin d’être assez moche pour être crédible, putain. On se croirait de retour dans les années 90 avec la technique de la queue de cheval et des lunettes pour rendre les bombasses du lycée super cheums (et faciliter leur métamorphose en milieu de film). Cette fille est belle comme un coeur, et va tous nous fracturer la rétine une fois qu’elle aura atteint l’âge adulte, et je le sais, tu le sais, ta grand-mère le sait, tout le monde le voit très bien et on ne croit pas une seconde à sa prétendue laideur.

Les bons côtés (parce qu’il y en a) (spoiler : ok, un seul en fait)

J’ai l’impression d’être un peu dure avec ce remake, mais c’est pas ma faute, il m’a énervée.

Du coup, je noterais quand même le point positif – à mon sens – de cette nouvelle adaptation : la fameuse scène finale. J’étais sceptique, au départ. D’abord parce que, contrairement aux deux adaptations précédentes, la télékinésie de Carrie s’accompagne de super gestes de diva de cabaret au lieu de se contenter des yeux écarquillés des autres versions (qui fonctionnaient donc très bien). Cette fois, la jeune fille s’aide donc de ses bras pour diriger ses actions à distance et au départ, ça passe mal. Et puis on finit par s’y faire, et lorsqu’elle quitte le lycée pour mettre la ville à feu et à sang, on approuve à peu près.

Alors c’est peut-être parce qu’une fois arrivée à la fin du film je me suis ramollie dans l’espoir de lui trouver au moins un point positif, ou parce qu’à côté de la médiocrité du reste, cette scène paraît vaguement décente, mais j’ai bien aimé. C’était joli. Pas flippant ou particulièrement convaincant, mais joli. Et Carrie a clairement les boules, malgré sa non-expression, du coup c’est cool. Un peu chiant sur la fin, mais cool. Et joli. Voilà voilà. J’ai dit un truc positif.

Après ça repart en couille et c’est mou et, forcément, déjà-vu, mais eh, c’est pas comme si à ce stade on s’attendait à ce que ça devienne mortel sur les cinq dernières minutes.

Et en fait, c’est surtout dommage parce qu’à notre époque, le sujet du bullying est partout, sur toutes les lèvres, dans tous les secteurs, et des millions de personnes en souffrent au quotidien. C’est un vrai sujet grave qui mérite qu’on lui offre plus de visibilité, et l’horreur est souvent le domaine dans lequel on peut se permettre de mettre un coup de projecteur sur ce genre de problématique de manière intelligente (et de miser sur l’effet de choc pour enfoncer le clou et éveiller les consciences). Ça aurait pu être une belle opportunité de mettre tout ça en lumière, d’offrir une vraie analyse du problème en profondeur, et de plonger le spectateur dans l’horreur des abus physiques et psychologiques que beaucoup trop de jeunes subissent chaque jour à l’école.

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Kimberly Peirce s’était pourtant merveilleusement illustrée dans cet exercice avec la violence de Boys Don’t Cry, c’est pas comme si elle était incapable de traiter ce sujet intelligemment et de manière à marquer les esprits. Et pourtant, ça ne fonctionne pas. Tous les torts reposent sur les épaules d’une seule connasse, puisque toutes ses amies finissent par se désolidariser d’elle après la scène de la douche, et toute la partie acharnement et effet de groupe disparaît aussi rapidement qu’elle est apparue, ce qui rend la réaction de Carrie légèrement disproportionnée (alors qu’on est censée la trouver un peu justifiée).

C’est une belle occasion perdue, gâchée, et bâclée, et ça fout les boules.

En conclusion, puisqu’il faut bien que j’arrête de me plaindre à un moment, ce remake se contente juste de réchauffer du matos déjà vu et revu, sans trop prendre de risques, et le rendu final est juste assez satisfaisant pour plaire à ceux qui n’ont rien contre l’idée de revoir la même histoire pour la troisième fois ou qui découvrent l’oeuvre pour la première fois. Ce n’est pas totalement scandaleux ou raté (je sais, à me lire on croirait pourtant que c’est une abomination), mais ça n’était clairement pas nécessaire.

VOILÀ.

Maintenant je ferme ma gueule et je vous laisse voir par vous même ou me donner votre avis, quitte à me traiter de connasse intégriste, je ne vous en tiendrai pas rigueur (je bannirai juste votre IP, rien de grave) (OH ÇA VA, ON PEUT RIGOLER).

21 réflexions sur “Carrie (2013) : J’irai cracher sur vos classiques

  1. Très bonne analyse, je l’ai matté y a 3 semaines et je me suis rarement autant fait chier devant un film. Il n y avait pas besoin de remake comme tu le dis justement. Et un gros félicitation pour Golden Moustache!

