The Conjuring (2013) : James Wan remet le couvert

Vous êtes en manque de vrais sursauts et d’histoires de maisons hantées réussies ? Courez donc voir The Conjuring de James Wan, parce que c’est vraiment cool.

piedspourraves

[Insérez ici le discours habituel d'excuses pour l'absences de critiques régulières depuis quelque temps sans oublier une justification exagérée et insistante sur l'air de "j'ai trop de travail pardon je vous aime je reviens bientôt je vous le jure cette fois "]

Voilà, maintenant qu’on s’est débarrassés du plus chiant, passons à la suite.

The Conjuring était probablement le film que j’attendais le plus cette année. J’avais placé tous mes espoirs sur les épaules frêles et délicates de James Wan et même si le fait qu’il nous ponde à nouveau un film de maison hantée avec Patrick Wilson dans le rôle principal me dérangeait un peu, j’avais confiance en lui et en ses capacités. Après tout, Insidious est l’un des films qui m’a le plus mis la pression depuis dix piges, et dont je m’acharne à vanter les mérites depuis sa sortie, sans me fatiguer. Alors, ai-je eu raison de parier sur James Wan et ses fantômes ? A-t-il réussi à nous ressortir le même thème en innovant et en nous traumatisant encore plus qu’avec Insidious ? Je ne peux pas répondre à votre place, mais en ce qui me concerne, la réponse est simple.

C’est un énorme et tonitruant « OUI » qui fait trembler les murs.

De l’art d’innover avec des classiques

Rappel rapide des faits : Ed et Lorraine Warren, démonologues ascendant chasseurs de fantômes , se rendent dans la grande baraque dans laquelle la famille Perron vient d’emménager et dans où il se passe deux trois trucs un peu bizarres. Présences pesantes, bruits sourds, portes qui s’ouvrent, cadres qui se cassent la gueule et tapage d’incruste de fantômes de tout bord, ça commence à devenir sacrément le bordel chez eux. Ensemble, ils vont donc tenter de venir à bout des présences maléfiques qui hantent les lieux, en essayant de garder tout le monde en vie au passage – ce qui ne va pas être une mince affaire.

C’est simple, efficace, pas besoin d’aller chercher plus loin pour poser l’ambiance, tout y est. Et comme à son habitude, James Wan parvient à utiliser un concept vieux comme le monde et des codes un peu poussiéreux pour en faire quelque chose de neuf, d’extrêmement malin et intelligent, d’ingénieux et, évidemment, de très flippant. Le film est blindé jusqu’à la race de petites idées de génies qui paraissent simplistes mais qui se révèlent être totalement efficaces – la preuve, encore une fois, qu’il ne suffit pas de grand chose pour réussir un film et que ce n’est pas si compliqué d’innover, même dans un contexte vu et revu.

clapclap

James Wan se paye même le luxe incroyable de développer ses personnages – d’un côté il y a la famille Perron, que nous apprenons à connaitre dans toute la première partie du film, et de l’autres il y a les Warren, qui ont eux aussi leur histoire, leur passé, leurs personnalités distinctes et ne se contentent pas de sortir de nulle part, sans la moindre explication. Wan prend donc le temps d’installer toute l’histoire sans bâcler un seul détail, et nous laisse voir juste ce qu’il faut sans trop en dévoiler non plus, histoire de garder une part de mystère, sinon c’est plus James Wan. Et évidemment, tous les acteurs défoncent et sont parfaitement irréprochables – même si les fans de Sex and the City dans mon genre auront du mal à ressentir de la compassion pour le personnage de Roger Perron, puisqu’il est interprété par Ron Livingston, aka Jack Berger, le mec qui largue des meufs sur des post-it.

Et même quand il ne se passe rien d’exceptionnel, le film reste intéressant, le scénario continue d’avancer et le tout reste profondément divertissant. On ne se retrouve pas comme des junkies en manque de frissons à attendre désespérément le prochain sursaut en poussant des soupirs de frustration dès que les personnages font autre chose que se battre contre des fantômes.

Une maison hantée sous speed

Côté rythme, The Conjuring fait tout l’inverse d’Insidious – le troisième acte de ce dernier en avait déçus certains, qui s’était plaints d’être brutalement sortis de l’action et qui seront donc ravis de constater qu’ici tout commence en douceur pour partir violemment en couille jusqu’à la dernière minute. Une fois que les hostilités sont lancées, ça ne s’arrête plus, on s’en prend plein la tête, on enfonce ses ongles dans les bras de son voisin et on s’accroche à son fauteuil en retenant sa respiration, et les moments de répit se font de plus en plus rares.

Visuellement, c’est évidemment irréprochable – la photographie est proche de la perfection et la maison des Perron est flippante à elle toute seule, avant même qu’il ne s’y passe quoi que ce soit. À l’intérieur comme à l’extérieur, tout y est aussi beau qu’inquiétant, et plus le film avance, plus la propriété prend des dimensions angoissantes.

