Le cinéma d’horreur et moi

Pour répondre à la question qu’on me pose depuis maintenant plus de vingt ans, voici un article qui revient sur toutes les raisons qui font que j’aime le cinéma d’horreur d’un amour pur et éternel.

Puisqu’on me demande assez régulièrement ce que je peux bien trouver au cinéma d’horreur et pourquoi il m’obsède autant, j’ai décidé d’y répondre une bonne fois pour toutes à travers un article plein de racontage de vie. De mon premier film d’horreur à mon premier traumatisme en passant par tous ces petits détails qui renforcent ma passion de jour en jour, c’est cadeau, pour vous, bisous. Et surtout, n’hésitez pas à partager votre propre histoire dans les commentaires, ça m’intéresse aussi.

*****

La genèse

J’ai vu mon premier film d’horreur a l’âge de trois ans. Je ne me souviens absolument pas de ce que c’était, c’est mon père qui m’a raconté la scène. Il devait être dans la cuisine avec des potes pendant que je scotchais devant la télé – chose rare à cet âge, puisque mes parents n’étaient pas trop pour que je grandisse devant un écran. Intrigué par mes éclats de rire, mon père a fini par se décider à venir jeter un oeil à ce qui me mettait dans cet état là – et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il fit le lien entre mon visage hilare et les scènes de boucherie qui se déroulaient devant mes yeux. C’était mon premier film d’horreur, et le coup de foudre fut immédiat. À partir de ce moment là, mon obsession n’a fait que grandir, sans que personne ne puisse rien y faire (ni rien y comprendre, d’ailleurs).

Quand je partais en vacances avec mon père, je faisais un scandale si je n’avais pas mon film d’horreur du vendredi soir (la programmation hebdo de TMC ou RTL9, il ne se souvient plus vraiment). Personne n’avait le droit de me priver de mon petit plaisir hebdomadaire. Je pouvais passer des heures dans les rayons des vidéos clubs à inspecter chaque jaquette de film d’horreur qui me tombait sous la main. À la télé, je guettais le moindre élément horrifique dans tout ce que je regardais. En grandissant, je me suis mise à lire des Chair de Poule et je regardais X-Files à la télé avec ma mère. De temps en temps, elle regardait un film d’horreur avec moi – mais un soft, comme “Ça” (qui ne m’avait absolument pas traumatisée à l’époque d’ailleurs, ma peur des clowns est, bizarrement, apparue un peu plus tard).

Mon tout premier souvenir, c’est un passage du Retour des Morts-Vivants. Je me revois, morte de rire devant une télé – je ne me souviens pas où j’étais, ni avec qui (probablement en vacances avec mon père). Le spectacle qui me faisait tant rire était celui d’un mannequin de magasin sans tête qui courait dans un entrepot comme un poulet décapité, renversant tout un tas d’étagères sur son passage. Des années plus tard, lorsque j’ai enfin revu le film, j’ai compris que le mannequin en question était en réalité un cadavre humain, et pas un objet en plastique. Comme quoi, mon petit cerveau d’enfant avait réussi à assimiler ces images “terrifiantes” pour en faire un gros gag potache totalement inoffensif.

Le premier traumatisme

Il a fallu attendre mes huit ans pour qu’un film me traumatise vraiment et se transforme en première “mauvaise” expérience. Je devais passer la nuit chez mon oncle, et pour me faire plaisir, il m’avait autorisé à prendre le film de mon choix au vidéo club. Mon pilote automatique m’a bien évidemment menée jusqu’à la section horreur, et après avoir inspecté quelques cassettes, j’ai eu un coup de foudre pour une jaquette. C’était Chucky, la poupée de sang – la suite de Jeu d’Enfant, que je n’avais pas encore vu. Rien sur la jaquette n’indiquait qu’il s’agissait d’une suite, j’ai juste vu une poupée au visage déformé par la haine, une paire de ciseaux à la main, et je me suis jetée dessus.

(vous noterez cependant l’ironie grosse comme mon derrière de la tagline, qui rend mon pseudo très à propos)

J’avais déjà été traumatisée par La Nuit des Pantins, le pire Chair de Poule jamais écrit, ainsi que par une histoire qu’une copine m’avait racontée, concernant une poupée en porcelaine maléfique qui aurait tué “les amis des amis des amis” de ses parents (j’ai compris bien plus tard qu’elle m’avait seulement raconté le film Dolly Dearest).