  2. J’adore ton blog que je suis depuis très longtemps (au moins 2 ans), je suis contente pour toi pour Golden et d’accord avec toi pour ce film. Je suis loin d’être prude et je suis normalement habitué à ton style mais là, je t’ai trouvé plutôt euh désagréable :s

      • Un peu rude comme « Parce que je suis une GROSSE FEIGNASSE DE MERDE », « (ça me change de… BREF TA GUEULE PUTAIN ENCHAÎNE CONNASSE ON S’EN BRANLE). », trop désagréable envers toi-même en fait je pense (même si c’est pour déconner). Si on suit ton blog, c’est parce qu’on t’aime :D <3 et moi, ça me gène un peu de te voir te limoger autant ^^", même si je sais que ce n'est pas sérieux, c'est pas super agréable à lire. (C'était l'instant Bisounours tout à fait adapté à un blog horreur )

      • Hahaha mais c’est trop gentil (j’arrive pas à répondre sous ton commentaire parce que mon blog EST UNE GROSSE P… ah non pardon) (Edit : ah bah si, ça a marché en plus). Si je le fais c’est avant tout parce que ça me fait rigoler, j’avoue. Je ne pense évidemment rien de tout ça mais j’aime beaucoup les majuscules et les gros mots et j’ai toujours écrit comme ça donc ça ne me choque plus vraiment. Mais c’est probablement la critique la plus gentille que j’aie jamais lue.

  3. Je suis surprise que tant de gens n’aiment pas ce remake. Personnellement je trouve qu’il se rapproche vachement plus de l’idée du bouquin, rien que la fin qui n’a pas été jetée à la poubelle comme dans le premier film (elle détruit quand même quasi entièrement la ville et pas juste la salle du bal…).
    Ce que tu dis sur le fait qu’elle ne soit pas informée sur les règles moi ça ne m’a pas interloquée plus que ça, faut pas oublier que chez les ricains ya toujours une forme de puritanisme, surtout au lycée… je sais que tu traînes pas mal sur Tumblr, ce que j’y vois là-dessus me fait un peu halluciner personnellement (cf leurs cours d’éducation sexuelle qui ressemblent malheureusement à ceux de Lolita Malgré Moi).
    Après le fait que Chloe Moretz ne soit pas assez « moche » je ne suis pas forcément d’accord non plus, dans le livre au fur et à mesure tout le monde se rend compte qu’elle est belle et c’est pas juste « elle est belle ta robe », non, les autres personnages réalisent qu’elle est VRAIMENT belle donc bon… en se basant sur ça je vois pas en quoi elle est mauvaise pour le rôle, au contraire.
    (Et encore un petit truc, que quelqu’un me corrige si je me trompe, je ne suis plus sûre mais il me semble que les grands gestes par rapport à la télékinésie sont présents aussi dans le livre.)

    Du coup je peux comprendre tous les arguments « contre » par rapport au premier film quand on a pas lu le livre (c’est ton cas de ce que j’ai vu, et je te conseille de le lire pour te faire une autre idée de celui d’origine :) ) vu que oui, beaucoup de choses changent dans celui-là, mais par contre c’est la réaction de ceux qui l’ont lu que je ne comprends pas… Après je suis d’accord que tout le monde n’est pas forcé de lire le livre, d’apprécier que ce remake s’en rapproche et du coup s’éloigne du premier film, et je sais bien que le livre n’est pas forcément LA référence.

    Du coup : chacun ses goûts, moi j’ai aimé (et je suis la seule je crois) et chacun se base sur ce qu’il préfère, pour moi c’est le bouquin :D

  4. Je salue ton effort d’avoir été voir ce film, moi j’ai pris la décision de ne pas aller le voir mais plutôt de lire le roman, dans lequel d’ailleurs le phénomène de groupe n’est pas si marqué, c’est vraiment une ado mal dans sa peau qui a toujours été brimée et découvre qu’elle peut punir tout le monde. Enfin je suis d’accord avec toi y’a une grosse erreur de casting et puis quel intérêt de refaire un film qui encore aujourd’hui fait parti des films les plus regardés la nuit d’Halloween?

  5. J’ai vu ce remake car mon copain ne connaissait pas le film original.
    Je l’avais vu ado, mais là comme tu le dis l’impression que j’ai eu c’était vraiment « en fait c’est une mutante avec des pouvoirs télékinétiques comme dans XMen mais elle ne trouve pas de guide comme les élèves du Professeur Xavier et donc ça finit mal ».
    Donc ce film est triste mais ne fait pas peur.

