La Maison de l’Horreur (Comité de Défense des Films Pourris)

Réalisé par William Malone

Il y a quelque chose de spécial dans les films d’horreur datant de la fin des années 90. A chaque fois que je revisite un film de cette époque, qu’il soit bon ou mauvais, j’ai la même sensation que quand je mange des coquillettes au jambon le dimanche (j’ai une vie de rockstar, je sais pas si je vous l’ai déjà dit). J’essaye bêtement de retranscrire ce que je ressens mais j’y arrive pas alors soyez indulgents. C’est sûrement parce que j’ai vécu pas mal de choses à cette époque, fin de l’enfance, entrée dans l’adolescence tout ça quoi. Du coup chaque film apporte avec lui son lot de souvenirs et de sensations oubliées. Là où The Faculty me ramène à mon amour inexpliqué pour les mules compensées, La Maison de l’Horreur me rappelle le goût de la despé et de la salive d’un de mes premiers « vrais » copains (coucou Clément, ça va depuis l’temps ?). Tout un programme.

J’ai tendance à envier ceux qui ont découvert Vendredi 13 ou Halloween à leur sortie, lorsqu’ils étaient gamins, mais finalement chaque génération a ses classiques (quoique j’ai quelques inquiétudes en ce qui concerne celles à venir). Et parmi les miens figure ce remake. C’est peut-être le bon moment pour faire cet aveu d’ailleurs : je préfère largement le remake à l’original. Comme quoi, ça m’arrive aussi. Et ça s’explique très simplement, je vous conseille vivement de revoir La Maison de l’Horreur pour vous remémorer un  peu le délire. Je sais pas si vous vous souvenez mais visuellement parlant c »était quand même une sacrée claque « à l’époque ». Le film est blindé jusqu’à la gueule de visions cauchemardesques, avec des effets spéciaux allant des plus géniaux aux plus ringards, et c’est un régal. Et avec Sweet Dreams de Marilyn Manson dans la bande-son, c’est un voyage dans le temps assuré.

Faut se remettre en contexte aussi : 1999, quelques minutes avant l’an 2000, en pleine période post-Scream (nom de dieu j’adoooore la période post-Scream), époque merveilleuse où la comédie, l’horreur et le ringard formaient un séduisant ménage à trois. La Maison de l’Horreur ne vient pas sans son lot de visages connus, allant de Jeffrey Combs dans le rôle du très flippant Dr. Vannacutt (dont la démarche en coupé-décalé-saccadé m’a traumatisée à l’époque) à Geoffrey Rush (le Capitaine Barbossa en personne). On y retrouve aussi la sublime Famke Janssen à qui je ferais bien des choses si on se retrouvait coincées dans un ascenseur (ou dans un asile psychiatrique abandonné tant qu’à faire), Ali Larter aka l’actrice à la bouche infermable. Sérieusement, je suis incapable de trouver cette femme belle à cause de ce petit problème de bouche qui ne ferme JAMAIS. Cette vue constante sur ses dents à tendance à m’agacer. Sinon il y a Spike, le vampire peroxydé de Buffy, qui passe nous faire un coucou le temps de flipper comme une fillette dans une attraction. Bref, y en a pour tous les goûts et toutes les générations du coup, si vous voulez jouer à celui qui aura capté le plus de références dans tout le film, va falloir vous lever tôt.

Je me souviens avoir été séduite dès les premières secondes du film, alors que le synopsis m’avait déjà titillée un peu. Forcément, quand on me parle d’asile psychiatrique hanté par un docteur sadique et son équipe tout aussi dérangée, le plus gros du travail est fait, je suis prête à être emballée et ramenée à la maison. Et allez tenez, fun fact du jour : dans le film, le massacre + l’incendie de l’asile psychiatrique ont eu lieu le 11 Octobre 1931. Jetez un oeil à la date d’aujourd’hui et agenouillez-vous devant tant de maîtrise du timing, ça mérite un trophée et une ovation. Et n’oubliez pas qu’Halloween arrive, et La Maison de l’Horreur est un excellent choix pour une fin de soirée entre potes, ça vous rappellera peut-être des souvenirs de jeunesse.

Il y a des scènes que je n’ai jamais pu oublier et qui font office de madeleines de Proust horrifiques – comme le coup de la tête creusée (je ne sais pas pourquoi mais j’ai été incapable de manger de la pastèque pendant quelques temps après avoir vu cette scène), ou du délire de Stephen Price sous l’eau. Je me demanderai toujours ce qui a bien pu arriver à Ms. Marr et je ne pourrais jamais m’empêcher de penser que son sort était lié à ses chaussures à talons en Kapla en me disant que d’un côté, c’est bien fait pour sa gueule, c’était une insulte au bon goût ces trucs là. Je ne comprendrai probablement jamais comment Jennifer est devenue Sara aux yeux des autres alors qu’elle avait confié sa véritable identité dans le vent, croyant qu’Eddie était toujours derrière elle. J’aurais toujours une grimace de dégoût en repensant à cet immonde vitrail. Et j’aurais toujours beaucoup de peine pour Pritchett parce que le pauvre, il avait rien demandé lui, à part son putain de chèque.