Une fois rentrés à la maison, la première partie de soirée a été consacrée au visionnage du film choisi par mon oncle – un film de baston, comme toujours – et après, ce fut mon tour. Sauf que mon oncle était fatigué, sa femme était couchée, et lui s’est endormi sur le canapé alors que le film commençait tout juste. Il a rapidement migré vers sa chambre, me laissant seule dans le grand salon, alors que je faisais connaissance avec Chucky. Et là, j’ai enfin compris ce que signifiait le mot peur. J’ai été méchamment marquée par ce film, j’avais trouvé Chucky tellement violent, tellement maléfique, que j’ai mis des années à m’en remettre. Pendant presque dix ans, j’ai eu énormément de mal à dormir à cause de cette putain de poupée rousse à la con. De plus, ma tante portait le parfum Shalimar, ou un truc similaire, et mon esprit l’a associé à ce moment pour toujours – dès que je sentais ce parfum (porté à l’époque par 40% de la population), j’étais persuadée que ça voulait dire que Chucky était dans le coin.

Malgré ça, mon goût pour l’horreur n’a jamais disparu, ni même diminué. Le fait que je me retrouve forcée à m’endormir en passant la VHS d’Hercule tous les soirs, sans exception, ne m’a pas empêchée de me jeter sur tous les films d’horreur qui me passaient sous la main. Il était hors de question d’arrêter, j’en étais incapable, et m’obliger à vivre sans mes films chéris aurait été pour moi la pire des tortures. Je suis tombée amoureuse de tout ce qui tournait autour du cinéma de genre. Les films d’abord, puis l’univers, la communauté, les acteurs récurrents, les références, les influences, les réalisateurs mythiques, les grands noms des effets spéciaux, les vilains récurrents, tout, absolument tout ce qui compose cet univers si particulier.

Le cinéma d’horreur et ses trésors

J’aime tout ce que je ressens devant ces films. Toute l’excitation, l’appréhension, la petite pointe de stress quand la musique ou un certain cadrage nous annonce l’arrivée d’une catastrophe, les sursauts qu’on ne prévoit pas, même ceux qu’on voit venir à 1000 km, les cris poussés lorsqu’un des personnages se fait trucider, entre “j’ai mal pour lui” et “hahaha comment il s’est fait dééé-foooon-ceeeer !”. J’ai aimé ce petit mécanisme de protection que je croyais efficace quand j’étais petite, quand j’encourageais les méchants et me plaçait délibérément de leur côté pour qu’ils me voient comme une alliée et non comme une victime potentielle. (J’ai d’ailleurs appris bien plus tard que Guillermo Del Toro avait lui aussi utilisé cette technique quand il était gamin).

J’aime ces franchises qui traversent toutes les époques et qui s’épuisent sous nos yeux, sans qu’on arrive vraiment à leur en vouloir, puisqu’une partie de nous ne rêve que les voir nous accompagner toute notre vie. J’aime ces acteurs qui embrassent sans complexe leur rôle d’icône de l’horreur et qui nous font le plaisir de revenir, encore et encore, sous différents costumes, comme des membres d’une famille virtuelle. Robert Englund, Brad Dourif, Bill Moseley, Tony Todd, Kane Hodder, Vincent Price, Lance Henriksen, Jamie Lee Curtis, Adrienne Barbeau, Margot KidderDoug Bradley et mille autres.

J’aime les messages derrière chaque films, les références aux grands classiques, les clins d’oeil d’un réalisateur à un autre, les petites pépites cachées dans les dialogues ou dans les décors. Le fait qu’on puisse parler d’un film dans lequel un grand couillon masqué tue une dizaine d’adolescents dans les bois pendant des décennies sans jamais arriver à court d’interprétations ou d’analyses. J’aime les histoires qu’il y a derrière chaque tournage, pourquoi telle réplique plutôt qu’une autre, pourquoi tel acteur plutôt qu’un autre, pourquoi ce personnage porte-t-il ce nom et qu’est-ce que cette scène avait de spécial. Comment chaque scène culte a été pensée. Comment une histoire est née. Comment elle est arrivée jusqu’à nous. Qu’est-ce que le réalisateur essaye de nous dire, comment interprète-t-il son propre récit.

