Sélection de films à tendance paranormale

Ce mois-ci sur madmoiZelle, nous avons constitué un dossier spécial Paranormal. Autant dire que la participation du Blog Horreur est obligatoire, sinon je passe pour une grosse nulle (et à ce niveau là nous savons tous que j’ai des points de retard).

C’est donc l’occasion de constituer une petite liste de films à regarder pour célébrer le dossier de février, donc si vous n’avez rien à faire ce weekend, une petite séance de spiritisme entre copines et quelques films de cette sélection devraient faire l’affaire.

1. L’Exorciste

Ah, vous l’attendiez pas celle-là je suis sûre. Je vous ai bien eus, hohoho. L’adaptation du roman de William Peter Blatty par William Friedkin (double William ? Conspiration ? Ça y ressemble fort) a traumatisé des générations depuis sa sortie en 1973 et continue encore aujourd’hui à faire trembler les jeunes enfants en manque de sensations fortes. Je me souviens avoir passé un excellent moment lorsque j’ai ENFIN pu découvrir le film dont tout le monde parlait à la récré – c’était un peu le Saint Graal du film d’horreur. Tout le monde parle de la fameuse scène de descente des escaliers en araignée, mais ce qui m’a le plus marquée, c’est le lit-rodéo. J’estimais que ça avait plus de chances de m’arriver – notamment parce que je vivais en appartement et que je ne prenais jamais les escaliers. Et des années après, même si je ne ressens plus la même peur que quand j’avais 10 ans (et pourtant, sachez que je suis une sacrée tapette quand je m’y mets), je suis toujours heureuse de le revoir.

2. Poltergeist

Après la possession démoniaque, si on allait faire un tour du côté des poltergeists ? Encore un film que je revois avec énormément de plaisir. Je vous avais parlé de la fameuse scène des chaises dans la cuisine, qui m’avait décroché la mâchoire quand j’étais gamine – mais le film est blindé de scènes cultes (le visage qui fond dans le miroir ? MAMAN) et d’objets tout à fait banals déclinés en instruments du démon (l’arbre, le clown, le putain de steak…). Mais c’est la petite Carol Anne qui m’a marquée à vie, la plus mignonne des petites filles de l’univers (et pourtant, les enfants, c’est pas trop ma tasse de thé). Et cette bonne ambiance 80’s me fait toujours l’effet d’une couverture moche mais chaude et épaisse, dans laquelle on prend plaisir à s’enrouler pour supporter l’effet dimanche pluvieux/veille de rentrée. Ouais, tout ça. Alors bon, ce serait dommage de s’en priver. Et comme moi, vous pourrez passer pour des teubés en citant « They’re heeeere » à chaque fois qu’il y aura de la neige sur une télé.

3. Le Projet Blair Witch

Ce film est célèbre d’une part pour avoir lancé la mode du « found footage » dans le cinéma de genre (« oh des gens ont disparu dans d’étranges circonstances MAIS on a retrouvé leurs caméras, on va pouvoir savoir ce qui s’est passé ! ») mais aussi pour avoir traumatisé des milliers (millions ?) de personnes alors qu’il ne se passe quasiment RIEN pendant tout le film. Trois jeunes perdus dans une forêt à la recherche de la sorcière de Blair (et de leur chemin, au passage)… et c’est tout. Ah si, des petits trucs chelou qui ponctuent le film histoire de nous rappeler qu’il y a un truc qui fait peur dans l’histoire. Bah pour être honnête, j’ai vu ce film pour la première fois seule (à l’époque où je ne regardais JAMAIS de films d’horreur seule, tapette oblige) et j’ai flippé ma race pendant des nuits. Et cette fin, mon dieu, CETTE FIN. Un film cheap et efficace, ça me rappelle quelque chose tiens…

4. Paranormal Activity

Ah bah nous y voilà ! (non mais visez la transition en or massif). Je disais donc, un film cheap mais efficace dans le cas de Blair Witch – mais qu’en est-il de Paranormal Activity ? Même principe : peu de moyens, peu de spectacle, un film constitué uniquement de « found footage » tiré d’une seule caméra, peu de personnages, et une intrigue paranormale. Résultat ? 20 000 fois moins efficace que Blair Witch. Déjà, parce qu’il a été survendu. Lors de sa sortie aux États-Unis, on parlait du film le plus flippant de l’histoire du cinéma d’horreur, d’un public traumatisé à vie, les critiques pleuvaient et annonçaient le flip de notre vie… jusqu’à ce que quelqu’un se décide à dire que c’était que des conneries. Et après ça, ça a été le cassage de gueule, jusqu’à son arrivée en France où un public blasé a s’est retrouvé con devant un film pas si flippant que ça. Sauf que moi je l’ai vu en pleine nuit avec un pote et que j’ai réussi à flipper ma mère quand même. Enfin, en grande partie à cause d’une scène que je ne spoilerai pas parce que je suis une journaliste intègre, mais qui me conforte dans l’idée que sortir son pied de sous la couette la nuit correspond à vendre son âme au diable et à signer son arrêt de mort. Si on en fait pas tout un pâté, je reste convaincue qu’on peut apprécier Paranormal Activity - encore faut-il se mettre dans de bonnes conditions (et surtout, surtout, ne pas s’attendre à quoique ce soit, au risque d’être profondément déçu).