  6. Moi, j’ai vu celui de Brian De Palma vers 13 ans, je l’ai adoré. Je ne pouvais pas ne pas aller voir ce remake, j’y suis allé à la première séance projetée dans ma ville, j’ai réussi à entrainer des gens qui avaient vu l’ancien, et d’autres qui ne l’avaient pas vu. Il l’ont tous aimé. Et moi, personnellement, je l’ai adoré, la scène finale est juste magnifique. Perso, j’aime voir des remakes de films des années 80 pour voir ce qu’ils donnent avec les techonologies d’aujourd’hui, je trouve ça super intéressant de remarquer les différences, où c’est mieux et moins bien. La scène du début m’a imprésionnée aussi, je ne m’y attendais pas. Bref, j’aime les remakes… :)

  7. Tu aimes les films d’horreurs et tu es redac en chef du Golden Moustache… Diiiiis, c’est toi la femme parfaite ?
    Sans deconné, je te suis depuis pas mal de temps sur ce site, sur madmoizelle etc et je trouve que tes analyses sont vachement pertinentes. De plus, tu y ajoutes de l’humour « Bon copain » (ce que je veux dire, c’est que quand on est sur ton blog, qu’on est bien quand on est dedans … C’est assez tendancieux pour le coup). Tes coups de gueules sont justifiés et même quand on aime un film que tu n’as pas aimé (ce qui arrive rarement) et qu’on lit ta critique, on se dit: « tiens sur ce point, elle a pas tort ».
    Bref, quand je veux mater un truc pas trop naze, je squatte ici et je suis sur de trouver ce qu’il me faut.

    Bonne continuation kiss kiss koeur koeur

  8. Des qu’il y’a un remake, j’évite et ça donne pas envie ton debrief ! Sinon, je voulais réagir au remake de Evil Dead : non, décidément, des qu’il y a remake j’évite ! ;-) (j’ai gâché quelques piecettes dans des DVD remake, pffff, je m’en remets toujours pas !)

  9. Je suis justement en train de (re)lire le bouquin en ce moment. Le film de De Palma passait sur Arte il y a quelques semaines il me semble, je l’ai loupé, et ce remake je n’avais franchement pas envie de payer 10e la place de ciné (les joies du Gaumont au Havre et de ces prix abusifs…).
    En lisant le livre, il y a certaines scènes qui m’ont franchement hantée, surtout à la première lecture (j’étais en 5ème, et c’était peu de temps avant d’avoir mes premières ragnoufs!).

    Le premier « chapitre », la première scène, c’est bien évidemment celle de la douche, et ce que tu peux ressentir en la lisant c’est très clairement du dégoût, de la honte, de la pitié, et c’est également une vision d’horreur. Tout a été parfaitement retranscrit dans le film de De Palma, et j’ai bien peur que ça ne soit totalement pathétique dans cette nouvelle version. Je ne savais absolument pas que le remake se passait à notre époque, c’est d’un ridicule. Je rejoins ton idée, sur le fait que ce soit totalement anormal qu’une adolescente de nos jours n’ait eu aucune information concernant les menstruations… surtout qu’Internet et « les nouvelles technologies » ont l’air très présents dans le film (utilisation d’Internet et des téléphones portables…)
    Ca colle pas, tout comme le choix de Chloë Moretz dans le rôle de Carrie (mais quelle connerie! Dans « Laisse moi entrer », le remake de « Morse », elle manquait déjà à mon goût de crédibilité… Faîtes lui des rôles sur mesure merde, y’a pourtant du potentiel!)

    Point de désaccord avec certains commentaires précédents: d’après les mots de Stephen King, Carrie est véritablement perçue comme un être diforme et laid. Il utilise a plusieurs reprises l’expression « regard bovin », et la décrit comme s’exprimant très mal, « beuglant ». Ses camarades ne cessent de se moquer d’elle, diverses anecdotes sont racontées afin de nous faire comprendre le cauchemar que Carrie a vécu à leurs côtés au fil de sa scolarité. Forcément, je pense avoir du mal a ressentir ces persécutions avec le physique de Chloë Moretz…

    Spoil.
    Toujours dans le bouquin, si elle parvient à attirer certains regards au bal, c’est simplement parce qu’elle est accompagnée de Tommy (même si ce personnage parvient tout de même à lui trouver un certain charme, après avoir passé un peu de temps avec elle et avoir été attendri par la difficulté des épreuves qu’elle a pu/du traverser), les autres lycéens (surtout les filles) viennent en effet discuter avec elle au cours de la soirée, et complimentent sa robe, mais on en reste là… On ressent l’hypocrisie, et tout éclate en même temps que le premier rire que Carrie entend lorsqu’elle se retrouve couverte de sang (« du sang de cochon pour une grosse truie » tels sont les mots de Billy). Il n’y a aucune sympathie (sincère) de la part des jeunes gens présents au bal, seul Tommy aurait pu être épargné, s’il n’avait pas été bêtement tué…
    Fin du spoil.