Le monde du cinéma d’horreur est un monde vraiment particulier, beaucoup trop méconnu, un peu tabou encore, je suppose. Je ne tenterai jamais de convaincre quelqu’un qui n’aime pas les films d’horreur de leur donner une chance. Si tu te sens mal, ou si tu ne ressens rien face à un film d’horreur, ce n’est pas la peine d’insister. Je n’entrainerai jamais qui que ce soit dans ce monde s’il n’en a pas vraiment envie. On ne peut pas tenter de convertir quelqu’un à Wes Craven comme on convertit à Godard. Il y a peu de chance pour que quelqu’un se sente vraiment mal et ne puisse plus jamais dormir paisiblement après Pierrot Le Fou. Après I Spit On Your Grave, par contre… c’est plus délicat. Mais c’est ce qui fait son charme aussi, c’est ce qui rend cette communauté aussi précieuse, aussi agréable, aussi jouissive.

Mon cinéma-doudou

Quand je suis malade ou quand je suis triste, rien ne me réconforte plus qu’un bon classique du genre. Les dimanches d’hiver ne sont pleinement appréciés que lorsque je suis sous ma grosse couette, avec ma bouillotte, un thé brulant, mes milliers de carnets et un film d’horreur en arrière plan pour me tenir compagnie. Quand on me lance sur le sujet, je suis intarrissable (mon boss adoooore me foutre la honte en s’interposant dans les conversation pour dire “AH NON HEIN LA LANCE PAS LÀ-DESSUS SINON VOUS Y ÊTES ENCORE DEMAIN HAHAHA”).

J’adore qu’on me demande mon avis, des conseils, qu’on me demande pourquoi tel ou tel film est important, ce qu’il y a de si extraordinaire dans tel classique ou pourquoi on devrait m’écouter et regarder La Cabane dans les Bois (j’ai passé la moitié de l’année 2012 à faire chier tous les gens que je croisais pour qu’ils aillent le voir) (ça a plutôt bien marché). Mes films d’horreur sont comme mes doudous, mes amis d’enfance, ma famille, mes putain de fondations. Je me suis construite avec eux. C’est peut-être la plus vieille constante dans ma vie, avec l’amour des animaux, des livres, des Tortues Ninja et de Spider-Man. Ça fait partie de moi.

Je ne regarde pas ces films uniquement parce que j’aime avoir peur (même si ça, c’est un fait, j’adoooore avoir peur, depuis toujours). Et puis forcément, au bout de 22 ans passés à enchainer les films jour après jour, il devient de plus en plus compliqué de flipper – même si vous seriez surpris de voir à quel point ce sont souvent les trucs les plus cons qui fonctionnent sur le long terme. Mettez-moi un fantôme asiatique aux longs cheveux noirs et je perds le contrôle de ma vessie instantanément, même si c’est le 78ème que je vois. Y a des trucs comme ça qui marchent à vie.

Ce que j’aime aussi, c’est le fait de savoir que je n’aurais jamais fini d’explorer le cinéma d’horreur. Il y a encore beaucoup, beaucoup de films que je n’ai pas vus, de réalisateurs que je n’ai pas suffisamment étudiés, de sous-genres que je ne connais que très peu – et je n’aurai jamais fini d’en faire le tour. C’est un truc qui me suivra probablement toute ma vie – parti comme c’est parti, je doute que ça me passe vraiment un jour – et j’aurai toujours de nouvelles choses à découvrir.

Le vilain petit canard du cinéma

Ce que je déplore, en revanche, c’est sa représentation – en France, notamment. Les fans de films d’horreur sont encore trop caricaturés, l’influence des films d’horreur sur la mentalité des spectateurs est complètement fantasmée – comme le dit si bien Billy Loomis dans Scream, les films d’horreur ne créent pas de psychopathes, ils les rendent simplement plus créatifs. Plus sérieusement, le cinéma d’horreur s’est plus souvent inspiré de la réalité que l’inverse. Hannibal Lecter, Leatherface et Norman Bates s’inspirent tous d’Ed Gein – un tueur en série bien réel. Toujours dans Le Silence des Agneaux d’ailleurs, Buffalo Bill utilise une technique de Ted Bundy pour piéger sa victime (en se faisant passer pour un pauvre bougre au bras dans le plâtre qui essaye de faire rentrer un fauteuil dans sa fourgonnette). Alors oui, dans les faits divers il y a effectivement des histoires de “après avoir vu Scream, il a acheté le même masque et poignardé ses parents avec un couteau de boucher” – mais croyez-vous vraiment que les gens qui commettent ces crimes seraient restés des citoyens modèles toute leur vie s’ils n’avaient jamais vu le film qui a “déclenché” leur folie meurtrière ? (pour un vrai gros papier intéressant et intelligent sur l’influence des films d’horreur sur le publique, allez donc lire Les férus de films d’horreur sont-ils des psychopathes en puissance ?).