The Conjuring est bien la preuve que les vieux concepts ont encore de beaux jours devant eux, du moment qu’on les confie à des réalisateurs qui connaissent leur boulot, qui savent innover avec des codes tout à fait classiques et qui refusent de bâcler quoi que ce soit. Vous n’y verrez pas de concept révolutionnaire, et vous retrouverez sûrement des choses que vous avez déjà vues dans plusieurs grands classiques, mais toujours avec une pointe de nouveauté et suffisamment d’effet de surprise pour conserver l’efficacité de chaque twist.

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Donc évidemment, courez-y, lâchez tout ce que vous êtes en train de faire et foncez au cinéma pour apporter votre soutien au genre et passer un vrai bon moment. Je ne dis pas que vous allez TOUS kiffer sans exception, parce que c’est impossible, mais moi j’ai vraiment beaucoup aimé, alors tentez le coup, ça pourrait vous plaire aussi.

J’en profite pour me prosterner aux pieds de James Wan pour son utilisation de la poupée Annabelle, qui rappelle déjà ses créations dans Dead Silence, et qui s’intègre très bien dans The Conjuring. Tous ceux qui se sentent mal à l’aise face aux poupées maléfiques (donc à peu près toute notre génération quoi) seront ravis de retrouver leurs sous-vêtements souillés après avoir croisé son regard. Et si vous voulez une vraie histoire de poupée hantée, allez donc vous renseigner sur ce bon vieux Robert.

12 réflexions sur “The Conjuring (2013) : James Wan remet le couvert

  1. je vais voir the Conjuring aujourd’hui avec mes amies fans de films d’horreur, elles ont déjà tirés à la courte paille qui se fera charcuter le bras par moi…Je sens que je ne vais pas être déçue ;)

  2. Je l’ai vu hier et j’ai vraiment eu peur, ça faisait longtemps (depuis Insidious aussi). Je trouve aussi que James Wan a fait un beau boulot avec la poupée mais la vraie ne fait pas aussi peur !

  3. Je plussoie entièrement cet article, ce film est magnifique !!! Un film à l’ancienne qui fait vraiment flipper, et qui a en plus un scénario intéressant ça fait un bien fou ! Et puis j’ai eu de la chance, dans ma salle de ciné il y avait un public plutôt réceptif (dont une fille un peu trop réceptive même) donc bonne ambiance ! J’ai hâte de voir Insidious 2 !

  4. J’ai vu le film récemment et j’avoue avoir été un peu déçue… J’ai trouvé que la mise en place était trop longue et la fin du film trop courte. Je regrette aussi les moment qui font sursauter car ils étaient bien prévisibles.
    Mais je me suis beaucoup amusée quand même et j’avoue que je me suis faite avoir à certains moments !
    Et l’ambiance dans la salle de cinéma était rigolote, entre ceux qui disaient « vas-y t’es trop bête vas-y pas !  » et la fille qui a hurlé quand le fantôme a sauté de l’armoire.
    Pour conclure, si on me demande, je conseillerais ce film !

  5. C’est pas juste, je n’ai pas de possibilité de le voir au cinéma en VOSTFR. de quoi se dégoûter du manque d’investissement pour mettre en place des films en VO ou du sous titrage du doublage en VF. Parce que je ne peux pas savourer un film si je ne comprends pas les dialogues, et souvent le doublage est pourri. De quoi me donner des envies de faire tout pour ne plus être sourd bouhou. Enfin bon, j’attends avec impatience le DVD sous-titré :)

  6. CE FILM EST JUSTE UNE BOMBE ! Certes, le sujet est « vu et revu » mais pfffiouu… J’ai vraiment eu peur, et j’ai bien keaffer! Le pire étant qu’une fois chez moi, je quand même fais des recherches sur les Warren, la poupée et la fameuse famille Perron. Bref, en somme j’ai passé un bon moment. :)

  7. THE CONJURING! Il y avait bien longtemps que je n’avais pas fait de Jump Scares !! Je l’attendais … Il est arrivé ! Je le conseille aux accros de films dans le genre comme moi qui guettent LE film qui aura ce petit + :)

  8. Un superbe film que j’ai vu à la régalade hier soir en dvd. J’ai beaucoup aimé que ce film ne soit pas creux, avec des coups glauques, bruits crispants et apparitions soudaines qui sont la marque de fabrique de James Wan (CF Insidious). Une vraie histoire qui tient debout solidement ancrée dans un passé. Et que dire de l’esprit maléfique ! C’est la bitchiest of witches avec tout le bordel qu’elle fout. jolis jump scares qui m’ont bien fichu la pression jusqu’au bout. J’ai adoré et j’adhère au style James Wan :)
    J’attends avec impatience le prochain James Wan !
    Merry Christmas and Happy New Year Jack Parker ^^

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