La Maison de l’Horreur restera toujours l’un de mes plus grands plaisirs coupables, idéal pour une soirée régression sous la couette. Encore plus cool un dimanche pluvieux quand on est un peu malade, c’est comme un grand bol de soupe mais en plus rigolo.

Et cerise sur ton faciès mon petit loup, sache que le DVD est disponible pour 5 malheureux euros sur Amazon. C’est beau le destin.

19 réflexions sur “La Maison de l’Horreur (Comité de Défense des Films Pourris)

  1. J’étais allée le voir au ciné à sa sortie avec une copine, en … Sixième je crois. Souvenir mémorable. J’ai du le revoir quelques années plus tard, mais ça fait tellement longtemps. Merci pour ce retour en arrière à l’instant, à travers ton post et pour celui que je m’apprête à faire demain soir devant le film!!

  2. Pingback: La Maison de l'Horreur (Comité de Défense des Films Pourris) | Le … | Celebs in the City !

  3. Dis-donc, je vois qu’on aime absolument TOUS les mêmes films pourris… Moi il m’avait fait archi flipper ce film ado. Ya même la musique de Marilyn Manson – Sweet dreams non ?

  4. Haan, un des mes tout premiers div.. Films qu’on m’a prété avec Blair Witch 2 !
    Qu’est ce qu’il est malsain en tout cas ! Je comprends pas pourquoi certains pensent que c’est un film de merde (le deuxième par contre.. :p).
    Par contre, honte à moi, je ne savais pas que c’était un remake :x

  5. Purée !

    Je m’étais loué ce film au piff au vidéoclub de mon patelin parce que je voulais mater tout ce qu’ils avaient en catégorie horreur… Je n’avais pas pu le finir à l’époque, ayant été traumatisée comme toi par la démarche coupée saccadée qui m’avait mis monstrueusement mal à l’aise. (Chochotte inside)

    J’ai réussi à le voir en entier l’année dernière, et j’ai ri, un peu, quand même.

    Sinon dans les vieux machins qui trainaient dans mon vidéo-futur qui m’ont laissé un petit souvenir, il y a également Serial Killers, de Mike Mendez, qui est…hum… spécial.
    Si tu ne connais pas et a l’occasion de jeter un oeil, je recommande, rien que pour le « hein ? quoi ? WTF ? » de milieu de flim.

  6. Ça me fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule à avoir apprécié ce film.

    Au fait, t’aurais pas une éventuelle filmographie idéale « pour passer un Halloween qui te fait flipper ta race? » =)

  7. C’est en préparation, je vais essayer de faire ça avant la dernière semaine d’octobre. Mais les revues récentes et à venir font déjà partie de la sélection, tu peux déjà les mettre sur ta liste :p

  8. Ah ouai je voudrais bien une liste de trucs qui font bien flipper leur race :D
    Avec ma pote on a souvent un arrière gout de « finalement il faisait pas si peur que ca » quand le film se fini.

    Jveux pleurer !
    Jveux me chier dessus en rentrant chez moi à pieds toute seule dans la nuit….bon ca j’avouerais que ca le fait a chaque fois, dès que j’arrive chez moi et que je dois tourner le dos au parc….j’ai peur des loups garou haha :D

    • Ah par contre je vous garantis pas des conseils vraiment flippants, mais plus dans l’esprit « soirée halloween entre potes »… Comme on a pas tous les mêmes réactions face aux films ça va être compliqué de trouver des films qui fassent flipper tout le monde.

  9. Je l’ai vu en 4e ou 3e, j’avais bien flippé. Et The Faculty je crois que j’avais en VHS.

    Dans la même période j’ai vu le Projet Blair Witch, à 4h du matin avec une amie dans une grande maison vide, quelle idée. On l’avait loué au vidéo-club avec un truc au cas où, à voir après pour pas rester flippé, American pie (hum)… On a eu encore la bonne idée de regarder ce dernier avant Blair Witch.

    Pour la maison de l’horreur c’était avec des amis aussi et des chips! C’était bien cette période.