Le cinéma d’horreur est encore vu comme un bâtard qu’on assume pas vraiment, qu’on renie à la première occasion et qui ne mérite pas d’être encensé. Résultat, peu de films d’horreur sortent au cinéma en France comparé à la distribution US, et même là-bas beaucoup de films sortent directement en DVD alors qu’ils mériteraient vraiment d’être projetés en salles. Chaque mois, je vois des dizaines et des dizaines de films sortir à l’étranger, sans jamais passer par la France. Parfois, au hasard d’un clic, je tombe sur un DVD sur Amazon qui m’informe que le fim est sorti discrétos sans passer par la case ciné et qu’aucune promo n’a été faite pour l’annoncer.

Il y a deux mois, Wild Bunch nous informait que le film Sinister avait été retiré de la programmation dans plusieurs cinémas parce que des séances de Paranormal Activity 4 avaient été perturbés par quelques couillons qui criaient, pissaient sur les sièges et se battaient dans la salle. Et si quelqu’un fout le bordel pour PA4, il foutra forcément le bordel pendant le prochain film d’horreur qui sortira, c’est parfaitement logique. Parce que les films d’horreur rendent les gens complètement fous et irresponsables. Ces films qui ont déjà du mal à trouver leur place sur nos écrans se font dégager parce qu’une poignée d’imbécile a foutu le sbeul un jour devant PA4. Voilà à quoi on en est réduits.

Alors forcément, je m’inquiète pour l’avenir du genre. Parce que je connais tous ses bons aspects, tout le bonheur qu’il peut procurer, toute la communauté qui se trouve derrière, tous les trésors qu’il déverse sur les fans génération après génération… Et bien que je ne puisse pas utiliser l’argument “penchez-vous un peu sur la question avant de juger”, vu que j’ai dit que je ne forcerai jamais personne à “s’imposer” ce genre de spectacle si ça lui fait du “mal”, j’aimerais bien qu’on arrête de caricaturer le genre et ses fans. Et qu’on lui donne une chance. Il y a un public – peut-être moins dense qu’aux États-Unis, pour différentes raisons (démographiques, culturelles…) – prêt à accueillir tous les films géniaux (ou pas hein, l’avantage des films d’horreur c’est que beaucoup de navets deviennent cultes très vite) qui passent à la trappe.

66 réflexions sur “Le cinéma d’horreur et moi

  1. Bon, par contre, ça commence à me foutre sacrément les jetons là. Au fil de ma lecture, je me rends compte qu’on a pratiquement tout en commun, c’est assez dingue !
    J’ai pas envie de faire un pavé t’expliquant en quoi et pourquoi parce qu’il est 6h47 du mat, mais j’avoue que ça me taraude franchement.
    J’ai commencé à regarder des films d’horreur très jeune également, vers les 4 ans je pense bien, ça à commencé assez fortement avec les épisodes (que je trouve encore merveilleux même si les effets spéciaux seraient qualifiés de pourris aujourd’hui) des Contes de la Crypte, avec ce gardien au nez qui s’est fait la malle et au cheveux plus longs que les miens qui me foutait vraiment les chocottes. Comme toi, ma passion pour le genre n’a cessé de grandir dès lors ! Et est arrivé Chucky… cette saleté sur patte qui m’a fait mettre aux ordures tous mes précieux poupons :,(
    A cause de cette fichue mounaque je n’ai pas réussi à dormir des jours durant et j’ai été traumatisé pour le restant de mes jours ! Même aujourd’hui elle me fout encore la trouille.
    Puis ça s’est enchainé hein : Freddy, Jason, Ghostface, Leatherface et tous les autres <3
    J'ai vraiment hâte de continuer à parler de tout ça mais là, j'ai vraiment besoin de dormir :D

  2. T’as vraiment l’air calée en la matière. Tu connais d’autres genres de cinéma ou ne t’intéresse qu’à celui-là ? Tu pourrais me donner quelques titres de vieux films d’horreur ? (( Le cinéma d’horreur est comme tu l’as dit très particulier, je trouve ça dur de se faire une culture de ce genre ) Je trouve les vieux films bieeeen plus effrayants et de bien meilleure qualité cinématographique. ( mes préférés étant les innocents et la maison du diable )). Merci d’avance !