    J’ai aussi l’impression que la dimension religieuse/fanatique est mal exploitée, mais je ne m’avance pas trop dans cette hypothèse n’ayant pas encore visionné le film!

    Désolée pour la lourdeur et longueur du texte, j’avais besoin de m’exprimer, je retourne de ce pas travailler… (ou regarder encore quelques articles de ton blog, j’avoue)

    Bonne continuation, kiss!

    Ps, et petit aparté: je voulais également signaler combien l’humour et la compassion manquaient au magasine Causette, et a quel point j’ai été choquée par leur chronique… c’était le premier article que je lisais d’eux, sans doute le dernier.

  10. Je ne sais si c’est mon grand âge qui me met plus du côté de la mère de Carrie que de Carrie elle-même, mais ce qui me sidère, c’est le mépris qui suinte de ces films envers les ados, public visé de ces films. Sûr que ces petits c… ne peuvent comprendre la subtilité, il faut des effets spéciaux dès le début et montrer en gros le mot « télékinésie » des fois qu’ils n’aient pas compris (manque plus que Wikikikiki, au point où on en est), surtout ne traitons pas le phénomènes des brutes de lycée, leurs faibles cerveaux vont chavirer, faisons surjouer tous les personnages, virons les ambiguités (sur la conduite du perso de Tony Ross, par exemple), balançons un max de pop à deux balles et ces merdeux n’en finiront pas de texter « tro kool lolz mdr » pendant la projo, ce qui nous fera un max de brouzouffes durant la semaine que dure leur temps d’attention. Je sais pas, mais si j’étais ado, je commencerais à avoir marre que les crânes d’œuf d’Hollywood étalent ouvertement le mépris qu’ils me portent. Quoique, ça rapporte…

  11. Bonjour Jack, je viens de voir ton blog et cette analyse sur carrie est très bien. Comme toujours on s’étonnera (plus ou moins) sur l’acharnement de certains cinéastes à faire des remakes quand cela est inutile, sans compter les suites comme Carrie en a pu faire les frais (Carrie 2 : La haine) Ils auraient pu faire largement mieux en incluant certains éléments du livre comme ils l’ont fait, mais sans gâcher le film avec tous les points que tu as mis en lumière. celui de Brian de Palma reste l’adaptation la mieux réussi. Quant à sa suite, mentionnée plus haut, je ne la conseille pas, c’est pratiquement le même scénario que « le Bal du diable » sauf qu’il se déroule quelques années plus tard que l’héroïne est la cousine de Carrie et que cette fois-ci ce n’est plus elle qui a été humiliée mais sa meilleure amie (qui a été violée), sans compter un tatouage de ronces qui au fur et à mesure que sa colère croît lui recouvre tout le corps (si tu as vu le film et que tu vois le rapport entre le tatouage et le don/malédiction de télékinésie, pourrais-tu me le dire s’il te plait, car moi, j’ai beau chercher et je n’en trouve pas)….ET féliciation, aussi pour Golden Moustache.

  12. c’est marrant parce que tu dis que Chloe Moretz n’est pas assez moche pour être crédible comme si Sissy spacek l’était à l’époque hehe… je me sens obligée de le dire car je la trouve tres belle elle aussi dans la version originale, c’est son jeu et cette espece d’aura qui rendent le personnage ultra chelou, la nouvelle carrie est faussement moche, surement choisie pour son visage atypique qui ne répond pas forcément aux criteres classiques de beauté , mais elle n’est pas assez bizarre en même temps … je sais pas … je pense que j’éviterais de le voir en tout cas.
    Chouette blog en tout cas , je profite du commentaire pour te le dire

  13. Ah, merci d’avoir mis des mots sur ce que j’avais confusément ressenti devant ce film. Et GROS PLUSSAIN (le genre gros comme mon cul tu vois) (ah bah non tu vois pas, tu m’as jamais vue) (bon.) pour le bullying à l’école : ça aurait mérité d’être moins bisounours, parce quand tu l’as subi, tu ris jaune devant la scène de désolidarisation.

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