5. L’Orphelinat

Mon dieu. Je vous en ai déjà parlé dans un autre article au milieu d’un festival de spoilers (comprendre : je ne vais pas vous rediriger vers cet article pour éviter toute tentation), mais à chaque fois que quelqu’un vient me voir pour me demander quels films regarder, je commence TOUJOURS par celui-ci. Alors peut-être que c’est juste moi hein, mais je trouve que ce film est un putain de chef d’oeuvre dont on ne parle pas assez. Il fait partie de ces films qui marquent à vie, qui sont beaux, bien foutus, et qui font un effet de malade. Surtout qu’un film ne m’avait pas fait aussi peur depuis longtemps. C’est pas qu’il soit particulièrement flippant, mais il est angoissant, malsain, et terriblement crispant. Faut dire aussi que je ne suis pas une grande fan des films avec des enfants flippants qui portent des sacs de toile sur la tête. Alors je vous prierais de vous jeter dessus dès que possible (et comme toujours, de revenir me donner votre avis, histoire de voir si je suis seule dans mon admiration sans bornes).

6. Shutter

Je crois vous avoir déjà parlé de mon amour pour les films d’horreur thaïlandais, et c’est avec Shutter que tout a commencé. Alors sachez déjà qu’il existe un remake américain avec Joshua Jackson, mais que je vous supplie d’éviter à tout prix : il est irregardable, et n’a rien gardé de l’original.

Shutter fait également partie des films qui m’ont traumatisée (rappel : moi = tapette). Il reprend la trame classique du film de fantôme asiatique, avec la jeune femme qui revient d’entre les morts pour assouvir sa vengeance, cachée derrière ses longs cheveux noirs, et désarticulant son corps à volonté. Il faut alors remonter la piste et découvrir le secret qui se cache derrière sa mort pour espérer se sortir de la merde dans laquelle on se trouve. Et dans Shutter, on se retrouve face à un fantôme particulièrement flippant et aux techniques relativement inventives. Si vous voulez sursauter pendant 1h30, Shutter devrait pouvoir faire l’affaire. Et pour rester dans le thaï, n’hésitez pas à enchaîner sur Phobia, dont je vous parlais en septembre 2009 (émotion) – le quatrième court-métrage est réalisé par celui qui a commis Shutter, et m’a également empêchée de dormir.

7. Session 9

Bien que je sois encore incapable de vous dire exactement qui fout le bordel dans ce film, si ça relève vraiment du paranormal ou non, je ne résiste pas à l’envie de l’ajouter à cette liste. C’est l’occasion de vous parler d’un de mes films préférés du monde entier, que je cite à longueur de temps sans raison précise. C’est aussi l’occasion de retrouver David Caruso dans un rôle UN PEU différent de celui qu’il tient dans Les Experts. Ce qui attire généralement les gens vers ce film, c’est l’endroit dans lequel l’action se déroule : un asile psychiatrique désaffecté. BINGO. C’est un truc qui met tout le monde mal à l’aise et qui en fascine pas mal (je peux passer des heures devant des photos de vrais asiles abandonnés) (après j’ai besoin d’un épisode de Bob L’Eponge par contre). Et nos personnages sont jetés dans cet asile pour le débarrasser de l’amiante qui s’y trouve – et perdre peu à peu la boule au passage. Les enregistrements des séances avec un(e) patient(e) schizophrène ponctuent la bande-son du film et montent au degré vingt-mille sur l’échelle du glauque.

« I live in the weak and the wounded… Doc« .

 

Et je m’arrête là parce que ça commence à faire beaucoup, et que vous devez encore ajouter vos suggestions (que je pourrais même ajouter à ma liste tiens, tant qu’on y est). Mais je vous conseillerais également au passage : Le Sixième Sens, L’Échine du Diable, The Haunting, The Changeling, Shining, Les Autres, Apparences, The Craft, Amityville: La Maison du Diable, Lake Mungo, The Ring… et ceux que vous nous conseillerez dans les commentaires.

55 réflexions sur “Sélection de films à tendance paranormale

  1. Pour moi il y a :

    Evil Dead (la derniere version)
    Sinister
    Grave Encounter 1 et 2

    Pour ma part, un film est réussi quand:
    On est tout seul dans sa maison, et que plusieurs mois après avoir vu un film,
    le moindre bruit nous met la pression… ou quand je suis dans ma cuisine a 2h du mat, et que j’en sort très stressé, sans même osé me retourner, par ce que j’ai senti un courant d’air dans mon dos…

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