  3. Omg … Je-Je … JE PENSE EXACTEMENT LA MÊME CHOSE ! Rien de mieux qu’un bon film d’horreur pour faire passer le temps, perso c’est mon genre préféré parce que je trouve que c’est le seul genre cinématographique qui est réalisé pour te faire ressentir quelque chose.
    Je m’explique, dans les films de Science-fiction par exemple, la « priorité » est donnée aux plans larges et spectaculaires, ce genre de film est censé en mettre plein la vue au spectateur.
    Les films d’action également d’un certain côté, mais là c’est dans un cadre un peu plus réaliste que la SF, donc assez différent, t’es d’accord qu’on peut pas tout mettre dans un film genre Machete ou Resident Evil (les pseudo-films d’horreur lol)
    Enfin bref, tout ça pour dire que les films d’horreur son ceux qui sont réellement censés te faire ressentir quelque chose, y’a que dans ce genre là que, si c’est bien réalisé, tu vas avoir envie d’arrêter ou de partir (Sauf dans le cas de Dragon Ball Evolution ou Silent Hill Revelation mais ce n’est pas le même problème), qui va te faire frissonner, qui va te traumatiser, qui va peut-être même t’empêcher de dormir ! Voilà, le cinéma d’horreur c’est tout ça, et c’est pour ça qu’on l’aime, en tout cas moi, en plus de tout ce que tu dis dans ton article :)

  4. j’ai mit ton site dans mes favoris, je sens que je vais l’adorer, ta description correspond à la mienne, mon premier film d’horreur que j’ai vu c’est The Ring (US) à 9 ans et depuis ce genre me passionne (je me souviens a 8 ans j’avais vu la bande annonce de massacre a la tronçonneuse de 2003 par hasard depuis le cinema de genre m’avait intrigué mais je n’osais pas regarder de films d’horreurs en entier), c’est rare de trouver des français vraiment fan du genre, le public français est formaté que pour des comédies .. le cinéma d’horreur ne marche pas au box office français ( a part Scream ou Paranormal Activity) ton site va peut être créer de nouveaux adeptes, en tout cas moi je vais en fair la pub partout. merci d’avoir fait ce blog ! merci que à des fans comme toi d’exister

  5. Tiens c’est drôle sur la photo où tu poses avec ta collection Vendredi 13, tu ressembles à une jeune femme interviewée lors d’une émission passée sur Ciné + Frisson pour la saison 1 de AHS, ça ne serait pas toi par hasard ?? :)

      • C’est rigolo :) Je me souviens que cette émission était vraiment très intéressante, ayant moyennement aimé la S1 mais adoré la 2, j’aurais aimé voir la même émission sur la 2 ! Je vais aller fouiller dans ton blog pour voir ce que toi tu en as pensé… bonne journée :)

  6. Salut,
    J’adore ton article. Pareil, je me retrouve à fond dans ce que tu racontes. Moi, c’est à 3 ans que mon grand frère m’a montré la scène où Chucky trucide une prof avec une grande règle. Après, je regardais Chair de Poule sur France 2 et Fais-moi peur sur France 3 le mercredi matin avec mon grand frère et comme il était beaucoup plus âgé que moi, il allait souvent louer des films d’horreur. Moi, « Il est revenu » m’avait fait beaucoup peur mais mon plus grand traumatisme à été L’Exorciste que j’ai vu à l’âge de 6 ans. J’en ai pas dormi des nuits. Bien sûr, comme toi j’ai lu tous les livres Chair de Poule, j’ai lu beaucoup de romans d’épouvante, mon maître étant Stephen King. Aujourd’hui, j’ai 22 ans et j’ai l’impression que mon amour de l’horreur grandit de jours en jours. C’est vrai qu’on a l’impression que ça fait partie de nous. J’aime tous les genres de films d’horreur comme l’épouvante, le survival, le rapt and revenge… Un peu moins ceux de zombies et de vampires. Peut-être à cause de la série Buffy contre les vampires que j’ai regardé toute ma jeunesse, du coup ils me font moins peur. Perso, ceux qui m’éffraient le plus sont ceux de possession démoniaque et de maison hantée. Mais ceux qui me donnent le plus de sensations sont les survivals. Et en plus, j’adore aussi la lecture et les animaux ! Comme quoi ! Bisous ! Et merci pour ton blog il est génial.