  10. Ouii , ce film je faisait que le regarder quand j’étais petit !!! La fameuse démarche coupée saccadée , et la tête aussi qui se secoué rapidement !! J’aime ce film car l’histoire me plait , j’aime tout ce qui est hôpital abandonné (les truc qui me font flipper) surtout si il y a un mécanisme d’enfermement … y a « 13 fantômes » aussi dans le même genre , sauf que c’est pas un hôpital –’ , n’empêche que « la maison de l’horreur 2″ est un peu pourri , il ya pas le même décor que le premier , à part la salle d’entrée , et encore … Même l’entrée de l’hopital n’est pas la même !! Et enfaite en parlant de Jennifer devenu Sara , enfaite elle s’appelle vraiment Sara mais elle c’est fait passer pour sa supérieur qui elle s’appelait Jennifer , enfin je pense que tu l’avait compris x) , et le moment ou l’infirmière fantôme dit : « Vous avez était malade monsieur ! que pensez vous de ce cas docteur Vanacutt ???  » , halala , de bons souvenirs …

  11. J’étais fan de Ms. Marr ! Bridgette Wilson <3
    Je suis fan de ce genre de personnage, mais souvent, ils meurent dans les premiers ! La loose ! Complètement sous-exploités ! Je rêve d'un film où finalement, Celle qu'on pensait être The Final Girl meurt et c'est la peste sans coeur qui survit ! Cela dit ça doit exister, mais je n'ai pas ça en tête sur le coup… Quoique, y'a bien Kill Theory mais bon…
    En tout cas, j'ai bien aimé ce film moi aussi, même si je ne l'ai vu que l'an dernier et pas à sa sortie… Le 2 par contre ! Quelle daube, je me suis même endormi !

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  14. la démarche en coupé-décalé-saccadé !! xD je n’aurais pas pu trouver mieux comme définition . j’avoue aussi que je voulais revoir ce film ( je vais revoir) juste pour cette scène qui m’a beaucoup inspiré a cette époque.

  15. A la recherche de critiques sur l’un des mes films d’horreur préférés voilà que je tombe sur la tienne ! Et que dire à part : BRAVO !? Elle est juste parfaite. Que pourrait-on ajouter ? Rien, car tu as parfaitement tout expliqué !

    Après avoir trouvé mon bonheur dans une petite boutique de DVDs d’occasions, j’ai regardé pour la 1 000 000 fois « La Maison de L’horreur » ce soir et rien à faire, il me fait toujours le même effet ! Cette espèce d’ambiance macabre, morbide et malsaine (la loi des 3 M, mouahaha) qui règne du début à la fin est tout simplement jouissive.

    La première fois que je l’ai regardé, et c’est marrant, ce sont exactement les mêmes passages que les tiens qui m’ont le plus marquée et traumatisée ! Parmi eux le plus frustrant : la démarche du Dr. Vannacutt !!! Moi qui pensait être la seule nunuche à flipper devant cette petite (petite ??) scénette, finalement absolument pas ! Même la vendeuse de la petite boutique de DVD m’a confié que cette scène l’avait effrayé !

    Je n’ai rien à ajouter car je partage complètement ton avis sur ce merveilleux film, je voulais juste exprimer ma joie à une autre admiratrice de films d’horreur, face à cet article vraiment bien rédigé ! Je vais parcourir ton blog plus en profondeur car je sens que nous partageons les mêmes idées sur pas mal d’autres films ! J’attends donc de voir ça !

    Pour ma part je prépare petit à petit mon blog et une partie sera consacré à la critique de films ! Je suis impatiente de rédigée la mienne sur ce petit bijou du cinéma d’horreur et j’espère que tu viendras la commenter à ton tour !

    W.

  16. Pingback: The Collection (2012) : Attrapez-les tous ! | Le Blog Horreur

  17. (Je vais parler de la partie sur « la maison de l’horreur). Alors moi aussi étrangement j’aime beaucoup ce film, parce que c’est une production dark castle, et c’est toute mon enfance !!! A l’âge de 10 ans j’avais vu « Le Vaisseau de l’angoisse » (avec une intro de ouuuuf), les « 13 fantômes » et « la maison de l’horreur ». Je suis actuellement en école de cinéma et j’ai appris que les productions dark castle n’étais quasiment que des remake du réalisateur William Castle (qui faisait des films assez médiocre) il aimait beaucoup la communication et le marketing, donc a chaque film il créer un nouveau style marketing genre pour les 13 fantômes (l’originale) le spectateur faisait le choix de mettre les lunettes ou pas pour voir les fantômes car sinon on ne les voyait pas a l’écran ou encore pour « la maison de l’horreur » il avait dit qui l’avait une assurance pour chaque spectateur qui perdait connaissance durant la séance. Donc c’était plutôt intéressant.

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