  7. Mais… Mais… T’es ma sœur spirituelle ou quoi ? J’ai été convertie aux films d’horreur par ma mère vers mes 5 ans avec Freddy Krueger et je ne me suis plus jamais arrêtée ! J’ai commencé à lire des Stephen King vers mes 8 ans, je rigolais devant Chucky *ce qui amena mes parents à douter de ma santé mentale* J’adore la sensation que procure un bon (ou mauvais) film d’horreur, l’excitation constante d’arriver au moment fatidique ou le méchant trucidera les gentils (ou l’inverse, parfois). Les films d’horreur je ne pourrai jamais m’en passer ! En tout cas je trouve mon bonheur avec ton blog ;) ça me change des gens qui me traitent de psychopathes \o/

  8. Je découvre ce blog il y a quelques heures grâce aux Chroniques de l’Horreur, je clique, je fouille et je finis par lire cette page, bref le meilleur pour la fin…et comme les autres internautes qui ont laissé un commentaire, j’ai envie de dire : je me retrouve dans ton histoire.
    Idem, tout à commencé tout jeune, loin d’être un Dexter dans l’âme, les hectolitres de sang qui ont coulé devant mes yeux pendant toutes ces années et cette peur qui me retourne le bidon à chaque vision d’un bon film d’épouvante ne font qu’amplifier mon amour pour ce genre, qui comme tu le dis, est au yeux de certains, « bâtard ». Ah, si je savais tenir un blog…Merci à toi, ça comble mon manque, je n’ai plus l’impression d’être seul sur terre.

  9. Bonsoir, étant malade je me régale à lire ce blog, pas mal de critiques constructives, et le bon humour qui va avec. J’en profite pour vous conseiller *Pontypool* ! j’espère qu’il vous plaira, bonne continuation !

  10. J’aime beaucoup ta façon de voir les choses! Je me souviens qu’un soir de mes 4 ans environ, mon frère m’avais laisser regarder Chucky le soir….C’est vrai qu’il reste dans la tête! Mais je suis assez rationnelle et les films d’horreur ne me traumatisent pas -sauf Chucky haha- même si les scène gores me tuent ! Bonne critique je trouve, je veux faire des films d’horreur mon métier plus tard, en attendant, je regarde des films et tes avis ont l’air pas mal!

  11. Bonsoir cher(e) Jack,
    Bonsoir chers amateurs du genre,
    je viens de prendre connaissance de ton « existence » via une interview que tu as donnée pour le magazine « Air Mag », le temps d’une pause au boulot.
    Pour le coup,j’ai rebondi sur ton blog et lu également les commentaires de tes « followers ».

    J’en profite pour vous faire partager mon expérience en tant que spectateur du genre horrifique.
    Mon tout premier film fut the « Deadpumpkin » (le Démon d’Halloween) que j’ai dû enregistrer en douce (car couché lors de l’heure de diffusion). Comme la nuit fut longue, à 8h pétante j’ai couru dans le salon mâter le film. L’excitation de l’inconnue me prenait. Et là drôle de réaction une fois le film visionné, j’avais presque pris partie pour la bête et était heureux qu’elle zigouille quelques personnes (qui au passage le méritaient^^).
    Puis s’en est suivie la série « Toxic avenger », une victime animée d’un esprit de vengeance…quel plaisir!
    De mes 8 à 13 ans, je ne fus pas trop sensible aux Critters (que je trouvais cependant marrants), Chucky, Mickael Myers, Jason Voorhees, Freddy Krueger, le nain meurtrier, la bande de clown cannibale… exception faite de Leatherface(!) où j’avais ouïe dire que le personnage avait réellement existé.
    Puis j’ai décidé de pousser l’expérience un peu plus loin avec « Le sous-sol de la Peur », « ça », « L’exorciste », la saga « Evil Dead », « Braindead », « La mouche », les séries tv « Les contes de la crypte » (très marrant) et « Les maîtres de l’horreur » = des films et séries incontournables à mon sens.
    Ensuite s’en est suivi des films plus « durs » psychologiquement : « Cannibal Holocaust », « Salo », « Philosophy of a knife » (des films que je déconseille clairement notamment le dernier car basé sur des images d’archives et 4h de film, ça calme!)

    Une fois l’expérience poussée à son paroxysme, je me suis lancé à la recherche des zombies! J’ai eu la bonne idée de manger devant le visionnage du « Jour des morts vivants » (un des meilleurs du genre, avec une zik très prenante). La moitié du repas m’était restée sur le ventre^^. Étant ado, un de mes fantasmes était de me retrouver face à une horde de zombies et de m’éclater à les éliminer (pas tout net le gamin vous me direz) tout comme le fait actuellement Michelle dans The Walking Dead (munie d’un katana).

    Bref, je suis bien heureux qu’aujourd’hui le genre fantastique/horrifique retrouve de sa verve grâce à une belle génération de réalisateurs créatifs (américains et espagnols en partie): quel sublime remake d’Evil Dead (moins fun c’est vrai), les films de James Wan! (Saw, Insidious, le remarquable Conjuring) et dire que J.W s’attaque à la saga des Fast&Furious (curieux de voir le résultat), la bonne surprise du film-docu « The Bay »,…

    Je ne m’étale pas sur les films asiatiques dont certains mériteraient leur place au Panthéon des films les plus angoissants.

    En tout cas après un très bon cru 2013, on en redemande!

  12. Bon bah allez hop !! T’as gagnée !! J’ai mis ton blog dans mes favoris … Namého ! ^^
    Pareil pour moi, back to the 90’s, 11 ans et mes 1ers films… Simetierre, VEndredi 13, Shocker, Freddy etc …Certains me laisseront un goût de cendre dans la bouche ( Amazonia, Lake mungo, Le prince des ténèbre, l’exorciste, JAWS, ring etc…) d’autres auront été effacé de ma mémoire dès visionnage. Y’a pas une semaine sans que j’en mates un. J’avoue dernièrement avoir un faible pour le cinéma anglais dans l’horreur, entre les Eden lake, the children, stichers, inbred (Raaaaaaaah <3 ^^ ), Doghouse, severance etc …sans parler des 28 … plus tard et autres dead set. BREF !!
    Je sens que je vais me sentir comme un troll maléfique dans une flaque de sang et de vomi coagulé ici mwa ^^.

  13. Salut!
    Moi aussi je corresponds au profil type des abonnés de ce blog avec un faible pour les films asiatiques (oui oui le fantome palichon aux cheveux longs!) et maritimes (véritable repaire de navets!): ravie de vous lire, amateurs/trices de frissons et d’hémoglobine ^_^
    Je peux demander un petit coup de main?
    Malgré mes recherches en vidéo clubs, sanctuaires du genre, je n’ai jamais retrouvé les titres de mes 2 films d’horreur initiatiques…
    L’un impliquait des araignées géantes attaquant une petite fille sur une balancoire, sauvée par sa môman: à l’origine de ma phobie des araignées (bizarrement surtout si elles sont nombreuses et minuscules)
    L’autre, regardé par l’entre bâillement d’une porte vers 5 ans, parlait d’une sorcière décapitant ses amoureux à la faux sur une falaise. ..
    super old school, passés à la télé dans les années 80..
    Ce serait sympa? Merci

  14. ….A environ 5 ans, seul sur le canapé familial, je prends conscience que je suis pour la première fois confronté à « l’horreur » du film d’horreur ; plus violent que « la scène primitive », « Les portes de l’au-delà » (film de Stuart Gordon que je n’ai jamais revu d’ailleurs) a longuement troublé mon sommeil infantile… »Les dents de la mer », ensuite, ne m’a pas un seul instant perturbé. Maintenant je ne pense pas être une semaine sans m’en mater un bon (ou mauvais) bien gore ou bien flippant. J’ai beaucoup ri devant The Hatchet 3 hier par exemple…Et je ne déconsidère pas qu’aimer ce genre ait quelque lien avec la nature structurée de notre désir propre.

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